Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Aubagne fait le pari de la gratuité

    La gratuité dans les transports urbains était au cœur du programme électoral de la liste Gauche unie conduite, lors des dernières municipales, par le maire sortant d’Aubagne, Daniel Fontaine Elle sera effective « dans le courant du premier semestre 2009 » et « pour tous les voyageurs » des « bus de l’agglo », annonce le maire d’Aubagne, président de la commission des Transports de cette communauté de 11 communes et 96 000 habitants aux portes de Marseille. L’agglomération compte couvrir les pertes de recettes de billetterie – soit 749 000 euros en 2007 qui représentent moins de 10 % des dépenses (9,4 millions d’euros) – par le versement transports, la taxe versée aux AOT par les entreprises de plus de 9 salariés. A Aubagne, le produit de cette taxe au taux de 0,6 % est de 2,8 millions d’euros par an. Or ce taux passe à 1 % lorsque la collectivité dépasse les 100 000 habitants, chiffre que l’agglomération serait sur le point d’atteindre. Ce complément fiscal sera le bienvenu à l’heure d’adapter le réseau. « Les villes qui ont fait le choix de la gratuité ont vu la fréquentation exploser, comme à Châteauroux, une agglomération comparable à la nôtre, ce qui ne va pas sans poser des difficultés. Le matériel s’use davantage, il faut revoir le cadencement du réseau et on peut penser que, sur les lignes structurantes, un renforcement de l’offre sera nécessaire », reconnaît Daniel Fontaine. Mais le choix est fait et, pour Alain Belviso, président de l’agglomération, il est audacieux : « L’audace aujourd’hui, c’est le transport urbain gratuit ; c’est autre chose qu’un chèque transports que le patronat ne veut pas payer. » Pour lui, c’est une « rupture » et « une démarche globale en faveur des transports publics, du développement durable et de l’efficacité sociale » qui va au-delà des appartenances politiques. Et de citer la majorité UMP de Châteauroux, qui a instauré en 2002 la gratuité dans les transports. « Nous sommes allés voir et nous sommes revenus confortés dans nos choix », s’enthousiasme Alain Belviso. Dans les cartons du Pays d’Aubagne et de l’Etoile il y a aussi la réalisation d’une ligne de tramway est-ouest de 7 km entre la zone d’activité des Paluds, à Aubagne, et la commune de La Penne-sur-Huveaune. Elle devrait être en partie sur l’emprise d’une ancienne ligne de tramway abandonnée à la fin des années 50. L’agglomération veut aussi lancer la réalisation d’un TCSP nord-sud de 17 km, dont le mode reste à définir, sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée de Valdonne reliant le pôle d’échanges d’Aubagne (dont l’extension devra être envisagée) aux communes de Roquevaire, Auriol et La Bouilladisse. Cette ligne suit l’axe le plus emprunté aujourd’hui par les automobilistes de l’agglomération. « En octobre nous allons lancer les premières études et réunir des groupes de travail avec la population, annonce Alain Belviso. Nous souhaitons qu’à la fin du mandat les premières sorties de terre soient réalisées. » L’agglomération compte mener ces deux projets de front. Un « schéma vélo » est par ailleurs en cours de finalisation et un dispositif de prêt de vélos va être expérimenté. Il est lancé lors des journées des transports à Aubagne, du 17 au 19 septembre. Chaque vélo est prêté pendant trois mois à une même personne. Le prêt est renouvelable trois fois. L’agglomération compte établir un bilan dans neuf mois. Un Plan de déplacements entreprises va également être proposé aux sociétés de la ZA des Paluds. Et, pour montrer l’exemple, la communauté d’agglomération, dont le siège y est implanté, en propose un à ses 200 salariés. Enfin, il faut ajouter à ces projets la construction d’une troisième voie ferroviaire entre Marseille et Aubagne qui, vers 2013, devrait permettre la circulation d’un TER toutes les 10 minutes entre les deux villes. A Aubagne, le choix de la voiture risque d’être bientôt obsolète…
     

    José SOTO

  • Marseille : le tram voit le bout du tunnel

    La rentrée à Marseille va être marquée par le prolongement de la ligne 1 du tram grâce à la réouverture du tunnel de Noailles La mise en service du dernier tronçon d’environ 900 m entre l’arrêt Eugène-Pierre et Noailles devrait avoir lieu le 21 septembre. « Je préfère prendre le temps de faire les essais nécessaires avant l’ouverture commerciale. Nous sommes dans un tunnel, dans une configuration plus proche du ferroviaire et cela nécessite de prendre encore plus de précautions que sur le réseau en surface », estime Josiane Beaud, directrice générale de la RTM (Régie des transports de Marseille). Ce tunnel de 700 m datant de la fin du xixe siècle et qu’empruntait le tramway 68 jusqu’en 2004 a dû être entièrement rénové. Les travaux auront coûté 15 millions d’euros. Il n’offre toutefois qu’une seule voie. Mais malgré les difficultés d’exploitation et les exigences de sécurité, les fréquences de passage, de l’ordre de 5 min au moins, ne devraient pas ralentir les cadences actuelles. La restructuration globale du réseau marseillais n’interviendra qu’à l’automne 2009, avec le prolongement de la ligne 1 du métro et de la ligne 2 du tramway. De plus, la RTM met actuellement au point l’interface des bus avec les TER en provenance d’Aix-en-Provence. Fermée pendant 2 ans pour des travaux de modernisation, la ligne Aix-Marseille sera remise en service le 14 décembre. En attendant, l’été aura été particulièrement ensoleillé pour les transports marseillais avec une augmentation globale de la fréquentation de 5 %. Les « lignes des plages » ont été particulièrement prisées : +18 % sur celles du nord, selon la RTM, et +10 % sur celles du sud. Les dessertes d’été au nord de la ville sont d’ailleurs maintenues en septembre. « Avec un tel succès sur les plages nous devons nous interroger pour savoir si on n’a pas intérêt à mettre des navettes vers les plages plutôt qu’utiliser les lignes régulières, note Josiane Beaud. Nous aurons peut-être intérêt aussi à nous interroger sur un certain nombre de services, en renforcer certains et en alléger d’autres… » A la RTM, après un été chaud, place à la réflexion.
     

    José SOTO

  • Le réseau Star se renforce au nord-ouest de Rennes

    Pour répondre à l’affluence de rentrée, outre ses trois agences, le Star a ouvert un autre point de vente dans une station de métro Cette année encore, le Star (service de transport de l’agglomération rennaise) de Rennes développe son réseau de transport en commun d’environ 4 à 5 % d’offre kilométrique pour répondre à l’augmentation du nombre de voyageurs et à l’urbanisation des communes périphériques. En 2007, 63,5 millions de voyages ont été réalisés par le réseau. La tendance générale du trafic est en hausse de 5 % depuis le début de l’année 2008, avec même une progression de l’ordre de 10 % sur les titres intermodaux (avec la carte électronique Korrigo) et les abonnements de travail. Plus de 70 000 habitants de Rennes Métropole sont abonnés au réseau Star et plus de 250 000 voyages sont effectués chaque jour. Ce sont les communes du nord-ouest de l’agglomération qui bénéficient le plus des nouveautés de cette rentrée 2008. La nouvelle desserte offre à sept communes plus de choix dans les horaires et plus de destinations. Le Star estime que cela représente 3 000 voyages par jour en plus. Pour répondre à l’augmentation démographique, ces lignes desserviront désormais les nouveaux lotissements. Le réseau s’adapte également aux développement des commerces, avec l’arrivée du magasin Ikéa dans cette zone à partir de l’automne. L’objectif est de rapprocher Rennes de ses communes et les communes entre elles. Ainsi, la nouvelle ligne créée au nord relie Betton à Saint-Grégoire. Elle permet aux habitants de rejoindre le secteur ouest de Rennes sans passer par le centre-ville et donc sans correspondance. De plus, les nouveaux quartiers de ces deux communes sont désormais desservis. Côté métro, les fréquences s’accélèrent ; elles sont toujours de 2 à 3 minutes entre 7h et 19h, mais passent à 1 minute aux heures de pointe. Le réseau maintient son offre « Star de nuit » (deux lignes fonctionnent les mercredis, jeudis vendredis et samedis soir de 0h30 à 4h45) : entre 1 500 et 2 500 personnes utilisent ce service chaque semaine. De même, « Au théâtre en bus » permet aux habitants des communes périphériques de profiter d’un spectacle à prix réduit et du transport. Créé il y a quelques années pour les amateurs de foot, les « bus de stade » sont également renforcés pour assurer les retours de matchs. Le Star incite à utiliser la carte Korrigo en baissant de dix centimes le coût du carnet électronique par rapport à celui en papier (10,50 euros). De plus, cinq enseignes rennaises (centre culturel, patinoire, cinéma, librairie) s’associent au réseau pour proposer des offres de réductions sur présentation de la carte Korrigo. Pour les personnes à mobilité réduite, le Star prévoit de rendre accessibles six nouvelles lignes d’ici la fin 2008, ce qui portera leur nombre à douze. Cela représente un investissement annuel d’un million d’euros pour Rennes métropole. En outre, le nouveau site Internet d’information (accessible.star.fr) est prévu pour les malvoyants (plage braille, logiciel lecteur d’écran, synthèse vocale…). Enfin, Rennes Métropole a investi dans des bus moins polluants et vient de faire l’acquisition de dix nouveaux bus Citaro standards et de sept bus articulés Citélis.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Une offre étoffée et structurée à Vannes

    Le réseau de Vannes s’est profondément modifié au 1er septembre pour répondre notamment à l’augmentation de la population de 2 % par an (130 000 habitants) La fréquentation est en progression de 3 % par rapport à 2007 et de plus de 18 % sur cinq ans : près de 6,5 millions de personnes ont été transportées en 2007. La communauté d’agglomération a travaillé pendant deux ans sur l’amélioration de l’offre en transport en commun avant de mettre en application son nouveau schéma. Pour développer ces nouveaux services, la communauté a voté une dépense supplémentaire d’un million d’euros par an en plus des 7,5 millions d’euros qu’elle investit chaque année. « L’offre globale en ligne régulière s’est étoffée de 23 % », précise Wilfrid Provost, directeur de TPV (transport du pays de Vannes). Veolia transport est le délégataire de cette communauté d’agglomération. Les lignes ont été classées en trois catégories selon la fréquence : structurantes (10 min), de maillage (20 min) et périurbaines (1 heure). En outre, un service de transport à la demande (Créabus) est en place depuis la rentrée pour pallier les déficiences de l’offre aux heures creuses sur les communes de la deuxième couronne notamment. Il fonctionne du lundi au samedi, de 9h à 16h. En prévenant une heure à l’avance, un habitant peut se faire transporter pour le prix d’un ticket de bus (1,30 euro). Le transport est assuré soit par un minibus, soit par un taxi délégué. Ce service pourra évoluer en fonction des besoins des usagers. Autre nouveauté, des services de soirée (Afterbus) sont expérimentés trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) à raison de trois services entre 20h30 et 22h45. Le trajet permet l’accès à des lieux d’animations. Un partenariat est mis en place avec le théâtre pour que le prix du billet inclut celui du transport. Par ailleurs, une seconde ligne fonctionne désormais le dimanche.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Les eurodéputés veulent faire plus pour le fret ferroviaire

    Le Parlement dans son ensemble a soutenu et encouragé le concept de corridors verts dédiés en priorité au fret Le Parlement européen veut se faire entendre au sujet du fret ferroviaire. Le 4 septembre dernier, les eurodéputés ont adopté à une très large majorité le rapport de leur collègue écologiste Michael Cramer sur le sujet. Tout sauf un hasard de calendrier : la Commission européenne doit présenter ses propositions pour vivifier le secteur dans le courant du mois prochain. Alors que la lutte contre le réchauffement climatique et la hausse du prix du pétrole poussent en faveur du ferroviaire pour le transport de marchandise, les réalisations concrètes tardent à venir. L’an dernier, la CER et l’UIC avaient évalué les besoins à 145 milliards d’euros d’ici 2020 pour faire passer la part de marché du ferroviaire de 17 à 23 % à cette échéance. Côté Parlement aussi, on constate que les efforts à fournir sont colossaux. « Les compétences et les moyens de l’Union européenne sur le plan de l’amélioration des marchés de transports de marchandies sont limités, des tronçons clés du réseau sont déjà utilisés à leur pleine capacité », déplore Michael Cramer dans son rapport. L’eurodéputé insiste sur la nécessité pour les ministres européens du Transport de se saisir du problème et d’au minimum coordonner leurs plans d’investissement nationaux en gardan à l’esprit les enjeux à l’échelle du continent. Le Parlement demande aussi que 40 % de l’argent européen dédié aux transports aille à l’amélioration des infrastructures ferroviaires. En revanche, Michael Cramer et la Commission Transport n’ont pas été suivi sur un point important : ils souhaitaient que la Commission européenne désigne dès cette année 10 corridors et dix goulets d’étranglement transfrontaliers pour lesquels elle proposerait des solutions concrètes. Une vision trop volontariste et trop fédérale pour beaucoup. « Pourtant, une telle analyse est indispensable pour renforcer vite les points faibles du réseau et pour augmenter les capacités », regrette Cramer. En revanche, le Parlement dans son ensemble a soutenu et encouragé le concept de corridors verts dédiés en priorité au fret. Il insiste sur la nécessité d’utiliser les pans du réseau conventionnel sous-utilisés depuis le développement de la grande vitesse dans le domaine du trafic passager Le législateur européen réclame des projets multimodaux exemplaires qui permettent un transfert vers des modes de transports intelligents et respectueux de l’environnement. C’était l’une des pistes les plus sérieuses évoquées par la Commission l’an dernier, Bruxelles avait explicitement renoncé à developper un réseau spécifique pour le fret en Europe, un choix que le Parlement ne conteste pas, au nom du réalisme. Les Parlementaires recommandent aussi l’étude de l’utilisation des lignes à grande vitesse pour transporter le fret léger. Enfin, Michael Cramer soulève un point important pour le secteur, la nécessité de développer la formation universaire et professionnelle dans le domaine de la logisitique et du transport. Une recommandation érigée « en priorité absolue » mais qui vise cette fois les Etats membres puisque la Commission européenne n’a aucun pouvoir dans ce domaine.
     

    Isabelle ORY

  • LGV Rhin-Rhône : bientôt les équipements ferroviaires

    Deux ans après les premiers coups de pioche, le chantier du TGV Rhin-Rhône entrera très prochainement dans une nouvelle phase avec l’arrivée des entreprises d’équipements ferroviaires. Le principal appel d’offres a été attribué au groupement C2R. Parallèlement, le chantier de génie civil va bon train, et septembre verra le lancement de deux viaducs.
    Le 28 septembre, RFF attend 20 000 personnes à ses journées portes ouvertes. C’est une période charnière pour le TGV Rhin-Rhône. Débutés le 3 juillet 2006, les chantiers de génie civil sont en voie d’achèvement, certains seront livrés en fin d’année, et la phase équipements ferroviaires commencera dans la foulée. La pose du premier rail est d’ailleurs prévue pour avril 2009. Mais d’ores et déjà, ce mois-ci, le groupement C2R, attributaire du marché principal, “voie, caténaire et base-travaux”, entrera en action au niveau de Villersexel et posera le premier rail sur le chantier de la base-travaux en octobre. Il s’agit de remettre en service, pour janvier prochain, les 20 km de ligne désaffectés en 1987 entre Lure et Villersexel pour y faire circuler les wagons d’approvisionnement du chantier. Quelque huit trains par jour éviteront ainsi la circulation quotidienne de 1 000 camions. Ainsi, par exemple, 1,35 million de tonnes de ballast sera acheminé par 1 350 trains-travaux, mais aussi 500 000 t de traverses, 580 km de rail et 320 km de fil caténaire. Ce marché d’une durée de 38 mois a été notifié au tout début de l’été au groupement C2R, qui s’activera dès le printemps prochain sur les quelque 140 km de LGV, à raison de la pose quotidienne de 1 100 m de voie, soit environ 500 m vers l’ouest, en direction de Besançon, l’autre moitié vers l’est, en direction de Belfort. Ce chantier voie et caténaire mobilisera 500 personnes et, au plus fort des opérations, les équipements ferroviaires occuperont un millier d’hommes. Le marché des bâtiments techniques de signalisation a également été attribué début juin. En novembre prochain, la construction des 14 bâtiments commencera. « RFF a soigné leur aspect en sollicitant un architecte pour leur dessiner une identité propre », précise-t-on chez le gestionnaire d’infrastructures. Les autres marchés viennent tout juste d’être attribués. « Nous avons reçu des réponses d’entreprises étrangères, notamment espagnoles et italiennes, mais elles étaient soit insuffisantes techniquement, soit trop chères », souligne Jean-Jacques Mourot, directeur des équipements ferroviaires de la LGV Rhin-Rhône chez RFF. Ces marchés de prestations comprennent une part de fourniture par les adjudicataires, ce qui est nouveau. Cependant, « en complément, une convention de fournitures sera signée très prochainement avec la SNCF, à hauteur de 132 millions d’euros », poursuit-il. Elle concerne les matériaux lourds, rails, traverses et ballast, ainsi que les appareils de voie, un millier de relais de signalisation et, surtout, la caténaire. « Cela permet à RFF de choisir son fil. » Car pas question de prendre le risque d’avoir du cuivre de mauvaise qualité. Reste une consultation à venir en octobre pour le gardiennage des installations jusqu’à leur mise en service, un marché de plusieurs millions d’euros qui débutera en avril sur une quinzaine de secteurs identifiés. Par ailleurs, « dans la mesure où la SNCF n’est pas maître d’œuvre – elle est même absente de tous les lots –,  six marchés de contrôle extérieur seront passés afin de s’assurer de la qualité des prestations et pouvoir homologuer la ligne », poursuit Jean-Jacques Mourot. Les documents de consultation des entreprises sont en cours d’élaboration. Enfin, le pilotage et la réalisation des essais ont été confiés sans appel d’offres à Inexia et à la SNCF, « contrairement à ce qui avait été imaginé initialement par le maître d’œuvre, si bien que le rôle de la SNCF est redevenu plus important… » Sur les 144 km de chantier, entre Villers-les-Pots et Petit-Croix, à proximité de Belfort, soit la première phase de la branche est (190 km entre Dijon et Mulhouse), « près de 80 % des terrassements et des mouvements de terre ont été réalisés et près de 24 millions de déblais ont été excavés sur les 30 millions prévus, signale-t-on chez RFF. Une cinquantaine d’ouvrages d’art sont terminés sur les 160 programmés, les premiers viaducs sont en voie d’achèvement, en particulier sur la partie centrale du tracé, et plus de 50 % des bétons nécessaires à la construction de la ligne ont été mis en œuvre. » Des travaux de finition aux abords des emprises ont même débuté : végétalisation de talus, pose de clôtures, etc. A la fin du mois, la jonction entre les deux tabliers métalliques du viaduc de la Lizaine sera effectuée. Ce viaduc de 717 m de long, culminant à 45 m, est situé à Héricourt. A la même période, s’effectuera aussi le lancement du viaduc de l’Ognon, à Voray-sur-l’Ognon. Le 28 septembre, les riverains et curieux pourront juger sur pièce de l’avancement du chantier. RFF a en effet souhaité réitérer l’expérience de l’an passé, en organisant une journée portes ouvertes. En 2007, 11 000 personnes avaient visité l’un des six sites proposés. Cette année, RFF en attend environ 20 000, compte tenu de l’intérêt grandissant du public pour la construction de LGV. Les visites seront organisées sur dix sites, entre 10h et 17h, avec un départ de bus toutes les 5 à 10 minutes. A priori, le planning est respecté et les premiers essais sont toujours prévus pour la mi-2011, la mise en service de la ligne qui mettra Dijon à 1 heure 35 de Strasbourg – contre 3 heures 50 – est attendue pour décembre 2011.

  • Location de wagons : l?allemand VTG conforte sa position de leader européen

    Le chiffre d’affaires de VTG a progressé de 13,1 % au 1er semestre, à 298,6 millions d’euros. Le logisticien allemand, basé à Hambourg, « profite de l’attractivité croissante du rail », explique son PDG, Heiko Fischer, qui évoque une « tendance de long terme ». L’activité de location de wagons, en particulier, se porte bien, avec 143,7 millions de chiffre d’affaires, soit une progression de 15,6 % sur les six derniers mois. Fort d’une flotte 49 300 wagons, le leader européen de la location de wagons pourra par ailleurs bientôt compter sur une nouvelle filiale de construction de wagons de fret, grâce au rachat du groupe Graaf, en juillet. L’opération doit encore être validée par les autorités allemandes de la Concurrence. La division logistique ferroviaire a quant à elle progressé de 10,9 % au cours des six derniers mois, à 86,7 millions d’euros.

  • Six TER de plus entre Tours et Bléré

    Depuis le 1er septembre, six trains de plus circulent quotidiennement sur Tours – Bléré-la-Croix (Indre-et-Loire). Ce qui porte à 19 le nombre d’allers-retours sur cette liaison qui dessert aussi Saint-Pierre-des-Corps, Veretz-Montlouis, Azay-sur-Cher, Saint-Martin-le-Beau. La région Centre a profité du chantier d électrification Tours – Vierzon, achevé cet été, pour lancer cette opération qui a consisté à créer une troisième voie en gare de Bléré-la-Croix avec un « arrêt technique ». Cet arrêt permet à des trains de stationner sans gêner ceux qui poursuivent sur sur l’axe Nantes – Lyon. « Nous pouvons mieux desservir la zone périurbaine de l’agglomération de Tours, où de nouveaux lotissements, éloignés du centre, ont été construits », précise une porte-parole de la SNCF, en espérant que de nouveaux trafics seront captés. Actuellement, 2 000 voyageurs environ font le trajet Tours – Bléré-la-Croix chaque jour. Quelque 1,5 million d’euros a été investi dans l’opération, pris en charge à 55 % par la région et 45 % par l’Etat. D’autres nouveautés sont prévues en décembre, sur la ligne Tours – Vierzon – Bourges – Nevers, où la desserte va être améliorée. Deux trains quotidiens supplémentaires devraient circuler de Tours à Bourges, et deux liaisons de bout en bout, de Bourges à Dijon, seront assurées sans changement de train.

  • Travaux de voie en gare de Corbeil-Essonnes

    La moindre fréquentation des trains de la ligne D du RER pendant les mois d’été a été mise à profit par RFF pour réaliser des travaux importants d’infrastructure en gare de Corbeil-Essonnes. Cet investissement de près de 3 millions d’euros financé à parts égales entre RFF et le conseil général de l’Essonne fait partie de l’amélioration de la régularité de la ligne D du RER dans ce nœud particulièrement complexe. Pour l’établissement équipement Seine et Yonne en charge des travaux, il s’agissait de supprimer deux communications existantes – franchissables seulement à 30 km/h – par deux nouvelles, aptes à 60 km/h : les appareils de voie, longs de 85 m et pesant 25 t chacun, ont été mis en place à l’aide de lorrys motorisés télécommandés Fassetta. C’est l’entreprise Offroy qui assurait les prestations de travaux. Les travaux de voie ont eu lieu durant le week-end du 14 juillet ; ceux liés aux modifications de la caténaire, durant la semaine qui a suivi les essais, et la mise en service des nouveaux itinéraires, durant le week-end des 19-20 juillet. Pendant cette période, la desserte de la ligne D a été adaptée pour en tenir compte.

  • Premier coup de pioche en Midi-Pyrénées pour le plan rail

    C’est le plus important chantier français de renouvellement et de modernisation du réseau ferroviaire qui s’ouvre le 5 septembre, celui du plan rail en Midi-Pyrénées : les travaux débutent sur la ligne Figeac – Bagnac. Martin Malvy, président du conseil régional, Hubert du Mesnil, président de RFF, et Pierre Izard, directeur général délégué Infrastructure de la SNCF, mettront symboliquement en place la première attache de traverse “fastclip”. Impulsé par la région et formalisé par un protocole avec RFF et la SNCF en juillet 2007, le plan rail 2008-2013 vise à rénover quelque 500 km de voies et à préparer le réseau à faire face à la croissance des trafics. 820 millions d’euros y seront consacrés, dont 500 pris en charge par la région la moins endettée de France. Le plan mobilisera 700 000 t de ballast, 700 km de rails neufs et 700 000 traverses.