RATP : une année faste pour les filiales

Pour la deuxième année consécutive, le groupe RATP dégage un cash-flow positif et poursuit la diminution de sa dette…  Les résultats du transporteur francilien affichent une remarquable stabilité : en 2014, un CA consolidé de 5,25 milliards d’euros, en hausse de 3,4 % par rapport à 2013 ; un Ebit à 516 millions (il était de 515 millions en 2012) et un résultat net part du groupe à 298 millions, contre 293 l’année précédente. « Malgré un contexte économique difficile en 2014, le groupe RATP a fait preuve d’une dynamique remarquable,a commenté Pierre Mongin, le PDG en les présentant à son conseil d’administration le 13 mars. Les résultats de l’exercice, fruit d’une gestion rigoureuse, ont permis de dégager une capacité d’autofinancement consolidée qui tangente le milliard d’euros pour la première fois de l’histoire du groupe ».Cette dernière se monte en effet à 990 millions, soit 79 de mieux qu’en 2013, tandis que l’endettement (5,02 milliards) baisse de 163 millions.

Si sur son périmètre historique, l’Ile-de-France, la RATP enregistre un trafic voyageurs en hausse de 3 % – atteignant 3,228 milliards de voyages, grâce notamment à l’extension du réseau tram – et a pu investir 158 milliards en modernisation et renouvellement des infrastructures et du matériel roulant, c’est dans RATP Dev que se niche une bonne part de la réussite. Les filiales apportent désormais 17,4 % des revenus du groupe. Une contribution qui a triplé en six ans. RATP Dev, qui réalise désormais 70 % de son activité à l’étranger, a mis en service le tramway de Tucson, (tandis que celui de Washington DC a été reporté) ; lancé une nouvelle activité de bus touristiques à New York et inauguré le métro de Mumbai. Au Royaume-Uni, elle a acquis deux sociétés de bus. Au Moyen-Orient, elle a signé avec son partenaire Saptco un important contrat pour la création et l’exploitation d’un réseau de 1 000 bus à Riyad, et attend l’appel d’offres pour le futur métro de la capitale d’Arabie saoudite. A l’international, RATP Dev vise « un taux de croissance au moins égal à celui de 2014 avec de nouveaux appels d’offres à Riyad, Singapour et Manille »,a précisé Pierre Mongin.

En termes de perspectives, la RATP ambitionne de s’imposer comme acteur majeur du Grand Paris. Satisfaite de ses indicateurs – « pour le métro, 12 lignes sur 14 dépassent l’objectif de production aux heures de pointe »,assure-t-elle – elle doit encore améliorer la régularité des RER. « De nombreux défis restent à relever, notamment en matière d’information voyageurs en situation perturbée imprévue, ou de régularité sur le RER A qui, bien qu’en progression (à 84,8 %), demeure insuffisante »,reconnaît-on. 2015, c’est l’année de la renégociation du contrat avec le Stif. La RATP fait passer un message : arguant de l’efficacité obtenue, elle souhaite « rester  dans un cadre globalement homogène ».Il n’est pas dit que l’autorité organisatrice francilienne soit sur la même ligne…

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