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  • La FNAUT demande des arrêts du Bruxelles – Paris dans les Hauts-de-France

    La FNAUT demande des arrêts du Bruxelles – Paris dans les Hauts-de-France

    Ce qui aurait dû être une bonne nouvelle ne l’est pas pour ceux qui n’en profitent pas. La bonne nouvelle, c’est la pérennisation du train classique entre Bruxelles et Paris à partir du 15 décembre prochain. Mais comme nous le soulignions peu après l’annonce de cette pérennisation, le 6 septembre, les gares françaises situées sur l’itinéraire n’en profiteront pas, la SNCB ne prévoyant qu’un arrêt à Mons, en Belgique donc.

    Arguant que le propre des trains classique « devrait être de desservir les territoires traversés, avec a minima un arrêt à Saint-Quentin, voire Aulnoye et Creil », et ajoutant que ces deux derniers arrêts « étaient prévus dans un projet précédent», la FNAUT Hauts-de-France demande des arrêts supplémentaires dans ces trois gares. Et juge inacceptable que, « une fois de plus, la conception de cette offre s’est faite dans le plus grand secret sans la moindre concertation avec les territoires traversés ».

    Alors que Paris est déjà relié à Bruxelles de toute façon par les Eurostar ex-Thalys, rétablir des arrêts dans les Hauts-de-France donnerait aux trains classiques une clientèle supplémentaire qui bénéficierait ainsi de liaisons commodes avec non seulement la capitale belge, mais aussi la Wallonie voisine…

    P. L.

  • Colas Rail, Orascom et Hitachi Rail modernisent la ligne 1 du métro du Caire

    Colas Rail, Orascom et Hitachi Rail modernisent la ligne 1 du métro du Caire

    Le groupement composé de Colas Rail (mandataire), Orascom Construction et Hitachi Rail a signé avec l’Autorité Nationale des Tunnels égyptienne (National Authority for Tunnels – NAT) un contrat pour la rénovation de la ligne 1 du métro du Caire, pour un montant total d’environ 850 millions d’euros, dont 35 % pour Colas Rail. Ce dernier réalisera avec Orascom les travaux de modernisation de l’énergie électrique, de la caténaire, de l’électromécanique en stations et dans les tunnels et de la voie ferrée. Notons que ces deux membres du consortium ont participé à la construction de la ligne dans les années 1980. Hitachi Rail, dont le prédécesseur CSEE avait également participé à l’équipement de la ligne, modernisera les infrastructures de signalisation, de contrôle-commande et de télécommunications.

    Ces travaux, qui devraient débuter dès octobre 2024 pour une durée de 64 mois, seront réalisés en journée, tout en maintenant l’exploitation commerciale de la ligne.

  • Dans les TGV et Intercités, il va falloir voyager plus léger

    Dans les TGV et Intercités, il va falloir voyager plus léger

    Une mesure qui ne manquera pas de faire grincer un peu plus des dents les voyageurs en train. Depuis quelques semaines, une annonce sonore dans les TGV Inoui rappelait aux passagers le nombre et la taille des bagages admis à bord. Sans plus de contrôle que ça. Le 16 septembre au matin, l’échéance est tombée, la période de tolérance était terminée. La mesure n’est pas une surprise, la SNCF avait annoncé (discrètement) début 2024 que de nouvelles règles concernant le nombre et les dimensions des bagages autorisés dans les TGV Inoui et les Intercités allaient être mises en place. Comme à bord des Ouigo, les TGV à bas coût.

    Désormais, dans ces trains (pas dans les TER), trois sacs maximum sont admis (2 valises ou sacs cabines ne mesurant pas plus de 70 x 90 x 50 cm). Un troisième bagage dit «  main » est autorisé à condition de ne pas dépasser 40 x 30 x 15 cm. Ces règles sont rappelées sur le site internet de la SNCF .

    « Vous devez simplement être en mesure de porter vous-même en une seule fois tous vos bagages », explique la compagnie. Une limite qui, espère-t-elle, limitera le nombre de valises oubliées qui deviennent des colis suspects et provoquent de nombreux retards.

    Les bagages hors-format ne sont pas interdits : poussette, trottinette (pliée), objets encombrants sous housse comme une paire de skis, un instrument de musique, une planche de surf, peuvent prendre le train (sauf au départ des gares espagnoles). Mais sous réserve de ne pas dépasser 90 x 130 cm. Accompagnés d’un bagage cabine et à main.

    Et les vélos ? Tous les vélos ne sont pas acceptés à bord des TGV InOui. Les vélos couchés, tandem, tricycles, cargo ou remorque sont interdits. Les vélos classiques, doivent être démontés ou pliés sous housse. Le cas échéant, le passager doit payer 10 € par vélo et par trajet, au moment de la réservation. Une double sacoche vélo, un bagage cabine et un bagage à main sont autorisés en plus.

    Et comme dans l’aérien, l’étiquetage des bagages est obligatoire. Lorsqu’un bagage semble perdu et que son propriétaire n’est pas retrouvé, la procédure Vigipirate peut être activée, entraînant parfois de longues heures d’interruption du trafic.

    Amende de 50 € à 150 €

    Les contrevenants risquent une amende de 50 €. Et si les bagages gênent la circulation dans les wagons, l’amende peut grimper à 150 €. Des mesures qui font penser aux conditions dans le transport aérien, sauf que pour loger des valises dans l’avion, le « supplément bagage » ne s’appelle pas « amende ». Mais au final, on paie quand même.

    N.A

  • Péages ferroviaires 2024-2026  : ce sera bien + 8%

    Péages ferroviaires 2024-2026  : ce sera bien + 8%

    Contesté par huit régions (1), retoqué en mars dernier par le Conseil d’Etat qui avait jugé opaque la procédure de fixation des tarifs de péages de SNCF Réseau, et estimé qu’elle ne prenait pas suffisamment en compte les contributions financières des régions (3,6Mds€ par an, hors Ile-de-France) ), le tarif des péages ferroviaires est finalement validé par le gendarme du rail.

    L’Autorité de régulation des transports (ART) donne son feu vert à la quasi-totalité des tarifs du gestionnaire d’infrastructure ferroviaire pour 2024, 2025 et 2026.  « Les dispositions tarifaires n’ayant pas été remises en cause sur le fond par le Conseil d’État », justifie le régulateur dans son avis publié le 12 septembre dernier.

    Autrement dit, ce n’est pas sur les tarifs que les juges administratifs avaient tiqué mais sur la procédure de fixation des tarifs, estiment les membres du collège de l’Autorité présidée par Thierry Guimbaud. Ils demandent toutefois à SNCF Réseau de corriger les montants des redevances de cinq régions (Normandie, Bretagne, Grand Est, État et Sud Provence‑Alpes‑Côte d’Azur), « certains paramètres de calcul devant être rectifiés »

    Au final, les péages acquittés par les entreprises ferroviaires, les Régions et l’État augmentent d’environ 8 % par rapport à 2023 et s’élèvent en 2024 à plus de 7 milliards d’euros.

    Si ces niveaux de péages demeurent plus élevés que chez nos voisins européens, reconnait le gendarme du rail, « ils s’inscrivent dans un contexte visant à assurer à terme la couverture du coût complet de gestion du réseau par les redevances d’utilisation », modère-t-il. Et « sont cohérents avec les objectifs du contrat de performance 2021-2030 conclu entre l’État et SNCF Réseau et avec l’inflation constatée » », ajoute l’ART qui appelle SNCF Réseau à améliorer ses principes de la tarification. Après la décision des juges administratifs, en mars dernier, la société du groupe SNCF qui gère et entretient le réseau ferré avait promis « d’adapter son processus de consultation pour répondre aux exigences de transparence formulées par le Conseil d’Etat ». Maigre consolation pour les régions contestataires.

    N.A

    (1) Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Hauts-de-France, Ile-de-France, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Grand-Est.
  • La RATP remonte la pente

    La RATP remonte la pente

    Les grosses difficultés de la RATP semblent derrière elle, même si tout n’est pas encore réglé. Ses problèmes de recrutement sont résolus (en particulier 250 conducteurs ont été embauchés pour les JO et au-delà) permettant d’augmenter les rotations des bus mises à mal après le Covid. Les prix de l’énergie se sont « détendus » et les négociations avec les autorités organisatrices de mobilités (en particulier avec Ile-de-France Mobilités) ont permis de « normaliser » l’indexation sur l’inflation de leurs contributions. Enfin, l’offre de transport s’est développée avec la prolongation des lignes de métro 14 et 11 et du tramway T3B. Conséquence, « une très forte dynamique de l’activité » est enregistrée sur le premier semestre, selon les termes de Jean-Yves Leclercq, directeur financier de la RATP. Le chiffre d’affaires, de 3,48 milliards d’euros, fait un bond de 10,2 % comparé à la même période de l’année précédente.

    Retour à la normale

    « Il y a un retour à la normale de la production« , commente encore le dirigeant, qui estime probable une poursuite de la progression au second semestre. La hausse de l’activité est portée à la fois par l’Epic (+8,5 %) et les filiales (+14,4 %). RATP Dev en particulier a gagné de nouveaux contrats en France et aux Etats-Unis et vu d’autres monter en puissance. Le contrat du métro de Ryad est par exemple entré en phase d’exploitation. L’activité des filiales représente désormais 27 % du chiffre d’affaires du groupe.

    Mais le résultat net part du groupe reste négatif, bien qu’en amélioration par rapport au premier semestre 2023 : 54 millions d’euros (contre 129 millions d’euros un an plus tôt). Certaines filiales restent franchement dans le rouge, reconnaît la RATP sans en donner le détail. En plus de ses difficultés à Londres (l’activité doit être vendue), RATP Dev perd de l’argent (comme ses concurrents) avec ses contrats de bus Optile en moyenne et  grande couronne. En cause, comme nous le soulignions dans un précédent article, les surcoûts dus à l’inflation et à l’énergie, la fréquentation toujours en baisse comparée à la période avant-Covid et le montant des pénalités infligées par IDFM pour manquement aux objectifs. Des causes difficilement prévisibles lorsque les objectifs ont été fixés, plaident les opérateurs d’Optile.

    Premières attributions de bus parisiens en novembre

    L’activité de RATP CAP Ile-de-France pèse aussi dans les comptes. Chargée de répondre aux appels d’offre sur le périmètre des transports parisiens qui s’ouvrent à la concurrence (13 lots de bus parisiens sont en appel d’offre), cette filiale dépense surtout de l’argent pour y répondre. En attendant de pouvoir en gagner, espère-t-elle. La décision sur trois premiers lots est attendue en novembre, le début de l’exploitation est prévue un an plus tard. Le nouveau contrat qui devrait être signé avec IDFM au milieu de l’année prochaine devra en tenir compte. Et préparer également l’ouverture à la concurrence du mode tramway qui sera entière en 2030.

    MH P


    Un niveau d’investissement record

    Les investissements ont progressé de 37 %, en atteignant 1,2 milliard d’euros sur l’Ile-de-France durant le premier semestre. Un record selon la RATP, qui l’explique par le lancement des gros projets d’infrastructures (lignes 14, 11, T3B) et par l’accélération des investissements permettant de fiabiliser l’exploitation pendant les JO. La dette s’est nettement accrue de 700 millions d’euros environ. La RATP s’attend toutefois à sa stabilisation  sur l’ensemble de l’année.

     

     

  • RATP Dev et le rêve américain

    RATP Dev et le rêve américain

    Après avoir invité la Californie sur les lignes du métro parisien le 12 septembre pour célébrer le passage du flambeau olympique à la ville de Los Angeles pour les JO 2028 (le temps d’une journée, la station Saint-Michel est devenue Malibu  Malesherbes, Santa Monica, Grands Boulevard, Hollywood Bld, etc), la RATP annonce la signature par sa filiale aux Etats-Unis de son « plus grand contrat dans l’Etat » (montant non communiqué). RATP Dev a remporté l’exploitation du système transport de Visalia, une ville de plus de 107 000 habitants, située au centre de la Californie, au sud de Fresno.

    Le contrat porte sur une durée de cinq ans, avec une option de prolongation de cinq années supplémentaires, et débute le 1er octobre. En mai dernier, RATP Dev avait remporté la gestion des transports publics de Winston-Salem en Caroline du Nord.

    N.A

  • RATP Dev déloge Keolis du réseau des transports de Caen

    RATP Dev déloge Keolis du réseau des transports de Caen

    La Communauté urbaine de Caen la mer a attribué à RATP Dev la délégation de service public pour l’exploitation et la maintenance du réseau de mobilités, Twisto. Le contrat, remporté contre le délégataire sortant Keolis, débute le 1er janvier 2025 et couvre l’ensemble des services de mobilités de l’agglomération qui compte 48 communes et s’étend au nord-est jusqu’à Ouistreham : tramway, bus, navettes de centre-ville, vélos en libre-service. Le service de voitures électriques et hybrides en autopartage (une dizaine), Twist’Auto, est exploité par Mobilize, filiale de Renault.

    Un projet d’extension des lignes du tramway, sur fer, à l’horizon 2028 est porté par la collectivité locale. RATP Dev sera toujours aux commandes du réseau des transports à cette date puisque le contrat est d’une durée de six ans.

    Depuis juin 2023, l’appli Fairtiq est opérationnelle sur les réseaux de transports en commun de Caen, du Havre, et des lignes de train Nomad entre Caen et Le Havre. Un titre unique qui permet d’emprunter tous ces moyens de transport en commun, sans avoir à prendre plusieurs billets. Elle calcule automatiquement les déplacements et facture au meilleur tarif.

    N.A

  • 17,4 millions pour rénover la verrière de la gare d’Angoulême

    17,4 millions pour rénover la verrière de la gare d’Angoulême

    Construite il y a un peu plus d’un siècle, la verrière de la gare SNCF d’Angoulême (Charente) se refait une beauté. Un investissement de 17,4 millions d’euros est engagé pour rénover cet ensemble de 3 000 m2. Si l’objectif est de « revenir à la forme d’origine avec des lanterneaux » selon SNCF Gares & Connexions, des panneaux verriers photovoltaïques pourraient être installés. Le chantier qui vient de démarrer est prévu pour s’achever en février 2026.

  • Les transports publics cherchent à recruter jusqu’à 100 000 personnes d’ici à 2030

    Les transports publics cherchent à recruter jusqu’à 100 000 personnes d’ici à 2030

    On connaissait les « Bus Tour » pour faire découvrir les métiers du transport urbain et susciter des vocations. Le secteur embraye avec un programme ultra ambitieux qui prévoit entre 82 000 et 106 000 recrutements d’ici à 2030. Et 50 000 personnes formées d’ici à 2027. L’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF) présentait le 12 septembre le programme Transformeurs : 12 millions d’euros, financés principalement par France 2030, le plan d’investissement de l’Etat. « La ligne budgétaire est sécurisée », assure Marie-Ange Debon, présidente de l’organisation professionnelle et de Keolis, filiale de la SNCF. Une bonne nouvelle à quelques semaines de la bataille du budget 2025 qui s’annonce difficile.

    Construire une offre de formation estampillée transport public

    Lauréat de l’appel à projets France 2030, volet compétences, le programme Transformeurs réunit un collectif de 28 acteurs du secteur : les deux fédérations professionnelles (UTPF et FNTV), des entreprises du transport et leurs centres de formation internes (SNCF, RATP, DB Cargo, Keolis, Transdev, Régie des transports marseillais etc.), des organismes de formation, six régions pilote, la filière industrielle etc. Objectif, construire en trois ans une offre de formation estampillée transports publics et ferroviaires. Un bac + 1 spécialisé sera créé par le Cnam, un titre de conducteur de fret ferroviaire aussi. Un module d’e learning en une heure sera proposé, et un chapiteau ambulant va tourner dans la région Centre-Val- de-Loire, pour présenter le transport public. Des pages consacrées au secteur et à ses métiers devraient faire leur apparition dans un manuel scolaire de 5e, indique Marie-Ange Debon, sans dévoiler l’éditeur.

    Tous les métiers sont concernés, beaucoup de conducteurs et de conductrices, mais aussi des agents de maintenance ou encore des ingénieurs. Et contrairement à l’aéronautique, l’automobile ou le BTP, le secteur n’a pas ses propres centres de formation, ce qui, selon l’UTPF, participe à un déficit d’attractivité. Les postes de conducteur de bus, tram ou de métro peine à séduire. Ceux de la maintenance et de l’exploitation aussi.

    Pour les JO 2024, la SNCF a réussi à recruter 17 000 CDI en deux ans, sur des métiers-clés, et 4 000 intérimaires chargés d’orienter les passagers, « un vivier qui servira à l’ensemble du groupe« , calcule Philippe Bru, DRH de l’entreprise ferroviaire. Dans le même temps, la RATP annonçait le recrutement de 250 conducteurs et de 14 000 saisonniers, plus un millier d’intérimaires, les « helpers », sur des missions d’orientation.

    Préqualifier les candidats à la formation de conducteur

    Après avoir relevé l’immense défi des JO, le transport public a plutôt bien négocié la rentrée scolaire 2024, « qui s’est nettement mieux passé que les précédentes, avec 3 000 conducteurs de cars interurbains et scolaires manquant à l’appel dans toute la France, 70% de moins qu’en 2023″, se félicite Edouard Hénaut, directeur général France du groupe Transdev. Maintenant, il s’agit de préparer les cinq prochaines années, attirer des candidats, les former, et ne pas les perdre au passage. Dans le ferroviaire, le taux de réussite de la formation est d’environ 70%, selon la SNCF. « On va faire des actions de parcours de préqualification pour limiter le taux d’échec », précise Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF.

    L’enjeu pour ce secteur confronté à une pénurie de main d’œuvre endémique, c’est de fidéliser, mener les candidats au terme de leur formation, et inverser la pyramide des âges : dans l’urbain, plus de 17% des salariés ont entre 55 et 59 ans, et plus de 10% ont plus de 59 ans. Dans le fret ferroviaire, ils sont plus jeunes, « 32 ans en moyenne chez DB Cargo« , indique par exemple Alexandre Gallo, pdg de la filiale du transporteur allemand.

    Nathalie Arensonas

  • Un appel à l’Etat après une motion de l’Ile-de-France contre le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie

    Un appel à l’Etat après une motion de l’Ile-de-France contre le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie

    La région Ile-de-France a déclenché une série de réactions outrées après son adoption, le 11 septembre, d’une motion contre la future Ligne Nouvelle Paris-Normandie. Un projet estimé à 11,5 milliards d’euros et qui doit mettre Rouen à moins d’une heure de Paris (contre 1h20 actuellement) et Le Havre à 1 h45 (2h05 aujourd’hui). Mais il est jugé « désastreux« par Valérie Pécresse, la présidente de l’Ile-de-France, pour  son impact écologique et économique « pour les communes traversées, notamment dans les Yvelines« .

    Les partisans de la LNPN appellent l’Etat à poursuivre le projet. Dans un communiqué, la Normandie estime « qu’après avoir formulé des exigences qu’elle savait impossibles à financer, Valérie Pécresse tente désormais d’enterrer, frontalement et unilatéralement, ce projet essentiel pour la Normandie« . Selon la région, « la LNPN profitera autant aux Franciliens qu’aux Normands« . Cette posture, « qui réinvente le mépris parisien envers une province fantasmée« , fait « abstraction des nombreuses études déjà menées par les partenaires du projet depuis plus de dix ans, lesquelles représentent plus de 100 millions d’euros, ainsi que des engagement pris par la Région Normandie avec notamment le cofinancement acté des études pour le saut-de-mouton de la gare Saint-Lazare et les segments prioritaires de la ligne« , poursuit-elle. De plus, « la ligne nouvelle libèrera des sillons, c’est-à-dire des capacités, au profit des trains de fret, réduisant ainsi les nuisances liées aux transports routiers, non seulement pour accompagner le développement du port du Havre, mais également pour toute la logistique et les approvisionnements propres à Paris et à l’Ile-de-France« .