Catégorie : Toute l’actualité transports & mobilités

Retrouvez les dernières informations liées aux grands enjeux des transports, (ferroviaires, urbains, réseaux…).

  • On a marché sous le Bosphore

    Une étape importante – et symbolique – a été franchie par le projet Marmaray, qui doit permettre de relier les deux rives du Bosphore, via un souterrain ferroviaire parasismique de 13,6 km. Le 23 septembre, le dernier élément du tunnel immergé sous le Bosphore a été placé dans la tranchée prévue à cet effet, à 58 m sous le niveau de la mer (record du monde). Et le 13 octobre, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a pu relier à pied sec l’Europe et l’Asie dans cet ouvrage de 1,4 km. Reste à terminer les autres parties du souterrain, soit 9,8 km de tunnel foré et 2,4 km de tranchée couverte, puis de l’équiper et de le connecter de part et d’autre au réseau ferré turc. L’ensemble, chiffré à 3 milliards d’euros, devrait être mis en service dans quatre ans. Contraction de « (mer de) Marmara » et de « rail », le projet Marmaray modifiera en profondeur le réseau de banlieue d’Istanbul, en permettant la création d’une ligne de 76 km entre le quartier d’Halkali, du côté européen du Bosphore, et Gebze, du côté asiatique.

  • Activité en hausse et action en baisse pour Alstom

    « Il n’y a pas de répercussion de la crise sur nos activités, explique Philippe Mellier, le président d’Alstom Transport. Nos clients sont parfaitement solvables, nous avons des liquidités et nous n’avons pas besoin des banques. » Cependant, à la moindre mauvaise nouvelle, le titre chute. « Dès que l’on décale un projet de commande de TGV, les analystes financiers prétendent qu’Alstom est en cessation de paiement ! La chute de l’action Alstom est irrationnelle. Je crois surtout qu’il y a des gens qui ont spéculé sur notre titre et qu’ils cherchent aujourd’hui à se refaire », estime Philippe Mellier. Les plans d’investissement sur l’énergie et les transports ne sont pas remis en cause, ils seraient même plutôt en train de s’accélérer dans tous les pays. « Le seul impact de la crise à court terme pour nous pourrait éventuellement concerner la bonne santé de nos fournisseurs », concède Alstom. Alors, les marchés finiront-ils par revenir sur terre et miser sur les secteurs qui ont le vent en poupe ? Il serait temps, estime Philippe Mellier : « Nous ne sommes pas dans la situation de l’industrie automobile, dont les carnets de commandes ont fondu. Le nôtre, il est de trois ans : les usines ferroviaires ne sont pas sur le point de fermer ! »

  • Trois lignes Transilien mises en cadencement en Ile-de-France

    Il aura fallu plus de deux ans de travail à la SNCF et RFF, sous la houlette du Stif, pour mettre en place le cadencement de trois lignes Transilien Il y avait la référence Rhône-Alpes, pionnière en la matière, première région à miser sur le cadencement pour l’ensemble de son réseau TER. Le 14 décembre, il y aura le poids de l’Ile-de-France, avec trois lignes qui vont se mettre à ce nouveau rythme. Du lourd, puisque ces trois lignes intéressent quelque 200 000 voyageurs au quotidien. Ce sont Paris-Saint-Lazare vers Mantes-la-Jolie via Poissy (ligne J, 37 000 voyageurs), Paris-Montparnasse vers Mantes-la-Jolie, Rambouillet et Dreux (ligne N, 100 000), Paris-Lyon vers Montereau et Montargis (ligne R, 55 000). Deux cent mille voyageurs, c’est le double de ceux concernés par le cadencement autour de Lyon, le plus important réalisé en province.
    Le cadencement pour Transilien, c’est le fruit de plus de deux ans de travail pour la SNCF et RFF, orchestré par le Syndicat des transports d’Ile-de-France dans le cadre de sa politique générale de développement de l’offre. Comme le résume Serge Méry, vice-président du Stif : « En neuf ans, nous avons augmenté l’offre de transport de 25 %. Il était nécessaire d’aller plus loin. On ne pouvait le faire sans le cadencement. »
    Le projet a nécessité de multiples réunions de concertation avec les collectivités locales, communautés d’agglomération, associations de voyageurs… Sans oublier les conseils généraux des régions limitrophes, aussi concernées, d’autant plus là où l’on mise également sur le cadencement, comme en Bourgogne ou en Haute-Normandie. Et là où arrive, tout comme sur Montparnasse, du nouveau matériel roulant, c’est une véritable « opportunité » pour mieux réorganiser les marches. En fonction de tout cela, il a fallu trouver les équilibres avec les TER et les Corail Intercités, qui sont d’ailleurs intégrés dans les cadencements.
    S’il est toujours très délicat de bouleverser les grilles horaires, un travail colossal avec la reprise de tous les graphiques, le jeu en vaut la chandelle. Déjà, c’est l’occasion d’une remise à plat qui doit permettre d’offrir davantage de robustesse à la grille, et donc une meilleure régularité. Et puis, le projet est ambitieux, misant sur une hausse « spectaculaire » de l’offre : 74 % sur la ligne R, 18 % sur la ligne N, 25 % sur la ligne J. Davantage de fréquence, davantage d’amplitude horaire. Ce renforcement coûtera d’ailleurs 56 millions d’euros par an au Stif.
    Contrepartie : même si les responsables Transilien ne veulent pas précisément l’évaluer, les effectifs vont augmenter. Les conducteurs feront davantage de kilomètres en tête des trains, la maintenance sera adaptée, effectuée davantage la nuit, par exemple. Jean-Pierre Farandou, directeur SNCF Proximités, le dit clairement : « Il n’y a pas de tabous. Nous avons la volonté de produire le moins cher possible du service public. En ayant bien conscience que les fonds publics ne sont pas illimités. »
    Pour lui, le premier cadencement en Rhône-Alpes reste une référence. Car, après des premières semaines difficiles – plusieurs incidents lourds, d’ailleurs faussement liés par certains à la mise en place du cadencement –, la régularité s’est améliorée avec 10 % de trains supplémentaires. Sur les trois premières lignes du Transilien mises en cadence, on escompte un effet similaire. L’objectif est de mettre en 2012 l’ensemble de ces lignes à 93 % de régularité. Actuellement, si la ligne N est à 94 %, la R est à 91 % et la J à 88 %. Et dans le même temps, un report modal significatif, « au moins 10 % très rapidement », est espéré, avant tout en fonction de la « suppression » des heures creuses. Bien dans l’air environnemental du temps.
     

    Pascal GRASSART

  • Les RZD proposent aux chemins de fer chinois une joint-venture avec la DB

    L’agence Interfax a annoncé le 28 octobre que les RZD (chemins de fer russes) ont proposé aux chemins de fer chinois de mettre sur pied une joint-venture avec la Deutsche Bahn pour le transit de conteneurs entre la Chine et l’Europe, ainsi que sur le marché intérieur. Cette joint-venture prendrait la forme d’une entreprise tripartite regroupant les RZD, la DB et une société chinoise représentée par une filiale de chemins de fer chinois.

  • La chinoise CCECC suspend son contrat d?infrastructure avec le Nigeria

    L’entreprise chinoise China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) a suspendu son contrat de modernisation ferroviaire avec le Nigeria. La presse locale nigériane, « porte-voix » du pouvoir, dénonce la lenteur des travaux sur le réseau, qui compte 3 505 km de voies uniques à écartement étroit. Selon un membre du gouvernement, le Nigeria souhaite profiter de cette suspension du contrat pour une « révision complète » des projets. Actuellement, l’unique train voyageurs en état de marche circule entre Lagos et Ijoko, distantes de 30 km. De son côté, la CCECC affirme que les travaux ont été entamés sur la ligne Lagos – Kano, longue de 1 315 km. Le pays africain souhaitait moderniser son système ferroviaire, mais n’a versé que 250 millions de dollars sur les 8,3 milliards convenus.

  • Une mission de définition pour la LGV Rhin-Rhône

    L'annonce avait été faite lors de la réunion conjointe des comités de pilotage des études de la LGV Rhin-Rhône et de suivi de la première phase de la branche Est du 20 juin. Elle vient d'être confirmée par le préfet coordonnateur, Jacques Barthélémy: une mission de définition du schéma de desserte a été confiée à Marie-Line Meaux, inspectrice générale de l'Equipement, assistée de Claude Liebermann, inspecteur général des Pont et chaussées, qui avait assuré la même mission pour le TGV Est. La première réunion s'est tenue le 7 octobre, la prochaine est prévue en janvier. Elle a rassemblé des représentants des conseils régionaux Alsace, Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes; des conseils généraux de Saône-et-Loire, Côte-d'Or, Rhône, Territoire de Belfort, Doubs, Bas et Haut-Rhin; des agglomérations de Dijon, Besançon, Mulhouse, Strasbourg, Lyon et Paris; de la métropole Rhin-Rhône représentant neuf villes. Après le «temps de l'écoute viennent les temps du débat, et de la synthèse , résume Claude Liebermann, dont la démarche se veut pragmatique. Avec un rôle pédagogique et d'arbitrage, je dois amener les gens à accepter la meilleure solution.» L'ingénieur est serein, même s'il s'attend à davantage de difficultés que pour le TGV Est (sept ou huit cas à arbitrer), vu la configuration de la ligne et le nombre d'acteurs. «Paris-Beaudrecourt était un tuyau où brancher des arêtes, Rhin-Rhône un tunnel de passage est-ouest et nord-sud avec des contraintes d'aval ou d'amont.» Objectif: le schéma de dessertes mis en place à l'ouverture de la ligne doit être prêt au plus tard fin 2009 afin d'être pris en compte dans la définition du service horaire 2011. Il reste donc à peu près un an pour se mettre d'accord.

  • Français et Espagnols en lice pour la LGV Madrid ? Lisbonne

    Des géants du BTP français et espagnols de quatre consortiums ont répondu à l’appel d’offres de l’agence publique du Réseau ferroviaire à grande vitesse (Rave) pour la construction du premier tronçon de la LGV Madrid – Lisbonne, attendue pour 2013. Ont répondu : Vinci en association avec le portugais Mota-Engil (leader du consortium) et la Somague, filiale de l’espagnol Sacyr ; Eiffage allié à l’espagnol FCC ; Ferrovial à la tête d’un consortium de quatre entreprises portugaises ; enfin, Iridium, filiale de ACS, qui a intégré l’offre des portugais Brisa et Soares Costa. Les quatre offres évaluent les investissements nécessaires entre 1,32 et 1,75 milliard d’euros. Ce tronçon de 167 km traversera le Portugal d’ouest en est jusqu’à Caia, à la frontière espagnole. Le vainqueur de l’offre devrait être connu en septembre 2009 et se verra alors attribuer la concession du projet pour quarante ans.

  • Inauguration d?une ligne au Cachemire

    Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a inauguré le 11 octobre une nouvelle ligne à travers le Cachemire, la région que se disputent l’Inde et le Pakistan. Un chantier de 8 ans et un coût de 20 milliards de roupies (305 millions d’euros), pour relier du nord au sud les villes indiennes de Baramulla et Qazigund, dépourvues jusqu’ici de liaisons ferroviaires. Pour l’heure, seuls 66 km des 117 en projet ont été mis en service. Les ouvriers et ingénieurs ont été soumis à dure épreuve, en raison des reliefs escarpés et des hivers très rudes des contreforts himalayens. Ils ont aussi été confrontés, en 2004 et 2007, à des attaques ciblées des séparatistes musulmans, qui ont fait trois morts. Par mesure de précaution, un couvre-feu a été décrété à Srinagar le jour de l’inauguration.

  • Veolia commande 36 Coradia Continental à Alstom

    Veolia Verkehr, filiale allemande du groupe français de transports publics, a commandé à Alstom Transport 36 rames automotrices régionales Coradia Continental, pour un montant de 150 millions d’euros. Composés selon les cas de trois ou cinq voitures, ces trains seront exploités autour de Brême, sur le réseau NordWestBahn (NWB), dans le nord-ouest de l’Allemagne. Ils seront conçus et fabriqués non loin de là, sur le site Alstom de Salzgitter. Les premiers trains devraient entrer en service commercial fin 2010. Cette commande de Coradia Continental (nouveau nom de la version « européenne » du Lirex, par opposition à sa version « nordique ») fait suite à celle passée par l’exploitant allemand BeNEX début août (26 rames) et à celles en cours de livraison à la DB (37 rames plus 39 autres).

  • 10 ans de Météor : plus de 450 000 voyageurs chaque jour

    La petite dernière du métro parisien, la ligne 14, a fêté ses dix ans le 15 octobre. Egalement connue sous le nom de Météor, la ligne automatique, qui enregistrait 100 000 voyageurs par jour pour sa première année d’exploitation, en affiche désormais plus de 450 000. Il faut dire qu’entretemps, elle a été prolongée au nord, en 2003, jusqu’à Saint-Lazare, et à Olympiades au sud, en 2007.