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  • Le train à crémaillère de La Rhune transformé d’ici 2022

    Le train à crémaillère de La Rhune transformé d’ici 2022

    Le site touristique de La Rhune au Pays basque et son train à crémaillère vont être repensés : le conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques va y consacrer 36 millions d’euros. Le propriétaire des lieux veut en effet revoir les gares (parkings, contrôles, animations), mais aussi renouveler 70 % de la voie ferrée et acheter deux trains neufs (en renfort aux quatre existants) avec deux locomotives électriques-diesels : des appels d’offres seront donc lancés. Après un partenariat financier à boucler avec la région Aquitaine voire l’Etat, la Navarre et l’Europe, tout serait prêt pour 2022. Créée en 1924 et exploitée jusqu’en 2012 par Veolia, cette ligne reprise par le département a transporté 364 033 visiteurs en 2016 jusqu’à 905 mètres d’altitude.

  • Ile-de-France Mobilités va s’afficher en bleu

    Ile-de-France Mobilités va s’afficher en bleu

    Le 1er juillet, les rames Dualis du tout nouveau tram express T11 devraient grâce à des stickers arborer en bleu la nouvelle marque du Stif : Ile-de-France Mobilités. Un bleu pâle, pas inconnu, puisque, précise-t-on au cabinet de Valérie Pécresse, il s’agira de celui figurant aujourd’hui sur le logo du Stif à côté de l’orange dominant. (Notre photo le montre lors de la livraison par Alstom aux couleurs de la SNCF.)
    Les Regio 2N, attendus sur la ligne R à la fin de l’année, devraient eux, être livrés par Bombardier aux nouvelles couleurs : avec le nouveau logo bien sûr, et une large bande du même bleu complétant le gris vif-argent apposé de plus en plus largement par le Stif sur les matériels. Exit le logo Stif et la liane courant le long de ces matériels. Quant aux logos des opérateurs, ils sont appelés à se faire plus discrets.
    Les associations d’usagers s’inquiètent un peu du coût de ce changement de livrée et de logo. Qui devrait concerner aussi bien les matériels roulants que le papier à lettres ou le passe Navigo. Il se dit que le cabinet de Valérie Pécresse voudrait aller vite, pour symboliser au mieux la révolution des transports promise par la présidente du conseil régional et du Stif. Démenti formel, au cabinet de la présidente, où l’on assure que les choses vont se faire progressivement.
    Quant à la nouvelle signalétique, conforme à la charte des modes du Stif, qui a notamment prévu la disparition du nom RER (voir notre Lettre confidentielle du 29 mai), elle devrait elle aussi apparaître le 1er juillet. Mais plus discrètement qu’on ne le pensait. Juste sur les documents imprimés concernant le nouveau service, la signalétique des trains et des gares restant inchangée.

    F. D.

  • Disparition d’un grand nom de la profession : François Heuliez

    Disparition d’un grand nom de la profession : François Heuliez

    François Heuliez est décédé le 9 juin à l’âge de 69 ans des suites d’une longue maladie. Fils de Pierre Heuliez (frère jumeau d’Henri Heuliez, président du Groupe Heuliez…

    avant que son beau-fils Gérard Quéveau n’en prenne les rênes), François Heuliez est entré très tôt dans l’entreprise familiale. Il devient l’un des principaux responsables commerciaux de la filiale Heuliez Bus à la création de cette dernière en janvier 1980. En mai 1998, il rejoint Evobus France comme responsable commercial national Autobus de la marque Mercedes avant d’être nommé conseiller du président d’Evobus France en janvier 2006, jusqu’à son départ à la retraite en octobre 2007.

  • RATP Dev renouvelé pour exploiter le réseau de Bourges

    RATP Dev s’est vu renouveler la confiance du syndicat mixte intercommunal des transports urbains de Bourges à partir du 1er juillet pour une durée de cinq ans. Le chiffre d’affaires escompté s’élève à 70 millions d’euros. Plusieurs changements accompagnent ce renouvellement : une restructuration du réseau, la mise en place d’un service en soirée depuis la gare avec correspondance garantie, l’instauration d’une tarification solidaire en 2018 – accompagnant la mise en œuvre de la télébillettique – ainsi que le renouvellement de huit bus au gaz naturel venant compléter la trentaine du parc actuel (sur 65 bus au total) ainsi que de deux minibus.

    D. M.

     

  • RATP Dev bien placé pour le tram de Casablanca

    RATP Dev bien placé pour le tram de Casablanca

    La société Casa Transport a annoncé qu’à l’issue d’un dialogue compétitif, elle allait engager fin juin des négociations exclusives avec RATP Dev alors que deux autres candidats étaient en lice (Transdev et National Express-Alsa-ONCF). RATP Dev exploite déjà depuis 2012 et jusqu’en 2017 la première ligne de tramway de Casablanca. Le futur contrat qui doit être signé pour la période 2017-2029 concerne l’exploitation du réseau de tramway avec trois nouvelles lignes (soit un total de 76 km en 2022) et deux lignes de BHNS totalisant 22 km.

  • Recomposition dans le monde politique des transports

    A l’issue du premier tour des élections législatives, de nombreuses personnalités connues pour leur engagement dans les transports ont été soit directement mises sur la touche, soit mises en grande difficulté. C’est le…

    cas du socialiste sortant Jean-Paul Chanteguet, qui était le président très investi de la commission Aménagement du territoire et du Développement durable de l’Assemblée nationale et qui a été sévèrement éliminé dans la première circonscription de l’Indre. Il est devancé de peu par la candidate du FN, Mylène Wunsch (14,05 %), tandis que François Jolivet, dissident LR, investi par La République en marche, surfe sur la vague (37,16 %).

    A Montreuil et Bagnolet, le conseiller régional d’Ile-de-France Pierre Serne (EELV) ancien vice-président chargé des Transports est aussi sorti dès le premier tour avec un peu plus de 8 % des voix.

    D’autres pourraient suivre dimanche prochain. Pourtant très implanté dans la IXe circonscription de la Gironde, le socialiste et spécialiste des transports Gilles Savary est en grande difficulté avec 17,38 % des voix, loin derrière la candidate LREM Sophie Mette (31,21 %).

    A Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l’Ecologie, est en ballottage très défavorable face au candidat de La République en marche, Gilles Le Gendre, dans la 2e circonscription.

    Citons encore dans la première circonscription de la Meuse, l’incertitude pour l’UDI-PR Bertrand Pancher qui est au coude-à-coude avec Diana André (à 27,82 % pour le premier contre 27,42 % pour la seconde).

    Ajoutons ceux qui ont choisi de ne pas se représenter : le socialiste Philippe Duron, qui n’a pas brigué de troisième mandat dans la première circonscription du Calvados, Frédéric Cuvillier, ex-secrétaire d’Etat socialiste aux Transports, qui a décidé de passer la main pour rester maire de Boulogne-sur-Mer et a manifesté son soutien à Emmanuel Macron ; Le Républicain Dominique Bussereau qui a décidé de ne pas se présenter pour se consacrer à sa fonction de président du conseil départemental de Charente-Maritime, un département qu’il dirige depuis 2008 ; Ou encore le député sortant de la Drôme, Hervé Mariton, qui a échoué sur le fil à se présenter à la primaire de la droite de novembre 2016, et a choisi de renoncer…

  • Le casse-tête du retour du train de nuit Paris – Cerbère

    Carole Delga a réussi à se faire entendre d’Alain Vidalies. Quelques jours avant de quitter le gouvernement, l’ancien secrétaire d’Etat aux Transports qui avait pourtant signé la disparition de tous les trains de nuit…

    à l’exception de deux lignes jugées d’aménagement du territoire, est revenu sur sa décision pour le Paris – Cerbère : il a signé un accord avec la présidente de l’Occitanie permettant la reprise de la ligne de nuit Paris – Cerbère arrêtée depuis décembre dernier.

    Au terme de cet accord, l’Etat s’engage sur deux ans à prendre en charge la moitié du déficit de ce train (évalué à 2,8 millions d’euros annuels), la région supportant l’autre moitié.

    Pour SNCF Intercités, cette décision s’apparente à un véritable casse-tête : il lui faut obtenir des sillons de la part de SNCF Réseau qui demande en général un délai de deux ans pour cela… A ce jour, elle n’avait toujours pas obtenu de sillons permettant d’arriver à une heure correcte à Cerbère. Autre souci à régler : trouver des conducteurs alors qu’elle en manque, mais aussi du matériel disponible…

    Du coup, le train doit théoriquement démarrer le 2 juillet, mais aucun billet n’est encore en vente… Il est prévu qu’il circule quotidiennement pendant la saison haute, puis uniquement le week-end en basse saison.

    Si la région se dit tout de même satisfaite, elle estime que son combat n’est pas fini. Elle réclame toujours la réouverture de la ligne de nuit desservant Tarbes – Hendaye. Mais jusqu’à présent, l’Etat n’a pas voulu céder sur ce point, arguant qu’avec l’ouverture en juillet de la LGV Paris – Bordeaux, cette liaison perdait de son intérêt.

    M.-H. P.

  • Indigo à la conquête du marché du stationnement « on street »

    En créant Streeteo, filiale dédiée à la gestion du stationnement sur voirie dans la perspective de la mise en œuvre de la loi Maptam au 1er janvier prochain, Indigo espère s’imposer sur cet important…

    marché dont l’entreprise a déjà conquis plusieurs places. Créée le 1er juin dernier, la filiale est dirigée par Paul Coiffard, jusqu’alors directeur des régions nord et est d’Indigo. Son adjoint, Maxime Autran, dans le métier depuis sept ans, a fait ses armes dans le stationnement dépénalisé sur voirie en Grande-Bretagne pendant quatre ans et était jusqu’à présent directeur voirie d’Indigo. Présent dans 16 pays avec un chiffre d’affaires 2016 de 860 millions d’euros, le groupe gère déjà 154 contrats (dont 50 incluent le contrôle et le recouvrement) « on-street », comme disent les pros, par opposition au « off-street » du marché historique des parkings. Soit quelque 2 500 km de places de stationnement, 22 000 horodateurs et 1 000 agents de contrôle.

    Les horodateurs, c’est bien, mais y adjoindre le contrôle comme le permet la décentralisation et dépénalisation du stationnement, c’est encore mieux. Après Metz, conquis en décembre 2016, qui fait figure de ville-pilote, d’autres collectivités ont récemment signé avec Indigo des contrats qui tombent de facto dans l’escarcelle de la toute nouvelle filiale Streeteo : Beauvais dans l’Oise, ainsi que Nogent-sur-Marne et Alfortville dans le Val-de-Marne. Les offres peuvent être déposées sous le nom d’Indigo, qui bénéficie de son réseau de directions régionales, la filiale se chargeant principalement de l’opérationnel (recrutement des agents de contrôles si nécessaire, mise en place du système de contrôle et de recouvrement, etc.) une fois le contrat signé.

    A la clé d’une gestion externalisée du stationnement, soulignent les directeurs, des avantages pour toute la collectivité. D’abord pour les communes et leurs regroupements qui voient les recettes augmenter, « grâce à une tarification adaptée, un taux de respect amélioré, sachant qu’il oscille en France entre 15 et 70 % et qu’on atteint facilement 85 % avec des contrôles automatisés grâce à des véhicules équipés de caméras lecteurs de plaques d’immatriculation comme nous les pratiquons à Madrid », liste Paul Coiffard. « On renforce le taux de rotation des véhicules, donc la disponibilité des places, donc la fluidité du trafic et on améliore un peu la pollution atmosphérique », détaille de son côté Maxime Autran.

    Mais des atouts aussi pour les automobilistes qui devraient moins tourner en rond – on estime à 30 % la proportion de voitures qui circulent à la recherche de stationnement en ville – disposent de moyens de paiements facilités (via smartphone notamment), peuvent allonger ou réduire leur durée de stationnement en un clic… On peut aussi proposer du guidage prédictif vers les zones disponibles, comme le fait la start-up OPnGO partenaire d’Indigo à Metz. « On estime avoir réduit à 10 % du trafic le flux de véhicules qui cherchent une place dans la capitale espagnole », assure le directeur général adjoint de Streeteo. A Madrid, Indigo gère en effet toute la panoplie du stationnement depuis 2013.

    La plupart des grandes agglomérations se sont préparées à la gestion du stationnement payant sur voirie. Plusieurs ont lancé des appels d’offres pour des marchés de prestations de services ou des délégations de service public : à Strasbourg, Bordeaux ou Montpellier où le groupe s’est positionné, la réponse est attendue très prochainement. On attend bientôt Nice ou Marseille, en tout environ 25 appels d’offres auxquels le groupe entend se porter candidat. A Paris, où la mairie a scindé le marché de six ans en trois lots géographiques d’environ 45 000 places chacun, le groupe s’attend à une réponse dans les toutes prochaines semaines. Il a fait une offre sur chaque lot et affronte les autres grands du secteur : Effia, Urbis Park, EM Park et SAGS. Indigo a proposé comme à Madrid des véhicules propres – hybrides ou électriques – pour le précontrôle avec lecteur automatique de plaque d’immatriculation (Lapi). « Notre métier devient de plus en plus technologique », souligne le directeur général. Une des raisons pour lesquelles Streeteo s’adjoint les services de sociétés innovantes comme Coppernic et Q2C (solutions complètes sur toute la chaîne, du paiement au recouvrement en passant par le contrôle), GenetEc (reconnaissance de plaques minéralogiques) ou Docapost, filiale numérique de La Poste, pour ne citer qu’elles…

    Cécile NANGERONI

  • Viva Tech 2017. La RATP accélère avec les start-up

    wPour la seconde édition du salon Viva Technology, du 15 au 17 juin, la RATP a listé cinq challenges correspondant à ses principaux défis d’innovation et fera pitcher 32 start-up qui ont été soigneusement sélectionnées…

    par le Lab du groupe parmi les 180 candidatures reçues. A l’issue des deux jours, cinq jeunes pousses seront retenues pour travailler sur des démonstrateurs. « La révolution digitale touche tous les domaines de l’entreprise, qu’il s’agisse des services aux voyageurs, des salariés et en particulier avec l’arrivée des jeunes générations qui sont nées avec le numérique ou de la maintenance prédictive, a rappelé Marie-Claude Dupuis, directrice Stratégie, Innovation et Développement de la RATP. L’enjeu c’est maintenant de réussir la transformation digitale avec beaucoup plus de transversalité. On le vit tous les jours, les gens attendent de nous une excellence opérationnelle et en plus des effets « Waou ! » avec des robots qui chattent, etc.»

    Et si l’innovation est dans l’ADN de l’entreprise, la nouvelle directrice estime que pour accélérer, il ne faut plus se contenter des partenariats académiques et industriels. Il faut aller puiser dans le vivier des start-up. Le lab éphémère de Viva Tech qui sera matérialisé par les 400 m² de stand en est une occasion parfaite. L’expérience de 2016 a déjà été utile : les premiers tests avec DCBrain, technologie qui détecte les surcharges électriques aux passages des différents trains du RER A sont « concluants ». Quant à Wever, la plateforme sociale de covoiturage, elle vient de démarrer à Saclay.

    Enfin, avec Echy, 130 mètres de fibre optique sont tirés afin de faire pénétrer la lumière naturelle à la station Gare de Lyon de la ligne 14, « le résultat devrait être visible à la fin de l’année », assure Valère Pelletier, chargé de l’Open innovation à la RATP. Afin d’aller plus vite en 2017, la RATP a inversé le processus. « On a consulté les services en amont, c’est plus facile que de venir greffer une idée pour laquelle on a eu un coup de cœur », raconte Marie-Claude Dupuis. Cette année, les 16 départements de l’entreprise ont donc été mobilisés et impliqués, des entrées au Salon sont même distribuées aux agents pour les deux journées B to B ainsi qu’un millier pour la journée grand public.

    Les cinq challenges autour de la mobilité durable et connectée répondent aux cinq grands défis que s’est fixés la RATP. Il y a d’abord les robots et autre chatbots, ensuite l’amélioration de la sécurité et de la sûreté via la vidéosurveillance intelligente, puis l’analyse prédictive au service des clients, les nouveaux services de bus, enfin le management.

    La RATP, créatrice fin janvier d’une filiale dédiée à l’investissement dans les start-up, Capital Innovation, qui a déjà misé sur Communauto, acteur historique de l’autopartage en libre service a analysé ce qui les attire. « Elles ont besoin d’un premier client, de visibilité et de cash et nous ne pouvions répondre à ce dernier ce qui nous empêchait d’attirer le petit pourcent d’innovations qui nous intéressaient », rappelle Valère Pelletier. Pour autant, avec ses 15 millions d’euros, le fonds est obligé d’être très sélectif et d’investir avec parcimonie.

    Derniers enjeux pour l’entreprise, la valorisation de la data de manière industrielle et la révolution de la structure interne des services dans une « maison historiquement organisée en silos ». Pour mener à bien ce changement profond, Marie-Claude Dupuis annonce la création d’une « académie du digital qui embarquera toute l’entreprise »…

    Cécile NANGERONI

  • Alstom : Gian-Luca Erbacci devient patron de l’Europe…

    Gian-Luca Erbacci, italien, 55 ans, nouveau senior vice-président Europe, remplace Andreas Knitter, qui quitte Alstom. Gian-Luca Erbacci dirigeait depuis 2013 la région Moyen-Orient et Afrique. Il était auparavant responsable…

    de la région Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Alstom Transport. Il a rejoint le groupe en 1999 en tant que directeur industriel Italie.

    Avec 13 000 collaborateurs, l’Europe est la principale région d’Alstom. Elle représente 37 % du chiffre d’affaires mondial. Elle se subdivise en sept sous-régions, Italie et Suisse, Royaume-Uni et Irlande, Espagne et Portugal, pays nordiques, Benelux, Allemagne et Autriche, et Europe de l’Est. Rappelons que la France, à part, est une région en soi avec, à sa tête, Jean-Baptiste Eymeoud.