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  • Transdev sort des parkings souterrains

    Transdev sort des parkings souterrains

    Indigo Group va acquérir les activités de stationnement souterrain de Transdev, suite à un accord annoncé le 23 juin. Ce qui représente une cinquantaine de parkings (et 30 000 places) ainsi que le portefeuille de concessions et de baux de Covivio qui couvre une dizaine de parkings. Le groupe qui se présente comme le leader mondial du stationnement reprendra les quelque 180 salariés qui travaillent actuellement pour cette activité chez Transdev Park. L’opération devrait être effective vers la fin 2021-début 2022.

    « Avec ces acquisitions, Indigo Group poursuit sa stratégie de croissance dans son cœur de métier, prépare la reprise économique, enrichit son portefeuille long terme en France en intégrant des parkings bénéficiant d’emplacements géographiques stratégiques notamment à Metz, Bordeaux, Marseille et en Ile-de-France », indique le groupe qui gère plus de 660 parkings en France pour une total de près de 450 000 places.

    De son côté, Transdev continue sa stratégie de recentrage sur son cœur de métier, engagée depuis bientôt deux ans. « La cession de notre activité stationnement en ouvrages à Indigo Group s’inscrit dans une dynamique stratégique de valorisation des actifs à forte intensité capitalistique », souligne Thierry Mallet, le PDG. Mais l’opérateur de transport public conserve son activité de stationnement en voirie et de contrôle du stationnement, où il affiche des « ambitions européennes ».

    La filiale de la Caisse des dépôts et de l’allemand Rethmann a également noué un partenariat avec Indigo lui permettant d’inclure le stationnement en ouvrages dans l’offre de mobilité qu’elle proposera aux collectivités, notamment dans les offres MaaS (Mobility as a service) qui vise en un clic des acheminements de bout en bout quel que soit le mode de transport.

    M.-H. P.

  • Newrest reste à bord des TGV Inoui et des Intercités

    Newrest reste à bord des TGV Inoui et des Intercités

    Alors que les bars à bord des trains ont pu rouvrir le 9 juin pour une consommation à la place seulement, Newrest a annoncé, le 17 juin, avoir remporté l’appel d’offres de la SNCF pour la restauration à bord des TGV Inoui, des Intercités et d’Alléo. Le contrat est conclu pour une durée minimum de 3 à 5 ans en fonction des services.
    Avec ce nouveau contrat, Newrest compte développer la vente à travers les outils numériques. Notamment avec l’installation de bornes de ventes dans les TGV Inoui, associée à un système de coupe-file pour récupérer sa commande au bar quelques minutes plus tard. Newrest Wagons-Lits , la filiale du groupe Newrest, a un objectif de chiffre d’affaires de plus d’1 milliard sur 5 ans, et ambitionne de capter 25 % de clients en plus grâce à la nouvelle offre du contrat qu’elle vient de remporter.
    L’application de commandes, lancée en 2017 et qui a beaucoup servi notamment après le premier confinement, de juillet à octobre, est également intégré dans les outils digitaux SNCF (app SNCF, OUI.SNCF, TGV PRO) et intégré au portail Wifi à bord des trains.
    Les commandes peuvent être passées à partir de J-3 avant le départ du train jusqu’à l’arrivée du train. Dans les Intercités, le service est seulement disponible en précommande, jusqu’à 1 h avant le départ du train. Pour retirer sa commande, il suffit de se présenter au bar, mais on peut aussi, dans les trains avec deux ASCT à bord, se faire livrer sa commande à sa place.
  • Un contrat de 16 milliards de dollars pour construire la ligne à grande vitesse texane

    Un contrat de 16 milliards de dollars pour construire la ligne à grande vitesse texane

    Alors qu’en matière de trains à grande vitesse aux Etats-Unis, on parle plus souvent des nouvelles rames Acela pour la côte est (qui sont maintenant attendues pour le printemps prochain) ou de la ligne nouvelle californienne (dont le chantier est en pratique à l’arrêt depuis 2019), un troisième projet avance : celui de Texas Central, qui a des chances de donner naissance à la première ligne à grande vitesse américaine.

    En effet, une étape essentielle a été franchie avec la signature d’un contrat de 16 milliards de dollars (13,45 milliards d’euros) entre le maître d’ouvrage Texas Central et l’entreprise de BTP italienne Webuild (anciennement Salini Impreglio), de Milan, pour construire la ligne texane avec sa filiale américaine Lane Construction. Reste à Texas Central, commanditaire du développement, de la conception, de la construction et du financement du projet de ligne nouvelle à grande vitesse, ainsi que de son exploitation, d’obtenir tous les permis de construire. Une fois le feu vert obtenu, ce qui devrait être une question de mois, la construction devrait durer « de cinq à six ans ». Ce qui laisse espérer une inauguration à partir de 2026.

    Longue de 379 km et établie en viaduc pour l’essentiel, la ligne nouvelle doit relier la région de Dallas, à son extrémité nord, et Houston, sur le golfe du Mexique, avec un arrêt intermédiaire dans la vallée de Brazos, pour desservir l’Université A&M du Texas. Avec une vitesse maximale de 320 km/h, le parcours de bout en bout devrait être assuré en moins de 90 minutes par des trains dérivés de la série N700 du Shinkansen japonais, dans une version à huit voitures pouvant accueillir environ 400 voyageurs (au lieu des rames de 16 voitures qui circulent entre Tokyo et Osaka). Aux quelque 100 000 navetteurs effectuant ce parcours entre les principaux pôles économiques texans (en temps normal), un départ serait proposé toutes 30 minutes en heures de pointe, ce qui, combiné avec le temps de parcours, devrait rendre le train très compétitif par rapport à l’avion ou à l’autoroute, réputée encombrée et dangereuse.

    P. L.

  • La SNCF et Air France élargissent leur service Train + Air

    La SNCF et Air France élargissent leur service Train + Air

    A partir du 19 juillet, sept liaisons de plus complètent le service Train + Air lancé il y a plus de 25 ans par Air France et SNCF. Ce service, qui permet de combiner dans une même réservation des trajets en train et en avion, sera alors ouvert entre Paris-Charles de Gaulle et Aix-en-Provence TGV, Bordeaux Saint-Jean, Marseille Saint-Charles et Montpellier Saint-Roch, ainsi qu’entre Paris-Orly (via la gare de Massy TGV) et Valence TGV, Avignon TGV, Marseille Saint- Charles

    Baptisé « Train + Air », il est utilisé chaque année par plus de 160 000 clients depuis ou vers les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, jusqu’alors sur 11 liaisons.

    « Grâce à « Train + Air », les clients disposent d’une seule réservation pour l’ensemble de leur voyage et d’une place garantie sur le prochain vol ou TGV INOUI disponible, sans frais, en cas de retard du train ou de l’avion« , explique la SNCF dans un communiqué. Par ailleurs, une expérimentation est menée au départ des gares de Lille Europe et de Strasbourg, en correspondance avec un vol Air France, via les aéroports de Paris-Charles de Gaulle ou de Paris-Orly, permettant aux clients de s’enregistrer en ligne sur airfrance.fr avant le départ, pour la totalité de leur voyage, y compris le trajet en train. Les voyageurs et n’ont donc plus besoin de récupérer leur billet en gare le jour du départ. « Si le test est concluant, ce service pourra être déployé sur l’ensemble des trajets « Train + Air » dès 2022« , indique la compagnie ferroviaire.

  • La Renfe lance son train à grande vitesse low cost le 23 juin sur Barcelone-Madrid

    La Renfe lance son train à grande vitesse low cost le 23 juin sur Barcelone-Madrid

    Le premier train à grande vitesse à bas coût « Avlo » démarre le 23 juin sur la liaison Madrid-Barcelone, a confirmé le 18 juin l’opérateur espagnol Renfe. Quatre circulations sont prévues par jour et dans chaque sens. L’offre sur internet annonce des trajets entre 2h30 et 3h17, selon les arrêts éventuels, dont Saragosse ou Tarragone. Le prix de base affiché est de 7 euros le trajet et il est flexible selon le moment de la journée quand un aller simple par l’AVE « classique » peut atteindre 76 euros. Tous les billets sont accessibles uniquement sur les sites avlorenfe.com ou renfe.com et ils sont nominatifs.

    Le service Avlo avait été présenté en décembre 2019 pour une mise en service le 6 avril 2020 à l’occasion de la Semaine sainte, période traditionnelle de forte affluence sur le réseau ibérique. La pandémie avait contraint Renfe à différer son projet au 15 mars 2020. Mais la cible est toujours la même : attirer une clientèle jeune et familiale, des personnes qui, jusqu’à présent, prennent peu ou pas le train. Un public similaire à celui visé par Ouigo España, la filiale de la SNCF, qui est déjà sur les mêmes rails depuis le 10 mai.

    Le premier Avlo doit se lancer le 23 juin dès 5h35 de Figueres (au nord de Barcelone) pour Madrid-Atocha, que son homologue en sens inverse quittera à 6h20. Au total, Renfe proposera 20 trains à grande vitesse par sens entre les deux capitales et 16 000 places chaque jour en Ave ou en Avlo. Chaque rame Avlo peut transporter uniquement en classe « touriste » 438 voyageurs à 330 km/h.

    La Renfe envisage d’étoffer son service Avlo en fonction de la demande, puis de l’étendre sur d’autres axes dont l’Andalousie et le Levant (Valence et Alicante) où il sera, là aussi, en concurrence avec les dessertes Ouigo España.

    Michel Garicoix

  • Le Digital Open Lab renaît sous le nom de Rail Open Lab avec de nouveaux partenaires

    Le Digital Open Lab renaît sous le nom de Rail Open Lab avec de nouveaux partenaires

    S’assurer du bon fonctionnement des ventilateurs de désenfumage dans les tunnels à la RATP, installer un dispositif connecté anti-inondations à la SNCF, telles sont quelques-unes des expérimentations lancées par le Rail Open Lab, un laboratoire d’innovation et d’accélération technologique et numérique pour la maintenance et l’exploitation des réseaux ferrés.

    Relancé le 18 juin, à l’occasion du salon Viva Technology, le Rail Open Lab – initialement créé en 2018 par la SNCF et la Fédération des industries ferroviaires (FIF) sous le nom de Digital Open Lab – s’ouvre à deux nouveaux membres : la RATP et le syndicat professionnel SERCE, regroupant une trentaine d’acteurs. Grâce à eux, le Lab va explorer de nouveaux thèmes de recherche comme l’économie circulaire et le développement durable. Ils s’ajoutent à ceux précédemment traités : la maintenance prédictive, le collaborateur connecté, et la connectivité.

    En s’appuyant sur les objets connectés (IoT) et l’intelligence artificielle, le Rail Open Lab cherche à développer des solutions économiquement viables pour les déployer ensuite à grande échelle dans les différents réseaux. Chaque mois, les partenaires (grands groupes, ETI, PME et start-up) partagent leurs besoins et les solutions technologiques adaptées afin de réaliser des tests pendant quatre mois en conditions réelles d’exploitation, directement sur les voies ferrées.

    C’est le cas à la RATP, où un ventilateur a été équipé de capteurs afin de connaître, en temps réel, son état de fonctionnement, d’améliorer la connectivité dans les tunnels et d’assurer une maintenance préventive.

    Côté SNCF Réseau, après une première vague de 16 expérimentations dont la conception de dispositifs anti-inondations connectés, une dizaine de nouveaux cas d’usages est programmée pour 2021.

    A l’issue des tests, si l’étude est concluante, les solutions pourraient être industrialisées et déployées auprès des acteurs du secteur.

    Yann Goubin
  • Transdev confirmé pour l’exploitation de liaisons ferroviaires dans la vallée du Rhin

    Transdev confirmé pour l’exploitation de liaisons ferroviaires dans la vallée du Rhin

    Trans Regio, la filiale de Transdev, a remporté de nouveau le contrat d’exploitation de la ligne MittelrheinBahn, reliant Mayence, Coblence, Bonn et Cologne. Le contrat commencera en décembre 2023 pour dix ans, avec une option de prolongation de trois ans jusqu’en 2036. Il représente 14 millions de voyageurs annuels et 3,2 millions de trains-kilomètres. Trans Regio, qui exploite cette ligne depuis 2008, investira également dans l’expansion de son dépôt à Coblence.

    Transdev renforce également son implantation dans cette région de l’Allemagne, grâce au gain des trois réseaux de bus, non loin de la MittelrheinBahn. Plus précisément, le groupe reprendra, à partir de décembre 2021, plus de 80 lignes de bus dans le district de Mayence – Coblence. « L’exploitation, sur la rive gauche du Rhin, sera assurée par 180 nouveaux bus à plancher bas climatisés, offrant le Wi-Fi à bord, pour une période initiale de dix ans, avec un effectif total de 270 employés », indique le groupe français.

     

  • Contrat historique confirmé pour Alstom au Danemark

    Contrat historique confirmé pour Alstom au Danemark

    Comme nous vous l’avions annoncé il y a deux mois, Alstom a remporté la plus importante commande jamais passée par les Chemins de fer de l’Etat danois (DSB), qui évoquent « un investissement total supérieur à 20 milliards de couronnes », soit 2,7 milliards d’euros, quand Alstom mentionne « un contrat-cadre historique d’une valeur globale de 2,6 milliards d’euros ». Quoi qu’il en soit, l’ordre de grandeur reste le même pour ce contrat dont la part ferme représente 100 trains régionaux Coradia Stream, y compris leur maintenance, chiffrée à « 1,4 milliards d’euros », selon Alstom, qui ajoute que « le contrat-cadre prévoit 15 années d’entretien supplémentaires, ainsi que la possibilité de commander d’autres rames », au nombre de 50 selon les DSB.
    Alstom confirme que la livraison des Fremtidens Tog – Nye Tog (Trains du futur – Nouveaux trains) des DSB « est prévue pour débuter au dernier trimestre 2024 », les DSB ayant évoqué une « mise en service sur les principales relations grandes lignes du réseau ferré danois entre fin 2024 et 2029 ».
    Destinés à circuler à une vitesse maximale de 200 km/h sur les grandes lignes, ces rames seront composées de cinq voitures à un niveau, offrant 300 places assises. Ce matériel sera pré-équipé du dispositif ETCS Baseline 3 embarqué du type Atlas d’Alstom, ainsi que d’une interface STM (Specific Transmission Module) qui permet aux rames équipées d’un dispositif ETCS de circuler sur les lignes équipées du système de signalisation danois actuel (ZUB 123).
    Candidat malheureux à cet appel d’offres pour les trains destinés à remplacer en premier lieu les automoteurs diesel IC4 construits entre 2003 et 2013 par AnsaldoBreda , ainsi que les éléments IC3 et IR4 des années 1990, Stadler avait contesté le choix des DSB, alléguant qu’Alstom n’avait pas satisfait à toutes les exigences d’ordre technique. « Sans fondement » selon les DSB, le recours de Stadler a également été rejeté par la Chambre d’appel danoise à la mi-juin, donnant le feu vert à l’offre d’Alstom.

    P. L.

  • Marie-Ange Debon prend la présidence de l’UTP

    Marie-Ange Debon prend la présidence de l’UTP

    Le nouveau conseil d’administration de l’UTP a élu le 17 juin, à l’unanimité, Marie-Ange Debon à sa présidence. La présidente du directoire de Keolis succède à Thierry Mallet, le président de Transdev, respectant ainsi la coutume qui voit alternativement chacun des présidents de ces deux groupes prendre la tête de cette organisation professionnelle, reflétant les forces en présence.

    Marie-Ange Debon a expliqué vouloir poursuivre les grands chantiers engagés, en particulier : «les travaux relatifs aux négociations de la convention collective de la branche ferroviaire, l’ouverture à la concurrence ou encore les défis de l’innovation, notamment de la digitalisation, et le modèle économique du transport urbain et ferroviaire de demain ».

    Représentant chacune des principales composantes de l’UTP, quatre vice-présidents ont également été élus  : Sylvie Charles, directrice de Transilien, SNCF Voyageurs, Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie, Innovation et Développement du groupe RATP, Marc Delayer, directeur général des Transports publics du Choletais (AGIR) et Thierry Mallet, PDG de Transdev. Le conseil d’administration, composé de 24 membres, est élu pour une durée de deux ans.

     

  • L’opérateur de bus touristiques Open Tours Paris devient Tootbus Paris

    L’opérateur de bus touristiques Open Tours Paris devient Tootbus Paris

    Après plus d’un an d’arrêt du fait de la crise sanitaire, Open Tour Paris, la filiale de bus touristiques de RATP Dev, reprend ses activités à partir d’aujourd’hui 17 juin. L’opérateur a profité de cette période difficile marquée par la pandémie pour réfléchir à sa stratégie, en changeant sa marque et en faisant évoluer son offre et sa flotte.  « Une stratégie désormais centrée sur la ville, pour renouer le lien avec les touristes et les franciliens« , indique la compagnie, qui va notamment proposer de nouveaux services digitalisés.

    Par ailleurs, « Open Tour Paris rejoint les activités de Sightseeing de Bath, Bristol et Londres, sous la bannière unique Tootbus« , explique-t-elle. Le lancement de cette nouvelle identité s’accompagne d’un renouvellement de la flotte 100 % électrique et bioGNV. « Les investissements très importants apportés depuis 2018 se concrétisent aujourd’hui par une flotte 100% électrique et bioGNV – trois ans avant 2024, date fixée par la Mairie de Paris pour la fin du diesel dans le cadre du Plan Climat,» commente Arnaud Masson, Directeur Exécutif des activités de Sightseeing au sein de RATP Dev.