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Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités
Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).
Deux tracés pour la ligne G, aux Toulousains de choisir !
La nouvelle équipe en place au Capitole souhaite imprimer sa marque. Le projet de la première ligne de tramway intra-muros à Toulouse en est le signe tangible. La ligne G (comme Garonne) doit relier la ligne B du métro avec les Arènes, pôle multimodal regroupant le métro ligne A, le futur tram Toulouse – Blagnac et le TER. Une première étape vers une traversée est-ouest de l’agglomération. La concertation publique se tiendra du 29 avril au 15 mai. Elle devra départager deux itinéraires : l’un de 3,8 km longeant la Garonne avant de rejoindre la station de métro Palais de Justice, et un autre de 3 km, plus direct, mais n’aboutissant qu’à 250 mètres de la station Saint-Michel. L’investissement prévu est de 115 millions d’euros HT pour une mise en service en 2013.
Thales fournira l’ETCS de la future ligne Nord – Sud saoudienne
Thales vient de signer, en coopération avec Saudi BinLadin Group (SBG), son premier contrat ferroviaire en Arabie saoudite, pour 340 millions d’euros. Sur la future ligne Nord – Sud, longue de 2 400 km et dont la mise en service est prévue pour 2013, Thales fournira clés en main les systèmes de signalisation, télécommunications, supervision, sécurité et billettique pour grandes lignes, alors que SBG sera responsable des travaux de construction et des services connexes. Particularité de ce marché : c’est la première fois que l’ETCS niveau 2 est déployé au Moyen-Orient, et ce sera aussi la plus longue ligne équipée ETCS au monde. Géré par les chemins de fer saoudiens (SAR), ce vaste programme d’infrastructure permet au royaume de créer une liaison entre la capitale Riyad et la frontière jordanienne, au nord du pays.
Transdev se prépare à l’expansion en 2009
Après une année de transition, Transdev entend jouer les premiers rôles en 2009 : « le Groupe reste ouvert aux opportunités stratégiques susceptibles de conforter son développement externe », a-t-il annoncé. En 2008, Transdev a réalisé un chiffre d’affaire géré de 3,3 milliards d’euros, soit une progression de 39 %. Par contre, son résultat opérationnel ne progresse pas (47 millions d’euros).
Le Comité des parties prenantes est en place
Dominique Bussereau a mis en place le 7 avril, le Comité des parties prenantes. Comme son nom l’indique, il regroupe l’ensemble des acteurs concernés par la concurrence dans les TER : Etat, autorités organisatrices, SNCF et autre entreprises ferroviaires, RFF, représentants des usagers… Présidé par le sénateur Francis Grignon, il est chargé de « déblayer le terrain », techniquement et juridiquement, avant l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs. Ses conclusions sont attendues au printemps 2010. Cela doit permettre ainsi, au lendemain des prochaines élections régionales, aux régions qui le souhaitent de savoir de quelle façon elles peuvent faire appel à d’autres entreprises que la SNCF sur une ligne, une étoile ferroviaire, voire l’ensemble de leur réseau. Deux groupes de travail sont constitués, l’un consacré aux questions sociales, aux incidences sur le personnel, l’autre aux questions plus techniques, des gares aux sillons ou à la propriété du matériel. Une expérimentation est envisagée dans une ou plusieurs régions volontaires.
Prolongement à Paris de la ligne 14 pour soulager la 13
Le Stif a choisi de prolonger la ligne 14 du métro parisien – plus connue sous son nom de projet Météor – jusqu’à la station Mairie-de-Saint-Ouen, afin de réduire de 25 % la fréquentation de la ligne 13, très saturée au nord de la gare Saint-Lazare. Avant son terminus, atteint par un souterrain de 5,2 km, la 14 desservira les stations Porte-de-Clichy et Clichy-Saint-Ouen, permettant des correspondances avec la ligne 13 et le RER C. Et probablement avec la ligne 2, puisque des mesures conservatoires pour une station complémentaire en correspondance avec la station Rome ont été prises. Les rames de la 14 pourraient être allongées de deux voitures, passant de 6 à 8. Entre 932 et 954 millions d’euros seront nécessaires pour les infrastructures, auxquels s’ajoutera le coût du matériel roulant supplémentaire, soit 143 millions d’euros.
Une carte orange à la nantaise
Avec Métrocéane, la métropole nantaise donne un coup de pouce à son « vieux » ticket tous transports publics « Tout le monde, dans tous les réseaux de transport, cherche à attirer le client par des billets conjoints avec d’autres, le maximum d’autres. Mais il y a des limites au nombre des titres « bi » ou « multi » ! » Le 23 avril, la métropole nantaise met en place une innovation qui va, en partie, répondre à l’inquiétude de ce bon observateur des transports publics locaux. Métrocéane, le « vieux » titre de la SNCF combiné avec les transports urbains de Nantes et de Saint-Nazaire, plusieurs fois amélioré depuis son lancement en 1999, bénéficie d’un nouveau lifting. Il prend du poids. Son application est étendue à une branche supplémentaire de l’étoile ferroviaire de Nantes et au début de deux autres. Ses tarifs sont fixés, tous transports confondus (cars, bus, tram, train) par zone de déplacements, et non plus seulement en fonction des kilomètres de chemin de fer parcourus. Ils sont accessibles à tout le monde. Ils ne sont plus liés à des abonnements de travail de la SNCF. Ce sont là quelques pas de plus en direction du « passe mobilité », une carte unique de tous les réseaux de la métropole nantaise promise dans son mandat par Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes.
Le billet Métrocéane permet désormais d’atteindre les villes des deux bords de l’estuaire de la Loire. Saint-Nazaire, La Baule, Le Croisic au nord, Pornic au sud, avec même un crochet par Machecoul, première gare en direction des plages vendéennes de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le nombre de gares passe de 25 à 35. A partir de 2010, s’en ajouteront une dizaine, là où s’arrêteront les deux trams-trains programmés, l’un vers Clisson, l’autre vers Châteaubriant. « Aussitôt, les cars départementaux seront dirigés vers elles », précise-t-on au conseil général de la Loire-Atlantique. S’il continue de s’appuyer sur le train, le billet Métrocéane intègre bien dans le même tarif l’usage des cars, des bus, du tramway nantais.
Le prix des billets est calculé par zone. Il y en a quatorze. Les deux grandes villes, Nantes et Saint-Nazaire, comptent pour deux zones. Les autres zones correspondent le plus souvent à une gare (voir carte). En fonction du nombre de zones parcourues, le ticket de journée, par exemple, varie de 3,80 euros pour un parcours dans la même zone jusqu’à 17,30 euros pour huit (au-delà, le prix reste le même). L’abonnement hebdomadaire se situe entre 13,10 et 47 euros, l’abonnement mensuel entre 43,80 et 168,30 euros. Dans tous les cas, Métrocéane est le titre le plus économique.
Pour élaborer des tarifs communs et répartir les recettes, les quatre autorités organisatrices de transport (AOT) concernées ont constitué l’Acel (Association communautaire de l’estuaire de la Loire), un organisme indépendant qui établit le bilan des ventes de billets Métrocéane et redistribue l’argent.
L’une des difficultés de l’exercice est que les AOT ne se mettent pas des bâtons dans les roues. Les différents modes de transport se livrent une concurrence naturelle. Le car départemental, par exemple, au tarif unique de 2 euros le voyage d’un bout à l’autre du département depuis 2005, fait de l’ombre aux trains sur le même parcours. Au point d’être victime de son succès et de ne plus être en mesure de répondre à la demande croissante de ses clients, sauf à requérir l’aide des autres modes de transport en correspondance. Déjà, certains élus réclament « un syndicat mixte, coordinateur des transports ». «Nous saurons coopérer, nous coordonner sans cela », répondent les AOT. « Pour y parvenir, je poserai les questions de gouvernance qui devront être posées », avait assuré Jean-Marc Ayrault pendant sa campagne électorale.
De leur côté, les voyageurs réclament une meilleure coordination des horaires. « Entre Nantes et Pornic, le car et le train sont en correspondance, pas dans l’autre sens », rapporte Jacques Michaux, de la Fnaut. La transformation du billet Métrocéane en « carte Orange » réussira-t-elle à les satisfaire ?
Hubert HEULOT
La ligne Blois – Tours se refait une jeunesse
Après Tours – Saumur et Orléans – Blois, c’est au tour du tronçon Blois – Saint-Pierre-des-Corps, toujours sur la ligne Paris – Bordeaux, de subir les assauts d’un train meuleur sur près de 65 km de ligne. Débutés fin mars, les travaux menés par la SNCF pour le compte de RFF, qui se déroulent de nuit et à une vitesse de 7 km/h, sont programmés jusqu’à mi-avril. Appartenant à la société suisse Speno, ce train de 113 m et 420 t dispose de 48 meuleuses capables de reprofiler les rails et d’améliorer leur durée de vie en prévenant leur vieillissement. « Pour les lignes à fort trafic et autorisant une vitesse de 200 km/h, nous nous orientons de plus en plus vers la maintenance préventive, explique Thierry Baldin, dirigeant d’unité opérationnelle à l’Even Centre, et non plus curative. » « Sur un budget annuel de 230 millions d’euros pour les régions Centre et Limousin, nous investissons plus de 80 millions en maintenance simple », ajoute Jean-Gabriel Ampeau, chef du service gestion du réseau à RFF. Ces travaux de meulage devraient donc se renouveler régulièrement. « Les avantages sont nombreux, insiste Thierry Baldin, avec l’élimination des défauts de surface, le maintien de la qualité des systèmes d’attaches de rail et de la géométrie de la voie. » Certes, l’utilisation du train meuleur est coûteuse (12 600 euros par séance nocturne, à laquelle il faut ajouter 34,10 euros par minute de meulage), mais le retour sur investissement est jugé rapide, avec moins de remplacements d’éléments de rail et donc moins d’interventions en urgence.
La SNCF à la conquête de l?Est
Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a signé un protocole d’accord avec son homologue des RZD, Vladimir Iakounine, visant à terme à ouvrir le réseau ferré russe aux trains français de marchandises. Les deux transporteurs veulent développer les transports et les terminaux de fret sur le corridor Europe – Asie. Le Figaro, qui a révélé l’information, explique de son côté que les deux acteurs se sont engagés à collaborer pour faire rouler des trains français de marchandises sur le territoire russe et aller ainsi jusqu’en Chine. Le réseau ferré russe est le deuxième au monde, derrière celui des Etats-Unis. Il transporte chaque année 1,3 milliard de voyageurs et autant de tonnes de marchandises.
Les opérateurs français en position de force à Melbourne
Le hongkongais MTR Corp., les français Keolis et Veolia Transport, les trois compagnies retenues en septembre par le gouvernement de Victoria pour participer à l’appel d’offres concernant le contrat d’opération du réseau suburbain de Melbourne ont déposé, comme prévu, leurs dossiers le 7 avril dernier. C’est Veolia qui opère à travers sa filiale locale Connex le réseau depuis sa privatisation, en 1999. La surprise est venue du tenant de l’exploitation, qui a confirmé faire équipe avec le singapourien SMRT « pour renforcer son offre », selon Jonathan Metcalfe, le directeur exécutif de Connex. SMRT est censé apporter son savoir-faire en matière de maintenance du réseau et du matériel roulant, comme les australiens EDI et UGL Rail le font respectivement pour Keolis et MTR. Alliances rendues nécessaires par le nouvel appel d’offres, qui comporte la maintenance. L’enjeu : la gestion sur quatorze ans du plus important réseau ferroviaire du pays. 714 km de voies, 12 300 services par semaine, 198 millions de voyageurs par an, 2 600 employés et une rémunération supérieure à 300 millions d’euros annuels, qui permet aujourd’hui au français de réaliser 80 % du chiffre d’affaires de Veolia Transport dans la région Pacifique. Rémunération qui, du fait de l’inclusion de la maintenance, doit passer à 400 millions. L’autre gros contrat en jeu porte sur la gestion du réseau de tramways de Melbourne, long de 250 km et opéré depuis bientôt dix ans par Yarra Trams, filiale de Transdev TSL. Un duel 100 % français, puisque c’est encore Keolis qui a été choisi par les pouvoirs publics pour cette finale à deux. Le gouvernement fera connaître sa décision en août prochain, les deux contrats devant démarrer dès novembre.
Olivier CASLIN
Saint-Etienne adopte Oùra !
La communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole vient de décider d’adopter la carte sans contact Oùra ! La billettique magnétique stéphanoise lancée fin 1993 est obsolète. La communauté d’agglomération Saint-Etienne Métropole (43 communes) vient de décider de la remplacer et d’adopter la carte sans contact Oùra ! qui a été déployée en Rhône-Alpes à partir de 2005. Un investissement de 5,5 millions d’euros. 70 000 exemplaires d’Oùra ! circulent déjà, utilisables dans les TER, les réseaux TAG de Grenoble et TCL de Lyon, ainsi que ceux du Rhône et de Transisère.
L’autorité organisatrice (AO) ligérienne précise toutefois qu’elle sera la première à respecter la totalité des normes d’interopérabilité formalisées dans une charte régionale il y a quatre ans et signée par une vingtaine d’AO. Ce qui donnera toutes les fonctionnalités au titre stéphanois, qui sera déployé progressivement entre septembre et décembre 2009. En particulier, la possibilité de l’utiliser sur n’importe quel réseau de transport partenaire ou encore de payer des services comme la location de vélos ou l’accès aux parkings.
Le système étant complexe, sa mise en œuvre, tant dans les véhicules de la Stas qu’au niveau des équipements fixes (81 distributeurs automatiques), ne peut se faire que par étapes. L’ancien et le nouveau système devront cohabiter quelques mois. Ainsi, à la rentrée, bus et trams seront progressivement équipés des nouveaux valideurs, qui continueront de fonctionner avec les tickets magnétiques actuels. Quant aux distributeurs dessinés par le cabinet Avant-Première, ils ne délivreront d’abord que des passes magnétiques, mais de nouvelle technologie, puis, en décembre, des cartes sans contact destinées aux quelque 40 000 abonnés. Ces titres multimodaux supporteront toutes les tarifications, qu’elles soient combinées (TER + Stas par exemple) ou intégrées (fonctionnant sur tous les réseaux à l’intérieur d’un territoire donné). Malheureusement, les voyageurs occasionnels resteront encore au magnétique, l’électronique jetable étant encore trop coûteuse.
Cécile NANGERONI