Bourgogne : la région s’interroge sur l’achat de matériel

Commandera ? Commandera pas ? Lors de la séance… plénière du Conseil régional de Bourgogne, le 26 juin, le Conseil économique, social et environnemental (Ceser), s’est auto-saisi de la question du renouvellement du matériel ferroviaire. André Fourcade, membre de la commission Transport du Ceser, craint que « les restrictions des dotations de l’Etat aux collectivités contraignent la région Bourgogne à abandonner  la commande de 13 rames TER Regio 2N de Bombardier ».

Impossible, rétorque Michel Megnut, 1er vice-président du Conseil régional, en charge des finances. « Il n’y a pas d’annulation de commande, tout simplement parce qu’il n’y a pas eu de commande ». Tout juste le vote, par les élus du Conseil de Bourgogne, lors de la séance des 13 et 14 janvier, d’un investissement de 180 millions correspondant au montant pour 13 rames. « C’est pour budgétiser une dépense future », explique Michel Megnut. « Mais la commande n’a pas été faite. Nous sommes en train d’étudier toutes les possibilités. L’achat de13 rames, ou de 23 ou la rénovation du matériel ancien ».

Cette option coûterait 50 millions d’euros pour prolonger la vie des Corail. « Les élus auront tous les éléments en main pour prendre la décision en octobre, en plénière », assure Michel Megnut. Y compris des données sur une baisse de la fréquentation des TER dans la région en 2013  « de 2 % comme  dans les autres régions », affirme le vice-président, en rappelant que les TER de Bourgogne ont, les années précédentes, affiché une hausse de 10 %, "mieux que les autres ».

De son côté, André Fourcade s’étonne que les chiffres de fréquentation habituellement fournis par la SNCF en juin, ne seront dévoilés qu’après la rentrée. Il serait de -3,2 % de voyageurs-km. Quant aux recettes, elles seraient en baisse de 4 % sur les six premiers mois de l’année. Ce qui traduirait un baisse du nombre d’abonnés, un phénomène classique en cas de crise économique, lorsque les usagers se reportent sur titre à l’unité, pour éviter de payer d’avance, et s’assurer de ne payer que les trajets dont ils ont besoin. La baisse de la fréquentation s’expliquerait aussi par la concurrence du covoiturage sans que le Conseil régional ou Ceser ne donne de chiffres de report modal.
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