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Catégorie : Industrie
Retrouvez toute l’actualité de l’industrie des transports et de la mobilité, des entreprises du secteur, nominations, contrats…

En Inde, Wabtec acquiert l’activité friction ferroviaire de Masu
Wabtec Corporation a annoncé l’acquisition des activités de friction ferroviaire de Masu, spécialiste indien des produits de friction pour l’industrie automobile et ferroviaire. « Cette acquisition, qui a reçu les approbations réglementaires nécessaires et est soumise aux conditions de clôture habituelles, permettra d’élargir la base installée de Wabtec et d’accélérer la croissance de l’ensemble de son portefeuille de produits de freinage », précise le groupe américain spécialisé dans le freinage ferroviaire, repreneur de Faiveley en 2016 et de l’activité transport de GE en 2018.
Evaluée à environ 34 millions de dollars (30 millions d’euros) l’acquisition de Masu est relativement modeste, mais elle est jugée stratégique par Wabtec et
« complète notre portefeuille de produits et renforce notre position de leader sur le marché de la friction ferroviaire », indique Lilian Leroux, président de l’activité Transit de Wabtec, qui compte ainsi « mieux servir les opérateurs et les constructeurs du monde entier, en réduisant les coûts d’exploitation tout en améliorant les performances ». En commençant par le marché indien, où Wabtec dispose « d’un solide portefeuille », qu’il s’agisse de locomotives, des voitures LHB des chemins de fer indiens, ou des métros.
Norske tog commande à Alstom 30 Coradia Nordic… plus 170 en option
Norske tog, le gestionnaire d’Etat norvégien de matériel roulant ferroviaire, a déclaré acheter 30 automotrices électriques Coradia Nordic à Alstom « dans le cadre du montant de 4,2 milliards de couronnes [418 millions d’euros] fixé par le Storting [Assemblée nationale] », avec une option portant sur 170 rames supplémentaires. La première tranche de 30 unités, dont la livraison est prévue courant 2025, est destinée à la desserte locale sur la ligne de l’Østfold (Østfoldbanen), au sud-est d’Oslo, afin d’y remplacer un matériel roulant âgé de plus de 40 ans. La production doit démarrer en 2023 et les essais en 2024.
Sur les six offres remises par les entreprises qualifiées, celle d’Alstom Transport Norge et Alstom Transport Deutschland a été choisie après évaluation globale de la qualité et du prix. Un point souligné par Norske Tog est que le Coradia Nordic est un matériel éprouvé, en service en Suède depuis une quinzaine d’années, et que le Coradia a été récemment commandé par les Chemins de fer de l’Etat danois (DSB).
Composées de six caisses accessibles par 12 portes à deux vantaux de chaque côté, les rames commandées par Norske tog permettront de transporter 778 voyageurs au total, « soit 40 % de plus que les trains qu’elles remplaceront », selon le gestionnaire de matériel roulant. Les Coradia Nordic pour la ligne de l’Østfold offriront 294 places assises (contre 238 à 303 pour les trains actuels), en configuration à 2+2 de front et couloir central large tout au long de la rame. En outre, des « flexi-zones » (fleksi-soner) permettront de transporter des vélos ou des poussettes, ainsi que les voyageurs debout en heure de pointe. Des espaces seront réservés aux usagers en fauteuil roulant, qui auront accès au train de plain pied à toutes les portes, ou par monte-charge pour fauteuils roulants si la gare desservie est dotée de quais bas (550 mm minimum). Enfin, chaque rame sera équipée d’un WC accessible aux PMR et de boucles auditives.
P. L.

Akiem commande à Siemens 20 locomotives Vectron
Le loueur de matériel roulant Akiem annonce avoir passé une commande ferme auprès de Siemens Mobility pour l’acquisition de 20 locomotives Vectron. Cette commande ferme est la première depuis la signature d’un accord‑cadre en août pour l’achat de locomotives et de services associés.
« Cette acquisition va fortement contribuer au développement plus large de nos activités de transport de passagers, avec des véhicules dont la vitesse de traction peut atteindre jusqu’à 200 km/h. Nous nous réjouissons de continuer d’offrir à nos clients des locomotives de pointe qui circuleront sur les corridors desservant la Scandinavie, la péninsule italienne, l’Europe centrale et le sud-est de l’Europe », a précisé Fabien Rochefort, président du groupe Akiem, au sujet des locomotives multi-système (MS) commandées à Siemens, dont la puissance maximale atteint 6,4 MW. Elles sont équipées des systèmes de contrôle des trains requis par les réglementations des pays où elles circulent, ainsi que du système européen de contrôle des trains ETCS.
À ce jour, Siemens Mobility a vendu 1 156 locomotives Vectron, dont 767 Vectron MS, à 58 clients dans 16 pays. Les locomotives de la plateforme Vectron sont habilitées à circuler dans 20 pays européens.

La SNCB commande 98 voitures à deux niveaux M7 de plus à Alstom
Alstom annonce avoir reçu une nouvelle commande portant sur la livraison de 98 voitures multifonctions à deux niveaux à la SNCB. Cette commande d’une valeur totale « d’environ 268 millions d’euros » s’inscrit dans un contrat-cadre signé en 2015 pour fournir jusqu’à 1 362 voitures M7. À ce jour, la SNCB a commandé un total de 747 de ces voitures qui peuvent être exploitées aussi bien en rames automotrices (avec motrices M7) que tractées avec d’autres types de voitures. Ces voitures peuvent atteindre une vitesse de 200 km/h sur le réseau électrique belge, ainsi que sur les lignes transfrontalières avec les Pays-Bas et le Luxembourg.
A l’origine commandées à un consortium regroupant Bombardier Transport et Alstom, les voitures M7 sont désormais entièrement produites par ce dernier. Les motrices sont développée par le centre d’excellence de Valenciennes, qui assure avec le site de Bruges (Belgique) l’assemblage des voitures. Le site de Crespin est chargé de l’assemblage des chaudrons des voitures remorques. Le centre d’excellence de Charleroi (Belgique) fournit le système de traction, ainsi que les systèmes nationaux et européens de signalisation. Le centre d’excellence de Siegen (Allemagne) fournit les bogies destinés aux remorques, alors que Le Creusot fournit les bogies des voitures de tête.
Le design des rames de la ligne 18 du Grand Paris a été choisi
A l’issue d’une consultation en ligne de 15 jours, le design des futures rames de métro de la ligne 18 du Grand Paris (premier tronçon en 2026 entre Massy-Palaiseau et CEA Saint-Aubin) a été retenu. Sur les trois propositions, c’est la 3, intitulée Fluidité épurée, qui a été choisie.
« Les votants ont fait le choix d’un design aux lignes fluides et épurées pour le nez de la rame. Ce nouveau design, à l’identité simple et forte, qui offre un métro ouvert sur l’extérieur, intègrera une signature lumineuse au métro permettant d’annoncer son arrivée aux voyageurs sur les quais et un parebrise large offrant une possible vue panoramique sur l’avancée dans le tunnel et en stations », indiquent Ile-de-France Mobilités (IDFM), la Société du Grand Paris (SGP) et Alstom dans leur communiqué commun.

Voici le futur train Marseille – Nice de Transdev
On savait, depuis l’attribution à Transdev de l’exploitation de ses TER sur l’axe Marseille – Toulon – Nice à partir de l’été 2025, qu’une commande de 16 rames Omneo Premium de 8 voitures serait passée auprès d’Alstom pour remplacer les rames Corail actuelles. Le lancement formel de la mise en œuvre du contrat a eu lieu le 16 décembre sur le site de Crespin, qui produira ces rames « Origine France Garantie », en présence d’Olivier Delecroix, directeur commercial d’Alstom France, et de Vincent Destot, directeur régional de Transdev Hauts-de-France.
D’un montant d’environ 250 millions d’euros, selon Alstom, cette commande comprend également le support à la maintenance des trains pour une durée de 10 ans. C’est fin 2024 que débutera la livraison de ces rames aptes à 200 km/h, issues de la plateforme Omneo héritée de Bombardier, qui alterne des caisses à un ou deux niveaux. Au total, 491 rames Omneo ont actuellement été commandées par 10 régions françaises, dont 373 rames Regio 2N périurbaines et régionales et 118 rames Intercités du type Omneo Premium. Les équipes Services d’Alstom en France « assureront l’ingénierie de maintenance, fourniront les pièces de rechange et réaliseront la révision des principaux organes (dont les bogies, les moteurs, les pantographes…) ».
Les Omneo Premium destinés à la ligne Marseille – Toulon – Nice « seront adaptés pour répondre aux enjeux propres de l’exploitation de Transdev ». L’aménagement comprendra notamment un « espace de convivialité permettant aux voyageurs de profiter d’une zone de restauration (avec un espace snack) », ainsi que « l’ensemble des services souhaités par la Région Sud, tels que des emplacements vélo (12 par rame), des portes de salle pour séparer les zones 1ère classe, ou encore une harmonie intérieure à l’image de la région et de la ligne sur laquelle les rames circuleront ». Outre la climatisation et les toilettes, ces rames auront des « systèmes innovants » pour la vidéo-surveillance, la réservation à la place ou la réservation des espaces vélo, le comptage passagers ou encore la communication par 4G du train avec le sol.
D’une longueur de 110 m, ces nouveaux trains de 8 voitures offriront 352 places assises « larges », dont le confort est « particulièrement travaillé pour des trajets longs », dans deux classes, ainsi que 66 strapontins « pour les voyageurs réalisant un trajet court ». Les voyageurs bénéficieront enfin d’une information « claire avec des écrans et des afficheurs », du wifi et des prises électriques ou USB.
P. L.

Des automotrices Alstom à batteries pour les trains de banlieue de Dublin
Le 13 décembre, Alstom et Iarnród Eireann (IE, les chemins de fer irlandais) ont signé un contrat-cadre de dix ans portant sur un maximum de 750 voitures destinées au réseau de trains de banlieue DART (Dublin Area Rapid Transit). Ce contrat prévoit le remplacement et le développement du parc DART dans le cadre du programme DART+ financé par la National Transport Authority dans son plan de développement national 2021-2030. A noter que le réseau ferré irlandais se distingue des voies ferrées européennes par son écartement large de 1600 mm.
La tranche ferme, dont la mise en service est prévue pour 2025, comprend 19 rames X’trapolis de cinq voitures ; elle est évaluée à 270 millions d’euros et comporte un contrat d’entretien sur 15 ans (assistance technique, pièces de rechange, maintenance prédictive avec solutions HealthHub et TrainScanner). Cette commande initiale porte sur six rames automotrices électriques s’alimentant classiquement à la caténaire, ainsi que sur treize automotrices qui se distinguent par leur capacité à s’alimenter au moyen de batteries. Ces dernières permettront de prolonger des trajets sur plus de 80 km en dehors du réseau électrifié. « Les batteries seront rechargées grâce à des stations de charge rapide placées dans des terminus choisis, mais aussi via la récupération de l’énergie du freinage lorsque le train est en mouvement », précise Alstom.
P. L.

Henry Poupart-Lafarge et Jean-Pierre Farandou s’engagent sur des délais de livraison pour les RER D et E
A quand les nouveaux trains pour les RER D et E d’Île-de-France ? Pour mai, voire février 2023, selon les engagements pris par Henry Poupart-Lafarge et Jean-Pierre Farandou lors de leur audition, le 9 décembre, par le Conseil d’Île-de-France Mobilités (IDFM), présidé par Grégoire de Lasteyrie. Cette audition des PDG d’Alstom et de la SNCF par le vice-président de l’Autorité organisatrice francilienne intervient un peu plus d’un mois après le « coup de gueule » de Valérie Pécresse (qui depuis été élue candidate aux prochaines élections présidentielles) à la suite de l’annonce du retard pris par Alstom dans la livraison des RER NG destinés aux lignes D et E du RER.
IDFM a rappelé à l’occasion qu’Alstom lui a fait savoir, ainsi qu’à la SNCF, que le RER NG, dont les premières rames sont actuellement en essai et en cours d’homologation, serait livré avec 18 mois de retard. L’épidémie de Covid ne serait à l’origine « que de quelques mois de retard ». Lors de l’audition du 9 décembre, IDFM a demandé à Alstom de « rattraper son retard en reprenant en main son processus industriel, en mettant en place un plan d’actions et de suivi resserré et en mobilisant à ses frais tous les moyens nécessaires ». De même, l’Autorité organisatrice « a également demandé à la SNCF de mettre en place les mécanismes nécessaires pour reprendre le contrôle sur l’exécution du marché ».
En réponse, Alstom et la SNCF « se sont engagés à tenir le planning de référence présenté à Île-de-France Mobilités, qui prévoit une mise en service commerciale en mai 2023, voire à l’améliorer en lançant des actions supplémentaires pour sécuriser et réduire les délais des derniers essais nécessaires à l’homologation, l’émission de la documentation associée et les processus de validation des entités et autorités en charge de la certification et de délivrance de l’autorisation de mise en circulation ».
Ces actions pourraient éventuellement permettre d’avancer l’échéance de mise en service commerciale en février 2023, « dans le meilleur cas ». L’industriel « s’est par ailleurs engagé à venir rendre compte régulièrement au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, deux fois par an si nécessaire, de l’avancement des programmes de nouveaux matériels roulants ferrés qu’il construit pour l’Ile-de-France ». Soit 262 rames RER NG, 130 pour la ligne D et 132 pour la E.
P. L.

Alstom récompensé par deux prix de design en Allemagne
Ces dernières semaines auront vu la remise à Alstom de deux prix allemands de design : le German Design Award pour le train à très grande vitesse Avelia Horizon et le prix allemand du design durable (Deutscher Nachhaltigkeitspreis Design 2022) pour le train à hydrogène Coradia iLint.
L’Avelia Horizon, le train à très grande vitesse d’Alstom (TGV M à la SNCF), a reçu un German Design Award dans la catégorie « Aviation, maritime et ferroviaire » du Conseil du design et du ministère fédéral de l’Économie et de la Technologie. « Ce prix récompense l’alliance réussie par Avelia Horizon entre l’ingénierie de pointe (faisant la part belle au développement durable), des contours organiques inspirants et un design intérieur offrant une expérience voyageur en tout point exceptionnelle », précise Alstom.
Dans la même catégorie, Siemens Mobility a été récompensé pour son concept de siège multifonctionnel destiné aux trains de transport public de proximité, dit « siège pendulaire », qui peut être modifié à distance depuis la cabine de conduite pour augmenter la capacité aux heures de pointe et offrir un confort supérieur pendant les heures creuses, et qui fait l’objet d’un dépôt de brevet auprès de l’Office européen des brevets.
L’autre réalisation d’Alstom récompensée outre-Rhin est le train à hydrogène Coradia iLint, qui remporte le Prix allemand du design durable (Deutscher Nachhaltigkeitspreis Design 2022) en tant que « premier train de voyageurs au monde alimenté par l’énergie électrique d’une pile à combustible à hydrogène ». Et ce « bien qu’il faille initialement beaucoup d’électricité pour produire de l’hydrogène », car « plus elle provient de sources renouvelables, plus l’électricité qui alimente la batterie de la propulsion est verte ». Avec Coradia iLint, « le transport ferroviaire sans émission sur des routes non électrifiées n’est plus une vision d’avenir, mais une réalité ».
Dans le domaine des transports, la DB a également été primée par ce prix pour son application DB Rad+, qui récompense tous ses utilisateurs couvrant les trajets en centre-ville à vélo plutôt qu’en voiture. Les kilomètres parcourus sont comptabilisés dans l’application et ajoutés sous forme de crédit qui peut être échangé dans les points de vente régionaux auprès des partenaires participants ou lors de l’achat de billets. « Non seulement les commerces des centres-villes, fragilisés par le commerce en ligne, en profitent, mais le climat aussi, ainsi que la santé des cyclistes. » De plus, l’application permet de connaître les pistes cyclables les plus fréquentées pour mieux planifier son itinéraire.
P. L.

Un triple choix pour le design des rames de la ligne 18 du Grand Paris
Le 1er décembre, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a lancé, avec la Société du Grand Paris (SGP), une consultation publique en ligne pour choisir la face avant des rames de la future ligne 18 du Grand Paris Express, les premières devant sortir d’usine en 2024. Jusqu’au 15 décembre minuit, les Franciliens ont le choix entre trois propositions (cliquer ici pour accéder aux trois choix) :
– Tranquille continuité, « Un design souriant, qui affirme la cohérence identitaire entre les lignes du nouveau métro francilien » ;
– Architecture en mouvement, « Un véritable geste architectural mobile qui affirme horizontalité et vision panoramique » ;
– Fluidité épurée, « Une identité simple et forte, un métro ouvert sur l’extérieur ».
Commandé à Alstom à hauteur de 37 unités maximum, le matériel roulant de la ligne 18 sera mis à disposition de son futur opérateur choisi par IDFM. Sans conducteur, ces rames de trois voitures à roulement fer pourront circuler jusqu’à 100 km/h en se succédant toutes les 85 secondes en heure de pointe. Longues de 45 m, ces rames pourront transporter jusqu’à 350 voyageurs et seront intégralement accessibles aux personnes à mobilité réduite, des espaces étant réservés aux personnes en fauteuil roulant ou accompagnant des enfants en poussette, ainsi qu’aux voyageurs avec des bagages volumineux. La climatisation sera régulée en fonction de l’affluence et l’éclairage sera modulé en fonction de l’heure. Dotées de nombreux écrans d’information dynamique à destination des voyageurs, ces rames seront équipées de prises USB et garantiront une connexion Internet.
P. L.