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Catégorie : Transports routiers
Retrouvez toute l’actualité des transports routiers et urbains : Bus, voitures électriques, politiques d’aménagements urbains
Le voyageur en autocar a déjà son moteur de recherche
Les autocars longue distance sont à peine lancés sur les routes de France, que les utilisateurs ont déjà à leur disposition une appli pour leur simplifier la vie. Busbud, une start-up québécoise vient en effet de lancer sa version européenne (sous Androïd et iOS), de l’appli du même nom qui agrège les offres d’autocaristes de 89 pays, desservant 10 463 villes. En France, un accord a déjà été signé avec iDBUS et Eurolines, et en Europe avec National Express, Megabus et Alsa et Greyhound. L’application permet de comparer les prix des billets de car, de réserver en quelques clics, de payer par CB et de recevoir son e-billet par mail sous 15 minutes. En sus, ce compagnon du voyageur en autocar affiche cartes et photos pour localiser les gares routières. « Nous avons vu de quelle manière les applications peuvent être précieuses pour l’industrie du voyage, et nous cherchons à offrir le même type de service dans le marché de l’autocar »,explique le PdG de Busbud dans un communiqué.
Roland de Barbentane devient Directeur général d’IDbus
Le 16 juin 2015, Roland de Barbentane a été nommé Directeur général d’IDbus. Depuis 2012, il occupait le poste de Directeur régional de Keolis où il dirigeait les activités Nord-Est de l’opérateur.
Diplômé de l’IPAG, il commence sa carrière en 1997 au contrôle de gestion de Géoservices. Il rejoint Keolis dès 2001, où il occupe différents postes de direction en France et à l’international avant de rejoindre, à partir de 2008, la Direction Déléguée de Keolis Grand Est.
Roland de Barbentane a une solide expérience du transport routier de voyageurs et a contribué au développement de plusieurs lignes autocars régionales à haut niveau de service, de pôles d’échange et de réseaux de vente multimodaux en lien avec SNCF.
« iDBUS est une belle entreprise, déjà robuste, avec des talents et de l’envie. Le projet est passionnant, l’enjeu est maintenant de prendre le virage historique de l’ouverture du marché du bus longue distance. Nous devrons aller vite, avec détermination, tout en garantissant toujours notre haut niveau d’engagement de qualité. » a déclaré Roland de Barbetane.
Premiers bus électriques parisiens entre Etoile et Clignancourt
Le Stif vient de trancher, le pragmatisme l’a emporté. Pour tester les 20 Bluebus de Bolloré, véhicules 100 % électriques, c’est
la ligne 341 qui a été choisie. Elle relie la place de l’Etoile à la porte de Clignancourt via la mairie de Clichy et la porte de Saint-Ouen. Principal avantage : elle dépend du centre bus Belliard, dont les travaux d’adaptation sont les plus rapides à réaliser. Belliard héberge déjà des véhicules électriques avec les Montmartrobus et les minibus de la Traverse Batignolles – Bichat et possède notamment des équipements de recharge.
Par ailleurs, les conditions d’exploitation de cette ligne en zone dense, qui dessert Paris et la proche couronne sont représentatives de celles existantes sur les différents territoires, ce qui est une condition essentielle pour que cette expérimentation en grandeur réelle ait une valeur ajoutée pour l’exploitant.
Les premiers Bluebus de 12 mètres de long doivent être mis en service dès le début de 2016. C’est en décembre 2013 que le conseil d’administration du Stif avait pris la décision de faire évoluer le parc d’autobus francilien vers le tout-électrique et la filière GNV Biogaz. La RATP, alors présidée par Pierre Mongin, avait rapidement présenté son plan de transition énergétique.
Le premier marché lancé avait été attribué à Bolloré fin 2014 pour un montant allant de 10 millions d'euros (en tranche ferme pour une dizaine de véhicules) à 40 millions d’euros (avec les tranches conditionnelles), cofinancé par le Stif et la RATP. Les véhicules auront une autonomie allant jusqu’à 180 kilomètres sans recharge intermédiaire.
La ligne RATP 341 sera donc la toute première de cette importance d’Ile-de-France exploitée en 100 % électrique. Plus encore, « il s’agit d’une première en Europe avec une flotte de cette taille », souligne le Stif.
Parallèlement, deux autres lignes RATP verront circuler des véhicules électriques : la 21 (Gare-Saint-Lazare – Porte-de-Gentilly) et la 147 (Eglise-de-Pantin – Sevran). Il s’agira cette fois de bus prêtés par plusieurs constructeurs. La RATP a déjà signé un accord avec trois sociétés : Ebusco (le groupe hollandais travaille à partir d’un châssis chinois) ; YuTong, (l’industriel chinois s’étant associé à l’entreprise alsacienne de Dietrich Carebus Group), et le polonais Solaris. Les expérimentations doivent commencer en septembre avec Ebusco et en fin d’année avec les deux autres constructeurs, a précisé, lors du Salon milanais de l’UITP, Marie-Claude Dupuis, la directrice du département Matériel roulant bus de la RATP. L’objectif est de lancer des appels d’offres fin 2017.
Maria Harti, d’iDBus à la région Champagne-Ardenne
Maria Harti été nommée le 16 juin directrice régionale SNCF Champagne-Ardenne. Elle quitte iDBus, la filiale de la SNCF qu’elle avait créée en 2004 et qu’elle dirigeait depuis. Paradoxe : Maria Harti quitte son « bébé », au moment où l’affaire peut devenir intéressante, avec le développement attendu des lignes d’autocars régionaux autorisées par la loi Macron. Mais, jusqu’à présent, la filiale est en mauvaise santé, le capital de l’entreprise ayant dû passer de 17 millions à 64,5 millions d’euros, en mars 2015, pour couvrir les dettes.
Y. G.Mont-Blanc Bus reconduit dans la Vallée de Chamonix
La filiale de Transdev, Mont Blanc Bus, a remporté l'appel d'offre pour le contrat de délégation de service public du réseau de transports urbain de la Vallée de Chamonix – Mont Blanc, d’une durée de sept ans et d’un montant de 33 millions d’euros.
Ce nouveau contrat, qui débutera le 3 aout 2015, devra préserver le cadre de vie de la vallée.
Dès 2015, l’intégralité du parc, composé de 17 à 38 véhicules selon les périodes de l’année, sera totalement conforme aux exigences du Plan de Protection de l’Atmosphère Européen. Le parc va également s’enrichir, dès la première année du contrat, de deux minibus électriques et de six véhicules standards hybrides et aux normes Euro 6.
Dès la première année du contrat Le plan pluriannuel d’investissement prévoit de plus l'introduction de véhicules standards 100% électriques, adaptés à l’environnement spécifique de la montagne.
Le réseau, qui transporte aujourd’hui plus de 2,1 millions de voyageurs par an, va résolument s’engager dans une démarche de qualité de service, pour obtenir les certifications ISO 9001 et 14001.
SNCF. Maria Harti quitte iDBus
Maria Harti, jusqu’alors directrice générale d’iDBus a dévoilé, le 16 juin, sur son compte twitter, le nom de son successeur, Roland de Barbentane, directeur régional Nord-Est de Keolis.
Elle devrait prendre la direction de la région SNCF Champagne-Ardenne, comme l’a annoncé France 3 Région Champagne-Ardenne, sur son site, le 16 juin, en fin de journée. Le poste était, jusque-là, occupé par Patrick Auvrèle.
La RATP devient l’actionnaire unique d’OpenTour Paris
RATP Dev a annoncé mi-juin la prise de contrôle exclusif du transporteur spécialisé dans les visites de la capitale en bus à impériale. Jusqu’à présent, la filiale de la RATP détenait 51% de l'OpenTour Paris, aux côtés de … … ParisCityVision, filiale du groupe LBO France.
"En devenant actionnaire unique de l'OpenTour Paris, RATP Dev consolide sa stratégie de développement dans le sightseeing, un segment d'activité à fort potentiel dans lequel nous disposons déjà d'une solide expérience avec des circuits dans les trois villes les plus touristiques au monde : Paris, Londres et New York", indique dans un communiqué François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev.
Créé en 1998, l'OpenTour Paris transporte quelque 750.000 passagers par an à bord d'une quarantaine de bus suivant quatre itinéraires touristiques dans Paris.

Volvo présente son autobus électrique à l’UITP de Milan
A l'occasion du salon de l'UITP, qui s'est tenu du 8 au 10 juin à Milan, Volvo a présenté son nouvel autobus électrique.
Contrairement aux deux autres modèles du constructeur suédois, le Volvo … 7900 hybride et le Volvo 7900 hybride électrique, déjà commercialisés, le premier autobus électrique est encore au stade du concept. D'une longueur de 10,7 mètres (soit plus d'un mètre de moins qu'un autobus classique), il pourra accueillir jusqu'à 86 passagers. Sa production en série est programmée pour 2017.
Actuellement testé en conditions de circulation normales à Göteborg, en Suède, le bus électrique de Volvo sera officiellement mis en service le 15 juin prochain.
La RATP demande aux constructeurs de lui prêter des bus électriques
La RATP prépare ses appels d’offres sur le bus électrique. Mais comme la plupart des constructeurs ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir livrer des bus électriques suffisamment autonomes et de grande capacité, la régie parisienne a décidé de se faire elle-même son idée sur ce qui existe déjà sur le marché.
« Nous voulons tester toutes les technologies d’ici à 2017. La RATP lance donc un appel aux constructeurs pour qu’ils nous prêtent leurs bus », a annoncé le 9 juin Marie-Claude Dupuis, la directrice du département Matériel roulant bus, lors du Salon de l’UITP à Milan. "Nous voulons avoir une bonne connaissance du marché mondial".
Rappelons que la RATP, qui gère actuellement 4 500 bus, souhaite qu’à l’avenir 80 % de sa flotte roule à l’électricité et 20 % au biogaz. Avec une étape intermédiaire en 2020 : tous les bus diesel seront aux normes Euro 5 et Euro 6.
Sur la partie gaz naturel, pas de souci, le marché industriel est, selon la RATP, « mature ». En revanche, les enjeux sont considérables sur le marché du bus électrique, en particulier sur les batteries. Partant du constat qu’il n’est pas envisageable de recourir à une alimentation électrique par biberonnage (en raison de l’importance des infrastructures qui seraient alors nécessaires) et suite à des discussions avec EDF, la RATP a décidé de recourir à une recharge lente la nuit.
La RATP a déjà signé un accord avec trois sociétés : le groupe hollandais Ebusco (le châssis de son bus est chinois), le constructeur chinois Yutong qui s’est associé avec l’entreprise alsacienne Dietrich Carebus Group, et le polonais Solaris. L’expérimentation devrait commencer dès septembre avec Ebusco, puis vers la fin d’année avec les deux autres.
« L’annonce en 2014 de notre plan bus a fait réagir tous les constructeurs. Nous avons des discussions avec beaucoup d’entre eux mais nous ne signerons qu’avec ceux qui acceptent nos conditions : ils doivent partager leurs données avec nous », poursuit Marie-Claude Dupuis. Autres impératifs : les bus doivent pouvoir transporter au moins 90 passagers et avoir une autonomie suffisante. La RATP demande au moins 250 km d’autonomie en 2025. Et cela à un prix raisonnable, alors qu’aujourd’hui un bus électrique coûte le double d’un diesel (soit 500 000 euros environ).
Selon la directrice des Bus, Mercedes Benz et Iveco auraient affirmé qu’ils seraient prêts à répondre à l’appel d’offres lorsqu’il sera lancé. Par ailleurs, PVI a proposé, avec l’accord de la RATP, de voir s’il est possible de transformer un bus hybride en un bus électrique. Ces prises de contact tous azimuts correspondent à la stratégie de la RATP qui a toujours travaillé avec plusieurs fournisseurs.
Une phase d’expérimentation va donc être lancée entre 2015 et 2017. Les bus prêtés seront testés sur deux lignes : la ligne 21 en plein Paris et la ligne 147 qui dessert la banlieue. L’objectif est de lancer les appels d’offres fin 2017.
Pour s’y préparer, la RATP a aussi signé un contrat avec Bolloré pour l’acquisition de 20 bus électriques Bluebus qui desserviront en 2016 une ligne de Paris ou de banlieue. Affichant une autonomie de 180 km, ils remplaceront 20 bus diesel. « Ils vont nous permettre de montrer que ce modèle marche, de le tester et de consolider notre plan, précise Marie Claude Dupuis. Si l’expérience se passe bien, on ne peut exclure d’acheter d’autres bus, avec l’accord du Stif », ajoute-t-elle. Le Bluebus sera rattaché au dépôt de Belliard.
La RATP veut évidemment évaluer les coûts d’exploitation, de maintenance, qu’il faudra faire évoluer. « On nous dit qu’on devrait pouvoir abaisser de 20 % nos coûts de maintenance. Les constructeurs nous assurent aussi qu’avec le lancement de la production en série, les prix devraient vite diminuer, indique Marie-Claude Dupuis. Le plan bus 2025 ne sera en effet acceptable que si son coût est raisonnable. »
Les réglementations, notamment celles sur la sécurité des dépôts, sont appelées à évoluer. Enfin, la RATP appelle aussi de ses vœux une standardisation européenne. Elle vient de se greffer en mars dernier au programme européen ZeEUS (Zero emission urban bus system) lancé il y a deux ans pour faire du benchmark jusqu’en 2017. Ce qui correspond au calendrier de la RATP et devrait pousser à la standardisation.
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Isilines à la conquête du marché de l’autocar longue distance
Le patron de Transdev, Jean-Marc Janaillac, avait annoncé de longue date son intention de lancer des lignes interrégionales de transport par autocar en France, dès que la législation l’y autoriserait. Le groupe n’a pas traîné pour se positionner, car avant même le vote définitif de la loi Macron qui libéralisera le secteur, la concurrence promet d’être rude si l’on en croit les annonces récentes des différents acteurs. « Notre souhait est de conserver le leadership détenu grâce à Eurolines, qui transporte quatre millions de voyageurs en Europe, dont 900 000 par Eurolines France et 90 000 sur les lignes exploitées en cabotage », a expliqué le PDG de Transdev en dévoilant le 4 juin la marque créée à cet effet : Isilines.
Le projet de loi Macron revient ce lundi 8 juin en commission à l’Assemblée nationale et pourrait encore être complété par le gouvernement, après que sénateurs et députés ont échoué à se mettre d’accord. Le vote définitif devrait intervenir début juillet et l’ouverture ne devrait pas être soumise à décret d’application… Il n’empêche qu’un point fondamental reste encore en suspens, la distance maximale en deçà de laquelle il faudra demander une autorisation aux régions : 100 km comme l’ont voté les députés ou 200 km après modification des sénateurs.
Indépendamment de cette incertitude, l’avantage pour Transdev de posséder déjà une filiale autocariste, Eurolines, est la souplesse procurée. La commercialisation des voyages dans les beaux véhicules rouge vif d’Isilines démarre dès maintenant, par Internet (isilines.fr ou eurolines.fr) ou téléphone, de même qu’au hub Eurolines de la porte de Bagnolet, pour des voyages à compter du 10 juillet. Le lancement est en réalité prévu en trois étapes. A partir du 1er juillet, les principales lignes de cabotage Eurolines seront renforcées. Le 10 juillet, les nouvelles lignes Isilines – en clair des horaires supplémentaires – seront mises sur route, en restant limitées aux principales étapes qui présentent toutes une distance largement supérieure aux 200 km.
Dans un troisième temps, « dès cet été, un réseau de 17 lignes desservant une cinquantaine de villes sera lancé, des radiales et des province – province, avec des possibilités d’interconnexion avec les réseaux urbains, les lignes internationales d’Eurolines, et peut-être même le covoiturage », a précisé Laurence Broseta, directrice générale France de Transdev. « Nous avons choisi d’aller vite, pour lancer ce service à l’approche de l’été. La concurrence venue d’Europe est très active, il est important de nous positionner dès maintenant », a insisté Jean-Marc Janaillac, qui compte adapter le réseau à la demande en quasi-temps réel grâce à « la souplesse et à l’agilité » de ce mode de transport.
Le groupe peut également capitaliser sur sa flotte de 11 000 autocars dont 500 Transdev (ou Visual, une filiale) utilisés par des filiales locales en tourisme occasionnel, pour en mobiliser une cinquantaine tout de suite. A terme, le groupe a estimé qu’il lui faudrait 300 cars de tourisme haut de gamme en 2017, représentant un investissement d’environ 90 millions d’euros. Il a déjà passé une première commande chez Scania à livrer en novembre. De plus, « 150 emplois directs seront créés dès la fin de cette année, dont deux tiers de conducteurs », estime Laurence Broseta.
La rapidité de mise en œuvre du service n’a pas empêché le groupe de bien ficeler son marketing. Plus que le train, dont on ne concurrencera jamais la vitesse – Isilines prévoit notamment un Paris – Lyon en 6 heures 30 – c’est le covoiturage qui est dans le viseur. Dans les cars, on aura plus de confort pour soi et pour transporter des bagages encombrants, « pour un tarif en moyenne deux fois moins cher que le train et proche du covoiturage », détaille la directrice générale France.
Un trajet Paris – Lyon coûtera de 19 à 35 euros, un Lyon – Marseille, de 15 à 25 euros et un Strasbourg – Lyon de 19 à 28 euros. Tarifs attractifs complétés de promotions régulières (cinq euros au lancement jusqu’au 16 août et le deuxième bagage offert) et de réductions aux familles, jeunes, etc. Côté confort, comme chez les concurrents aux couleurs bleu souligné de rose, c’est le grand jeu.
Climatisés et pourvus de toilettes, les autocars (Euro 4 et 5 à ce jour, Euro 6 au fur et à mesure des achats de cars neufs) proposeront 47 places avec un écartement de confort de 74 cm entre les sièges. Ces derniers étant pourvus d’appuis-tête inclinables, de repose-pieds réglables, d’une liseuse, d’une prise électrique et même d’une prise USB, « qui manquent cruellement dans les autres modes de transport », a bien mis en avant Laurence Broseta. Enfin, Isilines promet d’offrir un portail de divertissement du même type que ceux qu’on trouve en avion (films, musique, jeux) qui sera accessible à chacun grâce au wi-fi gratuit dans le véhicule. Un service qui se veut « premium »…
En 2017, le groupe vise les cinq millions de passagers, 1 000 emplois directs créés, dont 600 de conducteurs, et un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. « Ce n’est pas une activité qui peut être bénéficiaire tout de suite », a concédé Jean-Marc Janaillac, qui connaît naturellement les résultats actuels d’iDBus, la filiale de la SNCF créée il y a presque trois ans… Mais l’exemple allemand attise les convoitises. Outre-Rhin, le marché est passé en deux ans de 8 à 20 millions de voyages par an. Pourtant, ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’il y a moins d’un an, selon la Fédération allemande des autocaristes, aucune les entreprises allemandes sur ce marché ne gagnait d’argent.
Etat des lieux du marché français
Transdev n’est pas la première à se positionner sur le marché national de l’autocar longue distance. Des entreprises étrangères, comme les britanniques Megabus ou StageCoach, sont sur les rangs. Le numéro un des voyages par autocar outre-Rhin, la start-up Flixbus, a récemment affirmé ses ambitions : devenir le leader du marché français d’ici à deux ans, avec des tarifs entre deux fois et trois fois et demie moins cher que le train.
Quant à la SNCF, bien qu’elle n’ait pas récemment annoncé de nouvelle offre, elle prévoit bel et bien d’étoffer ses lignes exploitées en cabotage depuis juillet 2012. Et ce, bien qu’elle table sur une perte de chiffre d’affaires qui pourrait aller jusqu’à 200 millions d’euros avec l’arrivée de nouveaux acteurs… Le PDG de Transdev, Jean-Marc Janaillac, estime au contraire que l’ouverture attirera de nouveaux clients, dont « la plupart ne voyageaient pas ou prenaient leur voiture ». Tout simplement parce qu’on « ajoute des liaisons qui n’existent pas ». Et aussi bien sûr un service qui n’existait pas…
Voir la carte du réseau Isilines ici.