Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • La RATP dévoile sa nouvelle signature

    La RATP dévoile sa nouvelle signature

    “à demain”. C’est la nouvelle signature que la RATP a dévoilée le 5 octobre. « C’est une expression quotidienne, une invitation à se revoir. On se donne rendez-vous et on tient cette promesse », explique Mariah Camargo de Staal, responsable de l’unité Voyageurs et image en Île-de-France, de la RATP. « Nous avons choisi de montrer notre attachement aux voyageurs, c’est pourquoi nous avons retravaillé notre signature dans ce sens. Nous voulions montrer que le voyageur est placé au cœur de nos préoccupations. Cette signature doit incarner notre nouvelle posture “servicielle” », ajoute-t-elle.

    On retrouve évidemment cette signature sous les différents portraits de voyageurs, pris sur le vif, qui composent la nouvelle campagne d’image. Chacun s’accompagne d’un slogan, « dans un langage populaire, direct, en connivence avec nos voyageurs » poursuit Mariah Camargo de Staal. Son équipe a opté pour une typographie, proche d’une écriture manuscrite, mais en majuscule. Cette typographie, spécialement créée pour la RATP, se décline en couleurs « pop » qui s’appliquent également au cadre qui entoure l’image, à la signature et au logo “visage”. Une première pour cette identité graphique qui, jusqu’à présent, ne portait que du vert jade et du bleu marine. On remarquera aussi l’absence du nom RATP. « Notre logo est tellement connu maintenant qu’on s’est autorisé à ne pas apposer le nom RATP ».

    Cette campagne de communication, conçue avec l’agence Havas, va s’afficher sur 3 000 panneaux (850 panneaux de 2 m2 Clear Channel dans Paris) et écrans pendant 12 jours  dont 1 030 écrans numériques DOOH dans les transports en commun et 1980 affichages sur les quais du métro et du tramway. On la retrouvera aussi sur les mobiliers urbains parisiens, dans la presse papier francilienne. La RATP sera également présente sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Instagram, LinkedIn et YouTube à travers trois vidéos dédiées.

    Y. G. 

  • Eliane Barbosa devient directrice des Opérations et des Territoires de Gares & Connexions

    Eliane Barbosa devient directrice des Opérations et des Territoires de Gares & Connexions

    Jusqu’alors directrice des Ressources humaines et du Management de SNCF Gares & Connexions, Eliane Barbosa est nommée directrice des Opérations et des Territoires. Elle est également membre du Comex.

    Cette diplômée d’un master en ressources humaines du CNAM et d’un DESS en management des ressources humaines avait rejoint le groupe SNCF en 2001. Elle va désormais animer les 8 directions territoriales des gares (DTG) qui en pilotent l’exploitation, la maintenance ou les investissements. Elle devient de ce fait l’interlocutrice nationale des autorités organisatrices, à l’exception de l’Ile de France.
  • Le plan de relance ferroviaire va profiter à l’Auvergne

    Le plan de relance ferroviaire va profiter à l’Auvergne

    Le plan de relance ferroviaire commence à être décliné sur le plan régional : Auvergne-Rhône-Alpes et l’État ont signé, le 5 octobre, un accord pour investir 280 millions d’euros dans le réseau ferroviaire auvergnat, qui seront engagés sur les deux prochaines années. Ce qui représente une hausse de 130 % par rapport au contrat de plan Etat-Région (CPER), signé en juillet 2015, qui comportait un volet ferroviaire de 120 millions d’euros sur cinq ans, souligne la région, qui annonce qu’elle double ainsi sa participation.

    130 millions d’euros pour Paris-Clermont-Ferrand 

    Les investissements concernent en premier lieu la liaison ferroviaire Paris – Clermont-Ferrand. Sur cette ligne, un train sur deux arrive avec un retard de plus de cinq minutes entraînant une augmentation globale du temps de trajet. L’État consacrera 87 millions d’euros et la région 43 millions aux travaux qui doivent permettre de gagner 15 minutes sur les trajets avec arrêts, qui passeront de 3 h 30 à 3 h 15. Autres améliorations prévues : un aller-retour supplémentaire doit être créé d’ici 2021 (neuf allers-retours par jour contre huit actuellement) et la régularité des trains devrait passer à 90 % à horizon 2025,.

    130 millions pour les petites lignes 

    L’accord va également permettre d’accélérer l’investissement consacré aux petites lignes régionales qui représentent plus de 500 kilomètres. 130 millions d’euros supplémentaires vont ainsi être investis à parts égales par l’État et par la région (65 millions d’euros venant de la région, 65 millions d’euros de l’État). Déjà, en 2016, un plan de sauvetage des petites lignes auvergnates d’un montant total de 264 millions d’euros avait été annoncé, dont 125 millions d’euros par la Région. Plus de 120 millions d’euros ont déjà été investis sur ces lignes, dont 82 millions par la région.

    20 millions pour le fret

    Troisième volet du plan de relance : le fret. À l’horizon 2030, cinq lignes de fret ferroviaire sont menacées en Auvergne. La région et l’État ont donc décidé d’investir 20 millions d’euros, 10 millions d’euros chacun, pour rénover Volvic – Le Mont Dore (7,1 millions), Vichy – Puy-Guillaume (4 millions), Riom – Volvic (3,5 millions), Vichy – Cusset (3,5 millions) et La Ferté-Hauterive – Saint-Pourçain-sur-Sioule (2,6 millions). Ces investissements doivent permettre de transporter 1 million de tonnes de marchandises chaque année, soit près de 30 000 poids lourds évités et de « sauvegarder 1 500 emplois directs et indirects », estime la région.

    Yann Goubin

  • IDFM revoit son calendrier d’ouverture à la concurrence des bus Optile

    IDFM revoit son calendrier d’ouverture à la concurrence des bus Optile

    Longtemps évoquée, l’ouverture à la concurrence des bus Optile devient réalité. Ile-de-France Mobilités (IDFM) a défini 38 lots de lignes de bus en grande couronne qui vont tous être proposés à la concurrence, alors que jusqu’à présent 140 contrats étaient passés de gré à gré.

    Deux premiers lots (soit 400 lignes de bus) ont déjà été attribués le 8 juillet dernier à Transdev. Le 8 octobre, un conseil d’administration d’IDFM devrait attribuer de nouveaux lots. Toutefois, même si l’autorité organisatrice maintient son objectif de lancer tous ses appels d’offres d’ici à la fin 2020 (aujourd’hui, la moitié des appels d’offres a été passée), elle a finalement décidé de ralentir le pas et l’ensemble des nouveaux contrats ne démarrera pas en janvier 2021 comme prévu. « Nous avons revu un peu notre calendrier pour ne pas trop se précipiter et laisser le temps aux opérateurs de se préparer. Nous connaîtrons tous les opérateur mi-2022, tous les contrats auront ainsi été attribués fin 2022« , explique à VRT Laurent Probst, le directeur général d’IDFM.

    Ce n’est pas seulement la crise du Coronavirus qui a incité à desserrer le calendrier mais aussi les reproches des opérateurs de transport, notamment les plus petits, qui s’inquiétaient d’un rythme à marche forcée, qui les pénalisait. Ces doléances ont été reprises par l’Autorité de la Concurrence qui, dans son avis du 16 septembre, demandait à IDFM de ralentir. L’Autorité  juge en effet que “la concentration des appels d’offres associée à un rythme accéléré du processus au deuxième semestre 2020, est de nature à limiter la capacité de réponse de certains opérateurs qui n’ont pas les capacités pour répondre simultanément à de nombreux appels d’offres“. D’où un risque, ajoute-t-elle, “d’une forme de barrière à l’entrée pour certains opérateurs“. Le message a donc été bien reçue par l’autorité organisatrice des mobilités franciliennes, qui va laisser plus de temps aux opérateurs pour répondre.

    MH P 

    Pour en savoir plus sur l’ouverture à la concurrence en Ile-de-France, retrouvez-nous le jeudi 8 octobre à 17 heures, Espace Saint-Martin 75003, à l’occasion de nos Grands Prix de la Région Capitale (ici)

     

     

  • Marseille lance la location de vélos électriques longue durée

    Marseille lance la location de vélos électriques longue durée

    La métropole Aix-Marseille-Provence, qui souhaite soutenir l’usage du vélo, lance aujourd’hui un service de location de bicyclettes électriques longue durée (12 mois).  Le service baptisé « levélo+ » prévoit 1 000 vélos cette année, puis 1 000 de plus en 2021. Trois modèles sont disponibles : un urbain, un pliant et un “familial“ avec deux sièges enfants.

    Les tarifs vont de 20 à  39 euros par mois pendant un an pour les usagers classiques (20 euros pour les bénéficiaires des minima sociaux, 24 euros pour le tarif combiné pass annuel intégral, étudiants et seniors). L’exploitation est confiée à la Régie des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) à travers dix boutiques mobiles « levélo+ » réparties dans l’agglo pour distribuer et reprendre les vélos. Le coût d’exploitation annuel est estimé à 740 000 euros par an pour une flotte de 2000 vélos.

  • Jérôme Tolot va succéder à Joël Lebreton à la présidence du Conseil de surveillance de Keolis

    Jérôme Tolot va succéder à Joël Lebreton à la présidence du Conseil de surveillance de Keolis

    Directeur général des Chantiers du Cardinal depuis 2017, Jérôme Tolot a été nommé le 2 octobre administrateur de Keolis. Il prendra la présidence du Conseil de surveillance de Keolis à partir du 1er janvier, succédant à ce poste à Joël Lebreton.

    Né en 1952, diplômé de de l’INSEAD, de l’Institut d’Études Politiques de Paris et titulaire d’un DESS d’économie, Jérôme Tolot connaît bien les collectivités locales en France et à l’international, ayant auparavant occupé les fonctions d’administrateur et directeur général de Suez Energie Services (devenue Engie Energie Services) et de directeur général adjoint d’Engie, membre du comité exécutif et administrateur de Suez. Il a aussi occupé des responsabilités à la Lyonnaise des Eaux, au cabinet de conseil McKinsey, à la banque Indosuez et au groupe Degrémont.

    Avec cette nomination, qui été précédée le 24 août par l’arrivée de Marie-Ange Debon à la tête de Keolis, le chapitre qui s’était ouvert sur la gouvernance de Keolis, après le limogeage brutal de Patrick Jeantet début juin, est clos.

     

  • Le métro du Grand Paris se dévoile

    Le métro du Grand Paris se dévoile

    Une étape symboliquement importante. C’est avec ces mots que Thierry Dallard, le président du directoire de la Société du Grand Paris, a présenté les futures rames qui rouleront sur les lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris, dont une maquette grandeur nature est exposée à la Fabrique du Métro à Saint-Ouen (en Seine-Saint-Denis) à partir du 3 octobre*. « C’est le fruit de plusieurs années de travail », a résumé Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom qui s’est vu attribuer il y a deux ans un contrat portant sur la conception et la fourniture de quelque 1 000 voitures avec des rames de six voitures pour la ligne 15 et de trois voitures pour les lignes 16 et 17.

    Conçu à partir de la gamme Métropolis d’Alstom, ce nouveau métro automatique pourra circuler à une vitesse beaucoup plus élevée que le métro parisien : entre 55 et 65 km/h suivant les lignes, avec des pointes pouvant atteindre 110 km/h du fait des inter-stations importantes (le métro parisien circule entre 21 et 27 km, sauf sur la ligne 14 où il atteint près de 40 km/h).

    Les rames, d’un grand gabarit (avec des voitures de 2,8 m de large, proche de celui d’un RER), sont ouvertes sur toute la longueur du train, facilitant la circulation d’une voiture à l’autre. Chaque voiture est équipée de trois larges portes et donne une impression d’espace avec peu de places assises. 500 à 1 000 passagers pourront être transportées selon les versions. Avec un code couleur : à côté des sièges bleus, les plus nombreux, les places rouges sont réservées aux voyageurs prioritaires. « Les dossiers des sièges remontent haut pour assurer plus de confort et les formes d’accoudoirs sont arrondis. Tout ce qui concerne la préhension part de très haut et va très bas (nous avons pensé aux enfants). Tout a été pensé dans les moindres détails », souligne Xavier Allard, le directeur du design chez Alstom.

    « Nous voulions un espace le plus large possible et l’ambiance la plus lumineuse pour donner une impression de sécurité et de propreté », explique Régine Charvet Pello du cabinet RCP, qui a participé à l’écriture du cahier des charges pour le design. Les extrémités des trains sont totalement ouvertes grâce à des pare-brises panoramiques. Une prouesse technique, selon Xavier Allard. « Il y a eu tout un travail de reprise de caisse pour aboutir à cet espace avant totalement ouvert », raconte le patron du design chez Alstom. « Les sièges sont suspendus pour laisser le sol entièrement accessible », ajoute-t-il. Toujours dans cet objectif de donner une impression d’espace, ce qui facilitera du même coup le nettoyage.

    Ce métro sera également sous surveillance avec six caméras installées dans chaque voiture et des interphones pour contacter les agents au cas où… Sur toute la longueur du train, des écrans informeront les voyageurs sur le plan de la ligne, les horaires d’arrivée… Les taux de remplissage seront même communiqués pour permettre aux voyageurs de bien se placer sur les quais.

    « Ce sera une vitrine pour Alstom », se réjouit Henri Poupart-Lafarge qui annonce les premiers essais l’année prochaine et les premières livraisons à partir de 2023-2024.  Rien qu’avec ce contrat, le constructeur français estime avoir devant lui une dizaine d’années de travail.

    M.-H. P.

    * Portes ouvertes chaque premier samedi du mois, ainsi que visites sur réservation 

    (https://www.societedugrandparis.fr/fabrique)

     

     

     

  • Antoinette Guhl prend la présidence de la Saemes

    Antoinette Guhl prend la présidence de la Saemes

    Le conseil d’administration de la Saemes (société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la ville de Paris) a élu, fin septembre, Antoinette Guhl au poste de présidente. La conseillère Verte de Paris, vice-présidente de la Métropole du Grand Paris Paris, succède à Philippe Ducloux qui a occupé ce poste de 2014 à aujourd’hui.

    Dans un communiqué, Antoinette Guhl indique souhaiter notamment un meilleur partage de l’espace public pour redonner de l’attractivité aux parkings souterrains exploités par la Saemes. Cette société gère 70 parkings en Ile-de-France (et 30 200 places) et emploie 253 collaborateurs.

  • Anne-Sophie Nomblot prend la tête de SNCF au féminin

    Anne-Sophie Nomblot prend la tête de SNCF au féminin

    Après le départ de Francesca Aceto, c’est Anne-Sophie Nomblot qui a repris le 1er octobre le flambeau à la tête de SNCF au féminin. Agée de 39 ans, cette diplômée de l’Edhec travaille pour le groupe SNCF depuis 2008.

    « Engagée depuis 8 ans dans le premier réseau féminin d’entreprise par sa taille (8500 membres au compteur), Anne-Sophie Nomblot en est aussi ambassadrice depuis deux ans« , raconte le journal interne de la SNCF, Les Infos. Elle a porté le projet La Boutique Eco (sorte de Bon Coin version SNCF mais en mode dons, une idée qu’elle a développée avec deux autres collègues) alors qu’elle était responsable Développement chez Gares & Connexions. Elle a ainsi fait partie de la première promotion « d’intraentrepreneures » incubées par le réseau.

    Parmi ses projets, la nouvelle présidente veut ouvrir davantage le réseau aux hommes (ils ne sont que 17 % à en faire partie) et continuer à agir pour favoriser l’innovation.

  • Jeu de chaises musicales chez Keolis

    Jeu de chaises musicales chez Keolis

    Jusqu’alors directrice générale adjointe chargée de la branche Grand urbain, Laurence Eymieu part à Lyon pour devenir, à partir du 19 octobre, la directrice générale de Keolis Lyon. Une ville qu’elle connaît bien puisqu’elle a notamment été directrice de la communication de Lyon et de la Communauté urbaine pendant 4 ans à partir de 1998. Elle a aussi passé 4 ans à la RATP et 10 ans à la SNCF. Elle remplacera à ce poste Pascal Jacquesson qui fait valoir ses droits à la retraite après 39 ans passés au sein du groupe.

    C’est Laurent Verschelde qui succède à Laurence Eymieu et intègre à ce titre le comité de direction du groupe. « Il assurera le pilotage des filiales en charge de l’exploitation des réseaux de transports urbains des métropoles et agglomérations de 200 000 à 400 000 habitants« , indique Keolis. Il était depuis 2018 le directeur régional Sud-Est en France, après avoir rejoint le groupe Keolis en 2013. Il a aussi travaillé pour la SNCF et Air Liquide.

    Nathalie Juston, qui était jusqu’alors directrice des ressources humaines de SNCF SA et a passé 30 années dans le groupe SNCF, prendra la succession de Laurent Verschelde à partir du 1er janvier prochain. Elle sera chargée des activités interurbaines et des réseaux urbains des villes moyennes au sein des régions Bourgogne-Franche Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Sud. Soit 39 filiales urbaines et interurbaines.

    Pierrick Poirier, qui était depuis 2017 directeur général de la SETRAM (une joint venture de RATP Dev et de l’Etat algérien) chargé de l’exploitation des tramways d’Algérie, est de son côté nommé directeur général de Keolis Bordeaux Métropole. Il connaît bien Keolis pour avoir commencé sa carrière au sein du groupe en 1986 et pendant 15 ans. Il remplace Eric Moinier, qui lui-même rejoint la direction internationale de Keolis en tant que directeur de projet. Eric Moinier a notamment été à la tête du métro d’Hyderabad en Inde pendant six ans.