Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Ouverture des marchés de transport de voyageurs : l’Autorité de la concurrence s’empare du sujet

    Ouverture des marchés de transport de voyageurs : l’Autorité de la concurrence s’empare du sujet

    Comment se passe la libéralisation des transports urbains, interurbains et régionaux de voyageurs ? Le gendarme français de la concurrence a décidé d’interroger les acteurs du marché. Elle lance une consultation publique jusqu’au 31 mars, avec toute une batterie de questions. Morceaux choisis.

    Trains de voyageurs

    Connaissez-vous le calendrier d’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires régionaux dans votre région et/ou dans les autres régions françaises ? Qu’en attendez-vous ? Y a-t-il des obstacles ou des freins à l’entrée de nouveaux opérateurs ? Faut-il octroyer les marchés par lots ou confier l’intégralité d’un réseau de transport urbain à un opérateur unique ? Quels sont les équipements, installations et autres actifs susceptibles de procurer un avantage concurrentiel significatif à un candidat ? Quelles sont les informations stratégiques ou indispensables pour l’élaboration des offres ? Le cadre réglementaire relatif à la transmission de données est-il satisfaisant ?

    Autocars « Macron »

    Quelles évolutions économiques a connu le marché du transport interurbain par autocar librement organisé depuis l’entrée en vigueur de la loi Croissance et égalité des chances (dite « loi Macron ») du 6 août 2015 ? Le transport ferroviaire et le transport longue distance par autocar sont-ils concurrents ou complémentaires ?

    Gares, pôles d’échanges multimodaux

    Les gares ferroviaires de voyageurs et autres installations de service ferroviaire permettent-elles-il d’assurer des conditions de concurrence satisfaisantes pour les opérateurs, et une qualité de service satisfaisante pour les usagers ? Y a-t-il des obstacles ou des freins à l’accès de nouveaux opérateurs aux gares ferroviaires ou routières ? Quelles sont les contraintes qui peuvent empêcher le développement des pôles d’échanges multimodaux ?

    Réponses à envoyer par mail avant le 31 mars 2023,
    en précisant le nom de la société ou de l’organisation et votre secteur d’activité.

    Les contributions ne seront pas publiées par l’Autorité de la concurrence. Mais le nom des entreprises ou organisations
    pourront être cités dans son futur avis (sauf mention contraire express).

    N.A

  • Railcoop confirme son choix de lancer un service minimum en juin 2024

    Railcoop confirme son choix de lancer un service minimum en juin 2024

    La coopérative Railcoop a confirmé le 2 mars, le lancement en juin 2024 d’un service voyageurs entre Bordeaux et Lyon suite à la validation par son assemblée générale. Soit deux ans plus tard que les prévisions initiales. Et avec un service minimum puisqu’il n’est  prévu qu’un aller-retour sur deux jours entre Bordeaux et Lyon.
    « Une rénovation légère des rames sera engagée dès 2023. La commercialisation des billets se fera dans un premier temps à bord des trains et via des partenaires« , souligne dans un communiqué la coopérative ferroviaire, qui exploite déjà des trains de fret entre Capdenac (Lot) et Saint-Jory (Haute-Garonne).
    Les sociétaires ont choisi de financer ce premier service voyageurs principalement sur fonds propres, s’affranchissant du soutien des banques et de nouveaux investisseurs institutionnels que la coopérative attend.
    Pour réaliser ce premier service, la coopérative doit toutefois encore lever 4,1 millions d’euros en 2023 afin de couvrir les investissements nécessaires, notamment l’achat d’une rame tricaisse X72500 additionnelle. Elle mène actuellement de front deux levées de fonds, l’une en parts sociales (via son site), l’autre en titres participatifs, à destination de sociétaires comme de non sociétaires (sur la plateforme Lita.co).
    Y. G.
  • Une nuit avec un Boa pour changer les rails

    Une nuit avec un Boa pour changer les rails

    Le train Boa porte bien son nom. En une courte nuit de travail, entre le 31 janvier et le 1er février dernier, ce train usine de renouvellement de rails, a « avalé“ 1 120 mètres de rail au nord-est de la gare Sevran (Seine-Saint-Denis), en direction de celle de Vert-Galant. C’est là que se déroule un chantier de renouvellement de rails, qui s’étend entre La Plaine Saint-Denis et Mitry. Au total, 15 km de voies – donc le double de rails –, sont concernées par ce chantier, qui se déroule en deux étapes les nuits de semaine : du 9 janvier au 3 février, puis du 6 au 25 mars 2023.

    L’âge moyen du rail : 29 ans

    Cette section de la ligne 229000 La Plaine – Hirson/Anor, est surtout empruntée par les RER B. Elle voit passer près d’un million de voyageurs par jour. L’âge moyen du rail sur ce secteur est de 29 ans. C’est un peu plus que la moyenne des renouvellements à mi-vie qui est de 23 ans. Il devenait donc nécessaire de les changer, même si le reste de la voie, les traverses et le ballast, pouvait encore être conservé quelques années.
    Pour cette opération de maintenance, sur des voies très empruntées, SNCF Réseau a opté pour le train usine Boa de TSO filiale de NGE, qui est utilisé la nuit, pour réduire les conséquences sur les circulations. D’ailleurs, lorsque le train travaille sur la voie 2 bis, la voie contiguë 1 bis est encore empruntée par les derniers RER B, déviés sur cette voie, de 21 h 20 à 23 h 30. Ensuite les voyageurs sont transportés par bus, jusqu’à la fin du service.

    600 à 800 mètres de rails renouvelés

    En moyenne, le Boa est capable de renouveler entre 600 et 800 mètres de rails, contre 300 et 400 mètres avec des méthodes classiques qui recourent notamment à des engins de levage rail-route et nécessitent de grandes équipes.
    Autre avantage, « le Boa » n’impose pas de limitation temporaire de vitesse (LTV), à l’issue du chantier. Une fois le train usine passé, les circulations peuvent reprendre à vitesse normale, ce qui limite l’impact sur l’exploitation. Si le train Boa se libère des contraintes de la LTV, c’est grâce au chauffage des rails neufs. Ils sont réchauffés à la température à laquelle ils seront majoritairement utilisés, autour d’une vingtaine de degrés. En chauffant ainsi les rails, on obtient une dilatation moyenne et on les soude aussitôt, imposant une légère contrainte sur l’ensemble de la voie qui donne sa rigidité à l’ensemble.
    Le train Boa, qui mesure 600 mètres, se divise en quatre ateliers qui s’étalent ainsi sur plus de 2 km. Chacun joue un rôle dans le renouvellement des rails.
    En tête, le premier élément du train décharge les rails neufs sur la voie. Ils sont guidés par des bras de manutentions articulés qui les posent entre les rails, et non à l’extérieur comme dans les chantiers classiques. La seconde étape est confiée au wagon soudeur qui assemble, par soudure électrique, les barres de 108 mètres déchargées quelques mètres avant. Il forme ainsi des longs rails qui sont repris le troisième atelier. C’est le plus long et le plus imposant. Il est composé de plusieurs postes intégrés dans la même machine : dévissage des écrous, ramassage des attaches, dépose des rails à changer, pose des nouveaux rails, de joints neufs, d’attaches neuves et vissage de l’ensemble avec des écrous neufs. Seul le ramassage des anciennes attaches et des joints, de la pose de nouveaux et du vissage sont effectués manuellement. Le reste, comme la récupération du rail neuf au centre de la voie, ou le dévissage, est mécanisé et automatisé. Un tel chantier peut mobiliser jusqu’à 15 personnes.
    À la suite de cette substitution, on peut assister à une avant-dernière étape, celle de la soudure des nouveaux rails, ceux posés la veille. Pour cette opération, les compagnons effectuent une soudure par aluminothermie, mesurant au millimètre près l’espacement des deux abouts à rassembler. Très techniques – chaque soudeur engage sa responsabilité et “signe“ son travail d’une marque propre –, les soudures par aluminothermie sont aussi très spectaculaires par le dégagement de chaleur, de lumière et de fumée. Sans parler des gerbes d’étincelles provoquées par les rabotages qui suivent les soudures.
    Puis un long train récupère les rails usagés. Ils sont chargés et découpés à bord, en barre d’une centaine de mètres. Au petit jour, le train prendra le chemin du fournisseur de rail, Ascoval, qui les refondra, en vertu de la politique de SNCF réseau en matière de recyclage des matériaux de ses chantiers.
    À 4 h 30, le chantier s’arrête, et après les vérifications d’usage, la voie est rendu aux circulations, à la reprise du service, vers 5 h 30.
    Yann Goubin
  • Cinq millions pour accélérer la sécurisation des sites ferroviaires stratégiques en Île-de-France

    Cinq millions pour accélérer la sécurisation des sites ferroviaires stratégiques en Île-de-France

    L’État va apporter une aide de cinq millions d’euros pour mieux sécuriser les sites ferroviaires stratégiques. C’est ce qu’a annoncé Clément Beaune, le ministre des Transports, alors qu’il visitait, le 22 février, la sous-station de SNCF Réseau à Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis. Cette sous-station alimente en énergie électrique une large partie des trains de l’Est de l’Île-de-France, notamment la gare de Paris-Est, la LGV, et le RER E dont le tunnel EOLE jusqu’à Haussmann Saint Lazare (et plus tard Nanterre Université lors de la mise en service).
    Cette aide s’ajoutera aux 21 millions d’euros déjà programmés en 2023 et 2024 par SNCF Réseau pour la sécurité des installations. « L’objectif est de sécuriser environ 130 sites en Île-de-France d’ici à 2024, 109 à la charge de la SNCF, 20 à 25 pour l’État » grâce à des « clôtures, alarmes, détecteurs de personnes, vidéosurveillance ou encore en badges d’entrée », avait précisé le 21 février sur France Inter le ministre, ajoutant que « c’est la première fois que l’État aide directement la SNCF à sécuriser le réseau ».
    Cette mesure intervient après l’incendie de câbles près du poste de Vaires-sur-Marne qui commande notamment une grande partie des circulations de Paris-Est. Cet incident avait entraîné deux jours de quasi-paralysie de la gare, les 24 et 25 janvier.
    Y. G. 
  • Quatre fédérations CGT réunies autour des cheminots « pour élever le rapport de force »

    Quatre fédérations CGT réunies autour des cheminots « pour élever le rapport de force »

    Pour éviter de faire la grève par procuration à partir du 7 mars, comme ce fut le cas en 2019, la CGT-Cheminots s’assure cette fois de la participation des autres fédérations professionnelles de la CGT dans la mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites.

    Cinq jours avant l’appel intersyndical à la grève du 7 mars contre la réforme des retraites, cinq fédérations de la CGT annoncent avoir voté l’union de leurs forces. Le projet de loi est débattu depuis le 2 mars au Sénat. Devant plusieurs centaines de militants rassemblées au siège du syndicat à Montreuil, Laurent Brun pour la CGT-Cheminots et les secrétaires de quatre autres fédérations – mines et énergie, ports et docks, industries chimiques, verres et céramiques – ont détaillé la journée de grève du 7 mars. La CGT a voté le principe de grève reconductible dans les secteurs cités, avec des actions qui démarrent dès ce soir dans l’énergie, a indiqué Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Energie. Il annonce « une semaine noire » : coupures ciblées, occupations et blocages de sites, et des gratuités de distribution. Du côté des ports, la CGT promet 48 heures d’arrêts de travail  ​et une journée  port mort  ​le 8 mars. La CGT Chimie a voté le principe d’une grève reconductible dans les raffineries, notamment.

    A la SNCF, le principe d’un préavis de grève reconductible à partir de 19h le 6 mars a été adopté lundi dernier par les syndicats représentatifs (CGT, CFDT, Unsa-Ferroviaire et Sud-Rail). Les prévisions de trafic seront publiées dimanche 5 mars au soir.

    Cette initiative commune (deux autres fédérations professionnelles CGT, le bois ameublement et le commerce, devraient rejoindre le mouvement) est destinée à « ne pas être seuls« , a insisté Laurent Brun devant les militants. Autrement dit, ne pas revivre la grève par procuration de 2019, contre la réforme des retraites déjà, avec des cheminots seuls dans la bataille. « La différence aujourd’hui, c’est que nous nous sommes coordonnés entre fédérations professionnelles structurantes de l’économie française, de manière à nous mettre en action tous ensemble. On n’est plus du tout dans la situation de 2019« , assure le secrétaire général de la CGT-Cheminots.

    Tous promettent de bloquer le pays « pour faire plier le gouvernement ».

    Nathalie Arensonas

  • La DB va fermer des lignes pour rénover son réseau

    La DB va fermer des lignes pour rénover son réseau

    Plus question de procéder à de petites réparations sur un réseau ferré dans un piteux état. Cette fois, la compagnie ferroviaire allemande, Deutsche Bahn (DB) a décidé de mettre les bouchées doubles avec un programme radical de rénovations avec des fermetures de ligne. Objectif : permettre à ses trains grandes lignes de retrouver leur ponctualité. En 2002, seulement deux tiers d’entre eux sont arrivés à l’heure, c’est-à-dire avec moins de six minutes de retard.

    « La DB a accumulé ces dernières années un tel retard d’investissement que ses trains ne peuvent plus arriver à l’heure », déplore Karl-Peter Naumann, le porte-parole de l’association des usagers du train « Pro Bahn ». L’une des raisons du sous-investissement était le projet d’entrée en bourse, abandonné depuis. « Nous avons besoin d’un nouveau concept de rénovation pour assurer plus de qualité, de ponctualité et de fiabilité sur le réseau », a reconnu lui-même le directeur des infrastructures, Berthold Huber.

    4200 km à rénover d’ici 2030

    Plus question d’intervenir comme avant avec des chantiers qui se succèdent. Cette fois, les lignes seront fermées sur une période de cinq mois pour une rénovation de fond en comble des traverses, du ballast, des voies, des aiguillages, des signaux, des postes d’aiguillage mais aussi des gares. « La DB a déjà testé deux fois une fermeture complète temporaire de tronçons. C’est beaucoup plus efficace », estime Karl-Peter Naumann.

    Le plan prévoit d’ici à 2030 la rénovation complète de 40 tronçons d’une longueur total de 4200 kilomètres. Les travaux débuteront l’année prochaine avec la « Riedbahn » entre Francfort-sur-le-Main et Mannheim, l’une des liaisons ferroviaires les plus fréquentées d’Allemagne. La fermeture est prévue après la fin du Championnat d’Europe de football organisé en été par l’Allemagne. Les tronçons Hambourg-Berlin et Emmerich-Oberhausen suivront en 2025 puis les tronçons Cologne-Hagen, Hambourg-Hanovre, Nuremberg-Regensbourg, Cologne-Dortmund-Hamm en 2027, Würzburg-Nuremberg en 2028, Stuttgart-Ulm en 2029 et Osnabrück-Münster en 2030.

    Pour que son plan fonctionne, la DB doit organiser des services de remplacement par bus, un autre défi alors que les entreprises du secteur font face à une pénurie de véhicules et de conducteurs. « Le succès du programme ne dépendra par des chantiers mais du bon fonctionnement des déviations des trains et des services de bus », estime Karl-Peter Naumann, le porte-parole de l’association des usagers du train « Pro Bahn.
    Christophe Bourdoiseau
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  • L’état dégradé du réseau ferroviaire grec en cause dans une collision meurtrière

    L’état dégradé du réseau ferroviaire grec en cause dans une collision meurtrière

    C’est l’un des pires accidents ferroviaires en Europe : le 28 février, vers 23h30, 57 personnes sont mortes et 85 ont été blessées après la collision entre un convoi de fret et un train de voyageurs qui reliait Athènes à Thessalonique dans le nord de la Grèce. Le choc s’est produit à la sortie d’un tunnel, au nord de la ville de Larissa, dans le centre du pays. Les deux trains se sont trouvés sur la même voie et y ont circulé pendant plusieurs kilomètres avant de se heurter de plein fouet. Sous la violence du choc, les locomotives et les voitures de tête ont été pulvérisées et les conducteurs sont morts sur le coup. Un incendie s’est alors déclaré.

    Le train Intercity transportait 342 passagers, dont de nombreux étudiants qui rentraient à Thessalonique après un week-end prolongé. La majorité des victimes se trouvaient dans les premières voitures.

    Un chef de gare inexpérimenté

    Une enquête a été aussitôt ouverte. Mais très vite, la vétusté du réseau ferroviaire a été évoquée. Et la polémique a enflé. Le président du syndicat des conducteurs de trains Kostas Genidounias, cité par l’AFP, a ainsi affirmé que « tout se fait manuellement, les systèmes électroniques ne fonctionnant plus depuis 2000″. Les représentants syndicaux avaient d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme quelques semaines auparavant.

    Le chef de gare de Larissa, qui a avoué une « erreur » devant la justice, a été arrêté le 1er mars et poursuivi pour « homicides par négligences » et pour avoir provoqué des « blessures corporelles ». Or, d’après la chaîne de télévision publique ERT, ce chef de gare de 59 ans était inexpérimenté, n’ayant reçu qu’une formation de trois mois avant d’être nommé à ce poste. Il n’y serait arrivé qu’il y a 40 jours après un emploi au ministère de l’Education. De son côté, le ministre des Transports a annoncé sa démission.

    Les cheminots ont entamé une grève le 2 mars, la confédération des syndicats dénonçant « le manque de respect dont on fait preuve les gouvernements au fil du temps envers les chemins de fer grecs, ce qui a conduit à ce drame« .

    Une société rachetée par les FS

    L’accident a suscité une immense colère dans tout le pays et des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes. A Athènes, des manifestants réclamant des comptes se sont rassemblés, le 3 mars, devant le siège de la compagnie grecque Hellenic Train mise en cause pour de nombreuses négligences ayant abouti à ce terrible accident, qualifié de tragédie nationale par les autorités publiques.

    En 2017, la société des chemins de fer grecs (Trainose) avait été achetée par la société publique italienne FS, dans le cadre du programme de privatisations décidée par les créanciers de la Grèce empêtrée dans une grave crise financière. « Les retards trouvent leur origine dans les pathologies chroniques du secteur public grec, dans des décennies de faiblesse » a reconnu devant la presse le porte-parole du gouvernement.

  • En Suède, Clément Beaune inaugure l’Innovation Station d’Alstom

    En Suède, Clément Beaune inaugure l’Innovation Station d’Alstom

    « Fier d’inaugurer en Suède le 3ème centre d’innovation mondial d’Alstom, un laboratoire d’excellence industrielle. À portée des universités et startups, on y développe les transports verts de demain. Fierté française, réussite européenne ! » C’est en ces termes que Clément Beaune a résumé l’inauguration, le 27 février, de l’Innovation Station d’Alstom à Västerås. En présence de Johan Sterte, préfet du Västmanland, et Maria Signal Martebo, PDG Alstom Suède.

    Lien vers vidéo Alstom – intervention de Clément Beaune.

    Ce centre d’innovation devrait accueillir en octobre prochain 550 salariés dans 10 000 mètres carrés répartis sur cinq étages, plus « quelque 200 embauches dans l’année ».

    P. L.

  • La SNCF va remporter un premier lot de TER en Hauts-de-France

    La SNCF va remporter un premier lot de TER en Hauts-de-France

    Régulièrement, Xavier Bertrand passait des soufflantes à la SNCF. Entre le patron des Hauts-de-France et l’opérateur ferroviaire public qui assure l’exploitation des lignes TER, les relations étaient plus que tumultueuses. En 2022, la région qui verse 500 millions d’euros par an à la SNCF dans le cadre de la convention TER, avait même suspendu quelques mois ses paiements, à cause des retards et suppressions de trains liés principalement au manque de conducteurs. Pour en finir avec l’opérateur historique, ou le piquer au vif, Xavier Bertrand et son vice-président chargé des transports, Franck Dhersin, avaient convaincu les élus régionaux d’ouvrir le réseau à la concurrence. Les premiers appels d’offres avaient été lancés en 2020.

    Et, le gagnant est… la SNCF.

    Le 1er mars, en milieu de journée, Xavier Bertrand a annoncé qu’il allait proposer à l’exécutif régional de confier à l’opérateur ferroviaire public l’exploitation d’un premier lot de lignes : celui de « l’Etoile d’Amiens » qui représente 17% du réseau TER. Il s’agit des lignes Amiens-Tergnier-Laon, Amiens-Saint-Quentin, Amiens-Albert, Amiens-Abbeville, Beauvais-Abancourt-le-Tréport, Amiens-Creil,  et Amiens-Montdidier-Compiègne. Le contrat débuterait fin 2024, pour neuf ans.

    « Le choix n’a été pas difficile entre les deux candidats SNCF Voyageurs et Transdev (filiale de la Caisse des dépôts) », a indiqué à l’AFP une source proche du dossier. Dans la notation, la SNCF est devant. Il n’y a pas photo : on prend le meilleur« , a ajouté cette même source.

    Dans un  tweet, Christophe Fanichet, directeur de SNCF Voyageurs, se félicite d’avoir proposé « une offre compétitive, sur-mesure et adaptée à l’écosystème du territoire couvert par le lot TER Etoile d’Amiens« .

    Selon l’AFP et Mobilettre, SNCF Voyageurs s’est engagé à un objectif de régularité de 98,5% et à une augmentation de l’offre de 9,5%. Les pénalités seraient multipliées par quatre en cas de dysfonctionnements du réseau et la Région aurait la possibilité de résilier le contrat en cas de faute, sans verser d’indemnités.

    La SNCF avait nommé en début de semaine un nouveau directeur chargé du « programme de redressement de la performance » dans la région, Bertrand Gosselin, ancien directeur général de la compagnie franco-belge Thalys.

    Trois autres lots s’ouvrent à la concurrence : Paris-Beauvais et les radiales parisiennes (dites « de dessertes parisiennes »), l’Etoile de Saint-Pol et les lignes du Nord-Pas-de-Calais. Ils devraient être attribués respectivement en 2026, 2027 et 2028.

    N.A

  • Marc Papinutti renonce à l’Autorité de régulation des transports

    Marc Papinutti renonce à l’Autorité de régulation des transports

    Quelle histoire !  Inscrit à suivre le premier grand oral de Marc Papinutti, candidat proposé par le chef de l’Etat à la présidence de l’Autorité de régulation des transports (ART), le 1er mars devant le Sénat, Ville, Rail & Transports a appris la veille que l’audition était annulée, à la demande de l’intéressé.

    Marc Papinutti qui aurait pu s’installer dans le fauteuil laissé vacant par Bernard Roman (l’ex-président de l’ART a fini son mandat voici plus de six mois) a jeté l’éponge ! A 63 ans, le candidat pressenti, fin connaisseur des transports a renoncé devant le risque d’absence d’indépendance que n’auraient pas manquer de souligner les sénateurs et les députés des commissions chargées de l’auditionner. Et de donner leur feu vert, ou non. Les précédentes fonctions occupées par Marc Papinutti soulevaient en effet des interrogations.

    Directeur de cabinet du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu jusqu’à ce qu’un successeur ne soit nommé il y a quelques jours à peine…, Marc Papinutti avait exercé la même fonction au cabinet d’Elisabeth Borne entre 2017 et 2019 lorsqu’elle était ministre des Transports. Il avait également dirigé la DGITM, la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (rattachée au ministère), et présidé Voies navigables de France (VNF).

    Après avoir longtemps cherché un profil politique, Emmanuel Macron avait fini par choisir ce haut fonctionnaire. Son profil aurait-il réussi à passer sous les fourches caudines des parlementaires ? Aurait-il dû se déporter de nombreuses décisions du collège de l’Autorité de régulation pour ne pas risquer le conflit d’intérêt ? On ne le saura jamais. Il reste à trouver un nouveau candidat pour diriger le gendarme des transports,chargé de réguler les marchés, dont certains s’ouvrent à la concurrence. Espérons que cela ne prendra pas encore six mois…

    NA