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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

Un véhicule de livraison autonome devrait circuler l’année prochaine à Troyes
L’année prochaine, un véhicule autonome de livraison devrait circuler dans les rues de Troyes, au beau milieu de la circulation. « Cela fait deux ans que j’attends ce moment », s’enthousiasme Hervé Dechene, cofondateur et VP Strategy de SprintProject, un cabinet de veille technologique qui travaille pour 12 grands groupes de logistique, et qui porte ce projet de véhicule de livraison autonome. « Il fallait que tous les éléments soient réunis : un véhicule autonome, un chargeur, et un territoire ».
Troyes Champagne Métropole vient en effet d’accepter l’expérimentation sur son territoire. Il s’agira d’un schéma de distribution BtoB (destiné aux professionnels), plus précisément de transport des colis entre un centre commercial et un entrepôt urbain de DPD Group, une filiale du groupe La Poste spécialisée dans la livraison de colis jusqu’à 30 kg.
Les trajets en centre-ville comptent d’innombrables difficultés : feux, stops, priorités à droite, dépassement de véhicules, piétons qui traversent en dehors des passages piétons. Tout ce qu’un conducteur sait gérer en théorie, mais qu’un véhicule autonome doit apprendre. « Il nous fallait donc un véhicule autonome qui fonctionne déjà réellement, pas un modèle encore en développement qui pourrait ajouter des difficultés au projet », poursuit Hervé Dechene. « Nous avons donc choisi celui de Neolix », l’entreprise chinoise qui en est au stade de la production industrielle.
« Il ne s’agit que de l’achat d’un seul véhicule. Nous avions bien précisé à Neolix qu’il n’y aurait pas de commande qui suivrait. Et toute la partie logicielle de navigation est développée par LMAD – pour Last Mile Autonomous Delivery – une start-up française à capitaux européens totalement indépendante du constructeur », précise encore Hervé Dechene.
L’expérimentation, qui va durer trois mois, cherchera à évaluer l’acceptabilité de l’engin (dont la taille est de 2,6 m x 1 m). Et à répondre à des questions, comme : doit-on « signaler » le véhicule par des bandes réfléchissantes, des couleurs vives – mais sans « distraire » les automobilistes-, ou le laisser tel quel ?
Développé avec 12 clients de SprintProject, ce projet de véhicule de livraison autonome pourrait accueillir d’autres partenaires, Hervé Dechene n’excluant pas de faire entrer d’autres sponsors dans le projet.
Yann Goubin

Transdev va devenir l’opérateur « virtuel » du futur métro du Grand Paris Express avec une filiale du Singapourien SMRT
Transdev a annoncé le 27 septembre avoir été retenu pour devenir l’opérateur « virtuel » des futures lignes du métro automatique du Grand Paris Express (lignes 15, 16, 17 et 18) avec Strides International Business (la branche internationale du Singapourien SMRT). Cette mission fait partie du contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage remporté par la société française de conseil Transamo (qui s’est associée avec ces deux entreprises), après l’appel d’offres lancé par la Société du Grand Paris (SGP) et Ile-de-France Mobilités (IDFM).
« Il s’agit de préfigurer le futur opérateur pour assurer que la future exploitation et la maintenance du métro pourront être réalisées dans de bonnes conditions. Avant le choix final des opérateurs pour chacune des lignes, la SGP et IDFM avaient besoin d’aide pour qu’une entreprise joue le rôle de futur exploitant », explique une porte-parole de Transamo. Le choix de Transdev s’explique par le fait que « cet opérateur a fait le choix de ne pas se positionner sur ces lignes de métro », ajoute-t-elle. Quant à Strides Interrnational Business, « cette entreprise va nous apporter son regard d’exploitant de métro automatique avec une expérience internationale ».
Selon Transamo, le contrat durera quatre ans, avec la possibilité d’ajouter deux années supplémentaires. Il représentera 7,5 millions d’euros selon la SGP.
M.-H. P.

La RATP gagne le contrat d’exploitation du réseau numérique du Grand Paris Express
C’est un contrat « majeur », souligne le groupe RATP, dont la filiale RATP Solutions Ville a remporté l’appel d’offres lancé début 2020 par la Société du Grand Paris (SGP) pour déployer et gérer le réseau de fibre optique le long des lignes du futur métro. Le contrat devrait rapporter 500 millions d’euros cumulés sur sa durée fixée à 25 ans.
« L’infrastructure de transport donne l’occasion de réaliser un réseau numérique à très haut débit », explique Valère Pelletier, le directeur général de RATP Solutions Ville, en rappelant que le métro historique parisien est déjà équipé de 170 000 km fibre optique le long de ses lignes, déployés et opérés par RATP Connect. D’où le choix en sa faveur de la SGP, qui a voulu, poursuit-il, s’appuyer sur l’expertise d’exploitant de transport et de réseau numérique de la RATP.
Ces infrastructures, qui seront réalisées au fur et à mesure de l’avancée du métro (200 km de lignes sont prévus), vont permettre « de galvaniser l’accès au Très Haut Débit des territoires desservis par le Grand Paris Express », souligne la RATP. Elles bénéficieront en effet non seulement aux voyageurs mais aussi à plus de 20 000 entreprises, administrations et centres de recherche, indique la Régie. « Les premiers clients seront raccordés à ce nouveau réseau fin 2022 », précise-t-elle.
Le contrat comprend un autre volet : la mise en place de minis data centers urbains. Dans chacune des gares ou presque en effet (le Grand Paris Express comptera 68 gares, mais seule une cinquantaine est concernée), il sera prévu des espaces de stockage informatiques au plus près des sites des clients. RATP Solutions Ville commercialisera ces minis data centers. « Ce marché est émergent mais est appelé à se développer », affirme Valère Pelletier. « Les entreprises voudront avoir les temps de latence les plus courts possible. On va aller chercher de nouveaux clients », ajoute-t-il.
Les risques industriels et commerciaux reposeront sur le concessionnaire qui pourra vendre ses services notamment aux opérateurs mobiles qui voudront s’y brancher, et qui en déployant la 4G puis la 5G, auront besoin d’hébergement pour gérer les flux de données.
RATP Solution Ville qui va y consacrer un investissement chiffré en dizaines de millions, versera une redevance à la SGP. La toute filiale nouvelle filiale de la RATP créée en début d’année, qui doit réaliser 110 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel (dont 30 millions avec les télécoms), affirme s’attendre à gagner de l’ordre de 20 millions d’euros par an avec ce contrat. Une trentaine d’emplois directs devraient être créés.
Marie-Hélène Poingt

MaaS : la version 2 du Compte Mobilité de Mulhouse confiée à Monkey Factory
Un calculateur d’itinéraires multimodal en temps réel et le stationnement sur voirie, tels sont quelques-unes des nouvelles fonctionnalités du Compte mobilité de Mulhouse Alsace Agglomération (m2A). Après avoir lancé ce Compte Mobilité en 2018 qui permet aux habitants et aux visiteurs d’accéder à plusieurs services de mobilité à travers une seule application sur smartphone, l’agglomération de Mulhouse (39 communes et près de 280 000 habitants) poursuit le développement de ce Compte mobilité en tenant compte de l’expérience de la première version. Mulhouse Alsace Agglomération a sélectionné, à l’issue d’un appel d’offres, Monkey Factory. En s’appuyant sur sa plateforme technologique MaaSify, la société doit déployer rapidement une nouvelle plateforme MaaS qui proposera, dans la nouvelle version, une interface utilisateur complètement repensée. Les usagers verront apparaître de nouvelles fonctionnalités au cours de l’année 2022.

Les Hauts-de-France remportent les Grands Prix des Régions 2021
Hier soir, devant un public nombreux, s’est tenue la onzième édition des Grands Prix des Régions organisée par le magazine Ville, Rail & Transports. Les élections régionales, qui ont vu la reconduction des majorités en place, nous ont permis de récompenser les équipes à l’origine des initiatives primées.
Tout comme notre événement, les confinements et autres mesures liées à la pandémie de Covid-19 n’ont pas épargné les TER, même si ces derniers s’en sont mieux tiré que les autres activités de la SNCF, ne perdant « que » 35 % de leurs voyageurs en 2020. En cette année que beaucoup voudraient oublier, les initiatives n’ont pourtant pas manqué : quatre de nos sept prix thématiques le prouvent, directement ou indirectement inspirés par l’actualité, que ce soit pour les vacances de proximité, le développement du télétravail ou une catastrophe naturelle.
Nos autres prix thématiques sont plus classiques, dans la mesure où l’intégration des différents modes de transport régionaux se poursuit, de même que la mue des gares et pôles d’échanges, en dépit des retards pris lors du premier confinement.
Outre les lauréats des prix thématiques, dont une première sélection a été présentée en mai dernier, vous trouverez dans les pages suivantes la région (les Hauts-de-France ) qui a remporté le Grand prix cette année, ainsi que la collectivité régionale européenne que notre jury a primée pour ses initiatives ou réalisations récentes.
Dossier réalisé par Patrick Laval

Transdev confronté à un mouvement social dans deux dépôts de bus Optile gagnés après appel d’offres
Une centaine de personnes ont manifesté le 14 septembre devant le siège du conseil régional d’Ile-de-France à Saint-Ouen contre la dégradation des conditions de travail après l’ouverture à la concurrence de lignes de bus désormais exploitées par Transdev, a constaté l’AFP. Il s’agit de salariés travaillant à partir des dépôts de Sénart et de Melun (en Seine-et-Marne), d’où partent les bus des lignes gagnées l’année dernière par Transdev dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du réseau de bus en grande et moyenne couronnes parisiennes (lignes Optile).
En grève depuis deux semaines, les salariés du secteur de Sénart ont été rejoints quelques jours plus tard par ceux de Melun. Les grévistes, qui représentent près de la moitié des conducteurs selon Transdev, pointent des pertes de rémunération et protestent contre un « accord socle » lié au nouveau contrat de transport par autobus conclu entre leur entreprise et Ile-de-France Mobilités (IDFM).
Cet accord est mis en œuvre depuis le début de l’année et commence seulement maintenant à faire sentir ses effets : il a fallu en effet d’abord transférer les salariés dans de nouvelles sociétés dédiées, puis mettre en vigueur les nouvelles règles. « Tous les salariés sont impactés par l’accord socle », a indiqué à l’AFP une salariée « depuis 18 ans », actuellement hôtesse d’accueil, et qui juge l’accord socle « totalement en désavantage » pour le personnel. Un conducteur de bus déplore un « allongement du temps de travail passé au volant », tandis que celui alloué aux « prises de service » (notamment pour vérifier le véhicule) a été réduit, passant « de 20 minutes à 10 minutes ». « Dès la prise de service, on est sous tension », critique-t-il.
Contactée par VRT, la direction de Transdev admet des changements dans l’organisation du travail, ce qui est classique dans le transport interurbain. « Après un accord de branche au niveau de la FNTV, puis un accord d’entreprise à la fin de l’année dernière, un accord local a été signé avec les organisations syndicales et est maintenant mis en œuvre. Les salaires bruts ont été maintenus mais l’organisation du travail a changé », explique Edouard Henaut, le directeur général France de Transdev. « Le dialogue est maintenu en permanence », ajoute-t-il.
Selon Transdev, le sujet purement local est en train de prendre une tournure politique, sur fond d’hostilité à l’ouverture à la concurrence. En effet, hier d’autres manifestants, des agents RATP et de la SNCF, des militants Solidaires, Sud-Rail, UNSA, CGT et CFDT, étaient venus grossir les troupes des manifestants, pour appuyer les salariés sur fond de mots d’ordre plus généraux, « pour les conditions de travail, pour dire non à la concurrence ».
Marie-Hélène Poingt

Une nouvelle feuille de route pour accélérer le déploiement du vélo électrique en Ile-de-France
Pour son deuxième anniversaire, la gamme Véligo s’étoffe : le 16 septembre, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a annoncé le lancement du « rallongé », un vélo électrique un peu plus long que ses prédécesseurs et permettant d’embarquer deux enfants sur son siège arrière. Les Franciliens qui voudront louer ce vélo électrique devront débourse 80 euros par mois, un prix identique à celui de la location du biporteur et du triporteur mais supérieur au vélo à assistance électrique classique (VAE, 40 euros).
Aujourd’hui, 20 500 Véligo (dont 500 cargos) sont proposés à la location, dans le but de faire découvrir ce mode de transport et, une fois la location terminée (6 mois maximum pour le VAE, mais seulement trois mois pour les autres modèles afin de pouvoir les faire tourner plus vite auprès des utilisateurs) de susciter l’envie d’acheter un VAE. Pour IDFM, le coût de fonctionnement se chiffre à 20 millions d’euros annuels, ce qui représente une subvention de 50 % du service. S’ajoutent 30 millions d’euros annuels pour financer les primes à l’achat de ceux qui sautent le pas.
Une nouvelle feuille de route a par ailleurs été approuvée le 14 septembre par le conseil d’administration d’IDFM : il s’agit de doubler à terme l’offre de VAE mis à disposition des Franciliens, pour atteindre 40 000 vélos. Ces vélos supplémentaires devront donner accès à de nouveaux services, comme par exemple leur location par des lycéens, des entreprises ou des collectivités, ce qui n’est pas possible actuellement. Ou bien ils pourraient être loués en courte ou très longue durée via des Maisons du vélo comme il en existe dans certaines villes en France. Le plan d’action, qui passe aussi par une réflexion sur le mode de production des vélos, sera présenté au second trimestre 2022.
Marie-Hélène Poingt

De bons signaux pour encourager la pratique du vélo
On est encore loin des 9 % des déplacements quotidiens effectués à vélo d’ici à 2024. C’était l’objectif du Plan vélo et mobilités actives lancé par le gouvernement en 2018. Mais trois ans plus tard, cette part modale, de 3 % au lancement du Plan, est restée dans les 3 %, ont reconnu Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, et Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué chargé des Transports, lors du troisième anniversaire d’étape du Plan vélo et Mobilités actives, le 14 septembre.
« Il faudrait, chaque année, des augmentations comme on en a constaté entre 2019 et 2020 », commente Olivier Schneider, président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). « Mais sans pandémie, ni grève des transports évidemment ! »
Les compteurs de l’association Vélo & Territoires affichent même un léger recul des passages de vélos (- 11 %) sur les premiers mois de l’année 2021, par rapport à 2020, année certes très bonne pour l’usage du vélo (avec les grèves et la pandémie).
Pourtant les bons signaux ne manquent pas. L’Etat affiche 600 millions d’euros d’investissement en quatre ans au profit du vélo. À l’issue du premier déconfinement, plus de 600 kilomètres de pistes cyclables […] dont 80 % ont été ou seront pérennisés, rappellent les pouvoirs publics. En parallèle, « le coup de pouce vélo », lancé en mai 2020 a permis de réparer deux millions de vélos, par 4 100 réparateurs.
Le gouvernement a également « réalisé 15 000 places de stationnement vélos ». La crainte du vol est en effet un des freins à l’usage du vélo. Sur ce point, la création du marquage des bicyclettes, par un code unique, obligatoire sur les vélos neufs depuis le début de l’année 2021, et possible depuis juillet sur les vélos déjà en service, devrait aussi produire des effets. « 735 000 vélos sont déjà enregistrés dans le fichier d’identification des cycles », précise le ministère de la Transition écologique. On peut aussi ajouter « la formation de près de 6 400 cyclistes avec des « stages de remise en selle », et le dispositif « savoir rouler à vélo » dont ont pu bénéficier près de 52 000 enfants ».
Côté aide, on notera aussi le bonus vélo-cargo (jusqu’à 1 000 euros dans la limite de 40 % du coût d’acquisition, pour les particuliers sous conditions de revenus, mais aussi pour les collectivités, associations ou entreprises). Citons encore la prime à la conversion de 1 500 euros (dans la limite de 40 % du coût d’acquisition), pour l’acquisition d’un vélo électrique en échange d’un véhicule thermique mis au rebut.
L’Etat va encore engager « près de 250 millions d’euros supplémentaires fin 2021 et courant 2022 ». Plus précisément, « 150 millions (dont 100 millions issus de France Relance) vont subventionner les aménagements cyclables des collectivités locales dans chaque région après chaque appel à projet » et « 50 millions sont dédiés au développement du stationnement en gare pour atteindre un doublement des places à destination des cyclistes dans plus de 1 000 gares en France » afin de « développer ainsi massivement l’intermodalité vélo/train ».
À travers plusieurs appels à projets, comme Avélo2, doté de 25 millions, l’Etat soutient « financièrement et techniquement les collectivités locales qui souhaitent s’engager dans une politique vélo ». 254 territoires ont été ainsi retenus, qui s’ajoutent aux 227 choisis au cours du précédent appel à projets pour « être accompagnés dans l’élaboration de leurs schémas directeurs cyclables et à la mise en place de services ». Un programme concerne plus spécifiquement la construction d’abri. Doté de 35 millions d’euros sur trois ans, « le programme Alvéole +, piloté par la FUB, avait pour objectif de soutenir l’installation de stationnement sécurisé pour vélo avec une subvention de 40 à 50 % pour les copropriétés, collectivités locales et bailleurs sociaux ».
Malgré toutes ces mesures, il reste encore de nombreuses améliorations à apporter aux infrastructures pour développer l’usage du vélo. Depuis 2017, la FUB publie tous les deux ans, un baromètre des villes cyclables qui s’appuie sur un questionnaire auquel peuvent répondre les usagers-cyclistes. En 2019, le 2e Baromètre avait permis de récolter plus de 185 000 réponses dans plus de 5 400 communes, révélant les points noirs, comme les coups de cœur sur les infrastructures. Le 3e Baromètre des villes cyclables, lancé le 14 septembre, lors du bilan d’étape du plan Vélo et Mobilités actives, doit permettre, comme les baromètres précédents, de fournir aux services techniques des collectivités comme aux élus « un retour d’information concret sur l’accueil de leur politique vélo par les usagers et des indications utiles pour les accompagner dans la prise de décision ».
Pour répondre au questionnaire :barometre.parlons-velo.fr
Yann Goubin
Le Sytral veut lancer un BHNS en trolleybus IMC entre la Part-Dieu et Vaulx-en-Velin
Le Sytral a envoyé au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) et au bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) un avis d’appel à candidatures pour le marché de maîtrise d’œuvre générale d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) entre la Part-Dieu et la place des Sept-Chemins, à Vaulx-en-Velin.
Cette ligne radiale entre l’est du centre-ville et la périphérie traversera le troisième arrondissement de Lyon, ainsi que les communes de Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin. « Ce projet de desserte en site propre a pour finalité de relier l’est de la métropole depuis Sept-Chemins à la Part-Dieu et s’accompagnera d’une requalification de façade à façade de la route de Genas en lien avec les services de la Métropole de Lyon et des villes concernées », indique le Sytral, qui a comme objectif de mettre en service cette ligne courant 2026.
« Dans le cadre de la stratégie de transition énergétique du réseau de bus du Sytral », cette ligne mettra en œuvre des trolleybus IMC (in motion charging), avec autonomie sur batterie « suffisante pour fonctionner en toute autonomie avec une ligne aérienne de contact discontinue sur leur parcours ».
P. L.

Les premières Assises nationales de la marche en ville se tiendront à Marseille
Il fait bon marcher à Acigné, à Cesson-Sévigné, mais aussi dans des villes moyennes comme Chambéry, Bourges ou Vannes, et même dans des cités de plus de 200 000 habitants comme Rennes ou Strasbourg. C’est ce qui ressort d’un sondage en ligne organisé entre le 7 décembre 2020 et le 15 mars 2021 par un collectif « Place aux piétons » réunissant des associations tournées vers la marche (la Fédération française de randonnée, Rue de l’Avenir, et 60 millions de piétons).
Mais beaucoup de villes ne sont pas aussi accueillantes pour le piéton. Sur les 43 000 questionnaires exploitables, couvrant 200 communes, les personnes interrogées ont donné une note en dessous de la moyenne à leur ville : 9,2/20. 71 % d’entre elles attendent « des actions de promotion de la marche » ; 69 % « se plaignent des empiétements sur les espaces réservés aux piétons (terrasses, étalages…), d’obstacles (poubelles, poteaux…) » ; 67 % « se plaignent du stationnement des véhicules motorisés sur les cheminements piétons » ; et 70 % souhaitent « des aménagements qui améliorent le confort des piétons (toilettes, bancs de repos, lieux de sociabilité, distributeurs d’eau potable…) ».
« Nous sommes tous piétons. Mais les pouvoirs publics ne savent qui sont les piétons, et ne s’adressent pas vraiment à eux », commente Denis Cheminade, chargé de mission Marche en ville à la Fédération française de randonnée. Il faut reconnaître que les besoins des uns et des autres diffèrent, entre le parent qui accompagne son enfant à l’école, celui qui veut aller au plus vite au travail, ou le flâneur qui change de trottoir pour éviter le soleil.
60 % des sondés pensent qu’aller à pied à l’école est dangereux, 63 % estiment même que se déplacer à pied en général est dangereux. 60 % pointent la circulation des véhicules motorisés, « gênante » et 52 % se plaignent « du manque de respect des conducteurs d’engins motorisés à l’égard des piétons ». Les vélos peuvent être une source de conflit : 54 % pensent que « les aménagements cyclables constituent un facteur d’insécurité ».
« Ce questionnaire n’a pas valeur de sondage, mais il doit permettre d’éclairer sur le sujet de la marche. C’est une mobilité active qui doit être prise en compte », poursuit Denis Cheminade.
Les opérateurs de transports s’intéressent à la marche depuis plusieurs années et l’envisagent comme un mode complémentaire pouvant se substituer au bus pour des déplacements courts, mais à condition de le faire savoir, de le rendre attrayant et sécuritaire.
Tous ces sujets seront débattus au cours des Premières assises nationales de la marche en ville, organisé par le collectif, le 17 septembre 2021 à Marseille (Bouches-du-Rhône), et qui seront retransmises sur les réseaux sociaux.
Yann Goubin