Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • La Normandie prête à attaquer les riverains des voies ferrées

    La Normandie prête à attaquer les riverains des voies ferrées

    Hervé Morin, président de la région Normandie, « ne supporte pas que des millions de passagers soient pris en otages chaque année en raison de retards occasionnés par des arbres tombés sur les voies à cause de gens qui n’assument pas leurs obligations ». Il vient d’annoncer que la région va engager des poursuites judiciaires « systématiques » à l’encontre des riverains et des communes qui n’effectuent pas le travail d’entretien nécessaire des abords des voies ferrées leur appartenant.

    Cette décision fait suite aux perturbations enregistrées mardi 25 mars sur le trafic ferroviaire après la chute d’un arbre appartenant à un riverain sur une caténaire à hauteur de Pavilly. Elle avait empêché la circulation dans les deux sens entre Motteville et Malaunay (ligne Rouen – Le Havre), après la suppression totale ou partielle de onze trains. Les passagers avaient été pris en charge, avec des trains détournés via la ligne Motteville – Montérolier/Buchy, ou par car.

    SNCF Réseau veut entamer les démarches auprès du riverain et de ses assurances pour être dédommagé de cet incident.

  • Le partenariat entre Synerail et SNCF Réseau pour la réalisation du GSM-Rail s’achève

    Le partenariat entre Synerail et SNCF Réseau pour la réalisation du GSM-Rail s’achève

    Quinze ans après son lancement, le partenariat public-privé entre SNCF Réseau et Synerail, pour la réalisation et l’exploitation du GSM-Rail, s’est achevé fin mars. Le réseau GSM-R couvre désormais 16 683 km de voies par lesquels transitent plus de 80 % des circulations ferroviaires en France.

    Le GSM-R pour Global System for Mobile communications – Railways, est un standard de communication sans fil développé pour le secteur ferroviaire. Il permet d’améliorer les communications vocales entre les conducteurs et les postes, grâce à la transmission d’appels voix, mais aussi les échanges de données avec le matériel roulant, essentielles à la sécurité des circulations ferroviaires.

    Le contrat confié à Synerail, filiale de Vinci Concessions (70 %) et de SFR (30 %), s’élevait à 1,5 milliard d’euros.

     

  • Le ministre des Transports convoque un comité de suivi sur la ligne Paris – Clermont

    Le ministre des Transports convoque un comité de suivi sur la ligne Paris – Clermont

    Opération déminage. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a annoncé la tenue, le 11 avril, d’un comité de suivi des dessertes ferroviaires (CSDF) de la ligne Paris – Clermont-Ferrand, le 11 avril, à Clermont-Ferrand. Il y participera ainsi que Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, de Matthieu Chabanel le PDG de SNCF Réseau et de Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs.

    « Au cours de ce comité, des mesures correctrices et de long terme pour améliorer la qualité de service de cette ligne structurante seront présentées », annonce le ministère dans un communiqué.

    la ligne souffre en effet de dysfonctionnements malgré « 760 millions d’euros engagés par SNCF Réseau pour la régénération de la plateforme ferroviaire, ainsi que 130 millions d’euros pour des opérations de modernisation, financées par l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes », rappelle le communiqué.
    Des nouvelles rames Oxygène ont été commandées et sont attendues à partir de 2027.
  • Approbation des NAO à la RATP : pas de hausse générale des salaires mais de nouvelles gratifications pour les agents

    Approbation des NAO à la RATP : pas de hausse générale des salaires mais de nouvelles gratifications pour les agents

    La date butoir est fixée au 31 mars mais la RATP sait déjà que les NAO (négociations annuelles obligatoires) qui ont eu lieu le 12 mars avec les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise (CGT, FO, Unsa et CFE-CGC) sont approuvées. Il suffisait de la signature d’au moins deux syndicats parmi les trois plus importants, CGT, FO et Unsa. FO, Unsa et CFE-CGC se sont déjà prononcé pour.

    Originalité de la démarche, les augmentations proposées passent par des gratifications nouvelles ou déjà en place. Ainsi, la direction a décidé de créer une prime de travail le samedi « pour accompagner le renforcement de l’offre le week-end démandé par Île-de-France Mobilités pour répondre aux attentes des voyageurs « , explique-t-elle. A partir du 1er avril, chaque samedi travaillé rapportera aux agents 10 euros bruts. Une réponse à une demande syndicale face à l’augmentation de la fréquentation sur certaines lignes du métro parisien en fin de semaine. Quelque 30.000 salariés travaillent le samedi ou le dimanche plus de 20 week-ends par an.
    Les gratifications liées à l’ancienneté sont également revues à la hausse: les salariés qui recevront la médaille d’argent recevront 300 euros (+100 euros), la médaille vermeil 450 euros (+120 euros) et la médaille d’or 900 euros (+250 euros). Un argument sonnant et trébuchant de nature à contribuer à la fidélisation des agents.

    Des primes vont aussi être intégrées à partir du 1er juin aux « salaires statutaires « : par exemple la prime de responsabilité des agents de maitrise/techniciens supérieurs passe à 39,27€ brut mensuel. Et les agents de maitrise et les techniciens supérieurs vont voir leurs salaires statutaires augmenter de 3,76 points.

    Selon la RATP, l’ensemble de ces mesures se traduira par une augmentation moyenne des rémunérations de 2,1 % sur 2025. « Ces différentes mesures viennent compléter les mesures 2024 de 8 points pour tous au 1e juin 2024 et 7 points pour tous au 1e décembre 2024« , souligne la Régie.

  • La Deutsche Bahn vit « sa plus grave crise depuis la réforme de 1994 » selon son président

    La Deutsche Bahn vit « sa plus grave crise depuis la réforme de 1994 » selon son président

    Pour la cinquième année consécutive, Deutsche Bahn est dans le rouge. En 2024, la compagnie ferroviaire publique allemande (100% des actions appartiennent à l’Etat) a certes réduit ses pertes d’exploitation d’un milliard d’euros par rapport à l’année précédente mais elles restent à un niveau très élevé (1,8 milliard) ainsi que l’endettement.

    « La Deutsche Bahn vit sa plus grave crise depuis sa réforme de 1994 [transformation en société anonyme] », a résumé Richard Lutz, le président du groupe, très critiqué par les associations de voyageurs pour sa mauvaise gouvernance et ses émoluments en hausse en 2024  (2,1 millions d’euros) malgré les mauvais résultats.
     
    Le chiffre d’affaires est passé de 45,2 à 26,2 milliards d’euros en raison de la vente Schenker. Les recettes de l’ancienne filiale logistique (14,3 milliards) ont contribué à réduire la dette astronomiques de la DB. En 2024, celle-ci a baissé de 1,4 milliard à 32,6 milliards d’euros. L’objectif est d’atteindre entre moins de 28 milliards en 2027.
     
    Les annulations de trains n’ont jamais été aussi élevées. Le trafic voyageurs a baissé comme la ponctualité (62,5%) qui atteint un niveau historiquement bas sur les grandes lignes. Le montant des indemnités voyageurs a également atteint un record. « Nous sommes loin des objectifs que nous nous sommes fixés pour satisfaire notre clientèle », a reconnu Richard Lutz.

    La DB veut renverser la tendance dans les prochaines années avec un gigantesque programme de remise à niveau des infrastructures et d’assainissement de la dette. Rien que pour l’entretien des principales lignes et la numérisation, les besoins ont été évalué à 80 milliards dans un rapport interne de la DB dévoilé par l’agence dpa.

    La réduction du personnel devrait atteindre un nouveau record avec 10.000 postes de moins en 2027 par rapport à 2024, notamment dans l’administration. L’objectif est de sortir du rouge cette année là et d’atteindre une ponctualité de 75 à 80%.

  • La SNCB préfère Caf à Alstom pour un contrat allant jusqu’à 600 trains

    La SNCB préfère Caf à Alstom pour un contrat allant jusqu’à 600 trains

    Le conseil d’administration de la SNCB, la société nationale des chemins de fer belges, a préféré Caf à Siemens et à Alstom (pourtant le seul des trois à être présent en Belgique) pour la fourniture de trains pouvant aller jusqu’à 600 exemplaires.  La compagnie ferroviaire belge a en effet retenu fin février le constructeur CAF comme soumissionnaire préférentiel pour la fourniture de rames automotrices AM30 au sein d’un contrat-cadre de 12 ans de plus de 3 milliards d’euros. « Le premier besoin porte sur une commande 180 rames, représentant 54 000 places assises, pour un investissement de 1,7 milliard d’euros», précise la SNCB.

    L’appel d’offres porte sur des rames de quatre et trois voitures, à un et deux niveaux, ainsi que sur des exemplaires alimentés par batteries. Certaines rames seront destinées à des services locaux, d’autres de banlieue, d’intercités, ou encore aux trafics transfrontaliers vers la France, les Pays Bas, l’Allemagne et le Luxembourg. Aptes à 160 ou 200 km/h, elles devront être capables de circuler sur des lignes à grande vitesse.
  • Siemens Mobility conclut avec RIVE Private Investment un accord-cadre pouvant aller jusqu’à 50 locomotives Vectron

    Siemens Mobility conclut avec RIVE Private Investment un accord-cadre pouvant aller jusqu’à 50 locomotives Vectron

    Siemens Mobility a signé le 20 février un accord-cadre portant sur la fourniture de 50 locomotives Vectron pour RIVE Private Investment, un groupe d’investissement, société mère de Northrail, l’un des principaux fournisseurs de leasing et gestionnaires d’actifs ferroviaires en Europe.
    L’accord prévoit la livraison de 15 locomotives Vectron, accompagnée d’un contrat de maintenance d’une durée de huit ans. Il prévoit une option pour 35 locomotives Vectron supplémentaires et une prolongation du contrat de maintenance de huit années.
  • Les contrôleurs menacent de faire grève pendant les vacances d’avril et les ponts de mai

    Les contrôleurs menacent de faire grève pendant les vacances d’avril et les ponts de mai

    Sud Rail a déposé, le 24 mars, un préavis de grève des contrôleurs pour la période allant du 17 avril au 2 juin, couvrant donc les congés de printemps et les ponts de mai. Cette menace, dévoilée par Le Parisien du 24 mars, est portée par le syndicat au nom du collectif national des contrôleurs  (CNA), à l’origine du mouvement de grève massif qui avait perturbé le trafic lors des fêtes de fin d’année 2022.

    Le collectif réclame une augmentation de la prime de travail de « 100 euros mensuels minimum ». Il estime que la direction n’a pas pris en compte plusieurs alarmes sociales et fait le choix du conflit plutôt que de répondre positivement à « des revendications claires et atteignables ». Le préavis a donc pour objectif de forcer la direction à revenir autour de la table, pour « un dialogue social sérieux ».

    Les contrôleurs réclament aussi un « respect des horaires collectifs du travail ». Dans un communiqué, la fédération Sud Rail dénonce « la volonté de productivité grandissante » portée par la direction de SNCF Voyageurs et la dégradation des conditions de travail des contrôleurs et contrôleuses « au fil des semaines ». Elle met notamment en cause un nouveau logiciel qui entraine des modifications de planning imprévisibles à moins de 48 heures.

    La direction de SNCF Voyageurs se dit « extrêmement attentive » à la situation. « Le dialogue est continu et nourri avec les représentants des organisations syndicales représentatives », affirme l’entreprise ferroviaire, « très sensible aux conditions d’exercice du métier » de contrôleur. Elle assure aussi avoir tenu tous les engagements pris ces dernières années.

    Le collectif de contrôleurs est né d’une mobilisation spontanée d’agents sur les réseaux sociaux en 2022. Il a compté jusqu’à 3500 membres, ce qui représente la moitié des contrôleurs de la SNCF.

  • Cdiscount élargit son catalogue aux voyages en train

    Cdiscount élargit son catalogue aux voyages en train

    Cdiscount Voyages, jusqu’alors spécialiste des voyages en avion et en ferry (son activité historique), enrichit son catalogue : la filiale de Casino propose depuis le 24 mars des séjours et des trajets en train, ainsi que des trajets en bus et en covoiturage, grâce à un partenariat noué avec deux plateformes, Tictactrip et son voyagiste Verytrain. « Cdiscount Voyages négocie avec Tictactrip qui dispose d’un catalogue proposant du bus, du train et du covoiturage et avec Verytrain dont le catalogue propose des séjours hôtel + train. Il y a donc une offre de voyages en train dans les deux cas « , explique un porte-parole du distributeur.

    « Cette stratégie répond à une double dynamique : la forte croissance du marché ferroviaire et l’engouement des voyageurs pour des solutions de transport plus responsables », souligne Cdiscount Voyages dans un communiqué, estimant que « la mobilité durable s’impose comme une priorité pour de nombreux voyageurs ».

    Les voyageurs peuvent comparer et réserver leurs billets via un onglet « Train + Bus » sur le site cdiscount.com. La plateforme a choisi le moteur de recherche et de vente Tictactrip car c’est « l’application avec le plus grand catalogue de destinations et de transporteurs en France ».

    Actuellement, 36 offres combinant voyages et séjours sont disponibles sur le site. Il devrait y en avoir 200 d’ici cet été.

     

  • Le Conseil constitutionnel saisi sur la loi sécurité dans les transports

    Le Conseil constitutionnel saisi sur la loi sécurité dans les transports

    Nouvelle péripétie pour la loi sécurité dans les transports adoptée le 18 mars par le Parlement : des députés des partis de gauche (LFI-NFP et Ecologistes) ont saisi six jours plus tard le Conseil constitutionnel. Ils accusent certaines dispositions du texte législatif initié par Philippe Tabarot, devenu depuis ministre des Transports, de faire peser « de graves menaces sur l’État de droit » en France.

    La loi renforce les prérogatives des forces de sécurité de la SNCF (Suge) et de la RATP (GPSR),  et « autorise des agents de sécurité privée à mettre en œuvre des palpations de sécurité et des fouilles de bagages, sans qu’ils soient titulaires d’une autorisation délivrée par l’autorité publique, ni placés sous le contrôle continu de celle-ci« , critiquent les députés qui ont saisi l’autorité chargée de contrôler la conformité de la loi à la Constitution.

    Vidéosurveillance par intelligence artificielle

    Ils pointent également la possibilité nouvelle pour les agents de la Suge et du GPSR d’intervenir aux abords des gares et de constater par procès-verbal l’infraction de vente à la sauvette. Et d’interdire l’accès aux « gares ou stations » à toute personne troublant l’ordre public, ou refusant de se soumettre à la fouille de ses bagages ou à des palpations de sécurité. Ce qui contrevient à la liberté d’aller et venir, estiment ces députés. Ils dénoncent par ailleurs « l’extension disproportionnée des moyens de vidéosurveillance » portée selon eux par le texte. A savoir, l’autorisation à titre expérimental du port de caméras individuelles par les chauffeurs de bus, « des agents de droit privé ». Ainsi que la mise en place, toujours à titre expérimental, d’enregistrements d’images de la voie publique par des caméras embarquées sur les tramways et, à Mayotte uniquement, sur les bus scolaires. Un tel dispositif enfreint le droit à la vie privée, selon les auteurs du recours.

    Enfin, concernant le prolongement jusqu’en 2027 de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) lors de grands rassemblements (testé pendant les Jeux olympiques de Paris), ils considèrent que l’article est un « cavalier » législatif, c’est-à-dire n’ayant pas de rapport avec le texte de loi initial.