Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Ces nouveaux hauts-parleurs qui peuvent diffuser des messages personnalisés

    Ces nouveaux hauts-parleurs qui peuvent diffuser des messages personnalisés

    « Dans les transports, les messages sonores cherchent avant tout à s’adresser au plus grand nombre », rappelle Ilan Kaddouch, le CEO (PDG) de la start-up Akoustic Arts. C’est pourquoi Akoustic Arts a planché sur un système permettant de s’adresser à un ou des voyageurs en particulier pour leur donner des informations personnalisées. La société propose son enceinte B, deuxième version de ce haut-parleur capable de projeter du son comme un rayon de lumière concentré, ou comme dans un casque ou des oreillettes.

    C’est le fruit de plus de dix ans de recherche avec des applications multiples. Dans les transports, ces enceintes, de la génération précédente, la A, ont été installées sur les quais de la station de métro lyonnais Charpennes à Villeurbanne. L’entreprise Roiret Transport, une filiale de Vinci, y a posé pour les TCL, une série d’enceintes tout au long du quai.

    Des messages pour les voyageurs trop près du bord des quais

    Elles ont été fixées à côté de l’éclairage et diffusent dans un faisceau d’une trentaine de centimètres, un message d’alerte prévenant les voyageurs qui sont trop près du bord du quai, et seulement eux, de l’entrée d’un train en gare. En ne prévenant que les voyageurs qui courent un risque immédiat, l’opérateur évite de surcharger la gare de messages audio, dans un lieu déjà bruyant.

    Cette innovation pourrait potentiellement être utilisée dans toutes les gares ferroviaires ou dans des stations. Des consignes pourraient être diffusées pour rappeler d’attendre la sortie des voyageurs d’une rame avant d’y embarquer et de se placer de part et d’autre des portes pour laisser les voyageurs partir.

    En 2014, Akoustic Arts avait participé au prototype d’abris de bus Osmose pour la RATP devant la gare de Lyon à Paris. Les enceintes de la start-up étaient dirigées vers les sièges de l’abri pour que les voyageurs, installés dos à l’afficheur, soient prévenus de l’arrivée d’un bus et de son numéro de ligne.

    Ce dispositif peut aussi servir aux voyageurs en situation de handicap. La « douche » sonore pourrait être signalée aux voyageurs malvoyants par un marquage podotactile.

    Des enceintes surtout utilisées dans le secteur culturel

    « A ce stade de développement de notre enceinte, nous sommes capables de diffuser un message personnalisé à chaque voyageur assis à sa place », assure Ilan Kaddouch. Pour le prévenir que la prochaine gare est sa destination, lui rappeler que sa carte de réduction expire bientôt, lui souhaiter son anniversaire le jour adéquat, ou le prévenir que sa commande effectuée en ligne est prête et peut être récupérée au bar. « Mais personne ne nous a encore demandé ces applications », poursuit Ilan Kaddouch. « Nous sommes une petite équipe, avec notamment des commerciaux. Nous ne pouvons couvrir tous les domaines d’activité. C’est pour cela que nous travaillons avec des intégrateurs qui eux proposent nos solutions à des clients finaux, les installent ou les font installer. Ils connaissent les cas d’usages et peuvent même en suggérer de nouveaux en discutant avec leurs clients. A nous de répondre ensuite à leurs demandes. »

    Pour l’instant, les applications des enceintes d’Akoustic Arts sont surtout présentes dans le monde culturel, dans des musées ou des galeries d’art pour diffuser un message lié à une œuvre. La start-up travaille aussi avec Renault, en recherche et développement, pour adresser des messages aux automobilistes concernant la sécurité et la route.

    Les enceintes directionnelles sont également utilisées dans la publicité. Il y a quelques années, un fabricant coréen de téléviseurs avait installé, dans le hall de la gare de Lyon à Paris, à plusieurs mètres de hauteur, un modèle très grand format, qui diffusait le son par une série d’enceintes dirigées vers le bas. En passant sous le téléviseur géant, le voyageur traversait une sorte de rideau de sons. L’occasion pour les ingénieurs d’Akoustic Arts de prouver que leur innovation résiste au bruit ambiant d’une gare.

    Yann Goubin

  • La SNCF commande 15 TGV M supplémentaires pouvant circuler en Europe

    La SNCF commande 15 TGV M supplémentaires pouvant circuler en Europe

    Face à la forte reprise du trafic et sans doute aussi pour conquérir de nouveaux marchés en Europe, la SNCF renforce son parc de TGV. La compagnie vient de commander 15 TGV de nouvelle génération (gamme Avelia Horizon d’Alstom) qui s’ajoutent aux 100 rames déjà prévues dans une commande signée en juillet 2018 pour 3 milliards d’euros dans le cadre d’un partenariat d’innovation. La SNCF et Alstom s’étaient en effet entendus pour concevoir ensemble le « TGV du futur », d’abord appelé TGV 2020, puis rebaptisé par la compagnie TGV M. Cette nouvelle commande représente près de 590 millions d’euros, précise le constructeur.

    La tranche optionnelle levée aujourd’hui par la SNCF « porte sur la version quadritension de la nouvelle génération de trains à très grande vitesse, qui correspond aux besoins de circulation européenne », indique Alstom dans un communiqué. En clair, alors que les 100 rames précédemment commandées fonctionneront en bitension, donc rouleront plutôt sur le marché français (ou similaire), les 15 rames supplémentaires pourront utiliser 4 tensions  (25 kV 50 Hz, 1500 V CC, 3 kV CC, 15 kV 16,7 Hz) et donc aller sur une grande partie des réseaux européens, notamment ceux de pays limitrophes à la France (Allemagne, Espagne, Italie, Bénélux… )

    Les premiers TGV M doivent commencer leur service à partir de 2024, puis les livraisons s’échelonneront sur dix ans. Ces trains seront équipés  d’un nouveau nez de TGV, avec étrave plus résistante aux chocs et dont l’aérodynamique contribuera, avec l’éco-conduite et la récupération d’énergie de freinage à la caténaire, à réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 20 % par rapport aux générations précédentes de TGV.

    Ils pourront transporter 20 % de voyageurs en plus que les TGV actuels (dans sa configuration maximale, une rame pourra embarquer jusqu’à 720 personnes du fait des motrices plus petites, offrant plus de place) et devraient ainsi contribuer à atteindre l’objectif de Jean-Pierre Farandou de doubler la part du ferroviaire d’ici à 2030.

    MH P

     

     

  • La gare de Saint-Michel Notre-Dame fermée 4 mois pour travaux

    La gare de Saint-Michel Notre-Dame fermée 4 mois pour travaux

    Il était temps! Depuis son interconnexion en 1989 avec le RER B, la gare de Saint-Michel Notre-Dame, également desservie par le RER C et les lignes 4 et 10 du métro parisien, n’avait pas bénéficié de travaux d’envergure. C’est pourquoi à partir du 31 août, et pendant quatre mois, la huitième gare française en terme de trafic, avec ses 32 millions de voyageurs par an, va fermer pour travaux. L’objectif principal est « d’améliorer significativement le parcours du voyageur dans la gare« , expliquent dans un communiqué commun Ile-de-France Mobilités et Gares & Connexions. Et de préciser : « Les travaux permettront d’augmenter la visibilité de la gare et la lisibilité de ses accès depuis l’espace public. Ils faciliteront l’orientation des voyageurs(vers les quais et les espaces de service), amélioreront l’accessibilité, la sécurité et le confort en gare, tout en valorisant l’architecture historique du site« .

    La première phase de travaux s’achèvera à l’été 2023, soit un an avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris. « La fin des travaux interviendra post-ouverture début 2023 avec notamment la mise en service des 2 escaliers mécaniques et de l’ascenseur« , ajoute le communiqué.

  • Le train du rugby en tournée en France

    Le train du rugby en tournée en France

    Parti le 21 juillet, un train du rugby parcourt actuellement la France, un peu plus d’un an avant le coup d’envoi, le 8 septembre 2023, de la Coupe du monde du rugby qui doit être organisée dans notre pays. Après une escale à Lille, il a circulé le long du front de mer, Le Touquet, Amiens, Deauville, Rennes, Saint-Malo, Brest, Vannes, Tours, Nantes, La Rochelle, Angoulême et Bordeaux, où il a fait escale du 13 au 15 août. Puis il a rejoint Dax les 16 et 17 août et était ensuite attendu à Bayonne les deux jours suivants*. Pas moins de 11 000 kilomètres doivent être parcourus par ce train, avec 51 villes visitées pendant 114 jours, la dernière étape étant la gare de Lyon à Paris le 12 novembre.

    Déjà, lors de la Coupe du monde de 2007, un premier train du Rugby avait été créé au Technicentre Industriel de Périgueux (Dordogne). Ce nouveau train spécial, nommé le « France 2023 Rugby Tour by SNCF », a été coconstruit avec la SNCF, sponsor officiel de cette compétition internationale.

    Ce train se veut un lieu de rencontre et de convivialité entre le monde de l’Ovalie et le grand public. Il transporte le trophée « Webb Ellis » qui sera remis au vainqueur de la compétition, et cible notamment la jeunesse à qui est présenté le programme d’apprentissage Campus 2023, parrainé par l’ex-joueur du XV de France, Frédéric Michalak. On peut aussi  y découvrir La Mêlée des Choeurs (projet de chorale de la Coupe de rugby, devant impliquer plus de 7000 jeunes), ou encore les chefs du XV de la Gastronomie ainsi que l’histoire du rugby qui fêtera l’année prochaine ses 200 années d’existence. 2,6 millions de spectateurs amateurs de rugby sont attendus dans les stades l’année prochaine.

    Bernard Chubilleau

    * escale les 20 et 21 août à Biarritz ; 22 et 23 août à Pau ; 25 et 26 août à Agen ; 27 et 28 octobre à Poitiers ; 29 et 30 octobre à Limoges ; 2 et 3 novembre à Brive.

     

  • Egis acquiert une société d’ingénierie colombienne

    Egis acquiert une société d’ingénierie colombienne

    La société d’ingénierie française Egis, qui a racheté l’année dernière une douzaine de sociétés de toutes tailles dans différents pays, poursuit sa politique d’acquisitions. Le groupe a annoncé début août avoir acheté Payc, une société colombienne de conseil qui emploie 350 personnes et est spécialiste de l’ingénierie dans le secteur du bâtiment.

    « Cette acquisition constitue une étape clé dans le plan de croissance stratégique d’Egis en Amérique latine. Elle place Egis parmi les 5 premières sociétés d’ingénierie de Colombie, dynamisant notre activité dans le secteur du bâtiment et renforçant notre position forte dans le secteur des transports« , souligne un communiqué.

    Ce rachat répond aux objectifs fixés par Laurent Gervais, le directeur général du groupe, qui souhaite renforcer son entreprise non seulement dans le bâtiment (Egis avait notamment déjà annoncé en janvier dernier avoir acheté Sunland, un bureau d’ingénierie du bâtiment basé à Hong Kong), mais aussi dans le ferroviaire et le nucléaire. Son plan baptisé Impact the future vise à doubler l’activité du groupe à 2,5 milliards d’euros en 2026 et à le faire monter au top 10 mondial des sociétés d’ingénierie (20ème place actuellement).

  • Renforcement des aides à l’achat d’un vélo

    Renforcement des aides à l’achat d’un vélo

    Un décret, publié le 13 août, prévoit de relever le bonus écologique et la prime à la conversion pour l’acquisition d’un vélo. Le bonus pour l’acquisition d’un vélo neuf peut atteindre jusqu’à 400 € et il n’est plus nécessaire d’avoir bénéficié d’une aide locale au titre du même vélo pour en bénéficier. Une aide plus importante est prévue pour les vélos cargos ou les personnes en situation de handicap (jusqu’à 2000 euros).

    La prime à la conversion pour l’achat d’un vélo à assistance électrique neuf ou d’occasion, en échange de la mise au rebut d’un véhicule polluant, peut aller de son côté jusqu’à 3 000 €. « Dans les zones à faibles émissions, l’Etat accorde une prime supplémentaire jusqu’à 1 000 € à condition d’avoir bénéficié d’une aide locale pour le même vélo« , ajoute un communiqué du ministère de la Transition écologique, précisant que ces aides sont accessibles à partir du 15 août jusqu’au 31 décembre 2022.

  • Dernière ligne droite pour la cession d’Akiem

    Dernière ligne droite pour la cession d’Akiem

    La SNCF et DWS ont annoncé le 1er août être entrés en négociations exclusives avec le canadien CDPQ en vue de la cession de leur filiale Akiem. Celle-ci emploie 250 salariés et dispose d’une flotte de plus de 600 locomotives et 46 trains de passagers. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros en 2021.

    Selon Les Echos du 24 juillet, les deux actionnaires ont reçu des offres comprises entre 2,5 et 3 milliards d’euros de la part des candidats au rachat de cette société spécialiste de la location de locomotives de fret en France et en Europe. La SNCF, détenant Akiem à parité avec le gérant d’actifs DWS, devrait recevoir la moitié de la somme.

  • Croissance de l’activité de la RATP au premier semestre

    Croissance de l’activité de la RATP au premier semestre

    La RATP affiche une hausse de 14 % de son chiffre d’affaires au premier semestre 2022 (plus de 3,2 milliards d’euros) comparé à la même période de 2021, « tiré par le dynamisme de ses filiales », a commenté dans un communiqué le 29 juillet Catherine Guillouard, la PDG. L’activité des filiales enregistre une croissance de 51 % avec notamment le démarrage des contrats en Toscane et en Egypte.

    En Ile-de-France, le trafic voyageurs a repris surtout à partir du printemps (+39 % au cours des six premiers mois) « avec la levée des restrictions sanitaire et le retour progressif du tourisme« , note la Régie. Plus précisément, la croissance a atteint + 58% sur les modes ferrés, + 13% sur le bus et et + 28% sur le tramway. « Le trafic reste inférieur de 19% en moyenne à son niveau du 1er semestre 2019, mais l’écart se résorbe à l’approche de l’été (-13% en juin)« .

    Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de hausse des coûts d’exploitation (augmentation de 39 % de la facture énergétique au premier semestre et hausse des coûts salariaux). Le résultat net part du groupe atteint 64 millions d’euros (contre 105 millions au premier semestre 2021).

  • La RATP associe atelier de maintenance et activités tertiaires

    La RATP associe atelier de maintenance et activités tertiaires

    Alors que le nouvel atelier de maintenance de la ligne 6 entrait en service, en juin, les premiers locataires emménageaient déjà au 18-20 rue Abel Hovelacque, dans le XIIIe arrondissement de Paris. C’est là que la RATP a mené un projet mixte de restructuration du site industriel appelé « Ateliers Italie » associant la modernisation de l’atelier de maintenance des trains de la ligne 6 et des équipements tertiaires, ainsi que la construction de logements.
    Ce projet trouve son origine dans la modernisation de la ligne 6 du métro. Le remplacement du matériel roulant actuel, le MP73, par un matériel plus récent, le MP89, nécessitait d’adapter l’atelier de maintenance à ces nouveaux trains tout en améliorant les conditions de travail des agents avec plus d’ergonomie pour les postes de travail, une température plus adaptée dans les locaux et une manutention du matériel lourd plus aisée.
    Tendre vers les objectifs du plan climat
    L’ensemble des infrastructures ferroviaires créées dans le cadre des travaux, notamment le faisceau de voies extérieures et les voies sur fosse du nouveau hall, repose sur un tapis anti-vibratile. Des panneaux d’absorption acoustiques ont aussi été installés sur les plafonds et les murs de l’atelier.
    La performance énergétique du bâtiment et sa végétalisation répondent aux exigences du Plan local d’urbanisme (PLU) de la Ville de Paris pour tendre vers les objectifs du Plan climat-air-énergie territorial. Le site est raccordé au réseau de la CPCU, donc alimenté à plus de 50 % par des énergies renouvelables ou de récupération. Quant à la toiture, elle est végétalisée et conçue pour retenir les eaux de pluie, optimisant les performances thermiques du bâtiment et formant un îlot de rafraîchissement dans la ville en été.
    Le bâtiment situé sur le côté de l’atelier, qui accueillait initialement des bureaux et des ateliers, a été entièrement réhabilité. Désormais, seuls les deux premiers niveaux sont affectés à des locaux tertiaires de la RATP, dont le futur poste de commande centralisée de la ligne 6. Les cinq étages supérieurs accueillent 52 logements sociaux, tous accessibles aux personnes à mobilité réduite. L’immeuble a obtenu la labellisation Bâtiment Basse Consommation Effinergie en rénovation et la certification NF Habitat Haute Qualité Environnementale niveau « Excellent » et Plan Climat.
    Y. G.
  • Des résultats semestriels « encourageants » pour la SNCF

    Des résultats semestriels « encourageants » pour la SNCF

    Encourageant. C’est, en résumé, le commentaire de la SNCF qui a présenté le 28 juillet ses résultats des six premiers mois de l’année. Le chiffre d’affaires, qui atteint 20,3 milliards d’euros, représente une progression de 27 % par rapport à la même période de l’année dernière (et de + 14 % comparé à 2019, année de référence puisqu’avant la pandémie).

    La profitabilité est également à la hausse : + 3 % par rapport au premier semestre 2019. D’où un résultat net positif à 900 millions d’euros. D’où également la perspective, pour le groupe, de tenir ses engagements financiers pris lors de la réforme ferroviaire de 2018 d’arriver à un cash flow libre positif à la fin 2022.

    Ces résultats confirment la stratégie engagée, « basée sur la diversité du portefeuille d’activités », note la direction. Plus précisément, le début de l’année a été marquée par la bonne performance de Keolis, puis, à partir de mars, par la reprise très rapide de l’activité TGV (+ 30 % par rapport au premier semestre 2021, + 15 % par rapport à 2019). « A chaque fois que nous sortions d’une période de restrictions due au Covid, nous allions chercher des clients », note-t-on à la SNCF.

    Geodis, qui a poursuivi son développement à l’international, apporte aussi une forte contribution au chiffre d’affaires du groupe. Enfin, la SNCF a poursuivi sa politique d’économies : 360 millions d’euros au cours du premier semestre.

    « La situation financière de l’entreprise est assainie », souligne la SNCF. Si le groupe se montre « raisonnablement confiant » pour le reste de l’année (l’été devrait être particulièrement réussi pour la SNCF), la prudence est de mise pour la suite, compte tenu du contexte géo-politique marqué par la hausse des prix de l’énergie et par l’inflation. « Est-ce que les clients auront toujours les moyens de voyager ? », s’interroge-t-on.

    Pour le moment, l’entreprise, qui a levé de nombreux emprunts obligataires à taux fixe, s’estime couverte pour faire face à la hausse des taux d’intérêt. Elle a également anticipé ses achats d’électricité, ce qui lui permet de sécuriser 90 % de sa facture cette année et une large part l’année 2023. Enfin, elle s’apprête à vendre sa filiale Akiem, un actif jugé non stratégique et bien valorisé aujourd’hui. Si la vente aboutit, elle devrait se retrouver dans les comptes 2022 et accroître très sensiblement le bénéfice de la SNCF, comme cela avait le cas l’année dernière avec la vente d’Ermewa.

    M.-H. P.