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Keolis conserve l’exploitation des transports publics d’Alès
Le changement dans la continuité. Depuis le 1er janvier, Keolis poursuit l’exploitation des transports publics d’Alès (dans le Gard) mais dans le cadre d’un nouveau contrat remporté après appel d’offres. Cette nouvelle délégation de service public, d’une durée de neuf ans, doit générer plus de 120 millions d’euros cumulés. Avec l’objectif d’augmenter la fréquentation des transports publics et les recettes de 28 %.
Rebaptisé Ales’Y (il s’appelait jusqu’alors NTecC), le réseau va couvrir 25 lignes supplémentaires. Le contrat prévoit aussi le doublement de la flotte de vélos électriques, la conversion des navettes du centre-ville en 100 % électrique avec gratuité, le lancement au printemps d’un réseau de covoiturage et enfin la mise en service de 50 trottinettes électriques pour permettre aux “covoitureurs” d’effectuer les derniers kilomètres jusqu’à leur destination finale.

Feu vert pour le BHNS à Bordeaux
La métropole bordelaise pousse un ouf de soulagement. Son projet de BHNS (bus à haut niveau de service) vient, quatre ans après, de recevoir un avis favorable de la commission d’enquête qui avait été saisie pour vice de forme.
Ce seront des bus-trams 100% électriques entraînant zéro émission. Ils relieront Saint-Aubin-du-Médoc à la gare Saint-Jean. Ce secteur nord-ouest est un point d’entrée difficile pour rallier le centre-ville de Bordeaux aux heures de pointe. Le trajet de 21 kilomètres s’effectuera en moins d’une heure. Le bus-traim desservira les communes de Mérignac, Eysines, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles et le Taillan-Médoc et sera en connexion directe avec d’autres modes de transport tout au long du parcours. Autre bénéfice, il peut se déplacer tantôt sur des voies réservées en site propre, tantôt en « site partagé » avec d’autres véhicules dans les secteurs non congestionnés. Outre sa rapidité, sa régularité, son confort, il a surtout un coût inférieur à celui du tramway, estimé à 154, 6 millions d’euros hors taxes.
Les stations, moins nombreuses, seront distantes de cinq cents mètres. Deux parcs relais sont prévus. Il circulera avec une fréquence de cinq minutes aux heures de pointe sur le parcours gare de Bordeaux-Saint-Jean – Saint-Médard-en-Jalles.
Le chantier doit démarrer en 2021, par les travaux réseau suivis des travaux d’infrastructure. La mise en service est programmée pour 2024.
Mais déjà une polémique enfle quant au nombre de voyageurs quotidiens qui seraient transportés. Entre les chiffres annoncés et ceux plus pessimistes des détracteurs, il semble que 40 000 voyageurs soit un chiffre raisonnable.
F.-X. POINT

Selon le Cerema, la baisse de la vitesse à 80 km/h aurait sauvé 331 vies
Les élections régionales à venir pourraient relancer les débats sur la pertinence de l’abaissement de la vitesse sur les routes. Le Cerema, qui a récemment publié un bilan sur la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes, apporte des éléments statistiques et des réponses techniques.
Les départements n’ont pas fini d’en débattre. Le 1er juillet 2018, le gouvernement a décidé de baisser la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central. Depuis décembre 2019, la loi d’orientation des mobilités permet aux présidents de conseils départementaux de revenir à la situation antérieure, après avis des experts de leurs commissions départementales de la sécurité routière. La Corrèze est revenue à 90 km/h dès février 2020. Une trentaine de départements ont franchi le pas. Dernier changement en date, la Dordogne a annoncé le 30 décembre le retour aux 90 km/h sur 287 kilomètres de routes, qualifiées d’ »axes structurants », dans l’objectif « d’améliorer la fluidité de la circulation en toute sécurité ». Nul doute que ces mesures feront l’objet de nouvelles promesses lors des élections régionales et départementales, au mois de juin.
Un gain de 700 millions d’euros sur un an
En juillet 2020, un rapport d’évaluation du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) consacré à l’abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h a établi une série d’observations statistiques et de réponses techniques. Le rapport a dressé un constat flatteur pour les défenseurs de la réduction de la vitesse : sur la base d’évaluations menées entre juillet 2018 et décembre 2019, avant la crise sanitaire et le confinement, les auteurs ont relevé une une baisse de 3,3 km/h sur les vitesses moyennes pratiquées sur les routes concernées.
Selon le Cerema, l’impact de la mesure correspondrait à « une baisse de 12 % du nombre de tués sur le réseau considéré, hors autoroute et hors agglomération, par rapport au reste du réseau routier français« . Soit une baisse de 331 tués, par rapport à la période de référence choisie entre 2013 et 2017. Le Cerema rappelle aussi que la mesure n’a pas été totalement respectée par les automobilistes : en décembre 2019, 58 % des conducteurs de véhicules légers circulaient encore au-dessus de 80 km/h dont 35 % entre 80 et 90 km/h. L’étude pointe enfin « un bilan socio-économique positif montrant l’efficience de la mesure » avec gain estimé de 700 millions d’euros sur une année, en comparant 2017 et 2019. Pour ce dernier calcul, le Cerema a procédé à une monétarisation théorique des allongements de temps de parcours subis par les automobilistes (entre 715 et 917 millions d’euros) et évalué à 0,2 % la baisse des consommations de carburant. Les auteurs estiment que « les consommations de carburant sont directement liées aux vitesses des véhicules » mais d’autres arguments techniques, qui établissent que le surcroît de consommation intervient en phase d’accélération et de relance, et que le régime de rotation des moteurs thermiques n’est pas forcément adéquat à 80 km/h, n’ont pas été entendus.
Olivier Mirguet

La nouvelle génération de rames de S-Bahn entre en service à Berlin
Même si l’heure n’était pas vraiment à la fête dans le contexte sanitaire actuel, le passage à la nouvelle année 2021 a été marqué sur le réseau de S-Bahn berlinois par la mise en service de la première rame de la nouvelle génération (BR 483/484), produite par le consortium regroupant Siemens et Stadler dans l’usine de ce dernier située dans l’arrondissement berlinois de Pankow. Au total, ce consortium devra livrer 21 éléments bicaisses (36,8 m) et 85 éléments quadricaisses (73,6 m) d’ici la fin 2023, en vue d’équiper les lignes S47, S46 et S8, ainsi que la Ringbahn (Petite ceinture), desservie par les lignes S41 (sens des aiguilles d’une montre) et S42 (sens trigonométrique).
Alimenté en 750 V continus par troisième rail depuis plus de 90 ans, le réseau S-Bahn de Berlin est en quelque sorte le « super métro » de l’agglomération. Et ses nouvelles rames présentent de nombreuses caractéristiques d’un métro (dimensions, accélération), mais avec des caisses très larges (3,14 m) pour des places assises à 2+2 de front. Chaque voiture présentera en outre 10 strapontins et les voyageurs retrouveront dans chaque rame des espaces aménagés pour les vélos et les personnes à mobilité réduite, ainsi que la climatisation, pour la première fois dans le S-Bahn de Berlin. Alors que le système d’information est très innovant, indiquant l’heure d’arrivée prévue à chaque arrêt, on retrouve le même nombre de portes que sur les modèles précédents, soit trois fois deux vantaux par côté sur chaque caisse.
P. L.

La ligne A du tram d’Angers détournée en attendant les lignes B et C
Pendant les deux prochaines années, le « tram arc-en-ciel » d’Angers ne traversera plus le centre-ville historique via l’itinéraire ouvert en juin 2011. Depuis le 4 janvier, la ligne A du réseau d’Angers Loire Métropole emprunte un nouveau tronçon de plus d’un kilomètre sur les boulevards, entre l’université Saint-Serge et Foch/Maison-Bleue. Trois stations sont desservies sur le nouvel itinéraire : Saint-Serge/Université, repositionnée sur le boulevard Ayrault, alors que deux nouveaux arrêts ont été créés, à proximité du Centre de congrès et de l’Hôtel de Ville. Ce détournement de la ligne A, après deux ans de travaux, est la première étape du remaniement du réseau angevin, qui doit voir la mise en service des lignes B et C en 2023. C’est alors que les trams de la ligne C pourront emprunter le tronçon de 2011 via les places du Ralliement et Molière, l’arrêt desservant cette deuxième place devant être déplacé. En attendant, la navette électrique Baladine d’Irigo assure gratuitement la jonction entre la place Molière, la place du Ralliement et la station Foch/Maison-Bleue, de 7 h 30 à 19 heures en semaine et de 9 heures à 19 h 30 le week-end.
P. L.

Rive droite du Rhône : réouverture partielle pour les voyageurs fin 2021
Après 46 ans de fermeture au trafic voyageur, les 83 km de ligne de la Rive droite du Rhône entre Nîmes et Pont-St-Esprit rouvriront via la gare de Bagnols-sur-Cèze fin 2021, soit quatre ans avant les premières prévisions de la SNCF. Cette ligne, où circulent du fret et parfois des TGV, est l’une des six lignes dont la réouverture aux TER avait été identifiée comme prioritaire lors des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité de 2016. Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, qualifie cette réouverture anticipée de « véritable exploit », SNCF Réseau ayant estimé initialement le projet entre 84 et 109 M€ (dont 38 à 50 M€ pour les passages à niveau) avec une mise en service en 2026.
La réouverture est partielle, avec dans un premier temps une ligne Avignon – Pont-St-Esprit, financée à 100 % par l’Occitanie (5 M€), et l’utilisation de la gare Remoulins (proche du Pont du Gard) pour des trains événementiels. « Les trains ne desservent pas commercialement les gares intermédiaires entre Avignon, Bagnols-sur-Cèze et Pont Saint-Esprit, ne font pas un direct jusqu’à Nîmes comme nous l’avions demandé, mais ils permettent le retour des voyageurs sur la Rive Droite, avec une perspective de desserte de toutes les gares pour 2025-2026 », se réjouit Jean-Luc Gibelin, vice-président en charge des mobilités et des infrastructures de transports, qui a mené à bien ces « longues négociations » avec SNCF Réseau.
En parallèle, deux projets de pôles d’échanges multimodaux à Bagnols-sur-Cèze et Pont-St-Esprit ont avancé, portés par l’agglomération du Gard rhodanien avec l’appui de la Région. « L’avancement des PEM a eu un effet de levier sur la réouverture de la ligne », estime l’élu régional. La région Auvergne-Rhône-Alpes, sur une demande citoyenne, a poussé de son côté pour la réouverture de la partie nord de la ligne. « Nous avons eu plusieurs réunions interrégionales avec les SNCF et nos deux régions, raconte Jean-Luc Gibelin. Avec 900 000 € de la région Occitanie et 600 000 € de la région Aura, nous souhaitons que la SNCF fasse une étude pour la partie entre le Teil et Pont-St-Esprit. »
C. S.

Le renouveau de la gare de La Rochelle
C’est un projet datant de 1995 qui se concrétise enfin. Il aura fallu attendre en effet un quart de siècle pour que le pôle d’échanges multimodal de La Rochelle soit sur les rails. Une création qui représente un enjeu pour l’évolution des modes de déplacement, dans un espace entièrement réorganisé. Aujourd’hui, tous les obstacles ayant été levés, le maire Jean-François Fountaine peut se féliciter du lancement des travaux, faisant sien l’adage « Tout vient à point à qui sait attendre ».
Ce pôle d’échanges qui entraîne automatiquement des aménagements importants, un bouleversement des habitudes, permettra à terme de relier les quartiers sud, ceux de Tasdon et Villeneuve-les-Salines d’une part et le centre-ville d’autre part. Au cœur du dispositif, la gare et la qualité architecturale du bâtiment. Réalisation majeure, une grande passerelle enjambera l’ensemble des emprises ferroviaires pour relier les deux parvis. Côté nord il sera totalement réaménagé et agrandi, tandis qu’un nouveau sortira de terre au sud, sur des parcelles délaissées qui appartenaient à la SNCF. « La passerelle sera forcément un lien, estime Jean-François Fountaine. L’aménagement vise à rapprocher la gare du vieux port, à valoriser les espaces verts, à donner la priorité aux déplacements doux, à mettre en valeur le patrimoine architectural ».
Une vaste esplanade réservée à la marche et au vélo
Initialement prévus au cours du premier trimestre et reportés en raison de la crise sanitaire, les chantiers ont débuté en août. Au sud par des travaux de génie civil, au nord par la création de réseaux souterrains sur le boulevard Joffre mis provisoirement à une voie, en gare par des travaux préparatoires consistant à raccourcir trois voies et à déposer les coupons de rails à hauteur des futurs piliers de l’ouvrage d’art.
Le parvis va devenir une vaste esplanade réservée aux piétons et aux vélos, seul le dépose-minute étant autorisé pour les véhicules automobiles. Les amoureux de la petite reine auront à disposition un parking vélos jouxtant la station Yelomobile et les vélos en libre-service. Depuis la gare, la continuité piétonne sera facilitée jusqu’à l’Espace Encan, aquarium et Musée Maritime distants de 300 mètres.
La passerelle, de forme élancée, donnera une apparence de légèreté. Longue de 120 mètres, large de 4, équipée d’ascenseurs permettant l’accès aux quais, elle constitue la réalisation la plus importante. Accessible au sud par une rampe en pente douce et au nord par un très large emmarchement, cet ouvrage d’art est conçu par les ateliers Lion Associés et Marc Mimram architecte et associés, à qui l’on doit le pont de la Palombe surplombant les voies ferrées au sud de la gare de Bordeaux.
Elle est destinée aux piétons ou cyclistes prenant le train ou aux simples visiteurs se rendant en ville. De chaque côté des voies, un local sécurisé pour les vélos est prévu.
Le chantier s’accompagne aussi d’une reconfiguration des abords de la gare, avec la création d’une nouvelle rue « de la gare », un lieu direct avec la requalification de l’îlot Joffre et du quartier Rompsay.
C’est au sud que la nouvelle gare routière, proche du marais de la Moulinette, prendra place, desservie par les bus YELO, les cars régionaux et les cars longue distance.
A terme un parking pour voitures de 250 places remplacera le parking provisoire de 90 places qui va être construit à l’est de la gare.
L’ensemble du projet doit être livré au cours du premier trimestre 2022. Pas moins de huit partenaires – Europe, Etat, Région, Département, Communauté d’agglomération, Ville de La Rochelle, SNCF Réseau et SNCF gares et connexions – en assurent le financement d’un montant de 38 M€, dont 12 M€ pour la seule passerelle.
F.-X. POINT
Une gare-campanile
La gare de La Rochelle fait songer à une page de Simenon dans un livre de Pierre Loti. Tradition maritime oblige, son campanile, haut de 45 mètres, se dresse tel un phare, point de repère évident. Il inscrit l’édifice dans la Ville et son tissu urbain, tout en affirmant sa propre identité. L’architecture du bâtiment est anachronique, inspirée du style néorenaissance pour la structure et empruntée à l’Art Déco pour les détails d’ornementation. En 1984, le bâtiment a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques et les fresques du hall classées.
Le programme des travaux en gare comprend des opérations de renouveau et de sécurisation qui vont se dérouler au sein du bâtiment voyageurs. La restauration du hall débutera début 2021. L’état du clocher du campanile impose une intervention afin de préserver et valoriser le patrimoine historique qu’il représente. Un important chantier, comprenant la mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou présentant un handicap, lié à un programme de mise en conformité des passages souterrains, de l’éclairage et de la sonorisation va s’étendre sur un an. Enfin, au fur et à mesure de l’avancée des travaux, les équipements de la gare qui accueille 2 millions de voyageurs par an, seront modernisés.
F.-X. P.

Clermont-Ferrand choisit le BHNS pour agrandir son réseau
Le tramway de la ligne A vient tout juste de fêter son premier anniversaire, que la métropole de Clermont-Ferrand a annoncé en décembre un nouveau réseau à l’horizon 2026. Le projet, baptisé InspiRe, commencera par une phase de concertation, qui s’ouvrira le 11 janvier et durera jusqu’au 31 mars.
Deux nouvelles lignes structurantes sont prévues, les lignes B et C, sur lesquelles le réseau de bus devrait « rabattre » les usagers. Leur particularité ? Ce seront des bus à haut niveau de service (BHNS), et non pas des tramways comme sur la ligne A. « C’est un choix de bon sens. Le projet InspiRe coûtera 280 millions, pour 27 kilomètres de lignes qui desserviront les écoles, les facultés, les pôles économiques, culturels, l’aéroport, la gare SNCF, etc. », explique Olivier Bianchi, le président de Clermont Auvergne Métropole.
InspiRe desservira 70 000 habitants de la métropole, 43 % des emplois et un tiers de ses étudiants. L’offre du futur réseau sera augmentée de 20 %, répartie entre 1 million de kilomètres supplémentaires chaque année sur les lignes B et C et 1 million sur le reste du réseau de bus urbain.
L’objectif est ambitieux : il s’agit d’augmenter la fréquentation des transports en commun de 50 % et de faire baisser l’usage de la voiture. Car aujourd’hui, 73 % des déplacements domicile-travail se font en voiture. A terme, chaque commune de la métropole sera à 30 minutes du cœur urbain et chaque habitant à 30 minutes des services essentiels. L’amplitude horaire des lignes des BHNS sera de 20 heures par jour, de 5 heures à 1 heure, et la fréquence fixée à 1 bus toutes les 6 minutes. Les BHNS devraient pouvoir circuler à la vitesse de 20 km/h en moyenne, et garantir ainsi des temps de trajet équivalent à la voiture.
Le projet inclut également une refonte de l’espace urbain, de “façade à façade “, avec la plantation de 1 000 arbres. De plus, une piste cyclable courra le long des lignes de BHNS afin de proposer « la perspective d’une métropole plus accessible à tous et plus respectueuse de l’environnement », explique le document de présentation du projet.
Dans le même esprit, les BHNS seront à zéro émission, même si le choix du matériel n’est pas encore arrêté. « Ce pourrait être de l’électrique ou de l’hydrogène ou une autre technologie à venir », précise François Rage, président du SMTC et premier vice-président de Clermont Auvergne Métropole. « L’appel d’offres que nous avons lancé est très ouvert afin d’avoir un plus grand choix. Nous avons fait des visites à Pau et à Lens, par exemple, pour découvrir leur matériel », ajoute-t-il. L’achat de matériel représentera 15 % du budget total et le nouveau dépôt, 11 %. Quant à l’aménagement de la voirie pour les BHNS, il concernera 31 % du budget.
Les travaux devraient débuter en 2024, pour une mise en service en 2026.
Yann Goubin

Lyon va doubler son budget transport à plus de 2,5 milliards d’euros
Le Sytral (Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l’Agglomération Lyonnaise) a adopté ce 17 décembre son plan de mandat pour 2021-2026 dont le budget atteint 2,55 milliards d’euros, soit le double du précédent : « un budget historique et très ambitieux pour des solutions alternatives à la voiture individuelle et contre l’étalement urbain » a plaidé Bruno Bernard, président (EELV) du Sytral et de la métropole de Lyon.
Parmi une dizaine de projets structurants, le tramway se taille la part du lion avec 875 millions d’euros d’investissements et quatre nouvelles lignes (25 km supplémentaires) avec T6 (nord est Lyon-Villeurbanne), T8 (Bellecour-Part Dieu), T9 (Vaulx en Velin-Villeurbanne) et T10 (gare de Vénissieux-Saint-Fons-Lyon Gerland). L’enveloppe budgétaire prévoit également l’achat de 40 rames de 43 mètres permettant d’augmenter la capacité de 30% à partir de 2025.
Le plan investira 535 millions d’euros dans le réseau de bus, principalement dans le renouvellement du parc avec des matériels équipés des dernières technologies électriques et GNV. 400 bus au total seront ainsi mis progressivement en service dès 2021. Trois lignes viendront renforcer le maillage actuel : une ligne forte de bus à haut niveau de service à l’est, sur l’axe Lyon Part-Dieu, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Bron, Chassieu, soit 20 km ; et les deux lignes express symboliques du réaménagement de l’autoroute A6/A7 sur environ 30 km en voies métropolitaines M6/M7. Ainsi, la 10E (au nord) pour relier Dardilly à Lyon/gare de Vaise et la 15E (au sud) entre Lyon-Bellecour et la gare de Givors/Yvours.
Côté métro, il n’y aura pas de lancement de ligne nouvelle d’ici 2026, mais la mobilisation sera tout de même de 683 millions d’euros. D’une part, pour mener à bien le chantier du prolongement du métro B (Oullins-Saint-Genis-Laval) qui ouvrira fin 2023, d’autre part pour la modernisation du réseau avec 30 nouvelles rames automatiques, des voitures plus performantes et à plus grande capacité, la sécurisation des rames et des stations, etc. Toutefois, quatre projets de métro (3 prolongements et une création de ligne représentant en tout 30 km environ) seront mis en débat avec les habitants pour en choisir un (ou deux ?). « On va comparer ce qui est faisable, je n’ai aucune préférence personnelle » soutient Bruno Bernard.
L’investissement le plus innovant –et conséquent (160 millions d’euros)- concernera la première ligne de transport par câble de 5,6 km au sud-ouest de Lyon, entre Gerland et Francheville prévue fin 2025 pour plus de 20 000 voyageurs/jour. Précision importante, le plan « Destination 2026 » du Sytral inclut une clause de revoyure en 2023 destiné à faire le point sur l’impact de la crise du covid-19, de ses effets économique, du soutien de l’Etat et des relations avec la région sur « le RER à la lyonnaise ». Les pertes en 2020 avoisinent 140 millions d’euros (-116 millions d’euros de billetterie, -20 millions de Versement mobilité) alors que Bruno Bernard n’envisage pas un retour à la normal avant 2023.
Claude Ferrero

Toulouse voit grand pour ses transports
La grande agglomération toulousaine est au cœur d’un des plus vastes chantiers de transports en commun de France, prévu par son Projet Mobilités 2020.2025.2030 : doublement de la capacité de la ligne A du métro début 2020, téléphérique attendu pour mi-2021, prolongement du tramway réalisé vers le parc des expositions, neuf lignes de BHNS Linéo déjà en service avec trois nouvelles programmées, et 3e ligne de métro dont le chantier sur 27 km devrait démarrer fin 2022.