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  • La justice valide le chantier des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse

    La justice valide le chantier des aménagements ferroviaires au nord de Toulouse

    Eurosud Team s’est réjoui le 19 septembre de la décision du tribunal administratif de Toulouse qui s’est prononcé la veille contre la suspension du chantier des Aménagements ferroviaires Nord de Toulouse (AFNT).

    Cette décision fait suite à un recours déposé par des opposants qui avaient attaqué l’arrêté du préfet de Haute-Garonne du 9 février 2024 portant sur l’autorisation environnementale de l’opération d’aménagements ferroviaires au nord de Toulouse (ANFT), précise l’association, en rappelant que ce projet est le premier maillon de la future ligne nouvelle à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux.
    Les travaux, qui avaient débuté fin février avant d’être suspendus, devraient donc pouvoir se poursuivre « dans la perspective d’une mise en service en 2032 et ce dans le plein respect des prescriptions édictées par l’autorisation délivrée » selon le Préfet de Région.
  • Vélos électriques sans station : Paris va durcir les règles du jeu

    Vélos électriques sans station : Paris va durcir les règles du jeu

    Après avoir délogé les opérateurs de trottinettes électriques voici un an, la Mairie de Paris veut contrôler les vélos électriques sans station. La Ville a lancé juste avant l’été un appel à candidatures, ce qui devrait réduire le nombre de ces véhicules disponibles dans la capitale.

    A Paris et en proche banlieue, le vélo dépasse maintenant de 10% la part de la voiture dans les déplacements quotidiens, selon une étude de l’institut d’urbanisme Paris Région. Une part du succès de cette vélorution revient aux vélos en libre-service avec station (Vélib’), ou sans attache (Lime, Dott, Pony, Tier etc.) mais ces derniers n’ont jamais été soumis à une régulation, contrairement aux trottinettes, après une votation citoyenne.

    Contrat de 4 ans, à partir de mi-2025

    La Mairie de Paris s’attaque donc maintenant à eux, et a lancé un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) en juin. Les entreprises candidates avaient jusqu’au 31 juillet pour déposer leur dossier. Seulement trois opérateurs seront sélectionnés (interrogée, la Mairie de Paris ne donne pas de date), et chacun d’eux pourra déployer “un minimum de 3 000 engins et un maximum de 6 000 engins”, soit 9 000 à 18 000 vélos en libre-service, indique la Mairie. Moins qu’actuellement puisque Lime déploie 10 000 vélos dans Paris et la petite couronne (et plus pendant les JO de Paris),  Dott-Tier (fusionnés début 2024) annonce 12 000 véhicules.

    Comme pour le contrat des scooters électriques, celui envisagé pour les vélos électriques sera sur quatre ans, avec un démarrage à l’été 2025. Du long terme pour tenter d’éviter ou de surmonter les aléas : faillites  (Cityscoot), problèmes technologiques (Pony) ou les fusions (Dott-Tier).

    Déjà présents, l’Américain Lime devrait en toute logique proposer sa candidature, le franco-allemand Dott-Tier aussi. L’Américain Bird et le Français Pony pourraient aussi se positionner. Un outsider, le Britannique Forest présent avec 15 000 VLS à Londres pourrait avancer ses arguments écologiques (80 % des pièces détachées réparées y compris le moteur, affirme l’opérateur), et économiques (2,45 € la minute de location en moyenne).

    Et surtout,  le géant chinois des vélos partagés HelloBike qui a présenté sa candidature dans le cadre de l’appel d’offres. Créée en 2016, la société basée à Shanghai fait circuler 7 millions de vélos, des trottinettes et des voitures dans 500 villes chinoises. Le Chinois est présent à Singapour, Sydney. S’il est sélectionné à Paris, HelloBike promet de faire assembler ses vélos dans la nouvelle usine de son partenaire Cibox à Revin (Ardennes). Une soixantaine de salariés devrait être recrutée pour les entretenir en région parisienne, selon une porte-parole de l’entreprise en France.

    N.A

  • Expliseat promet des sièges de train ultra light

    Expliseat promet des sièges de train ultra light

    Avec sa nouvelle usine inaugurée à Angers le 13 septembre, Expliseat passe du niveau start-up à celui de PME industrielle. Le fabricant de sièges d’avion veut se faire une place sur le marché ferroviaire.

    Business France (1) parle de « véritable pépite ». Expliseat (jeu de mot jouant sur seat, siège en anglais qui se prononce site) fait partie de ces « success story » à la française. Avec l’usine inaugurée le 13 septembre à Avrillé dans la banlieue d’Angers, la start-up change d’échelle pour passer à la production industrielle. Spécialisé dans la fabrication de sièges ultra légers d’avions, Expliseat a révolutionné le secteur aérien en réduisant de 35% le poids de ces équipements. Soit, trois kilogrammes en moins par passager, sans rogner sur le confort, jure-t-il. Un gain qui dans l’aéronautique est particulièrement apprécié par les avionneurs qui en font un argument commercial, et par les compagnies qui réalisent des économies de kérosène, les appareils pesant moins lourd.

    37 000 sièges allégés par an

    Pour alléger ses sièges, Expliseat utilise de la fibre de carbone et du titane, plutôt que de l’aluminium et du plastique, prenant ici le contrepied de ses concurrents et de leurs méthodes de fabrication. Pour lier ces matériaux, l’équipementier a mis au point de complexes procédés d’assemblage, des technologies de pointe protégées par une centaine de brevets.

    Le Petit Poucet français a ainsi réussi à percer sur un marché verrouillé par les trois géants du secteur, Safran, Recaro et Collins. Il est parvenu à s’imposer et fait déjà voler 10 000 sièges allégés à travers le monde. Jusqu’à présent, la production était réalisée en sous-traitance chez un partenaire installé à Montauban. Pour passer à la vitesse supérieure et produire davantage, il était devenu nécessaire de maîtriser l’ensemble de la chaîne et donc, d’avoir sa propre usine. Les 6 000 mètres carrés du site d’Avrillé devraient permettre à Expliseat de produire 37 000 sièges par an.

    Amaury Barberot, le pdg de l’entreprise, voulait un site à la fois proche des axes de communication, sans artificialiser de nouveaux sols, pour éviter l’empreinte carbone d’une nouvelle construction. L’entreprise de sellerie a donc installé son unité de production dans une usine délaissée par Hörmann, un fabricant allemand d’ouvrants industriels. Dans le vaste hall de montage, travaillent une quarantaine d’employés. Pour gagner en efficacité, une énorme machine de huit mètres de haut, stocke et répartit un millier de références de pièces détachées.

    « Les informations sont directement transmises depuis Paris, sans intervention humaine », explique le pdg. Ce magasin automatisé sélectionne tous les éléments nécessaires à l’assemblage final, « sans risque d’erreur, avec une optimisation maximale et sans qu’il soit nécessaire de perdre du temps à chercher et déplacer des pièces. On gagne entre 60 et 70 % d’efficacité », assure-t-il. Dans la zone de travail, une douzaine de postes de collage permet de réaliser les structures de cadres avant de solidifier l’assemblage par le passage dans un four à 150° C. Quand le siège est prêt, le client vient en prendre livraison dans l’usine, où il est possible de stocker l’équivalent de trois avions à plat.

    Et maintenant les trains

    Juste à côté de la zone de production, un vaste espace reste encore inoccupé. C’est là que sera installée une seconde chaîne de production, plus particulièrement destinée aux sièges de trains. « Depuis deux ans, nous sommes en R&D avec la SNCF pour mettre au point un siège destiné au ferroviaire », indique Amaury Barberot. Si aucun contrat n’est encore signé, il veut croire que la société nationale ne se serait pas engagée aussi longuement sans finir par passer commande. Si tout se passe bien, les sièges Expliseat pourraient s’inviter à bord des Ouigo, à l’occasion d’opération de rétrofit de rames TGV Inoui. Un secteur particulièrement intéressant, explique le dirigeant puisque « les marchés portent généralement sur de très grosses quantités, 25 000 pièces à livrer sur cinq ans ». Avrillé pourrait donc produire 5 000 sièges par an pour le ferroviaire.

    Mais les contraintes de l’avion et du train ne sont pas les mêmes, avec notamment un prix de vente plus faible pour le rail, compensé par des volumes plus élevés. C’est donc un nouveau siège spécifique au ferroviaire que l’équipementier a mis au point. Ce modèle sera présenté en exclusivité au salon ferroviaire InnoTrans qui se déroule fin septembre à Berlin. « InnoTrans sera déterminant. Beaucoup d’opérateurs se disent intéressés mais attendent de voir le produit », relève Amaury Barberot.

    Pas les constructeurs ? « Ce sont avant tout les opérateurs qui profiteront du gain de poids à bord des trains », explique l‘équipementier. Ce sont donc eux qu’il va falloir convaincre. Ce qui ne devrait pas être si compliqué tant la question de l’emport est devenue une priorité dans le monde ferroviaire. « Avec un poids maximal à l’essieu désormais atteint, il est devenu indispensable de réaliser des allégements pour installer de nouveaux équipements ou davantage de places assises », argumente le pdg qui assure que son nouveau siège pourrait alléger de sept tonnes une rame de TGV.

    Philippe-Enrico Attal

    (1) Agence publique de conseil au service de l’internationalisation

     

    Une diversification tous azimuts

    En plus de l’aérien et du ferroviaire, Expliseat produit également des sièges et des pièces pour d’autres types de véhicules. Deux contrats ont été passés avec Lilium pour équiper les sièges pilote et passager de ses taxis volants. Plus surprenant, le constructeur de vélos Bastille est également sous contrat. Là, il ne s’agit plus de sièges, mais d’un cadre allégé, indispensable à ces modèles de bicyclettes pliantes.

  • Grégoire de Lasteyrie : « Nous allons proposer au gouvernement de continuer les tests sur la vidéoprotection algorithmique »

    Grégoire de Lasteyrie : « Nous allons proposer au gouvernement de continuer les tests sur la vidéoprotection algorithmique »

    Grégoire de Lasteyrie, maire de Palaiseau et vice-président d’Ile-de-France Mobilités, revient sur les services mis en place pendant les JO dans les transports publics franciliens, et qui sont appelés à perdurer.

    Ville, Rail & Transports. Quels sont les principaux points positifs mis en place dans les transports publics pendant les JO et que vous retenez ?

    Grégoire de Lasteyrie : Nous avons beaucoup anticipé. Le premier point positif, c’est que nous avons réussi à faire travailler collectivement tous les acteurs concernés : opérateurs, préfecture, collectivités territoriales, services de sécurité, etc…. Tous ont pu constater la valeur ajoutée de ce travail partenarial. Nous le poursuivrons.

    Le second acquis porte sur la sécurité. Nous avons recruté beaucoup de personnels en station pour assurer la sécurité et les équipes vont rester. Nous avons ainsi déjà embauché globalement plus de 1000 agents, financés par Ile-de-France Mobilités. Nous avons prévu d’en recruter 1000 de plus d’ici à 2027.

    En particulier, 16 brigades cynophiles ont été mises sur pied sur le réseau RATP et viennent s’ajouter aux 50 qui existaient jusqu’alors. Elles permettent d’intervenir plus rapidement en cas de colis abandonnés.

    Nous avons également créé une brigade régionale de sécurité pour les transports franciliens (BRT) sous le commandement d’Ile-de-France Mobilités. Une cinquantaine de personnes ont été recrutées pour patrouiller dans le réseau francilien. Nous allons embaucher 50 personnes de plus d’ici le premier trimestre 2025.

    Rappelons aussi que le CCOS, centre de coordination opérationnelle de sécurité, -un centre de commandement unique en Europe-, réunit dans un même lieu les différents services chargés de la sécurité des réseaux de transport d’Ile-de-France (SNCF, RATP, police régionale des transports, gendarmerie). La coordination entre ces services permet des interventions rapides et efficaces.

    Enfin, nous avons installé 500 caméras supplémentaires dans les gares, à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques. Des gares qui sont de plus en plus accessibles puisque 290 le sont désormais.

    VRT. Des renforts en personnel ont permis de mieux informer les usagers et de limiter les files d’attente aux guichets. Seront-ils maintenus?

    G. L. Il y aura toujours des renforts sur le terrain mais en moins grand nombre car les besoins ne sont plus exactement les mêmes. Pendant les JOP, 500 000 personnes empruntaient chaque jour les transports publics, sans forcément bien les connaître. Désormais, nous allons plutôt accompagner le développement du Pass Navigo annuel et mensuel ainsi que la montée en puissance de la carte Liberté Plus pour les voyageurs plus occasionnels.

    Par ailleurs, les JOP ont permis d’améliorer la signalétique qui était de grande qualité, et d’apporter une meilleure information aux voyageurs notamment sur des RER où l’affluence était mesurée et communiquée en temps réel.

    Le recours à l’intelligence artificielle a été développé notamment avec des traducteurs comme Tradivia financé par Ile-de-France Mobilités pour la RATP. Nous avons aussi expérimenté la vidéoprotection algorithmique dans certaines zones des transport publics. L’expérimentation s’achève avec la fin de la loi JOP qui le permettait. Mais nous allons proposer au gouvernement de continuer les tests.

    VRT. Les efforts en matière de propreté vont-ils perdurer?

    G.L. Nous renforçons nos exigences en matière de propreté de contrat en contrat. Nous allons continuer : nous aurons un réseau plus propre, avec le renfort des actions dans les rames et stations et le renfort du personnel. Mais je crois aussi au renforcement de la répression pour garantir plus de civisme car c’est encore mieux d’avoir une rame ou une station qui n’est pas salie.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

     

  • DB Schenker pourrait être racheté par le danois DSV

    DB Schenker pourrait être racheté par le danois DSV

    DB Schenker, la branche logistique de la Deutsche Bahn, a trouvé son repreneur : selon l’agence de presse Reuters, il s’agit du groupe danois DSV, numéro trois sur le marché mondial de la logistique. Si l’opération se fait ( elle doit encore être être approuvée le 27 septembre par le conseil de surveillance du groupe allemand), elle donnerait naissance à un géant de la logistique, DB Schenker étant également l’un des quatre grands acteurs de ce marché dans les domaines du transport terrestre, du maritime et de l’aérien.
    La DB envisageait depuis des années cette vente qui devrait finalement lui rapporter un peu plus de 14 milliards d’euros. Présente dans plus de 130 pays (avec 1800 sites d’activités) avec plus de 75.000 salariés, cette filiale est la vache à lait du groupe. Schenker réalise en effet la moitié du chiffre d’affaires de la DB.
    Le produit de la vente sera consacré en grande partie à la réduction de la dette de la DB (plus de 30 milliards d’euros) et au financement des infrastructures ferroviaires qui souffrent d’un énorme retard d’investissements. L’Etat allemand, actionnaire du groupe, a en effet exigé de la compagnie qu’elle se recentre sur son cœur d’activité, c’est-à-dire le transport ferroviaire.
     
  • Les tarifs des transports franciliens font leur big bang début 2025

    Les tarifs des transports franciliens font leur big bang début 2025

    Le 2 janvier prochain, c’est simple, il n’y aura plus qu’un seul ticket pour le métro, le Transilien et le RER, et il coûtera 2,50 euros. Quelle que soit la station de départ et d’arrivée. Fini le maquis des tarifs. Les habitants de la grande couronne francilienne sont gagnants, les Parisiens sont perdants, puisque le Ticket t+ coûte aujourd’hui 2,15 euros. Ceux qui ne prennent que le bus ou le tramway débourseront 2 euros, alors qu’aujourd’hui, le tarif est le même pour le métro et le réseau de surface.

    Selon les calculs de Valérie Pécresse, patronne de la région et de son autorité organisatrice des transports, Ile-de-France Mobilités (IDFM), « trois millions d’usagers des transports vont payer moins cher le bus, le tram et le RER, un million paiera plus cher le métro ». Un trajet Melun-Marne la Vallée en RER, par exemple, coûte 10 euros l’aller, demain, ce sera 2,50 euros. Mais pour prendre le métro, ce sera 2,50 euros, 35 centimes de plus qu’aujourd’hui.

    Le message est clair : pour les Franciliens, Parisiens et banlieusards, qui prennent occasionnellement les transports publics, ils sont fortement incités à souscrire (gratuitement) à la carte Liberté +, avec laquelle ils ne paient que les trajets réalisés, le 15 du mois suivant. Le trajet coûtera 1,99 euro avec Liberté +, au lieu de 2,50 euros. Et 1,60 euro si on ne prend que le bus et/ou le tram. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, personne ou presque ne connait l’existence du Liberté +. 13% des clients occasionnels en ont déjà entendu parler, selon une récente enquête menée par Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports.

    « L’idée derrière cette révolution de la tarification, c’est de généraliser la carte Liberté + pour les usagers occasionnels », insiste Valérie Pécresse, patronne de la région et d’IDFM. Cette formule existe déjà, elle s’achète aux guichets ou en ligne, mais aujourd’hui, impossible de faire une correspondance du métro, du bus ou du tram vers le RER ou le Transilien avec Liberté +, sans débourser un nouveau billet. Le 2 janvier, ce sera possible, au prix unique de 2,50 euros.

    Au 2 janvier 2025, le prix du Passe Navigo augmentera à hauteur de l’inflation +1 % maximum, un bouclier tarifaire rendu possible par le protocole de financement signé fin septembre 2023 entre Valérie Pécresse et le gouvernement d’alors.

    Le prix du Passe Navigo Jour recule à 12 euros, contre 20,60 euros, sans accès aux aéroports d’Orly (via la ligne 14 du métro), ou de Roissy (via le RER B). Le billet Paris Visit coûtera 29,90 euros et donnera accès aux aéroports parisiens. Un ticket aéroport est créé au prix unique de 13 euros l’aller. Vous suivez toujours ?

    Fin des tickets magnétiques

    Tous ces titres de transports seront accessibles sur smartphone, le Passe Easy aussi, qui permet, une fois le Passe acheté au prix de 2 euros de charger des carnets de tickets au prix fort (2,15 aujourd’hui, 2,50 euros en janvier prochain), un passe jour ou Paris Visit. Les tickets chargés seront valables jusqu’au 31 décembre 2025. Après quoi, ils seront définitivement abandonnés.

    Le coût de la réforme des tarifs de transport est estimée à 30 millions d’euros, « compensés par le report des habitants de moyenne et grande couronne de la voiture vers les transports collectifs », espère Valérie Pécresse qui défend l’idée de « réduire ainsi les fractures territoriales et sociales en Ile-de-France ». Elle compte aussi renforcer drastiquement la lutte contre la fraude, dans les bus et les tramways notamment. La fraude coûte plusieurs centaines de millions d’euros par an à IDFM. En décembre prochain, les contrôleurs pourront consulter les fichiers du fisc, retravaillés sur une plateforme de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) pour avoir les noms et adresses des fraudeurs.  « Fini Donald Duck, avenue du Bonheur », ironise la chef de l’exécutif régionale.

    La réforme des tarifs des transports doit maintenant faire l’objet d’un vote lors du prochain conseil d’administration d’IDFM, le 18 novembre.

    N.A

  • Jusqu’à 25 rames RegioPanter commandées à Škoda en Bulgarie

    Jusqu’à 25 rames RegioPanter commandées à Škoda en Bulgarie

    Škoda Transportation, en consortium avec Škoda Vagonka, a remporté une commande du ministère bulgare des Transports et Communications pour produire et livrer jusqu’à 25 rames automotrices électriques (25 kV 50 Hz) offrant un accès surbaissé et à larges portes (1,5 m d’ouverture), plus de 300 places assises « ergonomiques », la climatisation, le WiFi et « un minimum de bruit ». À plancher bas partiel, les rames présenteront des espaces multi-fonctionnels aménagés pour les PMR et permettant le transport de vélos ou de poussettes. Ces rames seront d’emblée équipées de l’ETCS niveau 2.

    La tranche ferme du contrat porte sur la fourniture de 20 rames de quatre voitures basées sur le type RegioPanter, assortie de la formation du personnel et d’un service complet de maintenance pendant 15 ans. Le contrat comprend en outre 5 rames en option, qui portent la valeur totale du marché « à plus d’un demi-milliard d’euros », selon le groupe Škoda. De son côté, le ministère bulgare des Transports et Communications évoque 511,4 millions de leva (261,5 millions d’euros) pour la tranche ferme. Cette somme sera financée par le plan national de relance et de résilience. Le consortium BUL20EMU, qui regroupait Alstom Transport SA, Alstom Ferroviaria SpA et RVP Invest EOOD, avait quant à lui fait une offre chiffrée à 659 millions de leva (337 millions d’euros).

    Ce nouveau matériel roulant devra être livré sous 24 mois à compter d’août 2024 pour être mis en service sur des dessertes grandes lignes. Le ministère bulgare des Transports et Communications cite en particulier les relations entre Sofia et Varna ou Burgas, sur la mer Noire, ainsi qu’entre la capitale et Roussé, au bord du Danube.

    P. L.

  • Transdev crée une entreprise ferroviaire pour son Marseille-Toulon-Nice

    Transdev crée une entreprise ferroviaire pour son Marseille-Toulon-Nice

    Vainqueur pour l’exploitation, à partir de l’été 2025, de la liaison TER mise en concurrence par la région Sud entre Marseille et Nice, Transdev avait dévoilé fin 2023 les rames Alstom du futur service ferroviaire. C’est la première ligne ferroviaire régionale attribuée en France à un concurrent de la SNCF.

    Après le matériel roulant, la filiale de la Caisse des dépôts et du groupe allemand Rethmann, annonce aujourd’hui la naissance de sa filiale ferroviaire dédiée qui assurera ce service dans un an et demi : Transdev Rail Sud Inter-Métropoles. Un nom qui préfigure un possible RER métropolitain entre Toulon et Nice, labellisé en juin par le gouvernement démissionnaire, en vue d’obtenir des aides financières de l’Etat (mais la conférence de financement qui devait se tenir avant l’été n’a pas eu lieu, à cause de la crise politique suite à la dissolution de l’Assemblée le 9 juin).

    La filiale ferroviaire de Transdev a obtenu son Certificat de sécurité unique (CSU) pour exploiter la liaison, délivré pour cinq ans par l’EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire). Le cahier des charges de l’appel d’offres de la Région prévoit le doublement de l’offre de transport, avec 15 liaisons aller-retour quotidiennes et des cadencements sur une plus large amplitude horaire.

    Prochaines étapes avant la mise en service de la ligne Marseille-Toulon-Nice : poursuite du programme de formation des conducteurs, nouveau site de maintenance et de remisage, réception de la première rame Alstom fin 2024, pré-exploitation pour un lancement commercial prévu à l’été 2025.  Transdev possède son organisme de formation ferroviaire, agréé par l’EPSF et habilité à former des conducteurs de train et le personnel en charge de tâches de sécurité.

    En région Sud, la SNCF continuera d’exploiter les lignes Azur, Les Arcs-Draguignan-Vintimille, Nice-Tende et Cannes-Grasse.

    N.A

  • JR East veut passer à la conduite automatique sur une ligne de Shinkansen

    JR East veut passer à la conduite automatique sur une ligne de Shinkansen

    L’entreprise ferroviaire japonaise JR East, qui exploite les lignes au nord et à l’est de Tokyo, veut automatiser par étapes l’exploitation d’une première ligne de trains à grande vitesse d’ici au milieu de la prochaine décennie. Cette annonce, qui a donné lieu à une conférence de presse en septembre, confirme les grandes orientations annoncées dès le printemps 2023 par ce réseau japonais, dans le cadre du protocole d’accord signé avec son voisin, JR West, pour développer en commun l’automatisation de leurs rames Shinkansen de dernière génération, respectivement désignées E7 et W7 et techniquement identiques. Ces matériels sont entre autres exploités en commun sur les dessertes Hokuriku Shinkansen.

    Mais la ligne choisie par JR East pour le déploiement d’ici une dizaine d’années de la conduite automatique sans conducteur est celle dite Jōetsu Shinkansen, qui relie Niigata à Tokyo depuis 1982. Pour commencer, après des essais concluants en 2021, JR East prévoit d’effectuer les trajets haut-le-pied entre la gare de Nagaoka, à Niigata, et le centre de maintenance du Shinkansen au niveau GoA2 (pour Grade of Automation), avec un conducteur en cabine, « pour l’année fiscale 2028 », qui se termine en mars 2029. Et l’année suivante, l’entreprise compte passer au niveau GoA4, sans personnel à bord, pour les trajets haut-le-pied entre la gare de Niigata et le centre de maintenance voisin. L’étape suivante a pour but d’assurer sans conducteur les circulations haut-le-pied entre les gares de Niigata et de Tokyo cette fois, et ce, d’ici au milieu des années 2030. Enfin, pour le milieu de cette prochaine décennie, JR East prévoit de faire circuler les trains sur la ligne Joetsu Shinkansen au niveau GoA3, avec du personnel à bord du train, mais sans conducteur en cabine.

    Parallèlement, JR East cherche également à étendre la conduite automatique au Hokuriku Shinkansen, avec JR West dans le cadre du protocole d’accord de 2023, et au Tohoku Shinkansen (voir plan ci-dessus).

    Piste également explorée ailleurs à travers le monde, l’automatisation des trains intéresse particulièrement les réseaux japonais. Outre les avantages intrinsèques de la conduite automatique (réactivité, économies d’énergie), les entreprises japonaises pensent qu’elles feront face à terme à des pénuries de conducteurs… Et plus généralement, elles sont engagées dans des démarches d’innovation continue. En particulier, JR East a réceptionné en 2019 la rame Shinkansen expérimentale ALFA-X (pour Advanced Labs for Frontline Activity in rail eXperimentation), utilisée pour développer et tester de nouvelles solutions techniques qui pourraient être utilisées dans les matériels roulants de prochaine génération.

    P. L.

  • Alstom va rénover les rames Voyager et Super Voyager britanniques

    Alstom va rénover les rames Voyager et Super Voyager britanniques

    Alstom a remporté le contrat de rénovation des rames diesel-électriques Voyager et Super Voyager du parc CrossCountry. D’une valeur de l’ordre de 60 millions de livres sterling (70 millions d’euros), ce contrat porte sur le rajeunissement de l’aménagement intérieur de ces rames pour dessertes grandes lignes, qui comprend le remplacement des sièges et des tables, et l’application de la nouvelle livrée extérieure CrossCountry (voir illustration). Recyclables ou revalorisables, les sièges et tables du nouvel aménagement sont plus légers que ceux d’origine, ce qui devrait se traduire par une moindre consommation d’énergie.

    Les travaux, qui seront effectués par le site Alstom de Litchurch Lane, à Derby, portent sur 312 voitures construites par Bombardier Transport au début des années 2000 et mises en service il y a 22 ans. Les rames Voyager (Class 220) se composent de quatre caisses, contre quatre ou cinq pour les Super Voyager (Class 221), qui présentent la particularité d’être pendulaires. Ce parc est la propriété de Beacon Rail, qui financera sa rénovation.

    Au total, 136 caisses de rames Voyager et 176 caisses de Super Voyager seront rénovées. Sur cet effectif, 252 voitures font déjà partie du parc CrossCountry, qui assure les dessertes transversales entre le sud-ouest et le nord-est de l’Angleterre, voire vers l’Écosse, tandis que 12 rames (soit 60 caisses supplémentaires) proviendront du parc Avanti West Coast (ex-Virgin Rail), en service jusqu’à présent sur la ligne de la Côte ouest.

    Intérieur rénové d’une voiture de 1re classe

    Le travail, qui représentera une centaine de postes pour Alstom, sans compter la sous-traitance essentiellement locale, sera effectué entre 2025 et 2027. A noter que la maintenance du parc CrossCountry est également assurée par Alstom, dans le cadre d’un contrat courant jusqu’en 2031.

    P. L.