Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • LGV : appel d?offres pour Le Mans ? Rennes

    Le protocole de financement de la LGV Bretagne – Pays de la Loire a été signé le 29 juillet au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer. Conformément au protocole d’intention du 29 juillet 2008, la ligne de 182 km, estimée à 3,4 milliards d’euros, sera financée par l’Etat (environ 1 milliard), les collectivités territoriales (900 millions pour la Bretagne, 100 millions pour les Pays-de-la-Loire) et RFF (1,4 milliard). Environ un tiers du financement (la part de l’État) sera avancé par le partenaire du PPP. Fort de ce protocole, RFF lance ce 30 juillet l’appel d’offres auprès des candidats retenus : Bouygues, Eiffage, Vinci. Les offres seront remises avant la fin 2009, et, à l’issue des négociations, RFF devrait proposer un contrat de partenariat au groupement retenu après l’été 2010. RFF doit d’autre part lancer vendredi le deuxième tour de consultations pour le projet Sud Europe Atlantique auprès des mêmes entreprises.

  • Début de cadencement entre Brive et Tulle

    Le cadencement ferroviaire entre Brive et Tulle deviendra réalité le 4 décembre prochain. Vingt-neuf trains et six cars circuleront les jours ouvrables contre seize trains et dix cars actuellement. Alors que 18 000 personnes transitent quotidiennement entre les deux villes, seulement 10 % d’entre elles utilisent le train. La région aurait souhaité développer l’offre TER plus tôt, mais il a fallu attendre que l’état de cette ligne unique soit amélioré et qu’une véritable chaîne de transport soit mise en place aux deux extrémités. Or, les deux villes ont chacune lancé les chantiers de transformation de leurs gares en pôles intermodaux et travaillent à l’amélioration de leurs transports en commun. Ces pôles ne seront certes opérationnels que dans plusieurs années, mais la région table sur une progression de la fréquentation dès la mise en place des nouveaux horaires.

  • Albi a voté son schéma directeur cyclable

    Une étude menée par le bureau d’étude Inddigo-Altermodal a montré que la ville d’Albi se prêtait bien à la pratique du vélo, tant par sa topographie que par les distances entre quartiers : l’usage était assez important avec 1 vélo pour 18 voitures. Le nouveau schéma directeur voté fin juin s’appuie sur les voies principales de la ville, car les flux de déplacements à vélo suivent les mêmes logiques qu’en voiture et sont structurés autour des mêmes pôles. Les axes les plus lisibles et les plus directs ont donc été privilégiés. Parmi les objectifs principaux, il est prévu de réduire la vitesse des automobilistes, de raccourcir les parcours cyclistes et de mettre en place une première zone de rencontre.

  • La SNCF et Eurotunnel prennent Veolia Cargo

    Veolia Transport est entré en négociations exclusives avec Transport et Logistique Partenaires (groupe SNCF) et avec Europorte 2 (filiale d’Eurotunnel) pour la cession de sa filiale fret. On avait toujours eu le sentiment que l’ambition de Veolia, c’était de se concentrer sur les voyageurs. Sa filiale fret, d’ailleurs, avec 188 millions d’euros de CA en 2008, ne représente en gros que 3 % de Veolia Transport. Et on savait Veolia Cargo à vendre, dans le cadre d’un plan de cession d’actifs qui doit au total atteindre 1 milliard d’euros en 2009. Cette acquisition va permettre à Fret SNCF de devenir le numéro 2 du fret en Allemagne, derrière la DB (notamment grâce à Rail4Chem), et le numéro 3 en Italie, derrière les FS et la DB. Quant à la part française de Veolia Cargo, qui n’intéresse guère la SNCF et qu’elle ne peut de toute façon pas reprendre au regard du droit de la concurrence, elle ira à Eurotunnel. Le concessionnaire du tunnel sous la Manche pourra ainsi, grâce à l’acquisition de Veolia Cargo France, CFTA Cargo, Veolia Cargo Link et Socorail (50 millions de CA), développer le fret, via sa filiale Europorte 2. Les négociations pourraient aboutir avant la fin de l’année.

  • Carcassonne s?équipe en sans contact

    Le réseau urbain de l’agglomération de Carcassonne déploiera en octobre un système complet de billettique, pour un investissement de 400 000 euros. L’entreprise ERG Transit Systems assure l’installation des machines embarquées dans les bus et TAD, de cartes sans contact pour l’ensemble des abonnés et des gratuités sociales, de trois bornes de vente de titres, du logiciel de traitement et de bornes de remise des recettes pour les conducteurs. Les passagers occasionnels pourront continuer à acheter des billets papier dans les bus. « J’avais un peu peur de la complexité technique pour un petit réseau comme le nôtre [30 bus], explique Didier Haegeli, directeur de la régie Agglo’Bus. Mais tout s’est bien passé, avec les conseils du réseau Agir et la visite des réseaux d’Albi et Perpignan. » Prochaine étape : la mise en place d’ici un à deux ans de titres multimodaux sans contact avec le département de l’Aude et la région Languedoc-Roussillon.

  • Des rames Desiro City de Siemens pour la Grande-Bretagne

    En partant de son actuelle plateforme Desiro UK, Siemens a développé une nouvelle famille de trains destinés aux services urbains, régionaux et interrégionaux en Grande-Bretagne.?Ces rames automotrices électriques pourront être alimentées en 750 V continu, en 25 kV?50 Hz ou les deux. Légères, les rames Desiro City devraient permettre des économies d’énergie de 50 % par rapport au matériel actuel.

  • Un candidat unique pour CDG Express

    Vinci s’est entouré d’Axa, de la CDC et de Keolis pour emporter la concession Ils étaient au départ cinq candidats à la concession de CDG Express. Deux groupements espagnols ont jeté l’éponge les premiers, suivis des groupements français menés par Eiffage et Bouygues TP, ce dernier comprenant aussi RATP Développement. Ne reste plus que le groupement constitué autour de Vinci avec la Caisse des dépôts et consignations, Axa Infrastructures Investissement et Keolis, filiale de la SNCF.
    Plusieurs explications ont été avancées pour justifier ces défections. Celle des Espagnols aurait été provoquée par la très grande complexité du réseau francilien. « On ne s’improvise pas exploitant en région parisienne du jour au lendemain », soulignent les services techniques du secrétariat d’Etat aux Transports.
    Deux autres raisons ont fortement pesé. La première, c’est l’obligation légale pour CDG Express de recourir aux services de la SNCF pour assurer la traction. Cette contrainte aurait été mal acceptée par de nombreux acteurs, inquiets de se retrouver ainsi pieds et poings liés. La SNCF, qui souffre de ce que son président Guillaume Pepy nomme la « grévi-culture », fait peur. « Faire appel à la SNCF pour la conduite me paraît au contraire plutôt rassurant. Si le concessionnaire devait faire appel à un opérateur indépendant n’assurant que la traction de CDG Express, ce dernier devrait embaucher un certain nombre de conducteurs. A la moindre revendication, ceux-ci seraient en position de force car il n’y aurait qu’eux pour faire rouler les rames. La vraie question est : à quel prix la SNCF va-t-elle facturer ses services ? », nuance un dirigeant de la SNCF. Sans concurrent en face, elle peut imposer non seulement ses prix de traction mais aussi ses prix d’entretien du réseau. Une double menace.
    L’autre difficulté qui a rebuté tous les candidats en présence, c’est le « zéro subvention » édicté à l’avance par l’Etat. Les pouvoirs publics ont toujours expliqué que l’investissement de 640 millions d’euros nécessaires à la réalisation de CDG Express serait remboursé par les recettes ultérieures. Sans aucun recours aux financements publics. Une aberration, selon un proche du dossier : « Quand vous lancez une autoroute, vous ne dites pas dans le cahier des charges qu’il n’y aura pas de subventions. Dans un contrat de concession, la question est : comment on se partage les risques entre opérateurs et l’Etat ? Dans le cas Eurotunnel, les pouvoirs publics avaient obligé la SNCF et BR à prendre des niveaux de réservations considérables à des tarifs prohibitifs. Aujourd’hui, avec l’expérience, il faudra être plus réaliste. L’Etat pourrait par exemple garantir les prêts. » En clair, l’Etat va devoir trouver des chemins détournés pour soutenir le projet, mais sans verser de subventions directes formellement interdites dans le cadre de la concession. « On a sans doute mis trop de contraintes dans ce dossier », résume Pierre Van de Vyver, le délégué général de l’Institut de la gestion déléguée.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • SEA : RFF lance le second tour de consultation

    Le conseil d’administration de RFF, réuni le 16 juillet 2009, a autorisé son président Hubert du Mesnil à envoyer le dossier de consultation de la ligne nouvelle de 303 km entre Tours et Bordeaux aux candidats admis à participer à la phase finale de sélection pour la concession de Sud Europe Atlantique. Il a également décidé que RFF poursuive les acquisitions foncières, les études techniques, archéologiques et environnementales afin d’accélérer le démarrage des travaux dès que le choix du concessionnaire sera effectué.

  • Talgo sur Chicago ? Milwaukee

    Le 20 juillet, l’Etat américain du Wisconsin a commandé à Talgo deux rames de 14 voitures destinées à la ligne de Chicago à Milwaukee (137 km). Cette commande évaluée à 47 millions de dollars (33 millions d’euros) pourrait être assortie d’une option sur deux autres rames si la relation entre les deux grandes villes du lac Michigan, éventuellement prolongée vers les villes jumelles Minneapolis-Saint Paul, était comprise dans le plan de relance fédéral sur la grande vitesse. De fait, la liaison Chicago – Milwaukee – Minneapolis-Saint Paul (673 km) figure sur la carte présentée ce printemps par le président Obama. En tout cas, pour leur mise en service attendue en 2011, les deux rames Talgo devraie nt circuler à la même vitesse que les trains actuels (79 mph, c’est-à-dire 127 km/h), tout en offrant une capacité accrue (420 places au lieu de 350).

  • Baisse du CA au premier semestre pour la SNCF

    La SNCF a enregistré une baisse de 4 % de son chiffre d’affaires au premier semestre à 11,94 milliards d’euros. A périmètre et change constants, l’activité a baissé de 5,1 %, précise un communiqué de la SNCF du 17 juillet. Les ventes de « SNCF Geodis » ont reculé de 15,6 % (-19,4 % à périmètre et change constants) à 3,43 milliards. La branche SNCF voyages a pour sa part enregistré un recul de 1,7 % en raison d’une  baisse du trafic » et de la « stagnation du produit moyen » et s’établit à 3,612 milliards d’euros. Deux activités tirent leur épingle du jeu. La branche Proximités a connu une hausse de 2,3 % &agra ve; 3,18 milliards, du fait de la hausse des trafics des TER et du Transilien. La branche Infra (infrastructures et ingénierie) est aussi en augmentation (+2,6 %), à 2,35 milliards, en raison de la hausse des travaux réalisés sur les infrastructures.