Catégorie : Mobilités douces

Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…

  • Sept lauréats pour les Grands Prix de la Région Capitale 2019

    Sept lauréats pour les Grands Prix de la Région Capitale 2019

    Quatre entreprises, la Ville de Paris, IDFM et la SGP ont été récompensées pour leurs actions en faveur de la mobilité francilienne, le 10 octobre à Paris, lors de la cérémonie de remise des prix de la septième édition des Grands Prix de la Région Capitale.

    Cet événement, organisé chaque année par le magazine Ville, Rail & Transports, fait intervenir un jury spécialiste du transport pour sélectionner les gagnants. En faisaient partie cette année, en plus de trois membres de la rédaction de VRT :  Elodie Hanen, directrice générale adjointe d’Ile-de-France Mobilités (partenaire de cet événement), Marc Pélissier, président de la Fnaut Ile-de-France et Bertrand Lambert, journaliste à France 3 (Emission Parigo).

    • Ile-de-France Mobilités a remporté pour le prix Innovation

    • Keolis : le prix Intermodalité et le prix Périurbain

    • La mairie de Paris : le prix Aménagement urbain

    • Transdev : le prix Smart City

    • RATP : le prix Modernisation

    • SNCF Réseau : le prix Gestion de projet

    • Société du Grand Paris : le prix Logistique urbaine

    Pour retrouver le détail des projets récompensés rendez-vous ici et découvrez les photos de la soirée sur notre page évènement.

  • MND et Bouygues veulent lancer ensemble un nouveau téléphérique urbain

    MND et Bouygues veulent lancer ensemble un nouveau téléphérique urbain

    L’union faisant la force, le groupe MND, à travers sa filiale LST, et Bouygues Travaux Publics ont annoncé le 9 octobre un partenariat pour proposer ensemble, et déployer à l’international, un nouveau téléphérique urbain innovant baptisé Cabline 2.0. Dans le cadre de cette alliance, Bouygues participera au développement commercial du démonstrateur que LST est en train de réaliser. Ce téléphérique doit permettre de transporter jusqu’à 5 000 personnes par heure et par direction, jusqu’à une vitesse de 45 km/h. Le design intérieur et extérieur des cabines sera réalisé par Peugeot.

    MND avait annoncé en mars dernier avoir validé son nouveau système de transport urbain Cabline 2.0 et lancé des études de projet en vue de la construction d’un démonstrateur opérationnel pour une commercialisation de la solution à partir de 2020. Le constructeur espère le voir transporter ses premiers passagers dès 2021. Ce projet a reçu le soutien de l’ADEME avec un financement de 4,40 M€, dont 1,70 M€ sous forme de subvention, obtenu en 2017 au titre du Programme des Investissements d’Avenir (PIA).

    Bouygues Travaux Publics construira les infrastructures des futurs Cabline, qui seront conçus et fabriqués en France, dans les usines savoyardes du groupe MND, soulignent les entreprises dans un communiqué commun. « Le projet permettra à moyen terme la création de près de 300 emplois industriels dans la région Auvergne-Rhône-Alpes », indique encore le constructeur savoyard qui défend une réalisation 100 % made in France.

    M.-H. P.

  • Les contrats de Keolis renouvelés à Nevers et Epinal

    Les contrats de Keolis renouvelés à Nevers et Epinal

    Keolis vient d’annoncer coup sur coup deux renouvellements de contrats, qui débuteront le 1er janvier prochain : l’un à Nevers où la filiale de la SNCF exploite le réseau de transport Taneo depuis 12 ans, l’autre à Epinal où elle est présente depuis 2012.

    A Nevers, la nouvelle délégation de service public représente 42 millions d’euros sur six ans. Elle prévoit que la filiale de transport public de la SNCF augmente la fréquentation des transports de 11 % et les recettes de 25 %. L’offre de transport, qui couvre 13 communes et 67 000 habitants, va être renforcée et de nouveaux services proposés. Notamment une solution de paiement sans contact à partir de juin 2020. Parmi les autres nouveautés, Nevers Agglomération a décidé d’ouvrir la possibilité de voyager gratuitement tous les premiers samedis du mois ainsi que les samedis de décembre « pour promouvoir l’utilisation des transports en commun et contribuer au dynamisme du commerce local », explique Keolis dans un communiqué.

    A Epinal, le chiffres d’affaires attendu est de quelque 30 millions sur les six ans de la nouvelle délégation de service public. Keolis devra aussi enrichir l’offre de transport, en proposant de nouvelles solutions en soirée et en développant un système d’informations voyageurs. L’opérateur de transport public s’est engagé à augmenter la fréquentation du réseau Imagine de 12 % et les recettes de 11 %.

  • Keolis lance le « coach de mobilité »

    Keolis lance le « coach de mobilité »

    Keolis a annoncé le 1er octobre, au cours des Rencontres nationales du transport public, le lancement à Dijon de son « coach de mobilité », une première en France selon l’opérateur.

    Cet assistant vocale, disponible gratuitement avec la mise à jour de l’application du réseau local Divia Mobilités, permet de demander son chemin et de disposer de plusieurs itinéraires.

    Il prévient en cas de perturbations et donne les horaires de passages aux arrêts. Enfin, il permet d’appeler l’agence du réseau Divia.

    Dans les prochains mois, le coach de mobilité sera doté de nouvelles fonctionnalités, par exemple il pourra faire des recommandations personnalisées en fonction des habitudes et des préférences des voyageurs, proposer des itinéraires alternatifs ou prévenir en cas d’aléas pour réorienter en temps réel les voyageurs. Cette nouvelle version doit bientôt être testée à Rennes.

  • Le métro de Copenhague s’enrichit d’une ligne circulaire

    Le métro de Copenhague s’enrichit d’une ligne circulaire

    Le 29 septembre, après huit ans de construction, la ligne M3, alias Cityringen (l’anneau du centre-ville), du métro automatique de Copenhague a été inaugurée par Margrethe II, reine du Danemark, et la première ministre Mette Frederiksen. Avec cette ligne de métro circulaire, la fréquentation des transports en commun de la capitale danoise devrait connaître une hausse considérable. Metroselskabet, maître d’ouvrage et propriétaire du réseau de métro, s’attend à un quasi-doublement du nombre de voyageurs, de 65 millions en 2019 à 122 millions en 2020. Dans le cadre du contrat signé en 2011, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de la ligne M3 sont assurées par Hitachi Rail STS (Ansaldo STS à l’époque de la signature), avec Metro Service comme sous-traitant. Depuis l’ouverture des deux premières lignes en 2002, le réseau de Copenhague est considéré par Ansaldo STS (aujourd’hui Hitachi Rail STS) comme une vitrine de son savoir-faire en matière de métros automatiques.

    La construction de la ligne circulaire de 15,5 km, entièrement en souterrain, et de 17 nouvelles stations a représenté, selon Metroselskabet, « le plus grand projet de construction à Copenhague en 400 ans ». Toujours est-il que Cityringen facilite et accélère les déplacements entre le centre-ville et les quartiers de Vesterbro, Frederiksberg, Nørrebro et Østerbro : le tour complet de la ligne M3 prenant 24 minutes, on n’y est jamais à plus de 12 minutes d’une autre station ! Parmi ces dernières, trois nouvelles stations offrent une correspondance avec le S-tog (RER de Copenhague), à la gare centrale (København H), Østerport et Nørrebro. À København H comme à Østerport, gares où le métro n’arrivait pas jusqu’à présent, il est également possible de prendre les trains DSB.

    P. L

  • Municipales – La gratuité est montée dans son bus de campagne

    Municipales – La gratuité est montée dans son bus de campagne

    A gauche comme à droite, les élus ne parlent que de ça. Dans le grand débat national qui avait suivi le mouvement des « gilets jaunes », dans les meetings politiques, dans les médias, le sujet s’est imposé. Il n’est pas nouveau, mais à moins de six mois des municipales de mars 2020, la gratuité des transports publics est devenue un vrai enjeu électoral. Réaliste, jouable ?

    Près d’une trentaine de villes ont déjà fait ce choix (voir lesquelles). A Nantes, où se déroulaient les 27es Rencontres nationales du transport public (RNTP), la maire et présidente de la métropole Johanna Rolland a promis, si elle est réélue, des bus et des tramways gratuits le week-end.

    A Paris, Anne Hidalgo y a pensé dès l’automne 2018 pour booster l’usage des transports collectifs, Valérie Pécresse, présidente de région et d’Ile-de-France Mobilités, a éteint l’étincelle avec une étude affirmant que le coût serait énorme pour les contribuables : 500 euros par an pour chaque ménage francilien (lire ici). Début 2019, après avoir reçu le rapport sur « un big bang de la tarification des transports dans le Grand Paris » rédigé par ses trois adjoints (Finances, Transports et Urbanisme), Anne Hidalgo s’est rangée du côté de la raison et s’est contentée de rendre les transports publics gratuits aux enfants de 4 à 11 ans ainsi qu’aux Parisiens handicapés de moins de 20 ans (lire ici)

    Objectiver le débat sur la gratuité

    Les rapports se suivent et se ressemblent, et à chaque fois, la conclusion est la même: injouable si l’on veut préserver le fragile équilibre financier de ce service public déjà fortement subventionné, et contre-productif car là où les villes ont opté pour des bus gratuits, ce sont les piétons et les cyclistes qui se sont rués à bord, pas les automobilistes. L’étude menée par Frédéric Héran, économiste chercheur à l’université de Lille sur les effets de la gratuité à Dunkerque révèle ainsi que la voiture a reculé de 3 % en un an dans la ville nordiste, la marche de 3 %, et les déplacements à vélo de 15 % !

    La toute dernière étude publiée le 2 octobre par le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) dit à peu près les mêmes choses, mais elle va plus loin, « pour objectiver le débat », comme l’a souligné son président Louis Nègre (par ailleurs, maire de Cagnes-sur-Mer) lors de la présentation des conclusions de l’étude aux RNTP. On savait l’association des élus chargés des transports publics vent debout contre l’idée de la gratuité, « simple transfert de charges des usagers vers les contribuables », martèle Louis Nègre, mais devant la montée insistante de ce thème parmi ses adhérents, il dû se plier à l’exercice d’une étude très complète, menée auprès d’un vaste échantillon de villes, petites, moyennes et grandes.

    Quelles en sont les principaux enseignements ?

    • La gratuité ce n’est pas gratuit : sans recettes tirées de la vente de billets, c’est dans le budget des collectivités qu’il faut puiser pour faire fonctionner un réseau de transport public. Et c’est donc l’impôt qui devient la variable d’ajustement.
    • La gratuité est avant tout un choix politique fait de façon isolé et rarement pensé dans une approche globale de la politique de mobilité (stationnement, la gestion de l’espace public).
    • La gratuité booste la fréquentation, mais ça ne dure pas si l’offre de transport ne suit pas. Qu’est ce qui explique ce boom : la gratuité ou l’amélioration de l’offre de transport ? Châteauroux (première ville passée à la gratuité), Dunkerque ou Niort, ont vu les trafics bondir mais à chaque fois, l’offre de transport a été renforcée. Un bus à haut niveau de service a été mis en place à Dunkerque, par exemple.
    • Gratuité ou tarifs sociaux et solidaires : qu’est-ce qui est le mieux ? L’étude du Gart ne répond pas entièrement à la question mais « apporte des pistes pour une analyse plus fine qui pourra être réalisée ultérieurement ».
    • La gratuité ne va pas à toutes les villes, tout dépend de leur taille : elle est inapplicable dans les très grosses agglomérations dotées de transports lourds (métro, RER, trains), elle est envisageable dans les villes où les transports publics ne connaissent pas une fréquentation démesurée et tirent des recettes tarifaires faibles (10 % du coût total). Bref, là où la gratuité ne pèserait pas grand-chose pour le budget municipal. Quid de Dunkerque et Niort, deux villes de plus de 100 000 habitants où l’on voyage gratis ? Deux cas exceptionnels, répond l’étude du Gart : c’est le versement transport élevé (taxe sur les entreprises de plus de 11 salariés) qui permet de couvrir le coût de fonctionnement des réseaux de transport urbain. A Dunkerque, par exemple, la vente de billets et d’abonnements ne représentait que 10% du coût total des transports publics (moins de 5 millions euros).
    • Le report de la voiture vers les transports publics reste à prouver : seule la mise en place de l’observatoire de la gratuité demandé par la mission sénatoriale qui a planché sur la gratuité (lire ici) permettra d’avoir des éléments objectifs sur cette question, selon le Gart.
    • La gratuité est-elle soutenable financièrement à moyen et long terme ? Elle pose forcément la question du modèle économique des transports publics français qui repose principalement sur le versement transport prélevé sur les entreprises de plus 11 salariés, soit 8,5 milliards d’euros par an. C’est la « poutre maîtresse » du système de mobilité en France, insiste Louis Nègre. Autrement, dit, si les employeurs sont les seuls à financer le transport public, le risque est grand de voir le Medef revenir à l’attaque contre le futur versement mobilité.
    • Les collectivités locales ont-elles les moyens de mesurer et de suivre les effets de la gratuité ? Des outils et une méthodologie d’enquête vite !, préconise le Gart.

    Nathalie Arensonas

    Aubagne, Bar-le-Duc, Bernay, Calais, Carnhaix, Castres, Chantilly, Châteaudun, Châteauroux, Compiègne, Crépy-en-Valois, Dinan, Dunkerque, Figeac, Gaillac, Gap, Issoudun, Libourne, Manosque, Moselle et Madon, Muret, Niort, Noyon, Nyons, Peronne, Pont-Sainte-Maxence, Porto-Vecchio, Saint-Amand Montrond, Saint-Brévin les Pins, Sainte-Ménehould, Senlis, Villeneuve-sur-Lot, Vitré.
  • RNTP : du monde, de l’effervescence mais peu d’annonces à Nantes

    RNTP : du monde, de l’effervescence mais peu d’annonces à Nantes

    Contrairement aux pronostics pessimistes de certains industriels qui annonçaient un salon en perte de vitesse, il y avait foule aux 27es Rencontres nationales du transport public (RNTP) qui se déroulaient à Nantes du 1er au 3 octobre. Selon Anne Gérard, la présidente du GIE Objectif Transport Public, l’un des organisateurs de l’événement, 6 000 visiteurs ont arpenté les allées et découvert 222 exposants, un chiffre en hausse de 11 % par rapport à l’édition 2017.

    Comme un regain d’intérêt pour un secteur qui attend sa loi (la LOM, objet de la table ronde plénière d’ouverture) et qui est à la veille de bouleversements majeurs avec l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire (décembre 2019 pour les TER et Intercités, un an plus tard pour les lignes commerciales dont les LGV) et sans doute plus encore avec la compétition qui s’annonce en Ile-de-France (objet de la table ronde de clôture).

    Transition énergétique et boom de fréquentation

    Avec en toile de fond, un thème incontournable sur les stands : la transition énergétique. Bus roulant au gaz, à l’électricité, à l’hydrogène, et même un trolleybus – ce qui ne s’était pas vu en France depuis longtemps – tenaient la vedette sur l’espace dédié aux constructeurs de bus. Les constructeurs ferroviaires qui avancent sur le train à batterie côté Bombardier, sur l’hydrogène côté Alstom, n’étaient pas en reste. Enfin, l’espace dédié aux start-up et celui consacré aux mobilités dites « actives » gagnaient en visibilité avec des vélos partout !

    Mais côté annonces, on restait sur sa faim. Le passage éclair de Jean-Baptiste Djebbari, le nouveau secrétaire d’Etat aux Transports (obsèques de Jacques Chirac oblige) n’a pas aidé à y voir clair sur les perspectives d’un secteur qui se dit étranglé financièrement alors que la fréquentation des transports publics est en pleine croissance.

    Pas de réponse claire sur les financements

    « La mobilité est devenue un enjeu politique de fond au plan local, régional, national. Le Gart et l’UTP en sont heureux car c’est le résultat de nos travaux. La Loi mobilités très attendue contient des dispositifs pour mieux organiser la mobilité », a rappelé Jean-Pierre Farandou, qui s’exprimait sous son éphémère casquette de président de l’UTP (lire ici), tandis que Louis Nègre, président du Gart, prenait le relais pour réclamer des ressources pérennes dans la prochaine loi de finances.

    En réponse, Jean-Baptiste Djebbari s’est contenté d’indiquer que « la LOM sanctuarise le versement transport devenu versement mobilité » et que le gouvernement allait proposer une « TVA dynamique » dont les collectivités pourraient disposer. Pour Louis Nègre, également maire (LR) de Cagnes-sur-Mer, c’est insuffisant pour couvrir les coûts de fonctionnement de transport des collectivités. Selon l’élu, la diminution des ressources du VT (qui s’impose désormais aux entreprises de plus de 11 salariés contre 9 salariés auparavant) n’est pas compensée entièrement dans le projet de loi de finances pour 2020 contrairement aux engagements de l’Etat : cette compensation s’établirait à 48 millions d’euros alors qu’il en faudrait 91 millions.

    Le risque de la gratuité des transports

    Dans ce contexte, est-il raisonnable pour les collectivités de se laisser tenter par une politique de gratuité des transports ? Très présente pour cette édition des RNTP à six mois des municipales, cette question devrait tenir une place majeure dans la campagne électorale. Pour Frédéric Baverez, directeur exécutif France de Keolis, la gratuité est potentiellement destructrice pour les transports publics. Les derniers rapports publiés sur la question sont d’ailleurs plus que mitigés : un rapport sénatorial présenté fin septembre montrait un report très limité des automobilistes vers les transports publics mais un abandon plus massif de la marche et du vélo. Avec un risque très élevé d’engorgement des transports en commun dans les grandes métropoles.

    Pendant les RNTP, le Gart a présenté un autre rapport sur ce sujet sensible (lire ici), concluant notamment à un risque d’insoutenabilité financière et de bouleversement d’un équilibre déjà fragile.

    Enfin, au cours de ces Rencontres, il a aussi été beaucoup question de petites lignes ferroviaires. Le rapport commandé sur la question au préfet Philizot se fait attendre mais on sait déjà, comme l’a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe le 2 octobre au Congrès des Régions de Bordeaux, que la décision de maintenir – ou pas – les lignes se ferait au cas par cas, en fonction des besoins. Ce qui est sûr, c’est que les collectivités devront encore mettre la main à la poche. L’éternel débat.

    Marie-Hélène Poingt

  • Thierry Mallet va succéder à Jean-Pierre Farandou à la présidence de l’UTP

    Thierry Mallet va succéder à Jean-Pierre Farandou à la présidence de l’UTP

    Appelé à devenir président de la SNCF, Jean-Pierre Farandou a décidé de céder la présidence de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) qu’il occupait depuis seulement juin 2019. Elle est confiée à Thierry Mallet, président du groupe Transdev qui reprend les commandes le 11 octobre après son élection prévue la veille par le conseil d’administration de l’organisation professionnelle. Un poste et des dossiers qu’il connaît parfaitement puisqu’il avait occupé la fonction deux ans de juin 2017 à juin 2019.

    Le retour de Thierry Mallet produit des remaniements en cascade pour respecter un savant dosage entre représentants des différents groupes adhérents. Ainsi, Laurent Mazille libère sa place d’administrateur mais continuera à représenter l’UTP au sein du Comité Europe, aux côtés de Sylvie Charles.

    De son côté, Frédéric Baverez, directeur exécutif France de Keolis, devient vice-président en remplacement de Clément de Villepin. Bruno Danet (Keolis) est nommé président de la commission Affaires sociales du transport urbain et Clément de Villepin vice-président. Enfin, Edouard Hénaut (Transdev) prend la fonction de président de la commission Economie et Mobilité.

    Par ailleurs, après le récent rachat de CarPostal France par Keolis, il a été décidé que le poste d’administratrice de Nathalie Courant, DG France de cette entreprise d’origine suisse, serait proposé à Elie Franc, DG de Vectalia France, intégrant ainsi un opérateur à capitaux étrangers.

    M.-H. P.


    L’UTP s’ouvre aux nouvelles mobilités

    L’organisation professionnelle des opérateurs de transport a annoncé un partenariat avec le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) en raison de son intérêt croissant pour la mobilité. Le CNPA qui a récemment créé l’Alliance des mobilités (regroupant 50 start-up et dont Julien Honnart, fondateur de la plate-forme d’autopartage Klaxit, est le président) devient de ce fait membre partenaire de l’UTP, et vice-versa, l’UTP devient membre associé du CNPA. Deux appellations différentes mais qui recouvrent les mêmes droits à participer à certaines commissions.

    Ce rapprochement va dans le sens de l’ouverture progressive de l’UTP vers de nouveaux acteurs de la mobilité. C’est aussi le cas avec la start-up de covoiturage Citygo, nouveau membre partenaire.


     

  • RNTP Nantes – Partenariat technologique entre Ubitransport et Zenbus

    RNTP Nantes – Partenariat technologique entre Ubitransport et Zenbus

    Les deux startups françaises ont signé début octobre, lors des RNTP de Nantes, un partenariat technologique pour développer leurs solutions sur smartphones, et permettre aux collectivités et opérateurs de transport d’utiliser un seul terminal, celui d’Ubitransport. La start-up mâconnaise qui a récemment levé 45 millions d’euros cherche manifestement à ouvrir sa plateforme de mobilité à des solutions tierces. Zenbus est la première à s’y accoster.

    Concrètement, les opérateurs qui veulent installer le SAE/Billettique 2Place d’Ubitransport et la solution Information voyageurs de Zenbus peuvent les interfacer.

    N. A.

  • RNTP Nantes – Des cadeaux contre des déplacements vertueux

    RNTP Nantes – Des cadeaux contre des déplacements vertueux

    Récompenser en bons d’achat et autres goodies ceux qui ont le réflexe transports en commun, vélo, marche, covoiturage, ou « glisse urbaine » : c’est le credo, depuis sa création en 2009, de TransWay. La start-up nantaise a développé une plateforme qui récompense les pratiques  vertueuses de mobilité en créditant ses utilisateurs de points convertibles en bons d’achat, places de cinéma, entrées de musée, réductions commerciales etc. « C’est également une solution pour favoriser le télétravail et inciter au déshorage pour éviter les heures de pointe« , indique la start-up.

    Lyon, Toulouse, Bordeaux, Saint-Etienne, Grenoble ont par exemple lancé leur programme TransWay sur leurs territoires, des opérateurs de transports et des entreprises également (Thales, Safran) qui souhaitent inciter les voyageurs et les salariés, à changer leurs habitudes en matière de mobilité.

    TransWay qui cherche à consolider sa position et à accélérer le déploiement de ses solutions a annoncé lors des RNTP organisées début octobre à Nantes une levée de fonds de 1,9 million d’euros auprès de nouveaux actionnaires : la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts) et le groupe familial bordelais de BTP Fayat, via son fonds d’investissement dans les entreprises innovantes, Fayat Accélération Startups. Objectif, accélérer son développement auprès des collectivités territoriales, des opérateurs de transport, et des entreprises dans leurs plans de déplacements. Avec le programme de fidélité Ireby et Irebypro pour les entreprises : des cadeaux contre des déplacements vertueux, y compris en voiture.

    N.A