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L’Etat modernisera les quatre lignes TET structurantes… et laissera tomber les autres
Le mandat du préfet François Philizot est clair : chargé par Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports, de faire le tour des régions, il leur a expliqué qu’à l’avenir, le gouvernement ne subventionnera plus que les quatre lignes structurantes… align= »justify » class= »western » style= »margin-bottom: 0cm; line-height: 100% »>
définies par le rapport Mobilité 21 du député socialiste Philippe Duron : Paris – Limoges – Toulouse, Paris – Clermont, Transversale Sud Bordeaux – Toulouse – Marseille, Paris – Caen – Cherbourg.
Pour les autres liaisons, le choix est simple : soit les régions les reprennent et dans ce cas une négociation peut s’ouvrir pour déterminer dans quelle mesure l’Etat peut apporter son aide financière. Soit les liaisons ferrées sont purement et simplement abandonnées.
Pour l’heure, seule la Normandie a pris clairement position en affirmant vouloir prendre en charge la gouvernance de tous les trains Intercités assurant les liaisons avec Paris en échange de matériel neuf. La région estime que l’Etat doit lui verser entre 600 et 700 millions d’euros en contrepartie et se montre optimiste sur la suite des discussions.
Quelle sera l’attitude des autres régions ? Pas sûr qu’elles suivent l’exemple de la Normandie. Il est probable qu’elles seront nombreuses à adopter l’attitude de l’Aquitaine–Limousin–Poitou-Charentes beaucoup plus circonspecte. Son vice-président chargé des Transports, Renaud Lagrave, explique cette prudence en raison du flou qui entoure les conditions de réalisation des lignes TER. « Nous avons beaucoup de difficultés à connaître le détail des coûts de fonctionnement ligne par ligne », nous indique-t-il, en s’interrogeant sur le déficit de ces lignes. D’où la difficulté de savoir s’il est raisonnable ou pas de les reprendre. « Nous voulons aussi savoir quel est le montant financier que l’Etat est prêt à mettre sur la table », ajoute-t-il.
De nombreuses fermetures de lignes ne sont donc pas à exclure, ce qui devrait provoquer la colère des syndicats de cheminots et des usagers. Le tout sur fond de négociations sociales sur le temps de travail dans le secteur ferroviaire… Un calendrier compliqué alors qu’Alain Vidalies s’est déjà engagé sur une date : on devrait connaître le sort de chaque ligne avant le 1er juillet.
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