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  • La société suisse Technis attaque la SNCF pour lui avoir pris son nom

    La société suisse Technis attaque la SNCF pour lui avoir pris son nom

    La renaissance de Fret SNCF le 1er janvier sous la forme de deux sociétés (Hexafret pour le transport de fret et Technis pour la maintenance des locomotives) ne passe pas auprès de la société suisse Technis : cette start up créée en 2016 par Wiktor Bourée reproche au groupe SNCF de lui avoir pris son nom. Après une première mise en demeure en novembre, elle vient de décider de porter plainte contre le groupe SNCF pour « parasitage de dénomination sociale ».

    Evoquant un « manque de prise en considération sérieuse de ses inquiétudes légitimes (et cette volonté de s’approprier une dénomination commerciale porteuse) », Technis a porté l’affaire en justice à la fois en France et en Suisse. « Les avocats des deux entreprises ont entamé des discussions mais celles-ci n’ont pas abouti. La SNCF estime qu’il n’y a pas de préjudice mais vu l’ampleur des retombées dans la presse, il y a un risque de confusion et des clients se posent des questions », explique à VRT une porte-parole.

    L’affaire est d’autant plus mal perçue que la société suisse, spécialiste de solutions de recueil de données sur l’environnement bâti, est elle-même un fournisseur du groupe SNCF.

    Côté SNCF, on minimise l’affaire, en affirmant que les services juridiques des deux entreprises continuent à dialoguer. « Leur activité n’est pas spécifique au ferroviaire. Cette société a des clients dans d’autres secteurs », commente-t-on, en citant d’autres cas similaires comme « les stylos Mont-Blanc et la crème Mont-Blanc qui utilisent le même nom mais n’ont rien à voir ». Et on rappelle qu’une agence de com spécialisée sur les marques a été missionnée avant le choix du nom. « Après un travail de vérification, l’agence avait conclu qu’il n’y avait ni conflit d’intérêt, ni problème majeur identifié », affirme un porte-parole.

  • La SNCF augmente de 1,5 % en moyenne le tarif de ses TGV

    La SNCF augmente de 1,5 % en moyenne le tarif de ses TGV

    Depuis le 8 janvier, les prix ont augmenté en moyenne de 1,5 % que ce soit pour des trajets en Inoui ou en Ouigo. Mais cette hausse sera ressentie de façon variable en fonction du type de clientèle. Souvent attaquée pour ses prix élevés, SNCF Voyageurs rappelle que trois voyageurs sur quatre de la grande vitesse continueront à bénéficier d’un prix réduit (Ouigo, carte Avantages, promotions).

    Selon l’entreprise, il s’agit d’une hausse modérée car légèrement en dessous de l’inflation. Elle est aussi bien en dessous de ses coûts d’exploitation (électricité, péages… ) qui ont crû de 3 %, poursuit-elle en expliquant qu’elle doit lui permettre de continuer à investir, notamment pour acheter du matériel roulant et faire face à la demande croissante, justifie l’entreprise. 130 millions de voyageurs ont pris le TGV l’année dernière.

    « C’est un choix que nous faisons depuis trois ans pour le maintien du pouvoir d’achat de nos clients et pour assurer une offre accessible au plus grand nombre », souligne Alain Krakovitch, directeur de TGV-Intercités à SNCF Voyageurs. « Un billet sur deux est vendu à moins de 47 euros », précise-t-il encore.

    La hausse des tarifs, ajoute Alain Krakovitch, ne concerne « ni les premiers prix sur les TGV Inoui et Ouigo, ni le prix des abonnements loisirs, ni les conditions des cartes Avantage ». Il existe entre 15 et 20 paliers de prix pour le TGV, qui varient en fonction de l’offre et de la demande avec la technique du yield management. « Seuls les paliers les plus élevés bougent », assure le dirigeant.

    Côté perdants : la clientèle d’affaires est particulièrement visée par les hausses à venir. A partir du 1er avril 2025, les mensualités des abonnements Max Actif/ Max Actif+seront augmentées de 4% en moyenne quelle que soit la date d’anniversaire de l’abonnement. Deux réservations par jour seront dorénavant possibles pour les 20 000 clients de ces abonnements.

    Par ailleurs, les montants des Pass mensuels et Pass hebdomadaires (anciens forfaits Ligne à grande vitesse mensuel et hebdo) seront majorés de 10% en 1ère et 2nde classe à partir du 29 janvier et deux réservations par jour seront dorénavant possibles. « Cela facilitera la réservation en dernière minute sur certains trains complets pour l’ensemble des clients« , justifie la SNCF, en rappelant que 2 000 clients en moyenne bénéficient chaque mois de cette offre.

    Le prix du service Junior & Cie va aussi être relevé avec, d’une part, une augmentation en moyenne du billet de train de 3€ et d’autre part, une hausse de 1 euros pour le forfait.

    La hausse du tarif des Intercités va également atteindre 1,9 % en moyenne. Une décision de l’Etat, autorité organisatrice de ces trains, souligne encore la SNCF.

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  • La Renfe va lancer en avril une liaison Barcelone-Toulouse

    La Renfe va lancer en avril une liaison Barcelone-Toulouse

    La Renfe a annoncé en décembre avoir obtenu, auprès de l’Agence ferroviaire de l’Union européenne, son certificat de sécurité lui permettant d’exploiter des liaisons en France. Le régulateur européen garantit ainsi « que l’opérateur espagnol respecte toutes les exigences imposées par l’Agence française de sécurité (EPSF) et l’Agence espagnole de sécurité (AESF) », explique dans un communiqué compagnie. Ce qui lui permet d’annoncer le lancement, en avril, de six trains quotidiens (trois dans chaque sens) pour relier Barcelone (en Espagne) à Toulouse (sud ouest de la France). Avec des arrêts à Gérone, Figueras, Perpignan, Carcassonne.

    La Renfe va commencer à former le personnel (conducteurs de train et contrôleurs) en janvier.

  • Aurélie Faitot arrive aux commandes d’Eole

    Aurélie Faitot arrive aux commandes d’Eole

    Aurélie Faitot prend ce mois-ci le poste de directrice du Projet Eole, afin de piloter la deuxième phase du prolongement du RER E vers l’ouest. Elle succède à Xavier Gruz parti chez EDF.

    Cette énarque a intégré il y a dix ans le groupe SNCF, après avoir travaillé au ministère de l’économie et de l’industrie. Elle a commencé chez SNCF Réseau dans le métier de « l’infra-circulation » en Ile-de-France, puis est devenue directrice de l’établissement Infra-circulation de Paris Saint-Lazare.

    En 2022, elle rejoint SNCF Voyageurs comme directrice de la sécurité et de la production de TGV Atlantique. Ce double parcours lui permet de connaître tant les sujets liés au réseau que ceux de l’activité voyageurs. Une expérience utile alors que le service Eole est désormais complètement déployé depuis le 16 décembre jusqu’à Nanterre-La-Folie. En attendant son prolongement (retardé) jusqu’à Mantes-la-Jolie.

  • La RATP modernise le poste de Bourg-la-Reine en vue de NExTEO

    La RATP modernise le poste de Bourg-la-Reine en vue de NExTEO

    La RATP enregistre une forte croissance du trafic sur le RER B : un million de personnes transportées par jour, + 13 % de voyageurs en plus sur les cinq dernières années pour la partie qu’elle exploite entre Gare du Nord et les terminus sud de la ligne, Saint-Rémy-les-Chevreuse et Robinson. Pour y faire face, la Régie a lancé en fin d’année dernière des travaux de modernisation du poste d’aiguillage de Bourg-la-Reine.

    Il s’agit de faire évoluer la technologie de ce poste  à transit rigide (PTR), vers celle des posts tout relais à transits souples (PRS). Une étape indispensable en vue d’accueillir le futur système de signalisation NExTEO. Grâce à la communication entre les rames, ce système CBTC doit permettre de l’augmentation du nombre de trains sur le RER B, la deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe.

    Les équipes de maintenance de la RATP ont commencé le changement des moteurs d’aiguille de 21 appareils de voies lors du long week-end du 11 novembre. Ce travail se poursuivra au cours de sept autres longs week-ends : quatre en 2025 et trois en 2026. Ce sera aussi l’occasion de moderniser la signalisation, avec la création de fondations (massifs) pour installer des nouveaux supports de signaux, ou le changement des armoires électriques en vue de passer à la technologie LED. L’objectif est de livrer les nouvelles installations ferroviaires à l’été 2026.

    Par ailleurs, l’interruption temporaire de circulation (ITC) du 9 au 11 novembre a également été l’occasion pour la RATP d’adapter certaines infrastructures au futur matériel MI20 qui doit circuler sur la ligne. En abaissant la voie à la gare de Parc-de-Sceaux et en refaisant la plateforme, voie et ballast, sur la voie 4 du faisceau en gare de Robinson.
  • Les entreprises de transport face aux défis de l’intelligence artificielle générative

    Les entreprises de transport face aux défis de l’intelligence artificielle générative

    Les acteurs de la mobilité se tournent de plus en plus vers l’intelligence artificielle générative pour profiter de ses facilités. Mais l’adoption à grande échelle de cette technologie soulève aussi la question de son impact environnemental. C’est sur ce thème que s’est tenue la table ronde organisée par VRT le 10 décembre avant la remise des prix du Palmarès des Mobilités 2024.

     

    Marta Alvarez

    L’intelligence artificielle est utilisée depuis des décennies, mais la diffusion au grand public il y a deux ans de l’intelligence artificielle générative, avec ChatGPT, a contribué à une révolution technologique des usages. Par exemple, 95 % des étudiants recourent désormais à l’IA générative.
    Pour accompagner ses salariés, Keolis a mis en place un plan d’action que détaille Arnaud Julien, directeur de l’innovation. Le premier axe vise à «  acculturer» les équipes en les formant et en les faisant monter en compétences, mais aussi en les sensibilisant à l’impact environnemental de la technologie. « Nous les accompagnons pour leur apprendre à prompter, c’est-à-dire à faire une demande pour générer des réponses fiables et utiles, en évitant d’avoir besoin de s’y reprendre plusieurs fois, car les requêtes ont une empreinte carbone », explique Arnaud Julien. L’entreprise a développé son outil interne, Keolis GPT, dans un environnement Microsoft Azure sécurisé. Elle a lancé des projets pilotes intégrant cette technologie pour améliorer l’efficacité des processus existants et imaginer de nouvelles façons de travailler.
    Keolis explore les applications potentielles de l’IA générative dans des domaines tels que la prédiction, l’affluence et la sécurité. « Nous travaillons avec l’IA générative sur la communication aux voyageurs en cas de perturbations, en veillant à fournir des messages validés pour éviter les “hallucinations“, c’est-à-dire les réponses fausses ou trompeuses », précise Arnaud Julien. Grâce à cette technologie, l’entreprise est parvenue à réduire par quatre le temps de délivrance de l’information aux voyageurs.

    50% d’erreurs

    Arnaud Valhas

    « Transdev utilise l’IA algorithmique ou analytique depuis une vingtaine d’année pour des projets d’informatisation, de maintenance ou de relation client », rappelle de son côté Arnaud Vahlas, directeur des systèmes d’information. Mais l’arrivée de l’IA générative a marqué une rupture, comme l’a été celle d’internet il y a 30 ans, ou du smartphone il y a 15 ans. La différence, c’est la rapidité à laquelle cette technologie s’impose. En deux ans, ChatGPT a atteint 200 millions d’utilisateurs dans le monde.
    « Les étudiants qui l’utilisent vont arriver en entreprise, il faut s’y préparer », souligne Arnaud Vahlas. Les équipes de Transdev planchent sur les perspectives inédites offertes par cette technologie. « Notre objectif est d’expliquer à nos collaborateurs ce qu’est l’IA générative, ce qu’elle apporte, et les pousser à s’y essayer », détaille le représentant de Transdev. Pour que l’IA soit acceptée socialement, le groupe a développé une charte pour s’assurer de son usage dans le cadre du respect de la vie privée et pour limiter son empreinte carbone. « Notre ambition est de tirer pleinement parti des bénéfices de l’IA générative, tout en maîtrisant les risques associés, les risques de fausse réponse, mais aussi les risques cyber ou environnementaux. Cela en veillant à ne pas perdre le contrôle », affirme le directeur SI.
    Les premiers cas d’usage se concentrent sur la bureautique. L’IA générative est utilisée comme «assistant» ou «compagnon» par les salariés, et leur permet de gagner en productivité sur des tâches comme la rédaction de comptes-rendus.
    L’IA est aussi utilisée en interne pour le recrutement, pour rédiger des offres d’emploi ou pour des questionnaires d’entretien. Avec un garde-fou : l’IA ne doit pas priver l’humain de son l’expertise. Elle ne doit pas viser à réduire les compétences humaines, mais les compléter. Enfin, il faut veiller à la qualité des données indispensable à la fiabilité de l’IA. « Sans données pertinentes, 50% des réponses sont fausses », alerte Arnaud Valhas.

    Un assistant du quotidien

    Pour mener des expérimentations, la RATP a créé la fabrique digitale. « Nous recherchons des usages qui apportent une valeur différenciante, justifiant l’investissement», explique Mathilde Villeneuve, responsable IAgreen au sein de la fabrique digitale du groupe RATP. La « data factory » est ainsi un collectif composé d’experts métiers et en data, qui recherche des cas d’usage susceptibles d’apporter des améliorations aux voyageurs, aux territoires ou aux collaborateurs.
    « Nous cherchons à utiliser l’IA en maitrisant les usages et en y ayant recours uniquement là où le jeu en vaut la chandelle, tout en maîtrisant les aspects techniques et économiques », précise-elle. D’où une démarche « d’industrialisation » dans quelques domaines pour améliorer la maintenance, le service aux voyageurs et la performance de l’exploitation. Par exemple, la RATP a lancé le chatbot CMalin qui permet à ses agents en station de renseigner les voyageurs, de vendre des billets ou encore de surveiller l’état de la station. Autant de tâches qui demandent une maîtrise de toutes les procédures et réglementations. « L’assistant CMalin permet aux agents d’accéder aux connaissances utiles dans des situations qu’ils ne rencontrent pas quotidiennement », explique Mathilde Villeneuve. Le dispositif est expérimenté sur les lignes 1 et 3. « Il offre de la réassurance, renforce la polyvalence et permet aux agents de gagner en efficacité tout en améliorant la qualité de service offerte aux voyageurs et en contribuant à éviter les surcoûts liés à une mauvaise application des gestes métier », souligne la responsable.

    A petits pas

    Arnaud Julien

    SNCF Connect &Tech, filiale de la SNCF, a eu recours à l’IA générative pour trouver une solution aux manquements du chatbot d’accompagnement client. « Utilisé par huit millions de personnes par an, notre logiciel conversationnel fonctionnait sur une logique de connaissances, en interprétant les questions, afin d’apporter la réponse considérée comme la plus pertinente. Mais malgré nos efforts, la satisfaction des clients n’était pas au rendez-vous », rappelle Franck Gbenou, directeur de l’information voyageurs chez SNCF Connect & Tech. D’où la décision de tester l’IA générative (IAG) à petits pas, de manière très sécurisée pour l’améliorer. Résultat, aujourd’hui 5 à 10 % des réponses apportées par le chatbot de SNCF Connect sont générées par IAG, avec des indicateurs de qualité et la possibilité de débrayage si un problème est constaté, précise Franck Gbenou. L’entreprise ne prévoit pas de se reposer uniquement sur l’IA, « car il y a des situations où l’intervention humaine des conseillers clients reste supérieure à celle de l’IA, même la plus performante. De plus, certaines personnes ne souhaitent pas parler avec un robot », souligne Franck Gbenou.

    Un secteur très impacté

    Mathilde Villeneuve

    Le secteur des transports est, avec celui de la santé, l’un des domaines où l’intelligence artificielle aura le plus d’impact, estime Pierre Lagarde, CTO chez Microsoft France. Il rappelle les progrès déjà réalisés : « l’IA a aujourd’hui des capacités de calculs qui étaient inenvisageables par le passé, en raison d’un trop grand nombre de données. L’IA générative a fait de l’inférence, s’est entraînée sur une vaste quantité d’informations et peut restituer des données de manière pertinente, afin de répondre aux utilisateurs de manière extrêmement précise. » Microsoft a intégré l’IA générative dans ses outils de collaboration. Avec sa solution Copilot, n’importe quel utilisateur peut interagir avec la machine par la voix ou en tapant son intention qui sera transformée en action ou en texte. « Nous avons transformé l’interaction avec la machine, qui n’est plus limitée à l’utilisation traditionnelle d’un clavier et d’une souris, et comprend l’intention pour apporter une réponse pertinente », affirme Pierre Lagarde.
    Selon lui, l’IA générative peut répondre aux enjeux de développement durable en donnant des informations pour voyager en ayant le moins d’impact possible sur l’environnement, tout en prenant en compte les contraintes de l’utilisateur. Interrogé sur le coût de développement et de l’utilisation de l’IA, il répond que des études ont démontré que pour chaque dollar investi, les entreprises bénéficient d’un retour sur investissement de 3,5 dollars en moyenne.
    L’IA permet de gagner en productivité en automatisant les tâches ou en permettant aux collaborateurs d’enregistrer de meilleurs résultats, par exemple en proposant un service d’information en plusieurs langues. « L’IA peut permettre de changer les process si on constate que ses résultats sont supérieurs aux coûts d’investissements et aux besoins en ressources», ajoute Pierre Lagarde.

    Financements européens

    Pierre Lagarde

    Entité liée à l’Union européenne, EIT Urban Mobility est une communauté d’acteurs de la mobilité urbaine. « Notre vocation est d’aider les villes à atteindre leurs objectifs climatiques en collaborant avec l’ensemble de l’écosystème de la mobilité urbaine, afin de leur fournir des solutions adaptées », détaille Marta Alvarez, responsable des partenariats pour l’Europe du sud. L’EIT Urban Mobility a par exemple soutenu le lancement d’une application mesurant la qualité d’air et permettant de tester l’impact sur la qualité de l’air que peut avoir l’ajout ou le retrait de pistes cyclables, ou la mise en place de feux de signalisation. L’entité a aussi participé au financement d’une application dont l’objectif est de concevoir des intersections intelligentes pour éviter les points de congestion dans les villes et réduire les risques d’accidents. Cela grâce à des caméras qui collectent des données traitées par des logiciels.
    Autre type d’intervention, elle a financé une solution utilisant la vision par ordinateur pour surveiller le stationnement des vélos et trottinettes sur les trottoirs, afin de prévenir les piétons des dangers et garantir leur sécurité. Pour Marta Alvarez, l’IA peut donc être un fabuleux outil pour transformer la mobilité urbaine, sous réserve que l’on veille aux risques de confidentialité et environnementaux. C’est pourquoi elle plaide pour une technologie qui soit digne de confiance, éthique, centrée sur l’humain. Et elle insiste sur la nécessaire régulation. « Il est crucial de mettre en place un cadre clair pour assurer une IA éthique et responsable. Ce que l’Europe a fait via un règlement établissant des exigences et des obligations concernant l’utilisation de l’IA », rappelle-t-elle.
    L’Europe a pris du retard en matière d’IA, par rapport à la Chine et aux États-Unis, c’est pourquoi EIT Urban Mobility préconise de poursuivre les investissements destinés à combler ces retards. C’est réalisable compte tenu des dépenses planifiées, estime Marta Alvarez. Le programme Next Generation a ainsi alloué 4,4 milliards d’euros pour des initiatives liées à l’IA pour la période 2024-2027 et l’UE prévoit de consacrer un milliard d’euros par an à l’intelligence artificielle (IA) pour renforcer sa compétitivité dans ce domaine.

    Gare à l’impact environnemental de l’IA

    Lorraine de Montenay.

    Consultante spécialisée en Green IT, Lorraine de Montenay, dénonce l’impact environnemental de l’intelligence artificielle. « L’IA fait partie du secteur numérique, qui représente 40 % du budget GES soutenable des européens. Pour limiter à + 1,5 °C le réchauffement climatique, si nous ne faisons pas d’efforts pour réduire l’impact de ce secteur, il faudra atteindre cet objectif avec les 60 % restants. C’est irréalisable », prévient-elle. Il est donc crucial de minimiser l’impact environnemental du numérique. Or on mesure encore mal les conséquences de l’IA générative (IAG), même si on comprend déjà qu’elles seront extrêmement importantes.
    Les études réalisées se concentrent principalement sur les émissions électriques, qui ne représentent qu’un des aspects. « Nous ne savons pas encore mesurer l’impact de la fabrication des équipements, des pièces, des puces, ni celui des besoins en refroidissement nécessaire au bon fonctionnement de cette technologie », souligne Lorraine de Montenay. L’arrivée de l’IAg demande des data centers toujours plus grands et nécessite des ressources énergétiques exprimées en gigawatts et des systèmes de refroidissement spécifiques. « Nous arrivons à des projets ayant un impact environnemental considérable en termes de consommation électrique. C’est une aberration, car cette consommation n’est que la partie visible de l’iceberg », déplore Lorraine de Montenay. Malgré les efforts d’optimisation annoncés pour réduire la consommation des data centers, les résultats ne sont pas visibles. Or, il est prévu une hausse de 26 % de leur superficie au cours des cinq prochaines années.
    « Le dernier rapport de développement durable de Microsoft fait état d’une hausse de ses émissions de 29 % et de sa consommation d’eau de 23 %. Cela soulève des questions sur l’alignement de ces chiffres avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Nous sommes confrontés à une problématique qui dépasse largement l’aspect virtuel et séduisant que l’on peut attribuer à l’IA en première intention », conclut l’experte.

    Usages raisonnés

    Franck Gbenou

    Les opportunités offertes par l’intelligence artificielle sont nombreuses. Mais son impact sur l’environnement est aussi considérable. Tout en le reconnaissant, Arnaud Julien rappelle que le développement des transports en commun est une partie de la solution pour lutter contre le dérèglement climatique.
    L’IA peut faire partie de la solution si cette technologie permet de faire gagner des parts de marché à la mobilité partagée. Il faut, poursuit-il, en limiter l’usage et y avoir recours uniquement lorsqu’elle contribue à faire préférer le transport public
    Une position unanimement partagée
    Mathilde Villeneuve assure que le groupe RATP fait le choix de se tourner vers l’IA uniquement lorsque c’est réellement justifié, et en limitant les données utilisées. « Il est crucial d’innover pour rendre la mobilité accessible à tous. Mais ce serait dommage de compromettre nos efforts en matière de durabilité en nous précipitant sur l’IA sans discernement », confirme aussi Franck Gbenou qui milite pour un usage raisonné.
    « Inutile de prendre une Ferrari pour faire les courses quand cela peut se faire avec une Twingo. C’est la même chose avec l’IA générative, il faut l’utiliser seulement quand cela présente un intérêt. Dans 99 % des cas, des modèles plus frugaux sont suffisants », estime-t-il. « L’IA générative aura un impact majeur sur la performance et la transformation digitale de Transdev. Il faut en comprendre les bénéfices et en maîtriser les risques pour construire une société plus durable», souligne également Arnaud Valhas.
    Quant à Microsoft, le fournisseur de technologie s’est engagé à aller vers la neutralité carbone et maintient cet engagement, malgré la montée en puissance de l’intelligence artificielle. « Nous en sommes seulement au début de l’IA. Nous sommes en train d’optimiser nos méthodes pour trouver le traitement approprié et réduire notre impact, tout en étant pleinement conscients que c’est un défi complexe à relever », reconnait Pierre Lagarde.
    Pour tenir son objectif, Microsoft prévoit de construire des datas centers avec des matériaux plus légers. La société française a aussi annoncé la création de ses propres puces et travaille sur sa consommation d’eau et sur l’optimisation du refroidissement de ses data centers, en privilégiant des systèmes de refroidissement liquide plutôt qu’air. « Nous nous sommes engagés à publier notre rapport environnemental, ce qui nous oblige à investir pour nous améliorer », poursuit Pierre Lagarde.
    Et Arnaud Julien de conclure : « L’IA n’a que deux ans. Nous sommes encore dans l’inconnu, mais il faut d’ores et déja faire attention à limiter l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle générative. C’est une responsabilité collective du monde de la tech. Nous devons avoir une vision systémique pour garder le cap d’une société plus durable, qui passe notamment par la mobilité partagée».

    Atelier d’expert

    Monique Agier

    Trois questions à Monique Agier, directrice des investissements de la Caisse des Dépôts

    VRT. Où en est le déploiement des bornes de recharge électrique en France ?
    Monique Agier. Le taux de pénétration des véhicules électriques reste encore limité. Mais concernant les bornes de recharge, alors que nous étions considérés comme de mauvais élèves il y a encore trois ans, nous sommes désormais en avance sur la moyenne européenne. Nous avons installé 120 000 bornes de recharge accessibles au grand public, dont 30 000 de plus en un an.
    Nous avons vu l’émergence de nombreuses initiatives privées qui ont fait passer le nombre de points de recharge rapide de 10 000 à 18 000. Le réseau a anticipé le déploiement du parc de véhicules électriques.

    VRT. Quel est le rôle de la Caisse des Dépôts ?
    M. A. Nous jouons un rôle dans le déploiement des mobilités au sein des territoires. Nous accompagnons les collectivités dans l’élaboration de leurs schémas directeurs d’installation de bornes de recharge électriques, ainsi que les opérateurs qui répondent à leurs appels d’offres. Nous les aidons à déployer des solutions de recharge rapide.
    Et pour garantir à chacun de pouvoir disposer d’une prise de recharge à proximité de son domicile, nous avons créé Logivolt, une filiale qui finance l’installation de prises dans les copropriétés. Nous avons engagé plus de 500 millions d’euros pour financer 60 000 bornes publiques et 150 000 bornes dans les copropriétés.

    VRT. Quels sont vos objectifs ?
    M. A. Nous visons les 300 000 points de charge publics d’ici dix ans, dont 80 000 en recharge rapide, ainsi qu’un parc de 7 millions de véhicules électriques. Nous voulons aussi jouer un rôle dans la transition des poids lourds vers l’électrique et accompagner l’émergence d’un parc de véhicules accessible à tous.
    Bien que le secteur privé se soit déjà engagé dans ce domaine, le public a également un rôle à jouer, et les besoins en subventions seront réels. Ils devront être ciblés afin de trouver le bon équilibre.

  • Une convention pour mieux desservir Monaco

    Une convention pour mieux desservir Monaco

    Le gouvernement de Monaco et la société SNCF Sud Azur ont signé le 20 décembre une convention relative au financement de l’acquisition de deux rames Regio 2N, d’une capacité de 500 places chacune. Elles seront « affectées au parc roulant desservant la Principauté en vue de renforcer le plan de transport en heure de pointe (4 rames longues le matin et le soir entre Cannes et Monaco) et de cadencer le trafic au quart d’heure toute la journée (124 TER/jour dans les deux sens à Monaco)« , indique la région. Elles sont attendues au deuxième trimestre 2027.

    C’est la société SNCF Sud Azur qui est, depuis le 15 décembre, le nouvel opérateur, rappelle la Région, suite à un « appel d’offres sur les lignes TER du secteur Azur (Les Arcs-Menton et Grasse-Cannes La Bocca-Vintimille), avec des objectifs ambitieux de 98% en termes de ponctualité et de respect de la capacité« .

    La  gare de Monaco Monte-Carlo est la troisième gare de la région en termes de trafic TER avec 8 millions de voyageurs en 2023 (+ 20% sur les 7 premiers mois de 2024). L’entretien et la maintenance de ces deux rames s’effectuera au nouveau centre de maintenance de Nice Saint-Roch et non plus à Marseille, ce qui doit réduire le temps d’indisponibilité du matériel.

  • Alstom engrange deux contrats pour 760 millions d’euros

    Alstom engrange deux contrats pour 760 millions d’euros

    Alstom a annoncé le 23 décembre avoir enregistré deux nouvelles commandes de la part de deux clients européens, sans préciser leur identité. Le montant atteint près de 760 millions d’euros.

    Le constructeur français indique que ce sont des contrats « de service ». Le premier d’une valeur de quelque 500 millions d’euros comprend la fourniture de matériaux et de pièces détachées pour « des flottes de matériels roulants d’Alstom au cours des 23 prochaines années ».

    La deuxième, estimée à 260 millions, concerne une « prestation exhaustive de service de maintenance pour neuf ans sur une flotte de trains régionaux comprenant la maintenance de premier niveau et la révision à mi-vie ».

  • Un projet XXL pour la gare de Bordeaux Saint-Jean

    Un projet XXL pour la gare de Bordeaux Saint-Jean

    L’attractivité de la gare de Bordeaux Saint-Jean ne se dément pas : après avoir accueilli 11 millions de voyageurs en 2011, puis 26 millions en 2022, elle en a vu passer 28 millions en 2023. Avec une hausse continue de 8,5 % par an et une croissance plus rapide que prévue – due en partie à l’arrivée de la LGV/SEA en 2017-, elle est devenue la gare de province la plus fréquentée. Et ce n’est pas fini puisque les experts tablent sur 31 millions de voyageurs en 2030. De nouvelles offres se profilent en effet à l’horizon, comme le développement du RER Métropolitain et ses trois axes majeurs : Libourne-Arcachon, Saint-Mariens -Langon et la ligne du Médoc. Sans oublier le GPSO, en direction dans un premier temps vers Dax et Toulouse.

    Mais les infrastructures n’ont pas suivi : le pôle d’échanges, inauguré en 2011, ne répond plus aux attentes. Aux heures de pointe il est rapidement saturé. Trains, bus, taxis, deux-roues cohabitent difficilement dans un site exigu, au milieu du flux incessant des piétons et du stationnement anarchique des automobiles. La rue Charles Domercq, artère faisant face à la gare, est alors  totalement encombrée. A l’intérieur de la gare, il en va de même.

    Pour faire face à la demande, un projet à 100 millions d’euros, baptisé « Grande gare de Bordeaux », est sur la table.  « Il s’agit d’un projet majeur pour une gare emblématique », commentent les différents partenaires, Région, Métropole, ville, Gares et Connexions, l’Etat. La Commission européenne a d’ailleurs participé à hauteur de 50 % au financement des études, Ce projet est ainsi soutenu travers du MIE (mécanisme pour l’Interconnexion en Europe).

    Ce projet prévoit donc une profonde restructuration en espaces. A l’extérieur, la transformation profonde du P.E.M est nécessaire. Cela implique de repenser l’accès et la cohabitation des différents modes de transport, créer un nouveau parking voitures, revoir le cheminement piétonnier où l’absence de végétation se fait cruellement sentir, installer une gare routière au pied du pont de la Palombe, côté sud.

    A l’intérieur, il s’agit de créer des espaces modulables pour faciliter l’accès aux quais, agrandir les lieux de cohabitation et obtenir une déambulation plus apaisée. Il est envisagé   de réaliser une interconnexion entre les souterrains existants, l’ouverture, il y a quelques années d’un couloir parallèle au quai n°1 n’ayant pas suffi. Une passerelle enjambant les voies côté sud pourrait voir le jour, facilitant l’accès côté Belcier.
    Compte tenu du montant des investissements et des aménagements prévus, une phase de concertation publique, dans le respect de la loin, a eu lieu entre le 2 septembre et le 11 octobre. Gares et Connexions sera le maître d’ouvrage de ce projet d’ampleur.

  • Ce qui nous attend en 2025

    Ce qui nous attend en 2025

    Cette année sera marquée par de nombreux rendez-vous, notamment dans le domaine de l’ouverture à la concurrence des bus de la RATP, des trains de banlieue et des Intercités. La question du financement des infrastructures devra aussi être tranchée. Voici quelques temps forts repérés par la rédaction. Une liste qui ne demande qu’à s’enrichir…
     

    JANVIER

    ▷ 1er janvier :
    • La réforme des tarifs entre en vigueur en Ile-de-France. Un tarif unique s’applique : 2,50 pour les trains et les RER et 2 euros pour les bus et les trams. Le prix du Navigo passe à 88,80 euros.
    • Début de l’activité des deux sociétés Hexafret et Technis qui remplacent Fret SNCF.
    • RATP Dev gère désormais les modes lourds (métro, funiculaire, tramway…) de Lyon tandis que Keolis exploite les bus et trolleybus.
    • RATP Dev reprend également l’exploitation et la maintenance des réseaux de mobilités des villes de Caen et de Narbonne.
    • Les véhicules polluants (Crit’Air 3) ne peuvent plus circuler dans la zone à faibles émissions (ZFE) délimitée par l’autoroute francilienne A86. Une nouvelle étape dans la mise en application de la ZFE dans la métropole du Grand Paris. D’autres métropoles sont aussi concernées par ces mises en place de ZFE. Par exemple Rennes, où dans un premier temps seuls les véhicules les plus polluants sont interdits.
    . La région Grand Est prend la compétence sur 525 km de routes nationales non concédées comme le permet la loi 3DS. En clair, la région va entretenir et exploiter ce réseau à titre expérimental pendant cinq ans. Le projet inclut la mise en place d’une « éco-contribution poids lourds » (ECPL) qui permettra de financer les investissements nécessaires.
    • Vélo & Territoires et le Club des villes et territoires cyclables et marchables deviennent le Réseau vélo et marche, un réseau unique des collectivités engagées pour les mobilités actives en France.

     

    ▷ 5 janvier
    • Les trois autres lignes du réseau du métro de Riyad en Arabie Saoudite devraient avoir été mises en service.

     

    ▷ 8 janvier
    • Mise en place du dispositif Stop Fraude. Il doit permettre de vérifier la fiabilité des adresses données par les contrevenants. C’est l’Imprimerie nationale qui hébergera et gérera la plateforme de renseignements des adresses.

     

    ▷ 29 janvier
    • Réouverture de la station Hôtel-de-Ville de la Courneuve (en Seine-Saint-Denis) sur la ligne T1.

     

    ▷ Et aussi :
    • Attribution du contrat sur les Intercités, après l’appel d’offres lancé par l’Etat sur les lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux.
    • Inauguration de la gare de Villejuif-Gustave Roussy dans la partie sud de la ligne 14 de la RATP. Cette gare assurera l’interconnexion entre les lignes 14 et 15 sud et desservira le premier centre de lutte contre le cancer en Europe.
    • Réception des premières rames du métro nouvelle génération MF19 sur la ligne 10 pour mener des essais, en vue d’une mise en service des premières rames à partir de la fin 2025.
     • Arrivée d’une première rame Ouigo rénovée.

     

    FÉVRIER

    • Réunion négociation annuelle obligatoire (NAO) à la RATP pour décider des hausses de salaires.

     

    ▷ Et aussi
    • Une conférence sur le financement du transport public devrait être organisée.
    • Conclusion de la Mission sur les violences routières.
    • Livraison de la phase 2 du technicentre Val Notre Dame à Argenteuil (Ligne J) sous maitrise d’ouvrage SNCF Voyageurs.
    • Présentation du calendrier révisé pour la mise en service de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express

     

    MARS

    ▷ 15 Mars
    • Lancement de l’autoroute ferroviaire Cherbourg-Bayonne.

     

    ▷ 22 mars
    • Le groupement Stretto (composé de Keolis et SNCF Voyageurs) va exploiter les lignes du lot ferroviaire ouvert à la concurrence par Ile-de-France Mobilités : les tramways T4, T11 et la branche Esbly <> Crécy de la Ligne P.

     

    ▷ 31 mars
    • Réouverture de la partie Est (Bobigny-Noisy-le-Sec) du tramway T1.
    ▷ Et aussi :
    • Remise en service de la ligne ferroviaire de la Maurienne après l’éboulement d’aoput 2023.

     

    AVRIL

    ▷ 1er avril
    • Fin de l’interruption temporaire de circulation permettant l’ouverture de la ligne du tramway T1 jusqu’à Noisy-le-Sec.

     

    ▷ Et aussi :
    • Après s’être implantée en France en lançant des lignes entre Lyon et Marseille, et Barcelone et Madrid, la compagnie des chemins de fer espagnole Renfe annonce l’ouverture d’une troisième liaison, entre Toulouse et Barcelone. Plus tard, elle vise Paris.
    • L’automotrice à grande vitesse Alstom Avelia Liberty devrait être mise en service par Amtrak à partir du printemps 2025, entre Boston et Washington.

     

    MAI  

    ▷ 15 mai : Grands Prix des Régions organisés par Ville, Rail & Transports.
    ▷ Et aussi :
    • Réouverture de la ligne Luchon-Montréjeau.
    • Première nationalisation d’un opérateur de transport ferroviaire dans le cadre du plan britannique visant à faire passer les compagnies privées dans le giron public. South Western Railways, qui opère dans le sud ouest de l’Angleterre, sera la première entreprise concernée. Suivront en juillet : la société c2c, puis à l’automne Greater Anglia.

     

    JUIN 

    ▷ Du 15 au 18 juin : Sommet de l’Union internationale ds transports publics (UITP) à Hambourg

     

    ▷ Du 24 au 26 juin :
    • Salon Sifer à Lille
    • Journées Agir à Reims

     

    ▷ 29 juin
    • Lancement des trains de Transdev sur l’axe Marseille-Toulon-Nice dans le cadre de la ouverture à la concurrence des TER voulue par la région Sud.
    ▷ Et aussi mi-2025 :
    • Signature du nouveau contrat entre IDFM et la RATP pour cinq ans.
    • Résultats d’appels d’offres de la ligne L puis de la Ligne J dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des trains de banlieue parisienne.
    • Attribution du lot TER Bourgogne Ouest Nivernais par la région Bourgogne-Franche Comté.
    • Des rames Régiolis transfrontalières France-Allemagne (TFA) doivent circuler à l’été 2025 entre l’Alsace, la Lorraine et les Länder voisins (Rhénanie-Palatinat, Sarre, Bade-Wurtemberg).
    • Début des travaux du futur centre de commandement des RER B et D. Il sera implanté à la Plaine Saint-Denis et doit être opérationnel à l’horizon 2030.
    • Le premier téléphérique d’Île-de-France, le Câble 1, doit être mis en service dans le Val-de-Marne. Il desservira cinq stations situées entre les communes de Créteil et Villeneuve-Saint-Georges.

     

    JUILLET : 

    ▷ 1er juillet
    • Le Danemark succède à la Pologne à la présidence de l’Union européenne.

     

    ▷ Du 8 au 11 juillet
    Le Congrès sur la grande vitesse ferroviaire tient sa 12e édition à Pékin en deux endroits symboliques : le China National Convention Center (CNCC) (Centre national chinois des congrès) et le National Railway Test Center (NRTC) (Centre d’essai ferroviaire national. Il est organisé conjointement par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et les chemins de fer chinois.

     

    AOUT :

    ▷ 1er août :
    • Keolis commence l’exploitation du lot de bus gagné en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des bus RATP. Une autre partie du contrat doit commencer le 1er novembre pour sept ans.
    • Bus Optile en concurrence phase 2 : démarrage du nouveau contrat dans le nord-ouest de l’Île-de-France (DSP1 Vexin).

     

    ▷ Et aussi :
    • Achèvement du chantier du Pont des Cathédrales à Saint-Denis qui remplace un ouvrage centenaire. Ce pont pourra accueillir les trains de la ligne K, les RER mais aussi les futures navettes du CDG Express.
    • A partir d’août, la ligne Paris-Orléans ferme en journée pour travaux. Le chantier va durer six mois.
    • Le parc de TFS (ancien matériel) est totalement remplacé, à la fin de l’été, par 37 nouvelles rames TW20 sur le T1.

     

    SEPTEMBRE

    ▷ 1er septembre
    • Le Sytral fusionne ses trois réseaux historiques sous une marque unique : TCL, le réseau des transports en commun lyonnais, les Cars du Rhône, le réseau de transport interurbain du département, et Libellule, le réseau de transport de la Communauté d’agglomération de Villefranche-Beaujolais-Saône, seront ainsi réunis sous un seul et même nom : TCL.

     

    ▷ Et aussi :
    • Le protocole signé entre le conseil régional de Bretagne et six intercommunalités de l’axe Quimper-Vannes (dénommé « BreizhGo Express Sud »), prévoit plus de fréquences de TER dès la rentrée 2025. Cette démarche partenariale entre une région et des EPCI est présentée comme une première nationale.
    • Réouverture de la gare de Talence-Médoquine. Les travaux avaient été lancés en avril 2024. La gare doit être au cœur d’un pôle d’échanges multimodal de transports dans la décennie à venir.

     

    OCTOBRE

    ▷ 16 octobre :
    • Les Grands Prix de la région capitale sont organisés par Ville, Rail & Transports.

     

    ▷ Et aussi :
    • Tous les délégataires des lots de bus RATP devaient avoir été choisis d’ici octobre. Les emblématiques lignes parisiennes intra-muros doivent être attribuées en dernier.

     

    NOVEMBRE

    ▷ 1er novembre :
    • RATP Cap Île-de-France, qui a gagné les lots 42 « Boucles Nord de Seine », et 45 « Boucles de Marne », commence à exploiter les bus gagnés dans le cadre de l’appel d’offres lancé par IDFM. Pour une durée de 8 ans.

     

    ▷ Du 4 au 6 novembre :
    • Les Rencontres nationales du transport public (RNTP,) se déroulent à Orléans.

     

    DÉCEMBRE

    ▷ 14 décembre
    • Fin des travaux sur la ligne reliant Nice à Tende. Le train des Merveilles était stoppé depuis septembre 2024 pour permettre la réalisation d’importants travaux de rénovation et de modernisation de la ligne de la vallée de la Roya.

     

    ▷ 16 décembre :
    • 34e édition du Palmarès des Mobilités organisé par Ville, Rail & Transports.

     

    ▷ Et aussi :
    • Signature du nouveau contrat liant SNCF Voyageurs à Ile-de-France Mobilités (IDFM).
    • La région Grand Est prévoit, d’ici la fin 2025, de choisir le ou les nouveaux concessionnaires de plusieurs lots de TER ouverts à la concurrence : le lot Bruche-Piémont-Vosges en décembre. Auparavant, elle devrait avoir choisi le ou les délégataires pour le lot transfrontalier Est-Strasbourg au 3e trimestre ainsi que pour le lot transfrontalier Ouest-Metz.
    • De son côté, la région Sud choisira son concessionnaire pour le lot Est Provence et pour la ligne des Alpes au cours du second semestre.
    • Commande de matériels Intercités pour les trains de nuit et pour la transversale Bordeaux-Marseille annoncée en 2024 par l’Etat pour 2025.
    • Tout au long de l’année, poursuite du déploiement des rames Alstom RER NG pour les RER E et D
    • Pour la ligne 18 : arrivée au SMR (site de remisage et de maintenance ferroviaire) de Palaiseau des premières rames Alstom destinées à la ligne 18 du métro Grand Partis Express.
    • Le MF19 entrera en circulation sur la ligne 10 du métro parisien.
    • La gare de Lyon Part-Dieu devrait avoir été totalement rénovée.
    • Fin des travaux sous l’avenue des Champs Elysées où doit être construit sous terre un hôtel logistique où seront stockées des marchandises pouvant être livrées par mobilités douces.
    • L’avenir d’Orlyval doit être décidé à la fin de l’année, suite aux études qui auront été menées auparavant. Ces navettes se voient remises en question depuis l’arrivée de la ligne 14 qui met le centre de Paris à une vingtaine de minutes de l’aéroport.
    • Des travaux pourraient démarrer côté Lettonie pour lancer le projet ferroviaire Rail Baltica (Varsovie – Kaunas – Riga – Tallinn – Helsinki) soutenue par Bruxelles.
    • Le projet de métro de Belgrade pourrait franchir une nouvelle étape vers sa réalisation. Il comprend à horizon 2028 une ligne de 21,8 km et 21 stations, puis vers 2030 une seconde ligne de 24,2 km et 26 stations et enfin une ligne de 23 km et 22 stations.
    • Le choix du groupement chargé de réaliser la ligne à grande vitesse Québec-Toronto pourrait être décidé en 2025… si le gouvernement canadien ne change pas. Le montant de l’investissement pourrait représenter 53 milliards d’euros. Des entreprises françaises sont sur les rangs.