Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • Alstom lance un concours de photos en vue d’InnoTrans

    Alstom a lancé le 11 août un concours de photos sur Internet. Il s’agit pour chaque photographe de soumettre, avant le 14 septembre, une photo qui illustre son « expérience de voyageur avec Alstom », seul ou en groupe, prise dans un train, un tramway ou un métro du constructeur, en partance pour un voyage, dans une gare ou sur un quai.

    Les images devront être postées sur les comptes Twitter, Instagram ou Iconosquare (http://iconosquare.com/contests/withalstom) d’Alstom, avec le hashtag #withAlstom. Les 50 clichés ayant remporté le plus grand nombre de suffrages des internautes seront présentés devant un jury qui désignera les vainqueurs. Ces derniers recevront un appareil photo de la marque Leica. Une sélection des plus belles photos sera exposée à partir du 23 septembre sur le stand d’Alstom au salon InnoTrans à Berlin. 

  • Convocation du parlement en session extraordinaire le 9 septembre

    Le Parlement est convoqué en session extraordinaire le mardi 9 septembre, aux termes d'un décret publié le 5 août au Journal officiel et signé par le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls.
     L'ordre du jour de cette session comprend notamment la poursuite de l'examen, par l'Assemblée nationale d'une proposition de loi  PS sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Ce texte, qui prévoit d'interdire à ces dernières d'être repérées par smartphones, devrait être adopté définitivement par un vote de l'Assemblée.
    La session ordinaire 2014-2015 débutera, elle, le 1er octobre.
     

  • Autoroute A831 : Valls réfute avoir désavoué Royal

    Manuel Valls a réfuté avoir désavoué sa ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, en acceptant le lancement d'une procédure de consultation sur la réalisation de l'autoroute A831, à laquelle elle s'oppose, estimant qu'"il faut avoir tous les éléments pour décider".
     Et le Premier ministre  d'expliquer : "Je suis comme la ministre, à l'écoute des élus de cette région. Il y a un projet qui pose beaucoup de problème en terme d'intégration environnementale mais pour pour faire le bon choix, étudier les choix alternatifs et de contournement il faut avoir tous les éléments en main".
     

  • La grève de juin pèse sur les comptes de la SNCF

    La SNCF, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 16 milliards d'euros au cours du premier semestre 2014, évalue à 208 millions d'euros les recettes perdues du fait de la grève de juin, plus important mois de l'année avec juillet pour la compagnie.
    Elle estime que sans cela, sa croissance sur le semestre aurait été de 2,1%, tandis que son activité transport ferroviaire de marchandises en France aurait été en hausse, pour la première fois depuis 2007.
    Le chiffre d'affaires du groupe a également souffert de la hausse de la TVA, et de taux de change défavorables. Mais ses activités à l'international se portent bien, en hausse de 5,6%, via les filiales de transport de voyageurs Keolis et de marchandises Geodis.
    Le bénéfice net chute de 74%, à 224 millions d'euros, pour des raisons techniques, le bénéfice du premier semestre 2013 ayant été gonflé par des actifs remis dans les comptes.  Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a indiqué dans un communiqué que ce conflit, "qui a coûté 170 millions d'euros à l'entreprise – nous oblige à engager un plan supplémentaire d'économies avec pour objectif d'effacer les deux tiers de l'impact de la grève". Il faudra donc économiser 205 millions d'euros en 2014, qui s'ajoutent au plan de performance mis en place en 2013 et qui prévoit déjà 700 millions d'euros d'économies sur 3 ans (dont 300 millions ont été réalisés).

  • Londres-Marseille direct en Eurostar en 2015

    Eurostar va lancer un nouveau service permettant de rallier directement Londres à Marseille, avec des escales à Lyon et Avignon, à partir du 1er mai 2015, a-t-elle fait savoir le 29 juillet. Cette nouvelle desserte permettra de rallier, depuis la gare St Pancras de Londres, Lyon en 4 heures 30, Avignon en 6 heures et Marseille en environ 6 heures 15. Aujourd'hui, Eurostar permet aux voyageurs britanniques de se rendre à Marseille, mais ils doivent changer de train à la gare du Nord à Paris et se rendre jusqu'à la gare de Lyon pour embarquer à bord d'un train vers le Sud de la France.
    Dans le sens Marseille-Londres, il faudra ajouter une heure de plus, précise la compagnie ferroviaire, en raison des formalités douanières et d'immigration obligatoires avant de se rendre outre-Manche, qui doivent avoir lieu à Lille.
    Cette nouvelle offre a été décidée en raison du succès d'un test de deux mois réalisé en mai et juin 2013 sur un trajet Londres-Lyon-Avignon-Aix, explique la compagnie ferroviaire transmanche.
          
          
     

  • La DB se redresse au premier semestre

    Après une année 2013 difficile, la Deutsche Bahn a retrouvé des couleurs au cours du premier semestre 2014 : la compagnie allemande affiche un bénéfice net en hausse de 15,9% comparé à la même période 2013 ( 642 millions d’euros). L’amélioration des résultats provient surtout des secteurs du fret (+0,9 %) et de la logistique. Le transport par camion notamment progresse de 3,6% en volumes. Enfin, la dette de la DB s'est alourdie au premier semestre, de 1,3% à 16,6 milliards d'euros.

    La compagnie ferroviaire maintient la plupart de ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2014. Elle vise ainsi toujours un résultat opérationnel de 2,2 milliards d'euros et un bénéfice net de 1,1 milliard. Mais elle a très légèrement revu sa prévision de chiffre d'affaires à la baisse, à 40,5 milliards d'euros (contre 41 milliards prévus en mars).
    Côté passagers, la compagnie explique avoir enregistré un nouveau record au cours du premier semestre avec 10 millions de voyageurs de plus par rapport à la même période en 2013, pour dépasser légèrement le milliard de voyageurs.

     

  • Denguin : quand les rongeurs font passer le feu au vert

    Le 17 juillet, le signal était bien au vert quand le TER est reparti avant de rattraper le TGV à Denguin… C’est ce qui ressort du rapport terminé par la Direction des Audits de Sécurité de SNCF le 26 juillet et remis aux présidents de SNCF et RFF, ainsi au’au ministre des Transports, au BEA TT et au procureur de la République de Pau. Basé sur des constats, une enquête, des entretiens et des travaux d’ingénierie menés par une équipe pluridisciplinaire de cinq experts SNCF, ce rapport est intégralement mis en ligne sur le site sncf.com.

    De ce premier document, il ressort que le conducteur n’a pas franchi le signal au rouge avant de repartir à vitesse normale, mais au vert. Pour la SNCF, « le système de Bloc Automatique à Permissivité Restreinte (BAPR), qui équipe cette section de ligne depuis 2008, n’est pas en cause » et « l’intervention de l’agent de maintenance sur la guérite de Denguin n’apparaît pas avoir pu provoquer l’incident électrique ». De même, précise la SNCF « les agents du centre opérationnel de gestion des circulations de Bordeaux ont appliqué en toute conformité les procédures prévues ». Enfin, « aucune défaillance ou défaut de maintenance des trains concernés (TGV et TER) n’a été constatée. »

    L’origine immédiate de l’accident serait un dysfonctionnement intervenu dans la guérite de signalisation, « une conjonction technique très exceptionnelle et sans précédent connu sur ce type d’équipement ». En effet, trois événements se seraient cumulés : l’action de rongeurs sur les gaines d’isolement des câbles, « malgré le dispositif de précaution existant », le fait que les deux fils détériorés étaient situés à l’extrémité de la chaîne électrique commandant le signal et une séquence défavorable provoquant la mise en contact de deux fils électriques, « comme des vibrations ou encore la mise en tension des circuits voisins ».

    Dix jours après cette collision qui a fait au total 40 blessés, une personne était toujours hospitalisée.

  • Londres : MTR exploitera Crossrail

    Pour Keolis, la récente série de succès dans le bassin londonien ne comprendra pas le futur RER est-ouest…   Car c’est MTR Corporation (Crossrail) Limited qui a été choisi pour exploiter Crossrail par Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice des transports de Londres, face aux trois autres short-listés, Arriva, National Express et le groupement formé par Keolis et Go Ahead. L’entreprise du métro de Hong Kong, déjà présent sur le réseau TfL comme co-exploitant de l’Overground avec Arriva (groupement LOROL). Cités par TfL dans son communiqué, les hauts niveaux de régularité et de satisfaction de la clientèle enregistrés sur ce nouveau réseau orbital ont certainement joué en faveur de MTR. Le contrat que TfL compte signer avec ce dernier se chiffre à un total de 1,4 milliard de livres (1,8 milliard d’euros) sur huit ans, avec une prolongation possible à dix ans.

    Environ 1 100 personnes seront embauchées pour exploiter les nouvelles dessertes entre l’ouest du bassin londonien et les banlieues est et nord-est via le centre. Sur ce total, 850 embauches correspondront à des créations de postes et comprendront 400 conducteurs a précisé Boris Johnson, le médiatique maire de Londres. Pour commencer, Crossrail reprendra des dessertes existantes sur ses futures branches, en commençant par Liverpool Street – Shenfield le 31 mai prochain, avec les trains actuels. C’est en effet en 2017 que les nouvelles rames commandées à Bombardier cet hiver doivent être mises en service. Puis les nouvelles relations seront progressivement mises en service jusqu’en décembre 2019, le tunnel sous Londres accueillant ses premiers trains en décembre 2018.

    A noter que le périmètre d’exploitation de Crossrail a été modifié au cours de l’appel d’offres, avec le prolongement à l’ouest des dessertes, vers le nœud ferroviaire de Reading, entièrement reconstruit et ré-inauguré par Elizabeth II le 17 juillet « avec un an d’avance et en-dessous du montant budgété ».

  • 450 millions grâce au VT interstitiel : bien pour le Gart, insuffisant pour l’ARF

    Les députés et les sénateurs ont profité de la réforme ferroviaire pour intégrer une nouvelle disposition, à l'initiative du… Sénat. A l’occasion de l'adoption définitive de la réforme les 21 et 22 juillet, ils ont décidé de conférer aux régions une nouvelle ressource financière dédiée aux politiques de mobilité : le versement transport interstitiel (VTI). 
    "Ce VTI, qui sera prélevé hors des périmètres de transport urbain, contribuera à résoudre la difficile équation pour les régions s'agissant du financement des transports régionaux de voyageurs", souligne le Groupement des autorités responsables des transports (Gart) dans un communiqué. "C'est une mesure qui participera d'une plus grande responsabilisation du secteur ferroviaire en ce qu'il permettra un assainissement financier du système que le Gart appelle de ses voeux, comme les régions".
    Ce versement transport sera plafonné à 0,55 % de la masse salariale. Ce dispositif a été préféré à celui d'un versement additionnel car "moins dommageable pour la compétitivité des entreprises", et permettant "une sorte de rééquilibrage de la charge fiscale", avait expliqué début juillet le rapporteur du texte, Michel Teston. En effet, les entreprises situées dans un périmètre de transport urbain (PTU) sont d'ores et déjà assujetties à un versement transport pouvant atteindre 2 % de la masse salariale, ce plafond étant, en pratique, atteint dans la plupart des grandes villes, explique-t-on au Sénat : "Il s'agit donc de ne pas peser excessivement sur leur compétitivité via une augmentation plafond, d'autant que les entreprises voisines situées hors PTU, n'y sont pas soumises. Par conséquent, le versement interstitiel semble préférable, puisqu'il permet une sorte de rééquilibrage de la charge fiscale".

    C'est aussi le point de vue du Gart qui conclut que "le VTI permettra par ailleurs d’assurer une plus grande équité territoriale, dans la mesure où l’ensemble du territoire national sera désormais concerné par le versement transport, et non plus seulement les périmètres de transport urbain et la seule région I'Ile-de-France – une mesure qui permettra de lutter contre certaines stratégies d’optimisation fiscale".
    En revanche, les Régions se montrent plus nuancées. Si par la voix de l'Association des régions de France (ARF), elles se félicitent de la création du versement transport interstitiel, elles estiment que ce n'est qu'une première étape avant la création d'un versement transport global qu'elles appellent de leurs voeux. Car, selon elle, "le versement transport interstitiel entraînera des inégalités territoriales injustifiées au détriment de ces territoires ruraux".
    En attendant, le VTI devrait rappporter de l'ordre de 450 millions d'euros selon un récent rapport commandité par le ministère des Transports. "Cela permettra aux Régions de continuer à développer l’offre TER et à investir dans de nouvelles rames", conclut l'ARF.

  • L’Italie lancera « une vraie discussion politique » sur la réforme ferroviaire

    Le 8 octobre se tiendra, sous présidence italienne, la première discussion des ministres des Transports de l’UE sur le volet politique du 4ème paquet ferroviaire européen…  

    (libéralisation, gouvernance des sociétés ferroviaires) à l’occasion du Conseil des ministres des Transports à Bruxelles. Maurizio Lupi, le ministre italien des Transports, qui assure la présidence du Conseil au second semestre 2014, l’a annoncé aux députés européens le 22 juillet. « Il ne faut pas avoir peur de ce pan-là », a indiqué M. Lupi, qui souhaite « une vraie discussion politique, d’où ressortiront les préoccupations des uns et des autres ». Le ministre italien a d’ores et déjà indiqué que la discussion ne remettra pas en question les holdings ferroviaires existants et, alors que le Parlement français vient tout juste de valider la nouvelle loi ferroviaire, qu’il faudrait « tenir compte des réformes en cours dans les Etats ».
    La réunion du 8 octobre devrait aussi permettre d’en savoir un peu plus sur les lignes rouges des Etats à propos des procédures de passation des contrats de service public dans les régions, que la Commission européenne souhaite soumettre obligatoirement à l’appel d’offre. « Certains Etats sont restés en arrière, avec un cadre qui ne permet pas une vraie concurrence », a concédé Maurizio Lupi, pour qui l’appel d’offre obligatoire deviendra sans doute la norme « à moyen terme ».
    Quelles chances d’aboutir à un accord entre les Etats sur ce très délicat volet politique d’ici la fin de l’année ? Pratiquement aucune. Mais « à la fin du semestre, l’on devrait commencer à avoir une idée de ce que contiendra le 4ème paquet ferroviaire », a estimé le ministre italien.
    Sur le volet technique de la réforme (révision des procédures de délivrance des autorisations pour les véhicules et certificats ferroviaires), les députés européens ont répété qu’ils espéraient commencer sans délai les négociations avec le Conseil des ministres pour parvenir à un accord final le plus rapidement possible. La crainte du Parlement est que ce volet ne devienne l’otage des discussions politiques, qui sont beaucoup plus sensibles. Message reçu. Le ministre italien a indiqué qu’il avait l’ambition de conclure avec eux cette partie de la réforme d’ici la fin de l’année.
    Autre rendez-vous fixé par la présidence italienne : à Milan les 16 et 17 septembre, pour une réunion ministérielle sur la mise en œuvre du réseau transeuropéen de transport et la mobilité urbaine. L’objectif est notamment de réfléchir au financement des grandes infrastructures de transport.

    Isabelle Smets