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  • Espagne : SNCF Logistics prend le contrôle de Comsa Rail

    Espagne : SNCF Logistics prend le contrôle de Comsa Rail

    Déjà présente dans l’entreprise ibérique Comsa Rail Transport à hauteur de 25 % de l’actionnariat, la SNCF vient d’acquérir la totalité du capital de cette filiale. Désormais, ses dessertes marchandises menées dans la péninsule se feront sous la marque européenne « Captrain ».

    L’ensemble Comsa a été constitué en 2009 avec des capitaux familiaux et la compagnie s’est spécialisée dans la construction d’infrastructures ferroviaires en Espagne, puis à l’international où elle réalise à présent la moitié de son chiffre d’affaires, notamment en Europe de l’Est et en Amérique latine. A partir de ses chantiers notamment pour les lignes à grande vitesse AVE, Comsa a créé une filiale Transport qui assure aujourd’hui, par exemple, la traction de trains de charbon ou de minerais, ainsi que de conteneurs.

  • Chambéry choisit Keolis pour son réseau Stac

    Chambéry choisit Keolis pour son réseau Stac

    L’agglomération du Grand Chambéry a décidé cet été de confier à Keolis l’exploitation de ses transports publics à partir de janvier 2019 et pour une durée de six ans. Keolis, qui faisait face à Transdev (l’actuel exploitant) et RATP Dev dans la compétition, a proposé la solution la plus « ambitieuse », a expliqué l’agglomération dans un communiqué, en rappelant aussi avoir « souhaité responsabiliser le futur délégataire en passant d’une régie intéressée où le risque était supporté par l’agglomération, et donc les contribuables, à un risque porté par le délégataire afin qu’il puisse proposer un réseau et des offres en adéquation avec les attentes des usagers ». La proposition de Keolis est également apparue comme « la plus favorable financièrement, puisqu’elle permet à Grand Chambéry de réduire sa contribution de 10,2 % entre 2019 et 2024 », a ajouté l’agglo.

    Dans le cadre de cette DSP, le nouvel opérateur exploitera 28 lignes de bus desservant 137 000 habitants sur 38 communes. Il proposera des services en soirée les jeudis, vendredis et samedi sur les lignes chrono A, B et C jusqu’à 0h30, ou encore plus de bus le dimanche matin sur les lignes Chrono et des horaires adaptés à ceux du TER le dimanche. La filiale de la SNCF prévoit d’atteindre les 90 millions de voyages d’ici à la fin de la DSP.

  • Arabie saoudite : le nouveau calendrier de la LGV « du désert » se précise

    Arabie saoudite : le nouveau calendrier de la LGV « du désert » se précise

    Trois étapes viennent d’être convenues pour la mise en service du train à grande vitesse entre Médine et La Mecque (Arabie saoudite). Dès l’automne 2018, une desserte commerciale sera assurée entre les deux villes saintes, mais seulement les jeudis, vendredis, samedis et mardis. Cette phase à 200 km/h deviendra quotidienne en janvier 2019, et le service complet à 300 km/h sera offert en septembre 2019.

    Ce calendrier a été conclu entre le gouvernement de Riyad via Saudi Railways Organization (SRO) et Al Shoula, le consortium des constructeurs saoudiens et espagnols qui mène ce projet dit « Haramain » depuis octobre 2006. Les circulations devaient débuter le 15 mars dernier, mais les difficultés se sont accumulées : retard dans l’infrastructure assurée par des entreprises chinoises (avec son prolongement sur la signalisation), chaleur et dunes de sable à maîtriser, des gares inachevées sans compter avec les bisbilles financières entre les protagonistes vu les délais rallongés.

    Pourtant, les essais ont commencé avec succès dès le 31 décembre 2017 et les 36 rames Talgo seront bientôt toutes à pied d’œuvre en Arabie saoudite. La facture globale de cette LGV est maintenant estimée entre sept et dix milliards d’euros : les 450 km seront à écartement UIC et électrifiés en 25kV60Hz avec une vitesse maximale de 320 km/h. 160 000 voyageurs en moyenne sont attendus chaque jour pour un trajet de deux heures et demie entre les deux terminus.

    Michel GARICOÏX

  • Lyon parie sur le développement de Bluely par Bolloré

    Lyon parie sur le développement de Bluely par Bolloré

    Après l’arrêt d’Autolib’ à Paris, la question de l’avenir de son homologue Bluely à Lyon se pose de deux façons : le fiasco parisien menace-t-il de la même façon la métropole lyonnaise ? Ou bien, y a-t-il une recette de la réussite du modèle du système d’autopartage de Bolloré dans la capitale des Gaules ? Les déclarations des responsables de la métropole de Lyon incitent à évacuer la première hypothèse pour prendre en compte les facteurs positifs de Bluely. De son côté, l’entreprise Bolloré, sollicitée, n’a pas donné suite sur le futur de la désormais plus grande vitrine de son savoir-faire dans l’autopartage en France.

    Si le silence est assourdissant, la cause est entendue malgré tout pour Karine Dognin-Sauze, vice-présidente (LREM) chargée de la Mobilité intelligente à la Métropole : « Nous sommes engagés dans une démarche pérenne pour développer un modèle économique visant la rentabilité. » Selon elle, il s’agit bien d’un « modèle gagnant-gagnant » entre Bolloré et la métropole pour un déploiement intelligent des nouveaux usages de l’électromobilité grâce à une évolution des comportements. « En tant que collectivité, nous jouons un rôle de facilitateur, on avance en nous adaptant avec des retours sur expérience. » La qualité de la relation et les objectifs partagés par les partenaires seraient donc un gage d’assurance pour Bluely. Même si Pierre Hémon, délégué (EELV) aux Mobilités actives de la métropole, met la pédale douce : « Bluely, c’est une belle vitrine opaque qui ne donne pas beaucoup de chiffres. C’est regrettable à l’heure de l’open data, et si elle n’est pas rentable on devrait savoir si elle permet ou non la démotorisation des trajets et le passage aux transports en commun »

    A la grande différence d’Autolib’ en délégation de service public, le dispositif lyonnais fait l’objet d’une convention avec des obligations réciproques des deux partenaires : Bolloré conduit sa propre politique commerciale et d’investissement tandis que la collectivité intègre l’offre Bluely dans sa politique globale de communication et lui donne accès à son domaine public moyennant redevance (100 euros/an/place de stationnement et 1,25 % sur le chiffre d’affaires). Cette redevance est aussi en vigueur pour l’autre système d’autopartage lyonnais créé par la SEM LPA avec Citiz et Yea!, augmentée à 250 euros/place/an car il s’agit de véhicules à essence. Louis Pelaez, président de LPA, a annoncé que Citiz a atteint son équilibre financier en 2017, dix ans après son lancement.

    Et Yea, le nouveau système en free floating créé en octobre 2017 avec 100 véhicules, lance 50 automobiles supplémentaires cet été pour répondre à la demande. « Nous aurions pu craindre que Yea! se substitue à Citiz, notamment sur les trajets courts, or, nous avons constaté une accélération du rythme des locations. Citiz a augmenté son kilométrage parcouru de 50 % depuis début 2018 tandis que Yea! répond à l’attente d’une clientèle de jeunes urbains », se félicite Christine Giraudon, directrice marketing de LPA.

    Sur le terrain, il apparaît que les trois systèmes (boucle, stations, free floating), malgré des craintes de concurrence potentielle, visent des clientèles et des longueurs de trajets différentes : 65 km en moyenne pour Citiz, 15 km environ pour Yea!, des trajets courts autour de 6 km pour Bluely. A priori, un cercle vertueux où chacun trouve son créneau dans un environnement complémentaire et favorable : « la dynamique de l’autopartage est forte à Lyon comme au plan national, avec des abonnés de Bluely en progression constante », commente Pierre Soulard, directeur de la Mobilité urbaine à la métropole. Une chose est sûre : la collectivité pratique « des conditions d’accueil transparentes et équitables » pour les opérateurs et entend soutenir et promouvoir leur développement. Bluely, créé en octobre 2013, n’est qu’à la moitié du chemin qui a conduit Citiz à l’équilibre et, selon la métropole, Bolloré va accentuer son implantation en connaissance de cause.

    D’ailleurs, l’opérateur Blue Solutions ne manque pas de communiquer pour vanter le succès de Bluely à l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry et sur ses offres promotionnelles auprès des étudiants, en période de soldes, etc. Des comités de pilotage trimestriels complétés par des reportings techniques hebdomadaires permettent d’échanger sur des questions stratégiques comme l’emplacement des stations, où l’intérêt de l’entreprise (fréquentation/rentabilité) rejoint celui de la métropole (desserte des nouveaux quartiers). Les études Qualité récurrentes font état de la satisfaction des abonnés sur la propreté des voitures, et d’une demande d’une disponibilité et d’un maillage plus importants de Bluely. « Il faut trouver l’équilibre entre la masse critique pour répondre à l’intérêt général de l’autopartage et le risque industriel assumé par l’opérateur », résume Pierre Soulard, confiant dans le pari de Bolloré. L’entreprise, selon lui, a fait le pari de l’électromobilité pour être prête lors du décollage du véhicule électrique et de la recharge intelligente partagée (un tiers des bornes sert aussi aux non-utilisateurs Bluely). Blue Solutions devrait donc poursuivre l’amélioration des performances de ses batteries tous formats à Lyon. Une décision pour se positionner comme un fournisseur fiable à Lyon, futur marché important, où le prochain passage à l’électrique du parc du réseau de bus du Sytral concerne plus de mille véhicules.
    

    Claude FERRERO

    *Bluely : 300 véhicules (130 en 2013), 12 700 abonnés. Citiz : 107 véhicules, 2 800 abonnés. Yea! : 150 véhicules.

  • Des navettes autonomes à la demande attendues  en septembre à Rouen

    Des navettes autonomes à la demande attendues en septembre à Rouen

    Une première européenne ! C’est ce qu’affirment les promoteurs du service de navettes autonomes à la demande qui vont circuler à partir de septembre à Rouen, au beau milieu de la circulation. Ce service est porté par Rouen Normandy Autonomous Lab, résultat d’un partenariat public-privé doté d’un budget de 11 millions d’euros et regroupant la métropole de Rouen, la région Normandie, Transdev, Renault, la Matmut et la Caisse des dépôts.

    Après 18 mois de travaux et une phase de test, le service est prêt pour être lancé sur la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray. Dès septembre 2018, (sous réserve d’autorisation), et jusqu’à décembre 2019, il suffira à ceux voulant le tester, de télécharger une application pour pouvoir commander l’une des quatre ZOE électriques autonomes, mais aussi dès fin 2018, une navette i-Cristal de 12 places, codéveloppée par Transdev et Lohr.

    Ces véhicules desserviront trois lignes totalisant 10 km, avec 17 points d’arrêts en correspondance avec les lignes du réseau de transport en commun de la métropole de Rouen. Les quatre Renault ZOE dédiées à ce projet sont équipées d’une technologie leur permettant de circuler sur routes ouvertes, en intégrant les contraintes de trafic, les autres véhicules, les ronds-points, les piétons… Pour des raisons réglementaires, un safety driver est présent dans toutes les voitures, prêt à reprendre la main si nécessaire.

    Mais comme nous avons pu le vérifier, sa présence servira surtout à rassurer et informer les personnes empruntant le service. Car les véhicules ne sont pas laissés sur la route sans vigilance. Depuis le PC central des bus de Rouen, un poste de commandement a été installé. Tous les véhicules autonomes y sont géolocalisés, leur comportement contrôlé. Il est même possible d’y établir une communication avec les passagers en mode audio et vidéo. C’est depuis ce poste que l’opérateur peut intervenir en cas de nécessité. C’est de là notamment qu’en cas de pluie, il peut réduire la vitesse des véhicules, ou les arrêter.

    La période de test avec utilisateurs permettra de vérifier l’acceptabilité sociétale de ce type de service de mobilité autonome, partagée et à la demande, et de prendre en compte les remontées d’informations délivrées par les voyageurs. « L’intérêt pour nous est d’avoir de vrais clients, pour avoir un retour d’utilisation et pouvoir commencer à travailler sur le business model. Car l’objectif est de vérifier que ce type de transport peut s’inscrire dans la continuité du transport public du premier ou dernier kilomètre, et de construire une offre de transport efficace, plus personnalisée, plus écologique et plus connectée, qui va transformer les frontières entre transport particulier et collectif », détaille Thierry Mallet, PDG de Transdev. « Nous allons voir comment les habitants vont s’approprier le service qui sera mis à leur disposition gratuitement. L’améliorer en prenant en compte les remarques, pour trouver le bon compromis vitesse/confort afin que cette expérimentation puisse donner lieu à généralisation », ajoute Frédéric Sanchez, président de la métropole Rouen-Normandie.

    Valérie Chrzavzez

  • Des TER plus rapides et plus nombreux sur l’axe Vannes-Rennes

    Des TER plus rapides et plus nombreux sur l’axe Vannes-Rennes

    Les travaux de signalisation engagés en 2016 sur la ligne ferroviaire Redon-Rennes s’étant achevés fin juillet, la Bretagne annonce « des trains plus nombreux sur certaines liaisons, des temps de parcours améliorés« , permettant de « mieux diffuser l’effet de la grande vitesse à l’ensemble des territoires« .

    Ainsi, à la rentrée, le temps de parcours moyen entre Redon et Rennes sera de 40 minutes contre 47 minutes avant les travaux, avec des circulations rapides proposant des trajets en 34 minutes, précise la région dans un communiqué. Conséquence de l’arrivée de la LGV l’an dernier et de ces travaux, le territoire de Redon bénéficie aujourd’hui d’une desserte qualifiée de « performante » vers Rennes, avec 18 allers-retours quotidiens, et vers Paris, avec 42 minutes de gains de temps de parcours par rapport à 2016. Les gares intermédiaires de la ligne vont aussi bénéficier de ces améliorations. La Bretagne cite le cas de la gare de Messac–Guipry qui sera, par exemple, desservie à nouveau par deux circulations supplémentaires le matin, dont deux liaisons rapides proposant un temps de parcours de 23 minutes jusqu’à Rennes.

  • De nouveaux vélos en libre service déployés à Nantes

    De nouveaux vélos en libre service déployés à Nantes

    Les Nantais ont pu découvrir le 22 août les 1230 nouveaux vélos en libre service baptisés Bicloo déployés la nuit dernière par JCDecaux sur 103 stations.

    Orange et noir, le Bicloo est plus léger que son prédécesseur (il a été allégé de 2,3 kg) et sa robustesse a été renforcée, annoncent ses promoteurs. Le vélo pourra être emprunté via l’application bicloo officiel. A partir de novembre, il sera doté d’un système de verrouillage électronique hors station pour des arrêts de courte durée.

    « En ligne avec sa stratégie de développement durable et selon les principes de l’économie circulaire, JCDecaux donnera vie à l’ensemble des bicloo de 1ère génération », précise un communiqué de la métropole de Nantes. Les 880 vélos qui étaient jusque-là en service à Nantes seront réutilisés sur d’autres contrats VLS, soit après rénovation et remise aux nouvelles couleurs, soit sous forme de pièces détachées, précise encore le communiqué.

    D’autres services accompagnent l’arrivée des bicloo comme le service Monbicloo (location de vélos en moyenne et longue durée) avec une offre de stationnement simplifiée (biclooPark), l’ouverture d’une maison bicloo en centre ville et sa déclinaison nomade bicloo mobile.

  • Indigo weel s’installe à Grenoble

    Indigo weel s’installe à Grenoble

    Indigo a annoncé avoir installé le 23 juillet à Grenoble près de 600 vélos en libre service et sans station. C’est ainsi la 7e agglomération française à disposer de ce service que l’on peut réserver via une application. Le coût est de 50 centimes pour 30 minutes d’utilisation et 5 euros pour une journée sans abonnement. Trois formules d’abonnement sont également proposées : 79 euros pour un an, 59 euros pour six mois, 15 euros pour un mois.

    Indigo explique avoir choisi de s’installer à Grenoble car « le Conseil métropolitain a pour objectif le triplement de la part modale de l’usage du cycle à horizon 2020. La ville et son agglomération comptent ainsi 320 km de pistes cyclables, ce qui en fait l’un des réseaux cyclables les plus denses de France« .

  • Keolis lance la première navette autonome sur voie publique du Canada

    Keolis lance la première navette autonome sur voie publique du Canada

    Le 10 août 2018, Keolis Canada et Navya ont annoncé le lancement d’un premier projet-pilote de navette autonome 100% électrique à Candiac, au Québec. Cette initiative est soutenue par le Gouvernement du Québec, du Technopôle IVEO, du Cluster for Electric and Smart Transport et de Propulsion Québec. Cette expérimentation, d’une durée de douze mois, débutera à la fin du mois d’août et sera, selon le communiqué de Keolis, la première de longue durée du pays. Circulant dans des conditions réelles de circulation, sur voie publique, la navette cohabitera ainsi avec les automobilistes.

    Située sur la rive-sud de l’île de Montréal, dans la région de Montérégie, au Québec, la ville de Candiac compte un peu plus de 21 000 habitants pour une superficie de 17,59 km2. La mise en service de cette navette autonome, qui effectue un parcours de 2 km, entend répondre aux besoins de mobilité de proximité des habitants de cette ville de petite taille en complétant le réseau de bus existant. Le service aux voyageurs sera interrompu temporairement l’hiver prochain. La navette sera néanmoins testée sans passagers à bord durant cette période,dans le cadre d’un projet de recherche et développement.

  • Valérie Pécresse « indignée » par le chaos mardi dans le métro

    Valérie Pécresse « indignée » par le chaos mardi dans le métro

    Ile-de-France Mobilités a demandé ce mercredi à la RATP, après la mégapanne de la veille sur la ligne 1 du métro parisien, des explications sur trois points : « les raisons du dysfonctionnement technique et la durée de cet événement », « les défaillances graves de l’information voyageurs en situation perturbée », « les conditions et les process d’évacuation des rames de métro en situation de crise qui ont conduit à une situation chaotique ».

    Cette situation est d’autant plus surprenante, juge l’autorité organisatrice des transports, « qu’Ile-de-France Mobilités, en prévision du report modal du RER A (pendant les travaux) vers la ligne 1, avait financé une maintenance préventive du matériel roulant de la ligne 1 afin de garantir la fiabilité de la ligne et assurer la mobilité des franciliens et des touristes. »

    Valérie Pécresse a réagi ce matin sur twitter :