Des travaux de signalisation entre Plouagat et Guingamp, soit une section de 12 km, viennent d’être achevés, avec la mise en service d’un nouveau système de signalisation BAL (block automatique lumineux). Le système permet d’augmenter la vitesse des trains, la capacité de la ligne et d’améliorer la régularité des circulations. L’opération est effectuée dans le cadre de l’amélioration des lignes Rennes – Brest et Rennes – Quimper, qui consiste à adapter l’infrastructure et à supprimer les PN, en complément de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Sur la section Plouagat – Guingamp, qui ne compte aujourd’hui plus de PN, les travaux de voie s’achèveront fin 2009. Les trains pourront alors rouler entre 200 et 220 km/h.
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
-
Inauguration du métro de Lausanne
Le métro de Lausanne devait être inauguré aujourd’hui. Quatre jours avant la cérémonie, le métro automatique M2 a obtenu son autorisation d’exploiter de l’Office fédéral des transports (OFT), sur la foi d’un épais dossier composé de 25 classeurs environ. Il s’agit d’une étape importante, indispensable pour transporter des passagers durant le week-end de festivités, mais pas suffisante à l’aboutissement du projet, puisque l’autorisation définitive de circuler ne sera délivrée que lorsque le taux de fiabilité atteindra 95 %. Ainsi, les rames ne circuleront que le temps d’un week-end inaugural. Et elles seront accompagnées par un collaborateur des TL afin de pouvoir passer en mode manuel si nécessaire.
-
Le tram de retour à Liège en 2013
Suite aux résultats de l’étude de mobilité, le ministre des transports de la région Wallonne, a annoncé la construction d’une ligne de tramway pour l’agglomération liégeoise Liège va retrouver ses trams ! Répondant à la demande des partis politiques et des associations, André Antoine, ministre des transports de la région Wallonne, a présenté le 24 juillet 2008, le tracé d’une ligne de tram urbain, ainsi que le budget nécessaire à son financement. Cité industrielle située sur les rives de la Meuse, Liège compte plus de 192 000 habitants et son agglomération en totalise près de 500 000, répartis sur les communes de la vallée mosanne. Entourée par de nombreuses collines boisées et comprenant de vastes sites dévolus aux industries sidérurgiques et métallurgiques, l’ancienne capitale des ducs de Bourgogne est aussi un important centre administratif et commercial. Ville dynamique en pleine rénovation, Liège doit affronter une circulation automobile intense qui congestionne autant son vaste centre-ville que ses nombreux quartiers d’habitation sur les deux rives de la Meuse. 67 lignes de bus parcourent l’agglomération liégeoise, dont certaines (la 1 et la 4) transportent chacune plus de 30 000 voyageurs par jour. Mais le manque de site propre ou de priorité aux feux, le parking sauvage et les encombrements du trafic routier pénalisent la progression des bus, surtout dans les artères très fréquentées du centre-ville. Selon l’étude menée par la SRWT (Société régionale wallonne du transport), la fréquentation des transports collectifs va connaître une croissance soutenue dans la décennie à venir, à la condition d’en améliorer l’attractivité. L’analyse comparée des différents types de transports urbains, tant en matière de capacité des véhicules et de vitesse commerciale que sur le plan de leurs coûts globaux, ont amené les autorités de la région Wallonne a choisir le tram fer au détriment du BHNS ou du trolleybus. Plus capacitaire et plus rapide, le tram est aussi jugé plus structurant pour l’agglomération. Ce sera aussi l’opportunité d’une opération plus complète de requalification urbaine pour les communes traversées. Ainsi que l’a annoncé le ministre André Antoine devant le gouvernement régional Wallon, ce tram devrait rouler à Liège dès 2013. Le tracé choisi, selon un axe nord-sud sur la rive gauche de la Meuse, reliera Herstal à Jemeppe. Ce quartier de la commune de Seraing accueille déjà une gare multimodale très développée. Entre ces deux cités où règne l’industrie lourde (sidérurgie, construction mécanique et armement), le tram desservira les principaux pôles d’activité de la cité liégeoise. Le grand stade rouge du Stabdard de Liège, la nouvelle gare TGV de Guillemins à l’architecture futuriste et la place Saint Lambert, que domine le Palais épiscopal, seront sur l’itinéraire de cette ligne diamétrale qui pourra transporter entre 6 200 et 7 100 voyageurs par heure et par sens. La vitesse commerciale escomptée devrait être de 18 km/h. Reprenant une partie des lignes 1 et 4 qui irriguent les principaux quartiers d’affaires, d’administration et de commerces du cœur de la ville, elle devrait rapidement connaître une importante utilisation. Le seuil de rentabilité d’une telle ligne de tram étant de 5 000 passagers à l’heure, ce tronçon Herstal-Jemeppe est pour l’instant le seul à satisfaire ce critère. La ligne, longue de 14 km sera dotée d’une vingtaine de stations sur un intervalle moyen de 650 m. Le tracé définitif sera confié à l’expertise de la SRWT et devra prendre en compte de nombreuses contraintes urbaines de cette ville en plein renouvellement.
Thierry-Pierre GRAINDORGE
-
L?Aquitaine prête pour le cadencement
En Aquitaine, la rentrée est synonyme de progrès pour les usagers des TER Engagé depuis le 6 juillet, le cadencement a pris toute sa dimension avec l’appoint des scolaires. Après Rhône-Alpes, l’Aquitaine est la seconde région à le mettre en place. « C’était une volonté de rendre les TER plus accessibles et adaptés aux besoins des usagers. L’amélioration est considérable », constate son président, Alain Rousset. Toutefois, le cadencement sur l’ensemble du territoire aquitain s’effectuera en deux phases. Les lignes au sud et à l’ouest de Bordeaux, soit 40 % du réseau, bénéficient d’ores et déjà de la nouvelle organisation. Les autres lignes, tributaires de la mise à quatre voies du nouveau pont ferroviaire devront attendre fin 2010. Fruit de trois années de partenariat avec la SNCF et RFF, il s’agit d’une organisation stricte, chaque ligne ayant fait l’objet d’une étude particulière et de solutions appropriées. Une large concertation a été engagée en amont avec les usagers. Au total pour cette première tranche, 18 nouvelles circulations soit 470 000 kilomètres-trains, sur cinq lignes. Bordeaux-Arcachon étant la plus fréquentée et Bordeaux-Pau celle ayant connu depuis trois ans un essor sans précédent. Principales améliorations sur ces lignes :
Bordeaux – Arcachon : 47 trains quotidiens. Un train à l’heure en journée, un à la demi-heure en pointe, un toutes les vingt minutes entre 17h et 18h. Quatre arrivées à Bordeaux entre 7h et 8h. A la halte d’Alouette-France, la troisième la plus fréquentée d’Aquitaine, 12 arrêts supplémentaires. Réouverture à la vente de la gare de Marcheprime. Pôle d’échanges vélos au Teich et bientôt à La Teste et à la Hume.
Bordeaux – Pau : Offre plus étendue en complément de TGV. Deux TER supplémentaires en semaine. Connexions facilitées en gare de Facture pour liaison directe avec le bassin d’Arcachon et les Landes.
Ligne du Médoc : profond changement avec, jusqu’à Macau, pas moins de trente arrêts journaliers. A titre d’exemple Bruges (banlieue de Bordeaux) ne voyait s’arrêter que deux trains. La section Bruges-Ravezies s’effectue en seulement dix minutes. Blanquefort va devenir pôle d’échanges. La gare de Margaux réouvrira ses portes en fin d’année. Autre nouveauté : 21 trains le week-end sur une ligne où durant cette période elle semblait en léthargie.
Bordeaux – Mont-de-Marsan : un train cadencé toutes les deux heures. Toute l’année, 14 TER en semaine. Deux fois plus de trains le week-end. Changements à Morcenx moins nombreux.
Bordeaux – Hendaye : offre complémentaire avec les TGV. Deux nouveaux TER chaque jour. Des connexions facilitées. Exploitation en trains « à tranche » entre Bordeaux et Dax avec les TER Bordeaux-Pau.
Pour Jean-Louis Carrere, premier vice-président en charge des transports, des infrastructures et de l’intermodalité, « le cadencement rationalise l’offre de transport. C’est la régularité assurée, et plus de cohérence ». A l’amélioration en terme de lisibilité des fiches-horaires s’ajoute en effet une véritable connexion avec le tramway à Bordeaux-Saint-Jean, Pessac, Ravezies et bientôt à Mérignac. De plus, tous les trains de trois lignes différentes s’arrêteront désormais à Pessac, pour la desserte du domaine universitaire. Dans le même temps, dix gares vont être modernisées et trois aménagées en pôle d’échanges (Blanquefort, Dax, Facture). Les usagers ne manqueront pas de faire savoir si ces améliorations les satisfont pleinement.
François-Xavier POINT
-
Rouen multiplie les initiatives en attendant de booster son métro
Le conseil communautaire de l’Agglo rouennaise a désigné, le 1er septembre, le bureau d’études Setec afin qu’il détermine comment augmenter les capacités du métro léger Victime de leurs succès, les 28 rames actuellement en service, en circulation depuis 1994, sont en effet souvent saturées. « Nous avons défini un cahier des charges. Pour simplifier, il s’agira de déterminer s’il faut commander de nouvelles rames plus grandes ou s’il sera possible de coupler les rames actuelles et de les compléter avec du matériel neuf », explique Yvon Robert, vice-président de l’Agglo en charge des transports. Selon lui, cette augmentation de capacité sera effective dans trois ans, pour un coût de l’ordre de 70 millions d’euros. En attendant, l’AOT et son exploitant, la TCAR (Transports en commun de l’agglomération rouennaise, groupe Veolia Transport), misent sur la fluidification et l’optimi-sation d’un réseau qui a délivré plus de 5 millions de titres l’an dernier. Ils comptent notamment sur un nouveau SAEIV (système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs) satellitaire (10 millions d’euros) et sur une nouvelle carte de transport sans contact, à puce et rechargeable, baptisée Astuce (7,5 millions d’euros). L’Agglo a décidé de diviser par plus de deux le prix de l’abonnement annuel des moins de 26 ans, sans condition de scolarité ni de résidence. Il passe de 380 euros/an à 175 euros. « Il était injuste de ne privilégier que les étudiants au détriment des jeunes actifs ou en recherche d’emploi », estime Laurent Fabius, nouveau président de l’Agglo. Parallèlement, la collectivité vient d’acquérir 52 nouveaux bus (13 millions d’euros), 14 bus standard de type Citélis, et 38 bus suburbains de type Crossway. Enfin, l’Agglo a décidé de tester jusqu’en juin 2009 une liaison (par bus) entre le CHU et l’actuel terminus nord du métro. « Au terme de cette expérimentation et d’une enquête voyageurs, nous verrons s’il est justifié de pérenniser cette ligne », explique Yvon Robert.
Richard GOASGUEN
-
Les bus redéployés après l?arrivée du tramway à Nice
Le 1er septembre, le réseau de bus de l’agglomération niçoise, Ligne d’Azur, a subi un lifting destiné à corriger les dysfonctionnements constatés depuis le lancement de la ligne 1 du tramway. Deux lignes de bus ont été modifiées et trois créés. La fréquence a été passée à 5 min 30 aux heures de pointe sur les lignes 9 et 10, en site propre, qui bénéficient d’une offre de +30 %. Six bus articulés ont été mis en service sur ces lignes. Ils viennent compléter la commande d’une vingtaine de bus en 2008. Sur l’ensemble du réseau niçois, l’offre augmente de 25 à 50 % selon les lignes. Dix-sept autres communes de la communauté d’agglomération connaissent également des modifications : nouvelles lignes, fréquences de passage augmentées, nouveaux services les week-ends et jours fériés. Cela correspond à une augmentation de l’offre de 15 %. Pour cela, 117 chauffeurs supplémentaires ont été embauchés. Autre nouveauté de la rentrée niçoise, l’ouverture d’un parc relais, le premier à l’ouest de la ville et le quatrième en service. Le parc relais de Saint-Augustin offre 184 places aux utilisateurs du réseau de transports urbains est en liaision.
-
Le vélo gagne du terrain aux Pays-Bas
Au royaume de la petite reine, le vélo continue de gagner du terrain. Quelque 1,4 million de nouveaux vélos ont été vendus en 2007, soit 80 000 de plus que l’année précédente, selon des chiffres publiés en août par l’Office central des statistiques (CBS). Soit une hausse de 9% du chiffre d’affaires, après une augmentation de 15% en 2006. La pratique progresse elle aussi. « Cela vient notamment du fait que la santé est de plus en plus importante pour les gens », estime le directeur de l’Union des cyclistes, Hugo van der Steenhoven. « Il y a aussi le souci de l’environnement, ajoute-t-il. Surtout pour les trajets courts, les gens réalisent qu’ils peuvent polluer moins. » Il met également en avant la hausse des prix du pétrole. « Selon une étude, avec un baril à 100 dollars, 10 % des automobilistes choississent le vélo. » Une autre étude des associations de fabricants de vélos RAI et Bovag, indique que chaque Néerlandais a parcouru 902 km à vélo en 2006, une distance en progression constante depuis 15 ans. Au total, les Néerlandais ont pédalé 14,7 milliards de km en 2006, contre 22 milliards de km parcourus en transports en commun, et 95,8 milliards de km en voiture. « Sur 1,2 million de Néerlandais qui utilisent le vélo pour se rendre au travail, 100 000 parcourent plus de 10 km », affirme M. Van der Steenhoven. La RAI souligne enfin l’envolée des ventes du vélos électriques depuis un an et demi (AFP).
-
Pas de loi sur la qualité du service fret
Soulagement chez les professionnels : il n’y aura pas de législation européenne sur la qualité du fret ferroviaire. C’était le dernier pan manquant du troisième paquet ferroviaire, Bruxelles a finalement décidé d’y renoncer. « Nous pensons que la qualité est mieux régulée par le marché que par une loi qui imposerait des pénalités », se réjouit Johannes Ludewig, le directeur de la Communauté européenne du rail. Dans une communication datée du 8 septembre, les services du Commissaire Antonio Tajani expliquent également que l’ouverture à la concurrence orchestrée par l’Union européenne est le meilleur moyen d’améliorer les performances des opérateurs. Ils constatent pourtant que la ponctualité et la fiabilité de l’information transmises aux clients laissent encore beaucoup à désirer, notamment pour le fret international. Mais de plus en plus d’opérateurs ont recours à la certification, le nombre de contrats englobant une clause de qualité augmentant (34 % en 2007 contre 0 % en 2003). La tendance est bonne. Comme la Commission constate que les Etats membres et le Parlement restent hostiles à une législation, elle préfère miser sur la bonne application des directives et règlements existants pour obtenir de meilleurs performances des opérateurs.
-
Rhône-Alpes investit 510 millions dans 76 rames TER
La région Rhône-Alpes va acquérir 40 nouvelles rames TER pour un coût de 340 millions d’euros. L’investissement est financé par un crédit-bail optimisé du groupement Terrae, porté par la Caisse d’Epargne Rhône-ALpes qui a remporté l’appel d’offre européen lancé en juillet 2007. La commande porte sur 24 rames 2N et 16 rames AGC. En outre, Rhône-Alpes va signer dans quelques semaines un autre contrat de financement avec Dexia. Le montant de 170 millions d’euros concerne l’achat de 24 rames tram-train et 12 rames AGC.
-
Le plan rail démarre en Midi-Pyrénées
Le plus grand chantier ferroviaire de France a débuté le 5 septembre. 500 km de voies ferrées seront renouvelés ou modernisés d’ici 2013 pour un investissement de 820 M€ (dont 500M€ pour la région Midi-Pyrénées, soit la moitié de son budget annuel). Le président du conseil régional, Martin Malvy, a inauguré, à Bagnac-sur-Célé (Lot), la ligne qui servira à ravitailler les chantiers en ballast. La SNCF assure la maîtrise d’œuvre de l’ensemble.