Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Strasbourg teste le GTL, substitut du gazole

    Strasbourg teste le GTL, substitut du gazole

    La Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) vient de tester pendant cinq mois un carburant issu du gaz naturel, le GTL (Gas to liquids), utilisé sur dix véhicules Agora (Euro III) comme substitut du gazole.

    Réputé plus propre que le diesel, le GTL n'a nécessité aucune transformation des moteurs, ni adaptation des infrastructures de la CTS. Depuis le début de l'expérimentation, les véhicules n'ont pas connu de panne ni de défaut lié à ce carburant. L'espacement des entretiens aurait même été sensiblement rallongé. « Le GTL élimine tous les produits qui peuvent être considérés comme des résidus du gazole. On constate un encrassement moindre des filtres à particules », rapporte Jean-Philippe Lally, directeur général de la CTS. Autres bénéfices immédiats : l'élimination des odeurs et la réduction des émissions d'oxyde d'azote (NOx), en baisse de 15 % en moyenne selon une étude réalisée par Shell.

    « Le surcoût de 5 % sur le prix du carburant livré peut être récupéré par un entretien allégé », calcule Jean-Philippe Lally, qui souhaite poursuivre et élargir l'expérimentation. La CTS s'est engagée depuis plusieurs années à remplacer ses autocars diesels par des motorisations moins polluantes, au rythme d'une dizaine de véhicules par an. 62 % de la flotte (247 véhicules) fonctionne au GNV. « Nous serions prêts à utiliser le GTL sur la totalité du parc diesel restant », promet Jean-Philippe Lally. Problème : la fiscalité ne le permet pas. Le carburant alternatif proposé par Shell n'est pas éligible à la récupération de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE). « Cela représenterait un manque à gagner de 200 000 euros pour la CTS », calcule Jean-Philippe Lally. « Nous avons besoin du soutien des élus locaux pour pousser le gouvernement à valoriser les avantages du GTL dans le cadre de sa politique de transition énergétique. Nous avons déposé des amendements et proposé une réduction de taxes dans le cadre du projet de loi de finances. Malheureusement, ils ont été rejetés », regrette Vincent Baril, président de Shell France.
    Olivier Mirguet

  • Transdev finalise le rachat d’Urbis Park

    Transdev Stationnement, filiale du groupe, annonce avoir finalisé l’acquisition de 100 % de la société Urbis Park Services, un important opérateur de stationnement en France, avec 250 collaborateurs et 70 000 places gérées dans 40 villes. Transdev Stationnement a aussi acquis 10 % d’Urbis Park Infrastructures, société regroupant des parcs en concession longue durée à Bordeaux, Versailles, Asnières et Marseille, les autres 90 % ayant été acquis par Mirova Core Infrastructure Fund. « Le stationnement est une composante essentielle de la chaîne de mobilité globale et de l’intermodalité avec un impact significatif sur les parts modales et les activités traditionnelles de transport public de Transdev », rappelle le groupe dans un communiqué. Il assure déjà, directement ou à travers ses SEM partenaires, la gestion de 60 000 places de stationnement en France, en parcs publics ou privés, parcs-relais, parcs d’aéroports et sur voirie. Mais il entend mieux se positionner sur le marché du stationnement sur voirie qui sera décentralisé au 1er janvier 2018, et pouvoir proposer des offres de mobilité globale, comme le fait son concurrent qui vient de remporter un contrat globalisé à Dijon. Transdev Stationnement est d’ailleurs attributaire de l’appel d’offres de gestion du stationnement de voirie dépénalisé qui est en cours de déploiement à Suresnes.

  • Keolis gère toutes les mobilités à Dijon

    Keolis gère toutes les mobilités à Dijon

    L’opérateur historique du réseau dijonnais a été reconduit le 22 décembre pour une nouvelle DSP de six ans. Depuis le 1er janvier, Keolis gère les bus et tram Divia, mais aussi les vélos, en libre service (400) ou location (800), les services PMR, les 9 parkings, le stationnement sur voirie et même… la fourrière. style= »margin-bottom:0cm;margin-bottom:.0001pt »>
    L'opérateur historique du réseau dijonnais souligne qu’il s’agit du premier contrat de délégation de service public (DSP) englobant toute l’offre de mobilité. Chiffre d’affaires cumulé attendu : 435 millions d’euros, correspondant à un engagement de 145 millions d’euros de recettes.

    Pour gérer cette offre globale de mobilité portée par le Grand Dijon, communauté urbaine de 255 000 habitants et 24 communes, le groupe s’appuie sur ses filiales : Cykleo pour les vélos, Effia pour le stationnement (8000 places dont 4500 sur voirie) et EGS (fourrière). Autre première en France : la création de la première fourrière à vélo de France. « Ce projet de mobilité entend effacer l’opposition fréquente entre utilisateurs de la voiture et usagers des transports collectifs et autres modes alternatifs, afin de privilégier la gestion partagée de l’espace public », explique la filiale de la SNCF dans son communiqué.

    Côté engagements, Keolis devra assurer le renouvellement du parc de 400 vélos en libre-service (VLS) des 40 stations, ainsi que celui des bus non hybrides à l’horizon 2019 (Divia compte déjà 102 bus hybrides sur une flotte de 200 bus), mais aussi rénover les parkings ‑ 7,2 millions d’euros d’investissement sont prévus – et le matériel de transport des PMR. L’exploitant s’engage aussi à remplacer la navette DiviaCity du centre-ville par des véhicules 100 % électriques et promet de mettre son expertise en matière de mobilité connectée et d’open data au service de la collectivité « pour accompagner activement sa politique de mobilité ambitieuse et novatrice et faire de la future métropole une smart city ».

    Il est déjà prévu de lancer dès cette année un nouveau site web avec application unique pour tous les services de mobilité qui seront accessibles grâce une carte de transport unique. Il sera également possible de payer son transport directement avec sa CB ou son smartphone. « Avec ce contrat unique en France, Keolis confirme sa capacité à relever les défis de la mobilité du quotidien : accessibilité, transition énergétique et intégration multimodale pour faciliter les déplacements des citoyens », a commenté Frédéric Baverez, le directeur exécutif groupe France.

    Avec 750 salariés, Keolis Dijon Mobilités proposera 11,4 millions de km par an sur les lignes Divia bus (18 lignes) et tram (2 lignes), qui ont permis 47,3 millions de voyages l’an passé. La marque se déclinera en DiviaPark, DiviaVélo (location), DiviaVelodi (VLS), Divia VéloPark (vélostations), Divia Pouce (auto-stop organisé) et DiviaFourrière.

    La société Keolis était la seule et unique candidate à l'appel d'offres après l’abandon de Transdev et malgré le recours en annulation de l’appel d’offres lancé en juin 2015 engagé par trois gestionnaires de parking (dont Q-Park et Indigo) qui avaient obtenu gain de cause devant le tribunal administratif au printemps. Décision cassée par le conseil d’Etat en septembre dernier qui met en avant la liberté de la collectivité de choisir le périmètre d’une délégation de service public.

    Une situation qui a été déplorée par l’opposition. Lors du vote en conseil communautaire le 22 décembre, l’Union de la droite et du centre s’est ainsi abstenue en regrettant notamment que la création de deux nouveaux parkings-relais n’ait pas été prévue, à l’ouest et au sud de l’agglomération. De son côté, le groupe Alliance et projets pour le Grand Dijon a voté contre, son président Emmanuel Bichot ayant toujours défendu une DSP en plusieurs lots ou bien l’examen d’un passage en SPL. Selon lui, il n’est « pas souhaitable de négocier avec un seul interlocuteur en position de force pour dicter ses conditions ».

    C. N.

  • Le téléphérique de Brest repart

    Le premier téléphérique urbain de France devait repartir à la mi-journée, après une série noire qui l’a obligé à interrompre ses services plusieurs fois en moins de deux mois. En effet, à peine inauguré le 19 novembre, le téléphérique, qui relie en trois minutes les deux rives de la Penfeld, du centre-ville au quartier des Capucins, a été stoppé le 30 novembre, après l’ouverture « intempestive » d’une porte, survenue en plein ciel. Remis en service début janvier, il a été de nouveau bloqué trois jours après, le 5 janvier, pour un problème de câble électrique, puis encore le 8 janvier, cette fois en raison d’une panne informatique. Le syndicat majoritaire de l’exploitant Keolis dénonce une mise en service faite « dans la précipitation », tandis que le maire de Brest, François Cuillandre, a fait part le 8 janvier sur France Bleu de son « agacement » et fait savoir qu’il « attend que le constructeur et l’exploitant du téléphérique se mettent vraiment autour de la table pour trouver une solution ».
    Côté Keolis, Jean-Luc Bouhadana, le directeur de Bibus, persiste à penser que « le téléphérique a été mis en service au bon moment, c’est-à-dire à une période où il n’y avait aucun enjeu de transport puisque le réaménagement du quartier des Capucins desservi par le téléphérique était encore en cours. C’était un bon moment pour apprendre à gérer les flux. Cela montre que nous allons nous approprier progressivement ce nouveau mode de transport ». Et de rappeler que lorsque le tram de Brest a été mis en service en 2012, « il a fallu quasiment un an pour se l’approprier ». Toutefois, il estime qu’en mars, lorsque le constructeur ne sera plus là pour accompagner les agents au quotidien, « il risque d’y avoir encore des petites erreurs techniques ou de manipulation »…
    M.-H. P.

  • Anne Hidalgo présente la suite de son plan antivoiture

    Anne Hidalgo présente la suite de son plan antivoiture

    Objectif : diviser par deux en moyenne le trafic automobile polluant dans le cœur de la capitale. Lors de ses vœux aux élus, le 6 janvier, la maire (PS) de Paris a donné les lignes directrices de la poursuite de son programme antivoiture, qu’elle a dans la foulée détaillé au JDD. BHNS sur les quais hauts de la Seine rive droite de Parc-de-Saint-Cloud à Gare-de-Lyon prévu pour la fin 2018, piste cyclable bidirectionnelle rue de Rivoli de Concorde à Bastille, portions de rues – notamment la place du carrousel du Louvre – réservées aux piétons, vélos et transports en commun et taxis… Ce sont les grandes lignes d'un cocktail visant à diviser par deux en moyenne le trafic automobile polluant dans le cœur de la capitale.

    Baptisée « tramway olympique » dans le cadre de la candidature aux jeux Olympiques de 2024, la nouvelle ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) doit remplacer l'actuelle ligne 72 de la RATP, une ligne que la présidente du Stif, Valérie Pécresse (LR), avait elle aussi citée dans son plan bus en demandant à la RATP de faire en sorte de la rendre électrique.

    Le projet municipal envisage des bus articulés s’inspirant des T Zen franciliens ou encore ou encore des BHNS de Metz ou de Hambourg conçus par Van Hool, mais dans une version 100 % électrique. « Un tel projet nécessite des aménagements de voirie assez légers et relativement peu coûteux par rapport à un tramway : 35 millions d'euros TTC déjà budgétés », a assuré Anne Hidalgo. Son prolongement à l'est, après 2020, nécessitera des travaux plus importants sur les quais de la Rapée et de Bercy, pour un coût estimé de 104 millions d'euros.

    Il ne subsistera alors qu’une ou deux files de circulation sur les quais, la portion d’un kilomètre entre la place de la Concorde et le pont Royal, devrait même être fermée à la circulation, le trafic étant reporté sur la rue de Rivoli, qui serait mise à double sens. Le projet comprend également la création de pistes cyclables bidirectionnelles sur les Champs-Elysées et la rue de Rivoli.

    « L'idée est d'aller, petit à petit, vers une piétonnisation du centre-ville, qui, à terme, restera ouvert aux véhicules des riverains, de police, de secours ou de livraison, mais pas au tout-venant. Nous assumons complètement la diminution significative du trafic automobile, comme le font toutes les grandes villes du monde. Il faut constamment rappeler cette évidence : moins il y a de voitures, moins il y a de pollution », a encore précisé au JDD Anne Hidalgo.

    C. N.

  • Poma construira le téléphérique de Toulouse

    Poma construira le téléphérique de Toulouse

    Poma a été retenu par Tisséo-SMTC pour construire et maintenir pendant dix ans le téléphérique qui reliera à partir de 2020 trois pôles majeurs de Toulouse, l’Oncopole, le CHU de Rangueil, l’université des sciences et sa station de métro « Le choix a été fait à l’unanimité par une commission d’appel d’offres élargie à la régie », a expliqué Jean-Michel Lattes lors du conseil syndical du 21 décembre. Le groupement emmené par la société française Poma (1) a présenté une offre moins chère de 20 millions d’euros par rapport à ses trois concurrents, le Suisse BMF, l’Italien Leitner et l’Autrichien Doppelmayr. « Dans l’alternative technique entre le monocâble et le 3S [téléphérique à trois câbles, NDLR], nous avons préféré le 3S, plus cher de 10 millions d’euros, à cause de sa meilleure résistance au vent, du bruit plus faible et du moindre nombre de pylônes », a complété Francis Grass, président de la Smat, le maître d’ouvrage délégué. L’ouvrage pourra résister à des vents de 108 km/h, avec une disponibilité de 99,3 %. L’utilisation de cinq pylônes au lieu de 20 permettra d’éviter une implantation dans la réserve naturelle régionale, ainsi qu’un plus grand éloignement des bâtiments du lycée Bellevue (où une contestation a eu lieu) et de l’hôpital. Si besoin, le 3S permettra une évacuation des passagers en station en 1 heure 45.

    Un temps remis en cause par la nouvelle majorité en 2014, le projet de téléphérique a vu son coût revu à la baisse : 54,6 millions d’euros pour la conception et la construction (au lieu de 80 millions d’euros), et 38 millions d’euros de maintenance pour 20 ans. Le Téléphérique urbain Sud pourra transporter 1 500 passagers par heure et par sens avec 14 cabines d’une capacité de 35 places, accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux vélos. Le tracé long de trois kilomètre kilomètre permettra de franchir en 10 minutes (au lieu de 30 minutes en voiture) la Garonne et le coteau de Pech David, avec son dénivelé de 100 mètres. « La vue sur la ville rose et les Pyrénées sera imprenable et le temps paraîtra trop court pour en profiter pleinement ! », a commenté Jean-Michel Lattes.

    La phase de conception pourra démarrer début 2017, en parallèle de la poursuite de la concertation avec l’université, le lycée, la région, le CHU et l’Oncopole. L’enquête publique est prévue en 2018 en vue d’une déclaration d’utilité publique et d’un démarrage des travaux fin 2018, pour une mise en service début 2020. Dans un second temps, le téléphérique pourra être prolongé à l’ouest vers Basso-Cambo (le terminus de la ligne A du métro) et à l’est vers Montaudran (et la future troisième ligne de métro).

    Catherine Sanson-Stern

    1) Groupement qui comprend Altiservices, Bouygues TP RF, Systra, Séquences, Seti, Sigma, Composite, Semer, Comag, Yellow window, Biotope, Systra foncier, Acouplus et Engie Ineo.

     

    © photo : Groupement Poma/Altiservice/Bouygues TP RF/Systra/Séquences/Seti/Sigma/Composite/Semer/Comag/Yellow Window/Biotope/Systra Foncier/Acouplus/Engie Ineo

  • Veolia finalise sa sortie de Transdev

    Veolia annonce avoir finalisé avec la Caisse des dépôts, le 21 décembre, l’accord de réorganisation actionnariale et son désengagement du groupe Transdev dont le projet avait été annoncé le 29 juillet dernier. La première étape de l’accord, au titre de laquelle la Caisse des dépôts a acquis 20 % du capital de Transdev pour un montant de 220 millions d’euros, a ainsi été mise en œuvre. A l’issue de cette opération, la Caisse des dépôts détient 70 % du capital de Transdev et en prend le contrôle exclusif, tandis que le groupe de services aux collectivités conserve, à titre transitoire, 30 % du capital.

  • Transdev exploitera les bus électrique de la région d’Amsterdam

    Le contrat de transport public de la région d’Amsterdam aux Pays-Bas vient d’être remporté par Transdev. D’une durée de 15 ans, c’est l’un des plus importants contrats du pays, avec un chiffre d’affaires cumulé de 1,9 milliard d’euros. C’est ainsi qu’à partir de décembre 2017, le groupe exploitera la plus grande flotte de bus électrique d’Europe. Ce nouveau succès intervient après le gain du contrat d’exploitation de 100 bus électriques dans les villes d’Eindhoven et de Helmond. « Grâce à ces deux gains majeurs, Transdev devient le leader incontesté des transports publics zéro émission », estime Thierry Mallet, PdG du groupe. Ce contrat concerne les communes d’Aalsmeer, d’Amstelveen, de Haarlemmermeer, d’Ouder-Amstel et d’Uithoorn, la desserte de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol ainsi qu’un certain nombre de correspondances avec Amsterdam, Haarlem et Ronde Venen.

  • La BlueCar conquiert Los Angeles

    Près d’un an après le lancement de Blueindy à Indianapolis, le groupe Bolloré poursuit sa conquête de l’ouest avec BlueLA. Le 15 décembre, la ville de Los Angeles a en effet officialisé l’ouverture de ce nouveau service d’autopartage prévu pour dans un an. 200 bornes de charge et 100 voitures électriques – le même modèle qu’Autolib – seront donc installées dans les quartiers de Westlake, Pico-Union, au nord d’USC et dans une partie du centre-ville et de Koreatown. Le maire de la 2e ville du pays, Eric Garcetti a justifié sa démarche d’un « tous les habitants de Los Angeles doivent pouvoir respirer un air plus sain. Nous sommes fiers de lancer le premier programme pilote d’autopartage dans les quartiers en développement aux Etats-Unis ».

  • Pollution à Paris. Plus de gratuité en cas de pic ?

    Pollution à Paris. Plus de gratuité en cas de pic ?

    Le Stif n’a pas tardé à faire ses comptes et à réagir suite aux six jours de gratuité des transports franciliens lors des épisodes de pollution début décembre. Le 19, il indiquait que l’efficacité de la mesure paraissait limitée au regard de son coût, estimé à 23 millions d’euros. p { margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; color: rgb(0, 0, 10); line-height: 120%; text-align: left; }p.western { font-family: « Times New Roman »,serif; font-size: 12pt; }p.cjk { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }p.ctl { font-family: « Times New Roman »; font-size: 12pt; }a:link { }

    La mesure « n’est clairement pas soutenable financièrement vu la fréquence des pics de pollution et leur durée », affirme le Stif dans son communiqué. En effet, à partir des données annuelles d’Airparif, on peut considérer que la mesure la mesure pourrait s’appliquer de 15 à 20 jours par an, soit un coût de 60 à 80 millions d’euros.

    La somme aurait pu servir à « investir pour baisser de manière durable la pollution. Avec 23 millions d’euros, le Stif aurait pu acheter 50 bus électriques qui auraient roulé 14 ans sans émettre de pollution », est-il ajouté. Enfin, la mesure est « perçue comme injuste par les associations d’usagers et son influence sur le comportement des automobilistes est négligeable ». Si l'absence de validation ne permet pas de compter précisément le nombre de voyageurs, des comptages partiels de la RATP indiquent qu'en moyenne, le réseau compterait 5 % de trafic supplémentaire.

    Une extrapolation faite à partir de lignes 2, 5 et 9 du métro qui disposent de systèmes de comptages automatiques sur les rames, et où le trafic a augmenté le trafic de 3 % à 12 % selon les jours. dont la moyenne est de 5 % environ. Dans le RER A, il n'a pas été constaté d'augmentation significative. De son côté, la SNCF estime aussi à environ 5 % la hausse de fréquentation sur les autres lignes RER (sauf le B qui a subi une panne) et Transilien.

    Le bureau du Stif a donc mandaté sa présidente, Valérie Pécresse, pour présenter au conseil de janvier des options « soutenables financièrement », soit en faisant appel à des financements supplémentaires spécifiques – Etat, collectivités locales – pour maintenir la gratuité, soit en substituant à celle-ci un tarif incitatif.