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Contrat-cadre entre Railpool et Siemens pour 100 locomotives Vectron
Le loueur de matériel roulant Railpool et Siemens Mobility ont conclu un accord-cadre pour la livraison de 100 locomotives Vectron, dont une tranche ferme de 70. Les différentes versions sont destinées aux corridors nord-sud et est-ouest à travers le continent européen.
Les locomotives destinées à Railpool peuvent développer une puissance de 6,4 MW et atteindre une vitesse de 200 km/h. Elles sont équipées des systèmes de contrôle des trains requis par les réglementations des 18 pays où elles sont appelées à circuler, ainsi que du système européen de contrôle des trains ETCS.
Rappelons que Railpool avait déjà commandé 20 Vectron MS l’année dernière et que Siemens Mobility a déjà vendu 1270 locomotives Vectron de tous types à 61 clients au total.

Les commandes groupées de tramways se multiplient
L’union fait la force. Partant de ce principe, partout en Europe des villes s’entendent pour passer des commandes groupées de tramways. Il y a un an, Francfort-sur-l’Oder, Brandebourg et Cottbus, trois villes du Land allemand de Brandebourg, attribuaient à Skoda Transportation un marché pour 24 tramways ForCity Plus, plus 21 en option. Puis l’automne dernier, Tisséo Collectivités, la métropole de Brest et Grand Besançon Métropole ont annoncé le lancement d’un groupement de commandes pour l’achat d’au moins 24 trams pour les réseaux de Toulouse, Brest et Besançon. Et, tout récemment, les transports publics de Karlsruhe et Stadler ont annoncé la signature d’un contrat-cadre sur un maximum de 504 trams-trains destinés à quatre réseaux allemands et deux autrichiens.
Peu de temps auparavant, le consortium allemand LEIWAG, qui regroupe le constructeur HeiterBlick et l’équipementier Kiepe Electric, avait signé avec les transports publics de Leipzig (LVB), Zwickau (SVZ) et Görlitz (GVB) un contrat-cadre pour la fourniture d’un maximum de 155 « tramways du futur » dans le cadre d’un appel d’offres lancé en 2019 pour les réseaux de ces trois villes saxonnes.
Ce contrat, qui court jusqu’en 2030, comprend également les pièces de rechange et les coûts de développement. La plus grande partie du marché est destinée aux transports de Leipzig, qui ont commandé une première tranche de 25 trams de 45 m de long et 2,40 m de large, sur un maximum de 130 unités. Une caractéristique de ce marché est que les deux tiers de sa valeur ajoutée bénéficieront aux Länder de l’ex-RDA, dont 40 % du total en Saxe.
P. L.

Jean Castex promet la relance du train de nuit Paris-Aurillac
Le Premier ministre Jean Castex a promis la relance du train de nuit Paris-Aurillac, abandonné en 2003, « d’ici deux ans », a indiqué le 17 janvier le préfet du Cantal. Le chef du Gouvernement avait annoncé la réouverture de cette ligne fin octobre devant des élus locaux, mais n’avait pas donné d’échéance. Il l’a fait dans un courrier adressé vendredi aux élus, a précisé le préfet dans un communiqué.
La nouvelle version du Paris-Aurillac sera composée de trois voitures — une de couchettes en première classe, une de couchettes en seconde et une de places assises, soit 170 places au total — qui seront séparées à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) des voitures se dirigeant vers Rodez et Toulouse, selon le communiqué. L’Etat financera cette desserte dans le cadre de la convention d’exploitation des trains d’équilibre du territoire (TET, ou Intercités) qu’il doit renégocier avec la SNCF.
P. L.

Stadler enregistre un contrat-cadre record de 504 trams-trains en Allemagne et en Autriche
C’est le plus important contrat remporté par Stadler, qui pourrait atteindre quatre milliards d’euros. Il a été signé avec six entreprises de transport public d’Allemagne et d’Autriche et regroupe des commandes pouvant atteindre 504 trams-trains, assortis de leur maintenance sur 32 ans maximum.
Les réseaux signataires allemands sont VBK (transports de Karlsruhe), AVG (ligne de l’Albtal, dans la périphérie de Karlsruhe), la Saarbahn (tram-train Sarrebruck – Sarreguemines) et le Zweckverband Regional-Stadtbahn Neckar-Alb (au centre du Land de Bade-Wurtemberg). De leur côté, les signataires autrichiens du contrat-cadre sont Schiene Oberösterreich (Haute-Autriche) et le Land de Salzbourg.
Commandée à l’occasion de la signature du contrat-cadre, la tranche ferme porte sur 246 trams-trains Citylink pour 1,7 milliard d’euros, à produire au cours des dix prochaines années, les quatre premières rames devant être livrés à la Saarbahn en 2024. Pionnier du développement du tram-train depuis trente ans, le réseau VBK de Karlsruhe pilote et coordonne le projet.
Si, d’un réseau à l’autre, les aménagements peuvent varier (nombre de portes, hauteur d’accès, présence de toilettes, d’espaces vélos ou de porte-bagages), la climatisation, les espaces multifonctions et deux places UFR se retrouveront sur toutes les versions.
P. L.

L’important contrat norvégien portant sur un maximum de 200 trains confirmé à Alstom
Suite à l’annonce en décembre par Norske Tog, le gestionnaire d’Etat norvégien de matériel roulant ferroviaire, de la commande à Alstom de 30 automotrices Coradia Nordic destinées à la desserte locale sur la ligne de l’Østfold (Østfoldbanen, au sud d’Oslo), qui pourraient être suivis de 170 rames en option, le constructeur a confirmé la signature de ce contrat-cadre pour un maximum de 200 trains de banlieue ou régionaux. Au total, six offres avaient été remises à Norske Tog, par Alstom (Allemagne et Norvège), Bombardier Transport, CAF, Hitachi Rail, Siemens Mobility et Stadler.
Evalué à plus de 1,8 milliard d’euros, ce contrat-cadre constituerait le plus important contrat ferroviaire de l’histoire norvégienne, selon Alstom, qui précise que le montant de la tranche ferme de 30 trains, qui seront désignés Type 77, s’élève à 380 millions d’euros.
Ces trains pour Norske Tog seront assemblés par le site Alstom de Salzgitter (Allemagne), alors que le bureau d’études, situé en Norvège, prendra en charge la gestion du projet et du contrat, la mise en service, les essais, la documentation, la formation et la garantie. Alstom ajoute que plusieurs de ses sites français ont été impliqués dans le projet, « notamment Tarbes pour les équipements électriques haute tension, Ornans pour les moteurs, Villeurbanne pour la signalisation et Petit-Quevilly pour les transformateurs ».
La livraison des trains Type 77 est prévue début 2025, pour une mise en service sur la desserte locale entre Stabekk (9 km à l’ouest d’Oslo) et Ski (24 km au sud), via la gare centrale d’Oslo. Aptes à 160 km/h, les nouvelles rames de six caisses auront un équipement embarqué ETCS (Baseline 3, version 2) monté d’origine.
P. L.

Paris renouvelle le contrat de Keolis pour le transport des personnes à mobilité réduite
Keolis, qui exploite depuis 2004 le service de transport des personnes à mobilité réduite à Paris, a annoncé mi-janvier avoir vu son contrat renouvelé. Le nouveau contrat débutera en juillet prochain.
« Keolis va proposer à la Ville de Paris d’expérimenter des modes de transport adapté doux et alternatifs, s’appuyant sur des acteurs de l’économie sociale et solidaire », indique dans un communiqué l’opérateur de transport public, filiale de la SNCF. Avec une flotte constituée de véhicules à motorisation électrique ou hybride, l’exploitant effectue 250 000 trajets annuels pour assurer ce service.

L’ouverture à la concurrence retardée d’un an dans les Hauts-de-France
Selon Franck Dhersin, le vice-président chargé des Transports en Hauts-de-France, la région ne pourra effectivement mettre en œuvre la concurrence dans ses TER qu’à partir de janvier 2025, soit avec un an de retard sur le calendrier initialement prévu. La faute, selon l’élu local, à la SNCF qui n’a pas communiqué à temps les informations demandées. « La SNCF a tardé — probablement a fait exprès, c’est de bonne guerre — à nous communiquer les éléments nous permettant d’écrire le cahier des charges pour que chacun puisse répondre à l’appel d’offres que nous avons lancé », a-t-il expliqué au micro de BFM Lille. Franck Dhersin rappelle que l’Autorité de régulation des transports (ART) a ordonné à la SNCF de communiquer la documentation, ce que la SNCF a fait, « mais avec du retard », a-t-il déploré.
Interrogé sur ce sujet lors d’une rencontre le 14 janvier avec la presse, Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, s’est contenté de répondre que la SNCF a transmis aux Hauts-de-France les mêmes éléments qu’à la région Sud, où la procédure a été menée dans de bonnes conditions…

La logistique urbaine en pleine ébullition
Le transport de marchandises en ville représente, dit Alexandre Boulègue, directeur du bureau d’études Xerfi, « 10 à 20 % du trafic, 20 à 25 % d’occupation de la voirie ou encore 50 % de la congestion des villes et du diesel consommé ». Les volumes de colis traités en France ont bondi de 12,6 % en 2020. Les revenus ont également augmenté de 13 %, à près de 7,5 milliards d’euros. Xerfi estime à 1,8 milliard d’euros le marché du dernier kilomètre. Au-delà du confinement, la dynamique des ventes en ligne se confirmera, le report des consommateurs vers le e-commerce étant désormais ancré dans les comportements. Le bureau d’études prévoit « une hausse de 8 % par an en moyenne des volumes de colis distribués en France (domestique et import) entre 2021 et 2025 ». Les revenus, eux, continueront de progresser en France au rythme de 7 % par an en moyenne à l’horizon 2023. Dans ce marché en pleine ébullition, les projets d’espace logistiques urbains vont se multiplier, qu’il s’agisse de sites à vocation multimodale en entrée de ville, mais aussi de sites de formats plus petits.

Christophe Fanichet « préoccupé » par Eurostar
L’allègement des règles de voyage entre la France et le Royaume-Uni décidé en ce début janvier par les pouvoirs publics éclaircit un peu l’horizon d’Eurostar, plongée dans une interminable crise. « La compagnie transmanche ne transporte plus actuellement que 500 voyageurs par jour contre 25 000 en période normale », a indiqué le 14 janvier Christophe Fanichet. « A partir des vacances des Britanniques, qui commencent le 11 février, on va réaugmenter les fréquences, en les faisant passer de 2 allers-retours par jour à une dizaine ».
Le PDG de SNCF Voyageurs reconnaît qu’il est « préoccupé » par la situation de la compagnie obligée de réduire à ce point ses dessertes et qu’il a fallu recapitaliser avec plusieurs centaines de millions d’euros. Le projet de fusion avec Thalys n’est pas remis en cause. La holding, qui sera détenue majoritairement par SNCF Voyageurs, devrait être constituée au cours du premier semestre, après la phase actuelle de consultation.

Hausse de 23 % du trafic de la SNCF en 2021, encore loin du niveau de 2019
2021 a été une année contrastée selon la SNCF, « une année on-off, liée aux contraintes sanitaires : quand les contraintes sont faibles, les voyageurs sont là, quand elles sont plus fortes, ils sont moins présents, voire ils disparaissent », a commenté Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. A chaque fois, la compagnie ferroviaire a dû s’adapter. « En 2021, nous avons changé plusieurs dizaines de fois de plans de transports, alors qu’habituellement, on les change 4 fois par an », a souligné le dirigeant.
La SNCF a ainsi transporté 23 % de voyageurs de plus qu’en 2020 (mais 29 % de moins qu’en année normale, hors Covid). Plus précisément, le trafic a progressé de 21 % pour Transilien, 23 % pour les TER et 37 % pour les TGV et les Intercités. Si les voyageurs loisirs sont revenus, en revanche la SNCF a perdu le tiers de sa clientèle affaires.
Autre changement, les rythmes des déplacements ont changé selon les jours de la semaine. En Ile-de-France, on ne parle plus d’heures de pointe mais de jours de pointe. La différence a augmenté entre le jour le plus chargé (le mardi) et le jour le moins chargé (le vendredi). Sur la longue distance, les jours de pointe se situent désormais le jeudi (et non plus le vendredi midi) et le lundi soir pour les retours. Sur Transilien, la fréquentation progresse toutefois le week-end.
Pour 2022, Christophe Fanichet se dit « bien sûr prudent » mais « confiant », ajoutant ressentir un fort « appétit de ferroviaire » de la part des Français. Depuis le début janvier, les trains franciliens n’accueillent que 65 % de la fréquentation d’avant le Covid et les TER 85 %. La SNCF enregistre 30 % de réservations en moins dans ses TGV, avec une perte de 50 % des professionnels. Pour les vacances de février, pour le moment, les réservations sont inférieures de 20 % à la normale. D’où un plan de transport abaissé à 90 % pour les TGV (avec un taux d’occupation actuellement de 50 %), 80 % pour les Intercités et quasi normal pour Transilien. Le niveau d’offre des TER dépend des régions. « Nous augmenterons ou nous baisserons nos plans de transport » en fonction de l’intensité de la vague de Covid-19, précise le dirigeant.
L’objectif est de continuer à faire croître la part du ferroviaire, en faisant moins cher (notamment via les cartes Avantages actuelles et à venir avec l’abonnement TGV Max Senior attendu au deuxième trimestre) et plus simple (avec application unique SNCF Connect qui doit être lancée le 25 janvier).
Les trains classiques Ouigo attendus au printemps sur Nantes-Paris et Lyon-Paris doivent aussi y contribuer. « On attend 1,2 million de voyageurs supplémentaires », rappelle Christophe Fanichet, qui dit aussi vouloir travailler sur les « irritants » : une trentaine de sujets d’irritation pour les clients a été comptabilisée : « Par exemple, il nous faut un guichet unique pour nos clients. Et combiner l’ensemble de l’offre par correspondance ». Les solutions seront présentées au cours du premier semestre.
MHP