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  • Ford se lance dans le vélopartage

    Ford se lance dans le vélopartage

    Après s’être lancé dans l’autopartage, Ford propose un service de vélopartage en Allemagne, avec deux villes pilotes (Düsseldorf et Cologne) qui vont accueillir 3 200 vélos en libre service. Dans le cadre d’un partenariat avec Deutsche Bahn Connect (filiale de Deutsche Bahn AG) 3 200 vélos FordPass vont être mis à disposition en octobre via le service « Call a Bike » de Deutsche Bahn Connect. « Ford devient ainsi le premier constructeur automobile à proposer un service de vélopartage en Europe », annonce le groupe, qui précise que « le déploiement de l’application FordPass et de ses services est en cours dans plusieurs pays dont la France ».

  • A Casablanca, RATP Dev transforme l’essai

    A Casablanca, RATP Dev transforme l’essai

    12 ans. C’est la durée du contrat que vient de remporter RATP Dev à Casablanca. Le premier contrat était de cinq ans. 2012 – 2017. En mai 2016, Elisabeth Borne, alors PDG de la RATP, était allée à Casablanca, y fêter le cent-millionième passager… et discuter de la suite, un mois avant le lancement de l’appel d’offres [voir VR&T n° 589 de juillet 2016]. Catherine Guillouard, qui lui a succédé, vient de conclure, mi-septembre, le nouveau contrat avec Casa Transports, l’autorité organisatrice. En douze ans, RATP Dev, via sa filiale Casa Tram va être chargée de la mise en service et de l’exploitation de quatre nouvelles lignes de tramway et de deux BHNS. C’est, à une ligne près, ce à quoi on s’attendait, selon le plan de développement 2015-2022 arrêté par le Grand Casablanca. Mais on évoquait alors un contrat de cinq ans renouvelable cinq ans, alors que le dispositif donne à l’exploitant l’avantage de la durée. Ce renouvellement vient confirmer un succès. 140 000 voyageurs transportés par jour, 95 % de taux de satisfaction, une régularité remarquable, un taux de fraude quais nul grâce aux stations fermées et surveillées par du personnel.

    Et, précise Laurence Batlle, présidente du directoire de RATP Dev, le groupe a « l’ambition d’accompagner Casa dans sa volonté de devenir la première Smart City d’Afrique ». Cela commence à vrai dire de façon assez traditionnelle par l’achat de pièces détachées auprès de fournisseurs marocains, qui suppose d’accompagner ceux-ci jusqu’à l’homologation. Mais cela passe aussi par un développement du big data. A Casa RATP Dev avait ouvert la voie en travaillant avec une start-up californienne, Urban Engine, sur les entrées et les sorties de voyageurs à chaque station du tram. Le groupe persévère et implante au Maroc son data innovation center : le big data, pour RATP Dev, c’est à Casa. Enfin, le groupe entend persévérer dans le développement de talents locaux, en créant une véritable filière de formation aux métiers du transport, afin de rayonner en Afrique ou au Moyen-Orient. Cela tombe bien : le Maroc joue de plus en plus le rôle de base arrière pour l’activité de groupes internationaux, particulièrement en Afrique subsaharienne.

    Les ambitions de RATP Dev ne se limitent pas au Maroc ou à l’Afrique. La croissance attendue du marché accessible des tramways est de 60 % en cinq ans, souligne Laurence Batlle. RATP Dev épouse le mouvement et se fixe une croissance de 60 % dans la période dans le tramway mondial. Une partie est déjà dans les tuyaux, avec la continuation du programme algérien. Le tram de Sidi bel Abbès vient d’ouvrir, ceux de Setif et Ouargla sont prévus l’an prochain, et seront suivis de Mostaganem et du prolongement de Constantine. Exploitant en Europe de la ligne 1 du tramway de Florence, RATP Dev compte se positionner sur les prochaines lignes 2 et 3. Et depuis les Etats-Unis, où il exploite à la fois Tucson et Washington DC, le groupe regarde l’Amérique du Nord s’intéresser au développement du tram. Au Canada, des projets devraient sortir, sur un mode PPP.

    Le panorama mondial ne serait pas complet sans la France, où RATP Dev exploite le tramway de Valenciennes. Demain, en Ile-de-France, dans les lignes soumises à la concurrence, T9 et T10, c’est le groupe RATP qui se portera candidat. Le groupe, c’est-à-dire l’Epic et RATP Dev. Selon quelle formule ? « On ne peut se prononcer avant de connaître les appels d’offres », remarque Philippe Martin, DGA Opérations de maintenance et transport de la RATP. Mais ce sera « la formule pour gagner », ajoute Laurence Batlle. On s’en serait douté.

    F. D.

  • Les cars Macron toujours sur le chemin de la croissance

    Les cars Macron toujours sur le chemin de la croissance

    Près de 1,7 million de passagers ont voyagé sur un car Macron au cours du deuxième trimestre 2017, ce qui correspond à une hausse de 22 % comparé au premier trimestre, et à 10 % par rapport à la même période de l’année précédente. Selon l’état des lieux trimestriels réalisé par l’Arafer, le taux d’occupation moyen s’élève à 45 %. « L’activité trimestrielle est marquée par un fort dynamisme des liaisons villes – aéroports avec 170 000 passagers contre 50 000 au 1er trimestre. La navette entre Grenoble et l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry fait directement son entrée à la deuxième place des liaisons les plus fréquentées, derrière Lille – Paris et devant Lyon – Paris », souligne l’Observatoire des transports et de la mobilité mis en place par l’Arafer.

  • Keolis renouvelé à Melbourne

    Keolis renouvelé à Melbourne

    Le gouvernement de l’Etat du Victoria a renouvelé le contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de tramway de Melbourne à Keolis Downer. La filiale australienne de Keolis exploite depuis 2009 ce réseau qui est, souligne l’opérateur de transport public français, le plus long du monde avec 250 km de voies doubles. Le nouveau contrat, qui débutera en novembre, est prévu sur 7 ans, avec la possibilité d’une prolongation de trois ans. « Dans le cadre d’un programme de rénovation des tramways financé par le gouvernement du Victoria, qui s’étalera sur cinq ans, Keolis Downer renouvellera 85% du matériel roulant« , précise encore Keolis.

  • La CGT Cheminots lance la bataille de l’info

    La CGT Cheminots lance la bataille de l’info

    La CGT Cheminots veut parler en direct aux Français. Diffuser ce qu’elle appelle « la vraie info ». Un clin d’œil au magazine de communication Les Infos que diffuse en interne le groupe SNCF récemment relayé par Le Monde pour révéler les plans d’Emmanuel Macron pour la retraite des cheminots ? En tout cas, lors d’une conférence de presse le 18 septembre, Laurent Brun, le patron de la fédération des cheminots, annonce que son syndicat va « s’adresser directement aux populations, aux usagers ». A cette fin, la CGT va distribuer un nouveau journal, La Vraie Info, avec un tirage de 500 000 exemplaires, « pour que les usagers se réapproprient le chemin de fer ». Pour la centrale syndicale, « Il y a convergence avec les intérêts des usagers ». Toutefois, cette « communication à sens unique pour amorcer le débat » n’est pas pour l’instant destinée à devenir périodique. Et malgré son titre et sa présentation, La Vraie Info « ne fait pas référence aux Infos », selon Cédric Robert. Et les usagers en sont « la première cible », ils n’en sont pas les seuls destinataires.
    « Qui veut la peau de la SNCF ? » demande le syndicat. Il considère que la question se pose avec cette « brutalité » alors que « de nouvelles attaques contre le service public ferroviaire se dessinent ». Notamment la proposition de loi que leurs porteurs, les deux sénateurs Louis Nègre (LR) et Hervé Maurey (UDI-UC) espèrent voir au palais du Luxembourg dès octobre prochain.

    Un projet qui selon le syndicat conduit « tout droit la SNCF sur la voie de la privatisation » alors que « la question de la dette n’est toujours pas réglée » et que « la production ferroviaire subit les assauts répétés d’une direction pro business », écrit-il dans le communiqué pour annoncer les explications de textes qu’elle entend désormais livrer elle-même à l’adresse des citoyens. Parce que « Le service public ferroviaire, qui appartient à la nation, […] doit faire l’objet d’un débat public sérieux à partir des besoins des populations ». Et parce qu’il redoute « l’opprobre » et la « stigmatisation » des cheminots si les usagers ignorent des enjeux qui les concernent. Le syndicat considère aussi qu’est resté jusqu’ici trop discret le travail de contre-propositions qu’il fournit depuis 2014 pour une autre réforme du système ferroviaire. Laurent Brun indique que la CGT enverra une délégation aux Assises de la mobilité, même si « pour l’instant, ce n’est pas prévu que les organisations syndicales y soient intégrées ». Avec une assertion : « La concurrence n’apporte aucun bénéfice et elle n’est globalement pas demandée par les usagers. »

    Une conférence de presse de la fédération des cheminots qui, donnée en direct du siège de la CGT à Montreuil, a été annoncée à la presse dès le lendemain matin de la première journée de mobilisation du 12 septembre contre la nouvelle loi travail. Annoncer l’intention de la CGT de parler elle aussi aux gens semble bien s’inscrire dans la stratégie d’ensemble du syndicat pour occuper toute sa place sur le terrain d’une contestation sociale nationale plus large.

    Chantal Blandin avec Patrick Laval

  • RATP Dev renouvelé à Casablanca

    RATP Dev renouvelé à Casablanca

    Ce n’est pas une surprise, mais c’est fait. La RATP s’est vu renouveler la confiance de Casa Transports, l’autorité organisatrice de Casablanca, pour l’exploitation, la maintenance et le développement du réseau de tramway de l’Agglomération de Casablanca à partir du 13 décembre 2017, pour une durée de 12 ans.

    Casa Tram, filiale de RATP Dev, a mis en service et opère depuis 2012 la ligne de tramway T1 de Casablanca. La ligne a fêté son 100 millionième voyageur en 2016, en présence d’Elisabeth Borne, alors PDG de la RATP, venue célébrer l’événement et discuter de la suite des opérations. Le nouveau contrat comprend la mise en service, l’exploitation et la maintenance de 4 nouvelles lignes de tramway et 2 lignes de BHNS. RATP Dev Casablanca – nouveau nom de l’entité locale – sera l’opérateur du projet de transport urbain présenté par la RATP comme « le plus ambitieux du continent africain ».

  • La présidente en a assez des gestes architecturaux

    Inquiète par l’augmentation des coûts du Grand Paris Express (« de 22 à 32 milliards d’euros », selon elle), Valérie Pécresse regrette les « gestes architecturaux » et estime que les gares doivent être autofinancées. « Si l’on avait fait des gestes architecturaux, on n’aurait jamais réalisé le métro parisien », estime-t-elle. Parmi les sujets qui l’inquiètent, les correspondances entre modes. L’enveloppe est estimée à 1,5 milliard d’euros mais on ne sait toujours pas qui paiera, regrette-t-elle, pour des gares comme Saint-Denis-Pleyel, La Défense, ou Bry-Villiers-Champigny.

  • Pécresse veut faire démarrer le covoiturage en Ile-de-France

    Pécresse veut faire démarrer le covoiturage en Ile-de-France

    Les études divergent, mais le constat est terrible : ce sont entre 1,1 et 1,3 personne qui prend place en moyenne dans les voitures circulant en Ile-de-France. Selon Valérie Pécresse, qui a lancé ce lundi 18 septembre l’opération « Tous ensemble pour le covoiturage » en Ile-de-France, un taux d’occupation de deux personnes en moyenne soulagerait les routes d’environ un tiers des automobiles. Des routes où s’effectuent 16 millions de trajets quotidiens et où l’on a en moyenne 250 km de bouchons quotidiens. La présidente du conseil régional d’Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités mise sur le covoiturage pour parvenir à ce résultat. D’où un coup de pouce qu’Ile-de-France Mobilités donne à dix-sept entreprises proposant ce service. Huit d’entre elles sont présentes sur le site de recherche d’itinéraire ViaNavigo, les autres devant les rejoindre dès qu’elles seront prêtes. Site intéressant pour les entreprises, avec ses 3,5 millions de visiteurs mensuels… Chaque trajet recevra une aide de deux euros. Chaque entreprise pourra recevoir cette aide, avec un plafond de 50 000 euros. Soit un maximum théorique de 17 fois 50 000 euros mais la région ne pense pas qu’on atteigne ce maximum et estime l’enveloppe totale à environ 500 000 euros. Comme les modèles économiques et les modes de fonctionnement des entreprises diffèrent, il reviendra à chacune de déterminer de quelle façon la somme sera perçue (par le conducteur ou par l’occupant). Pour faire démarrer le système, le conseil régional mise de plus sur des tarifs préférentiels consentis sur les parkings-relais. Il y a 5 000 aujourd’hui places, la région en promet bientôt 10 000 et compte bien sûr une liste de 1 000 places en périphérie annoncée par la Mairie de Paris. De quoi aider le développement du covoiturage en correspondance, l’un des deux volets de la pratique, avec le trajet porte à porte. Beau sujet pour les Assises de la mobilité qui sont lancées mardi : la région compte obtenir une aide de l’Etat, pour permettre aux covoitureurs d’emprunter les couloirs réservés aux bus sur l’A10 en Essonne et bientôt sur l’A3 en Seine-Saint-Denis et l’A12 dans les Yvelines. Un système qui devrait s’accompagner de modes de contrôle innovants, afin de s’assurer qu’il y a au moins deux personnes dans les véhicules empruntant les couloirs. Afin de développer ce mode de contrôle, la région compte utiliser, dans les 200 millions de son plan antibouchon, une partie des 55 millions prévus pour la route intelligente. L’expérimentation Tous ensemble pour le covoiturage est annoncée pour trois mois. En décembre on en tire les leçons.

    F. D.

     

    Les dix-sept covoitureurs partenaires
    Blablalines, Citygoo, Clem’, Covoit’ici/Ecov, HopWays, iDVroom, Kankaroo, Karos, MicroStop, OuiHop, Proxiigen, Rezo Pouce, Roulez malin/Covivo, Trajet à la carte, WayzUp, Wever, Zify.

  • Lucknow inaugure un métro Alstom

    Lucknow inaugure un métro Alstom

    Lucknow, capitale de l’Uttar Pradesh (Inde), a inauguré le 5 septembre sa première ligne de métro. C’est la phase A de cette ligne nord – sud (ou Red Line) qui vient d’être mise en service. La Red Line une fois complétée sera longue de près de 23 km et comprendra 22 stations, dont 19 aériennes et trois souterraines, pour un investissement total de deux milliards de dollars. Une Blue Line est – ouest doit ensuite être réalisée. La première ligne, qui doit être achevée en 2019, devrait transporter environ 430 000 voyageurs par jour dans un premier temps, et plus d’un million de voyageurs d’ici 2030. Le métro est exploité par LRMC (Lucknow Métro Rail Corporation Limited), JV à 50/50 entre le gouvernement indien et le gouvernement d’Uttar Pradesh. Les rames de type Metropolis, fournies par Alstom, ont été conçues à Bangalore et fabriquées dans les usines de Sricity et Coimbatore, conformément à la campagne « Make in India » lancée par le gouvernement indien de Narendra Modi.

    C’est en septembre 2015 qu’Alstom avait remporté ce marché d’un montant de 150 millions d’euros. LRMC lui a confié la fourniture de 20 rames pour la phase A, chacune composée de quatre voitures. Les rames Metropolis pour Lucknow offrent 186 sièges en configuration longitudinale et deux espaces destinés aux personnes à mobilité réduite. Dans le cadre de ce marché, Alstom a équipé la ligne de son système de signalisation CBTC (contrôle des trains basé sur la communication en réseau) Urbalis ; fourni par les sites Alstom de Bangalore et de Saint-Ouen. Un premier déploiement du système CBTC a déjà eu lieu à Kochi, en juin 2017.

    Des projets de métro Alstom sont en cours d’exécution dans d’autres villes indiennes, notamment Chennai, Kochi. Alstom a également entrepris des projets de signalisation et d’infrastructure urbaines à Kochi, Lucknow, Bangalore, Chennai, Jaipur et Delhi.

  • Et l’on reparle d’un rapprochement Alstom – Siemens…

    Et l’on reparle d’un rapprochement Alstom – Siemens…

    Dans le feuilleton de la consolidation ferroviaire européenne, on en était resté, au début du mois d’août, aux réunions de conseils d’administration de Bombardier et de Siemens que l’on annonçait décisives… et qui ne l’ont pas été. L’hypothèse d’un rapprochement n’est pas enterrée, mais celle d’un accord Alstom – Siemens refait parler d’elle. D’autant qu’à la fin octobre l’actionnariat d’Alstom va évoluer. L’Etat a, rappelons-le, conditionné en 2014 son approbation de l’alliance entre General Electric et Alstom à un accord lui garantissant les « droits de gouvernance » nécessaires pour « garantir l’intérêt de long terme d’Alstom ». L’accord a consisté à donner des droits de vote à l’Etat, par le biais d’un prêt que lui a fait Bouygues de 20 % des actions du groupe. Ce qui fait de l’Etat le premier actionnaire d’Alstom, Bouygues étant le second avec les 8,3 % dont il continue à disposer totalement. Ce bail vient à échéance fin octobre. Trois solutions se présentent. L’Etat peut acheter (à 35 euros l’action), mais il cherche plutôt à céder ses participations, afin d’alimenter un fonds de soutien à l’innovation de dix milliards d’euros. Bouygues peut récupérer ses actions et redevenir actionnaire de référence. Mais Bouygues peut aussi céder ses actions à un acquéreur. Ce sera sans doute sous le regard vigilant de l’Etat. Après s’être donné les moyens de veiller à l’intérêt à long terme d’Alstom, il ne va pas s’en désintéresser du jour au lendemain. Mais quel acquéreur ? Emmanuel Macron veut renforcer les liens avec l’Allemagne, le premier ministre, Edouard Philippe, se dit germanophile, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est germanophile et phone à la fois… et la rumeur Siemens repart de plus belle. On ne sait pas quel en sera le résultat mais tout montre que, dans le contexte de montée en force de la concurrence asiatique, les groupes occidentaux ne peuvent pas rester en l’état. Comme le disait en juin Guillaume Pepy à Berlin, selon Les Echos : « S’il doit y avoir un rapprochement entre Siemens et Bombardier, entre Bombardier et Alstom, ou entre Alstom et Siemens, nous y serons favorables parce que nous pensons qu’il faut un industriel européen qui ait une taille suffisante pour faire face aux concurrents chinois, coréen, et demain indien. »

    F. D.