Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Barcelone réunit ses réseaux de tramway

    Barcelone réunit ses réseaux de tramway

    Depuis plusieurs semaines, la célèbre avenue Diagonal est en chantier à Barcelone. Pour un investissement estimé à 163 millions d’euros, la ville va unifier ses deux réseaux de tramways via un axe central de 3,92 km. Avec, dès 2023, l’ouverture d’un premier tronçon, l’opération doit être achevée en 2025 et suppose un remodelage urbanistique complet de Diagonal, aujourd’hui la proie des voitures, des bus et avec quelques passages piétons.

    « Barna » compte au sud-ouest de la cité un réseau dit Trambaix de 15 km avec trois lignes. A l’opposé Trambesos dessert la périphérie nord-est sur 14 km avec les lignes 4, 5 et 6. Trambaix arrive sur Diagonal à la place Francesc Macià et, à 4km de là, Trambesos y aboutit à la place Glories. Combler ce hiatus est depuis longtemps dans les projets. L’accord entre l’autorité des transports ATM, la Generalitat de Catalunya et la municipalité met le cap sur un aménagement de Diagonal avec des mobilités douces : le tram sera implanté au centre de l’avenue, mais parfois avec deux tracés latéraux, entourés de pistes cyclables, cheminements piétons et espaces verts, les voitures n’ayant plus que deux voies par sens.

    Les tramways seront alimentés par le sol via le système ACT, ce qui amènera à un renouvellement de la flotte actuellement formée de Citadis de Alstom. Désormais unifié, le réseau de tramway de Barcelone change ainsi de nature, n’irriguant plus seulement deux périphéries mais aussi le centre de la capitale catalane.

    M. G.

  • SNCF Réseau choisit Hitachi Rail pour participer au déploiement de l’ERTMS

    SNCF Réseau choisit Hitachi Rail pour participer au déploiement de l’ERTMS

    La modernisation du réseau ferroviaire français passera notamment par le déploiement de l’ERTMS, un système unifié européen de gestion de la circulation des trains, qui devrait permettre de réduire l’intervalle entre deux trains, donc d’en augmenter la fréquence, mais qui se fait attendre. Un pas a cependant été franchi avec l’annonce, le 12 juillet, de Hitachi Rail qui a indiqué avoir remporté le contrat « RBC Argos ». Sous ce sigle réservé aux professionnels aguerris, le fournisseur de solutions ferroviaires (Hitachi Rail STS est une filiale italienne de Hitachi Rail, filiale britannique d’un groupe japonais) devra développer, puis déployer le RBC (Radio Block Centre) de l’ERTMS.

    Le nouveau RBC conçu par Hitachi Rail sera testé mi-2025 sur une ligne pilote d’environ 16 km entre Cannes et Grasse, dans le sud de la France. Il sera ensuite déployé progressivement sur l’axe Marseille-Vintimille avec une mise en service du premier tronçon fin 2027, indique le groupe, sans dévoiler le montant du contrat.

    Rappelons que SNCF Réseau a lancé en 2017 un partenariat d’innovation baptisé Argos, via une compétition entre les industriels pour réduire les coûts des postes d’aiguillage et accélérer l’innovation. L’objectif est notamment de renouveler et moderniser les postes d’aiguillages sur l’ensemble du réseau ferroviaire français.

    Le marché Argos représente un budget de plus d’un milliard d’euros sur 15 ans pour les industriels qui participent à cette opération, avait annoncé SNCF Réseau en présentant en 2018 l’opération. Le gestionnaire des infrastructures avait également indiqué viser 15 % d’économies (que ce soit à l’achat, pour la maintenance ou les modernisations futures) et gagner 30 % sur les délais de lancement.

    Le RBC Argos constitue une des étapes de ce programme. « Hitachi Rail déjà fournisseur de l’ERTMS sol sur les lignes à grande vitesse, devient grâce à ce contrat un fournisseur de l’ERTMS sol sur l’ensemble du réseau ferré national pour les prochaines années», indique dans un communiqué Gilles Pascault, le PDG d’Hitachi Rail STS France.

    MH P

  • Eric Dehlinger devient directeur général de Lyria

    Eric Dehlinger devient directeur général de Lyria

    Le conseil d’administration de Lyria a désigné Eric Dehlinger à la direction générale de la compagnie, filiale conjointe de la SNCF et des CFF. Il succèdera à partir de septembre à Fabien Soulet, qui est resté trois ans à ce poste va prendre de nouvelles fonctions au sein du groupe SNCF. Eric Dehlinger, de nationalité française et âge de 56 ans, jusqu’alors directeur des Opérations de l’Axe TGV Atlantique et directeur TGV de la Gare Montparnasse, a occupé plusieurs postes dans le domaine de l’exploitation ferroviaire Fret et Voyageurs et du pilotage des services, indique dans un communiqué la compagnie qui assure des liaisons entre la France et la Suisse.

    De son côté, Philip Mäder est nommé président du conseil d’administration. Cet économiste suisse de 48 ans était, depuis le 1er juin, responsable de l’unité Trafic Voyageurs international des CFF.

     

  • Tarifs : la région Sud n’envoie pas le bon message

    Tarifs : la région Sud n’envoie pas le bon message

    Depuis le 1er juillet, la région Sud  a supprimé la majorité des tarifs réduits et cartes nationales SNCF pour les trajets ayant une origine et une destination en région SUD : billets cartes Avantages (Jeunes/Seniors/Week-end/Famille) et accompagnants,  billets cartes Famille Militaire, billets cartes Liberté, billets Personnel de la Défense, billets au tarif découverte (Jeunes/Seniors/Enfant +), billets au tarif « Congrès et salons », abonnements de Travail Hebdo et Mensuels et abonnement EEA Hebdo et Mensuels. Une décision qui a provoqué de violentes réactions sur les réseaux sociaux…

    Dans un premier temps, la région avait également annoncé la suppression des places gratuites pour les détenteurs de pass Interrail et Eurail, mais devant le tollé, elle a reculé…  Le président de la région, Renaud Muselier, a déclaré le 5 juillet sur Twitter : « Que les usagers français et européens soient rassurés : le pass Interrail est, et restera bien accepté sur le réseau TER en Région Sud. Nous restons engagés dans une stratégie claire : des transports décarbonés, utiles et efficaces pour nos usagers réguliers ! »

    Avec la suppression des tarifs réduits et des cartes nationales le train coûtera donc plus cher en Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Pas certain que la stratégie pour des « transports décarbonés, utiles et efficaces » soit aussi « claire » que l’affirme Renaud Muselier. Au moment où l’Allemagne propose des pass à 9 euros pour lutter contre l’inflation et la crise énergétique, le choix de la région Sud parait anachronique.

    Samuel Delziani

     

  • Transdev et Lacroix-Savac retenus pour exploiter de nouvelles lignes de bus en grande couronne parisienne

    Transdev et Lacroix-Savac retenus pour exploiter de nouvelles lignes de bus en grande couronne parisienne

    Ile-de-France Mobilités continue à attribuer des contrats d’exploitation de lignes de bus dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des bus Optile lancée depuis 2021. Le 12 juillet, l’autorité organisatrice a annoncé avoir retenu Transdev pour exploiter, à partir de janvier 2023 et pour cinq ans, le nord du département de la Seine-Saint-Denis. Le contrat porte sur 27 lignes desservant le territoire de l’agglomération Paris Terres d’Envol, notamment les villes d’Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte.

    Lacroix-Savac est désigné pour l’exploitation des bus sur le territoire de la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, « l’un de ses territoires d’implantation historique », commente l’exploitant qui emploiera 376 conducteurs. 47 lignes desserviront principalement Coignières, Élancourt, Guyancourt, La Verrière, Les Clayes-sous-Bois, Magny-les-Hameaux, Maurepas, Montigny-le-Bretonneux, Trappes, Plaisir, Villepreux et Voisins-le-Bretonneux. Cette délégation de service public, d’un montant de 31 millions d’euros par an, débutera le 1er janvier 2023 pour une durée de 7 ans.

  • Naissance de la Société Ligne Nouvelle chargée du projet LNPCA

    Naissance de la Société Ligne Nouvelle chargée du projet LNPCA

    Présenté par la région comme « le plus grand chantier ferroviaire de la Région Sud depuis 150 ans », le projet de construction d’une ligne nouvelle entre Marseille, Toulon et Nice est « officiellement lancé » avec la création, le 6 juillet, de l’établissement public chargé de sa réalisation, annonce un communiqué.

    Cette ligne doit désaturer les nœuds ferroviaires de Marseille, Toulon ou Nice pour améliorer leur desserte. La Société Ligne Nouvelle va permettre « de sécuriser les ressources budgétaires avec la répartition suivante : 40 % de la Région et des collectivités locales, 40 % de l’Etat, 20 % de l’Europe » explique son président Renaud Muselier, qui est également président de la région.

    Nécessitant un investissement de 3,5 milliards d’euros, les phases 1 et 2 permettront notamment de créer une gare TER/TGV à Nice-Aéroport, un réseau express métropolitain desservant l’agglomération toulonnaise ; une gare souterraine traversante à Marseille-Saint-Charles (permettant un gain de 15 minutes sur les trajets à destination de Toulon et de Nice). Le projet inclut également des dessertes cadencées dans le cadre de la création d’une navette azuréenne entre Cannes, Nice et Menton.

    Les études concernant les phases 3 et 4 du projet sont toujours en cours. Localement, le projet ferroviaire a rencontré de nombreuses oppositions. Un collectif, Stop la LGV Saint-Baume s’est notamment constitué et lutte, rappelle-t-il, « contre ce grand gaspillage de nos taxes et impôts et contre la destruction de nos terres fertiles et de nos paysages ».

    S. D.

  • 1600 places de vélos en plus dans les gares et stations franciliennes d’ici 2024

    1600 places de vélos en plus dans les gares et stations franciliennes d’ici 2024

    IDFM a voté, le 12 juillet, un budget de plus de 3 millions d’euros pour équiper 1600 places de vélos supplémentaires dans 12 gares et les stations franciliennes d’ici le début 2024. Un pas supplémentaire, selon l’autorité organisatrice des transports franciliens, vers son objectif de créer 140 000 places aux abords des gares et des stations du réseau d’ici 2030 (dont 40 000 places autour des stations qui doivent être réalisées pour les lignes 15, 16, 17 et 18).

    Plus de 1000 places existent déjà, 4000 sont en cours de construction.

  • IDFM approuve le projet de prolongement de la ligne 1 avec deux modifications

    IDFM approuve le projet de prolongement de la ligne 1 avec deux modifications

    Le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, qui s’est réuni le 12 juillet, a approuvé le prolongement de la ligne 1 du métro jusqu’à Val-de-Fontenay, en proposant des modifications suite à l’avis défavorable rendu début mai par la commission d’enquête. Celle-ci avait jugé trop cher et portant atteinte à l’environnement ce projet de percement d’un tunnel de quelque 5 km depuis le terminus actuel de Château de Vincennes jusqu’à la gare RER de Val-de-Fontenay, passant sous Vincennes, Montreuil et Fontenay-sous-Bois, avec trois nouvelles stations (Les Rigollots, Grands-Pêchers et Val de Fontenay) et un centre de dépannage des trains en arrière-gare à Neuilly-Plaisance.

    IDFM propose de déplacer l’installation de la future base vie du chantier sur l’avenue Fayolle, un « espace déjà imperméabilisé, pour limiter les impacts sur les espaces végétalisés dans le Bois de Vincennes« , précise l’autorité organisatrice. Elle compte aussi réaliser l’enfouissement du poste de redressement « pour limiter l’impact visuel dans le Bois de Vincennes« .

    Par ailleurs, elle prend sept engagements, notamment pour « limiter les emprises au strict besoin de réalisation des ouvrages de génie civil des stations du prolongement de la ligne 1″ et pour « mettre en place des mesures exemplaires visant à réduire les bruits à la source et leur diffusion pour minimiser les impacts sur les habitations et les établissements de santé riverains ainsi qu’un système de contrôle et de surveillance en continu pendant les travaux« .

    IDFM demande désormais aux préfets concernés de prononcer la déclaration d’utilité publique du projet.

  • La rive droite du Rhône rouvrira fin août pour les voyageurs

    La rive droite du Rhône rouvrira fin août pour les voyageurs

    Fermée au trafic voyageurs depuis un demi-siècle, la ligne de la rive droite du Rhône entre Avignon (Vaucluse) et Pont-St-Esprit (Gard) rouvrira le 29 août prochain avec 5 allers-retours par jour. Le trajet durera 30 mn, avec un arrêt à Bagnols-sur-Cèze. Il en coûtera 3 euros jusqu’à 20 km, 6 euros entre 21 et 40 km et 9 euros au-delà.

    Mise en service au 19 ème siècle, la ligne dite de la rive droite du Rhône, reliant la région lyonnaise à Nîmes, a constitué pendant plus d’un siècle un axe ferroviaire nord-sur important, desservant 17 gares sur plus de 250 km. Mais, avec le développement de la liaison Lyon-Marseille, empruntant la rive gauche du Rhône, et avec le développement de la voiture, la décision avait été prise en 1973 de la réserver aux voyageurs. Sa réouverture au trafic voyageurs était envisagée depuis une quinzaine d’années. Elle avait été portée au rang de priorité lors d’une large concertation organisée en 2016 par l’Occitanie.

     

  • La RATP propose une augmentation générale des salaires de 2,2 %

    La RATP propose une augmentation générale des salaires de 2,2 %

    La RATP, qui a reçu le 7 juillet les organisations syndicales représentatives, a proposé d’augmenter les salaires de 2,2 % à partir du 1er juillet afin de prendre en compte « les conséquences de l’inflation pour les salariés et prendre des mesures immédiates en faveur du pouvoir d’achat, en plus des mesures déjà mises en place ces derniers mois« .

    Elle annonce aussi une prime défiscalisée « pour les salaires les moins élevés » qui sera versée sur la fiche de paie du mois d’août. Plus précisément, les 16500 salariés dont la rémunération est inférieure à 1,5 SMIC bénéficieront d’une prime de 300 euros.. Et les salariés dont la rémunération est comprise entre 1,5 et 2 SMIC, soit 17800 personnes, auront une prime de 200 euros.

    Ce projet d’accord a été soumis aux organisations syndicales jusqu’au 13 juillet, annonce la RATP dans un communiqué.

    La direction estime que, pour l’année 2022, l’augmentation moyenne des rémunérations dans l’entreprise atteindra 5,2 % car, rappelle-t-elle, dans le cadre des NAO (négociations annuelles obligatoires), il avait déjà été décidé d’une hausse moyenne de 2,7 % au 1er janvier. En plus de plusieurs mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat  des salariés, une prime d’intéressement versée en mai avait été augmentée de 30 % par rapport à 2021, souligne encore la RATP.