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La ponctualité a globalement progressé sur les réseaux ferrés franciliens
La ponctualité des métros et des trains a globalement progressé en 2024 sur réseaux ferrés franciliens. Dans le métro, elle a augmenté de 3,4 points en atteignant un taux de 96,18 % contre 92,73 % en 2023. Toutes les lignes atteignent leurs objectifs contractuels, à l’exception de la ligne 8 qui reste particulièrement fragile, affichant un taux de 88 %, indique Ile-de-France Mobilités en dressant le bilan 2024.
La régularité s’améliore aussi pour toutes les lignes de trains et de RER, mais les lignes B, C, D ne remplissent pas leurs obligations contractuelles, note encore l’autorité organisatrice. Le RER B passe par exemple de 85 % à 88 % grâce à la mise en place du plan « Ramette » qui a amélioré la disponibilité du matériel roulant, les procédures d’évacuation des voyageurs malades ou encore les outils pour fluidifier l’exploitation du tunnel reliant Châtelet à la gare du Nord. Mais les branches Aulnay – CDG 2, et Aulnay – Mitry-Claye restent en « souffrance » sous la barre de 85%, note IDFM.
Les contrats signés entre l’autorité organisatrice et les transporteurs prévoient un dédommagement pour les détenteurs de forfaits qui utilisent régulièrement des lignes connaissant une ponctualité inférieure à 80% pendant au moins 3 mois au cours de l’année. Un dispositif de dédommagement va ainsi être mis en place pour cinq axes ferroviaires des RER B et C « Il en va de même pour le T12, qui a connu un démarrage difficile lors de sa mise en service (retards livraisons des rames, échec formations conducteurs…) avec une ponctualité qui n’a pas été à la hauteur des attentes fixées par Île-de-France », indique également IDFM. Le dispositif sera déclenché mi-mars.

La SNCF, Keolis et Systra retenus pour réaliser le TGV Québec-Toronto
Le projet de liaison ferroviaire TGV Québec-Toronto, évoqué depuis 40 ans, fait figure de serpent de mer. Il a été remonté à la surface par le Premier ministre canadien sur le départ. Justin Trudeau a en effet annoncé le 19 février la sélection du consortium Cadence pour réaliser ce projet de ligne de près de 1000 km. Le groupement retenu est composé des français Keolis, SNCF Voyageurs et Systra ainsi que des canadiens CDPQ Infra, AtkinsRéalis (ex SNC-Lavalin) et Air Canada. L’objectif est de concevoir, réaliser, financer, exploiter et entretenir cette liaison. Le consortium travaillera avec la société Alto qui pilote le projet.
Il a gagné le marché face à deux autres candidatures en lice, dont l’une était constituée notamment de RATP Dev, First Group, Meridiam et Renfe d’un côté, et notamment de la Deutsche Bahn, Bechtel de WSP de l’autre.
Aucun calendrier n’est fixé
Le train à grande vitesse envisagé devra pouvoir circuler à 300 km/h, voire un peu plus, ce qui permettra de diviser par deux les temps de parcours entre Québec et Toronto, qui ne seront plus qu’à trois heures l’une de l’autre au lieu de cinq avec les trains actuels. Québec ne sera plus qu’à 1h30 de Montréal. Des arrêts sont également prévus à Trois-Rivière, Montréal, Laval, Ottawa et Peterborough.
Mais pour le moment, le calendrier pour ce premier train à grande vitesse canadien n’est pas précisé. Interrogé sur Radio-Canada, le PDG d’Alto, Martin Imbleau, évoque plusieurs phases de réalisation (trois ou quatre) pour une infrastructure qui devrait concerner à terme potentiellement 25 millions de Canadiens. Et parle d’un coût compris entre 60 à 90 milliards de dollars. Près de 4 milliards doivent déjà être consacrés dans un premier temps à des études, qui pourraient durer quatre à cinq ans, permettant de préciser les contours du projet.
Reste à savoir s’il résistera aux luttes d’influence et au changement du gouvernement qui s’annonce.

SNCF Voyageurs inaugure le technicentre de Val Notre-Dame
Le technicentre de Val Notre-Dame, situé à Argenteuil dans le Val d’Oise, est désormais totalement achevé. Après les premières installations inaugurées en novembre 2022, quatre nouveaux bâtiments ont été présentés le 19 février 2025.Le technicentre peut désormais entretenir l’ensemble des 99 rames Z50000 destinées à la ligne J (Paris – Gisors, Vernon-Giverny et Ermont-Eaubonne via Argenteuil, Pontoise et Mantes-la-Jolie). Jusqu’à la mise en service complète des nouveaux ateliers, en novembre 2024, une partie de ces rames était encore entretenue à l’atelier de Levallois dans les Hauts-de-Seine.
Le Technicentre Val Notre-Dame à Argenteuil entretient tout les rames NAT Z50000 de la ligne J ©Yann Goubin Val Notre Dame compte maintenant deux ateliers principaux, l’un de 2700 m2 et un nouveau de 3200 m2. Tous deux sont dotés de trois voies en fosse (sur pilotis), pour accéder aux organes sous caisses (roulement et électriques), et de passerelles pour accéder au toit des rames où sont logés les climatiseurs, des transformateurs et les pantographes.
Parmi les équipements du site, un tour en fosse spécial a été installé dans l’un des nouveaux ateliers. Il est capable de reprofiler simultanément quatre roues, autrement dit, les deux essieux d’un même bogie. Val Notre Dame est le deuxième technicentre SNCF après Sotteville-les-Rouen à détenir un appareil de cette capacité.Plus classiquement, on trouve aussi un atelier de deux voies permettant de déposer les organes sous caisses.Tous ces équipements doivent contribuer à améliorer l’entretien du matériel et par conséquent de leur fiabilité. Depuis 2016, cette régularité a progressé de 6 points sur la ligne J, passant de 88 % à 94 % en 2024.La transformation du site a été financée par Île-de-France Mobilité, pour un montant de 200 millions d’euros, moitié pour la phase 1 et moitié pour la 2.
La ligne Laluque-Tartas rouvre aux convois de fret
Un premier train de fret a circulé le 3 février sur la ligne Laluque-Tartas dans le sud du département des Landes. La locomotive diesel de Hexafret transportait des wagons de maïs. Après des années de travaux et des aléas financiers, ce tronçon de 12,6 km a été dimensionné pour les circulations de 200 000 tonnes de fret par an afin de répondre aux besoins des entreprises embranchées sur la ligne : la papeterie Rayonnier, les silos Maïsadour ou encore la future plateforme multimodale de Laluque.
La régénération de la ligne a été prise en charge par la région Nouvelle-Aquitaine. Avec son mandataire Systra France, il a fallu reprendre un tracé souvent posé sur du sable et conforter deux ponts-rails. « Cette opération d’un montant total de 16,58 millions d’euros a été financée à 70 % par la région et à 30 % par l’État dans le cadre de son dispositif d’aide à la régénération des lignes capillaires de fret » précise la collectivité. Les circulations se font sous la gestion déléguée d’Europorte-Socorail, et la voie a été dimensionnée pour un trafic de 200 000 tonnes de fret par an. « Un train de fret mis en circulation permet d’enlever environ 50 camions de la route » calcule-t-on à Bordeaux.
Survivante de l’ancien et vaste réseau ferré secondaire des Landes, Laluque-Tartas avait été tracée en 1890. En 2017, le département la transfère à la région Aquitaine dans la cadre de la loi Notre. Mais un déraillement à Bégaar en 2019 perturbe sa mise à neuf. Sa réouverture devrait contribuer au déploiement de la plateforme multimodale de Laluque branchée sur la ligne Bordeaux-Irún : sur une extension de quelque 400 hectares, cet équipement devrait occuper dans un premier temps 130 ha.

Alstom va digitaliser le réseau ferroviaire allemand
Alstom et la Deutsche Bahn ont signé le 11 février un contrat-cadre de plus de 600 millions pour la digitalisation du réseau ferroviaire allemand.
Ce contrat-cadre porte sur l’installation d’au moins 1890 unités d’enclenchements digitaux (commandes d’aiguillage, signaux et protection de voie) et de la technologie de contrôle et de sécurité des circulations ferroviaires selon la norme internationale ETCS. Les systèmes d’enclenchement digital peuvent être installés sur les infrastructures ferroviaires les plus diverses et les plus complexes, les grandes lignes comme les lignes secondaires.
Le contrat-cadre prévoit des commandes entre 2025 et 2028 – la première commande est prévue au premier trimestre 2025 – et une mise en œuvre qui s’étalera jusqu’en 2032.
Alstom a déjà installé plus de 3 000 enclenchements digitaux dans une trentaine de pays.

Claude Steinmetz reconduit à la tête de l’Unecto
Le premier conseil d’administration annuel de l’Unecto ( Union des exploitants de chemins de fer touristiques et de musées) a reconduit à sa tête Claude Steinmetz. Le président de Transdev Rail aura notamment à ses côtés, au sein du bureau, l’ancien ministre des Transports Dominique Bussereau.
L’association, qui compte 110 structures associatives et professionnelles (dont la SNCF et Transdev), se donne notamment pour priorités d’organiser des cycles de formation, l’échange de matériels ou encore de travailler étroitement avec les organismes de contrôle de l’Etat (EPSF et STRMTG) et les ministères des Transports (DGITM) et de la Culture.

La RATP propose la semaine de quatre jours à ses agents de station
Un an après le lancement de l’expérimentation de la semaine de quatre jours, la RATP dresse un bilan positif. Il y a un an, le groupe avait proposé aux agents de stations des lignes de métro 5,7, 9 et des gares du RER B de tester cette nouvelle organisation du travail. Elle le propose maintenant, depuis le 9 février, à tous les agents de stations et de gares des autres lignes. Cela représente 5200 agents et 600 managers de proximité.L’objectif est « d’améliorer les conditions de vie des agents », explique Jérôme Heine, responsable des Ressources humaines de la Direction Opérationnelle SEM. 17 % des agents habitent en effet à plus de 40 km de leur travail.Unn enquête menée en octobre 2024, montrait que 87 % des agents étaient satisfaits et que 90 % recommanderaient le dispositif.
Info VRT. Les ministres de l’Industrie et des Transports lancent une mission sur les retards de livraisons de trains
Il y a trop de retards dans les livraisons de trains. Partant de ce constat, le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ont confié une mission sur ce sujet à trois experts, Yves Ramette, Christian Dugué et François Feugier (1).
« La présente mission se concentrera sur le marché des matériels roulants passagers au regard des retards observés régulièrement dans la mise en oeuvre de grands contrats de fourniture des trains« , écrivent les deux ministres dans une lettre datée du 30 janvier et que nous nous sommes procuré. Ils pointent tout particulièrement les commandes portant sur le TGV M, les trains d’équilibre du territoire « Oxygène » et les rames MI 20 et RER NG pour la ligne B du RER francilien.
La lettre de mission demande aux experts « d’analyser dans chaque cas les raisons qui ont conduit au choix initial des matériels et de leurs caractéristiques, au lancement du programme ainsi que les causes des retards et surcoûts survenus« . Et de proposer des pistes d’amélioration.
Les conclusions de l’expertise sont attendues en juillet. Avec l’objectif d’atteindre une amélioration « substantielle » de la situation d’ici trois ans.
(1) Yves Ramette a été directeur général de SNCF Réseau Ile-de-France, après avoir été DGA à la RATP. Christian Dugué a récemment intégré le BEA-Mer. Il a consacré l’essentiel de sa carrière au secteur naval, en travaillant pour Naval Group et la DGA. François Feugier, aujourd’hui consultant, a travaillé pour de grandes entreprises comme Safran, Air Liquide, Renault ou Valeo.

Ouverture des données de mobilité : des progrès mais peut mieux faire, selon l’ART
Etat du trafic en temps réel, horaires de passage ou position des véhicules, localisation des arrêts : le Graal pour les voyageurs. Ces jeux de données sont précieux pour les calculateurs d’itinéraires (Mappy, Google Maps, ceux des autorités organisatrices de mobilité, etc.), à partir du moment où il sont partagés par les opérateurs, les gestionnaires d’infrastructures de transport, les collectivités locales. Et qu’ils sont au bon format, afin d’être disponibles dans le point d’accès national (data.gouv.fr), et exploitables.
Dans son exercice annuel de contrôle de l’ouverture et de l’utilisation des données de mobilité, l’Autorité de régulation des transports (ART) a mis en ligne le 6 février son nouveau bilan dans lequel elle décerne des bons points, mais tape aussi sur les doigts des fournisseurs de données qui ne respectent pas les formats réglementaires ce qui nuit à la qualité des données exploitables. Elle relève « des progrès significatifs dans la publication, la qualité des données de mobilité et dans l’information des voyageurs« , mais estime que l’utilisation des formats réglementaires par les acteurs concernés et l’information fournie pourraient encore être améliorées. Pour y remédier, elle prévoit une nouvelle campagne de contrôle « plus ambitieuse encore » en 2025.
Dans le détail, le régulateur salue une couverture « quasi complète » des données statiques de transport collectif. « En 2025, 79 % de ces ressources sont exploitables, avec une progression moyenne de deux points de pourcentage depuis 2023« , souligne le rapport. Et, pour ce qui est des modes doux, le nombre de jeux de données relatifs aux vélos et trottinettes en libre-service (disponibilité, description des réseaux et infrastructures cyclables) a augmenté en 2024.
L’ART note aussi une « hausse significative des données dynamiques publiées », avec près de 70% de ressources exploitables (+ 8 points de pourcentage en un an). Le plus encourageant, c’est que les données sont de plus en plus utilisées : « 72 % des jeux de données publiés à la suite des contrôles de l’ART ont été réutilisés au moins une fois, et plus de 50 % ont été téléchargés plus de 2 000 fois« . Sans doute parce que les données relatives aux perturbations sur les lignes, « dans un format interopérable, notamment durant les Jeux olympiques de Paris en 2024 » ont été publiées et donc fournies aux usagers, relève aussi l’ART.
Format, critères de classement
Voilà, pour les points positifs. Mais « plusieurs difficultés persistent« , selon l’ART. Les formats prévus par la réglementation (+ d’infos ici) sont encore sous-utilisés, constate l’autorité, et seulement 20 % des données publiées sont directement produites dans le format souhaité. « La diversité des formats de publication reste une limite à l’utilisation des données« , souligne le régulateur.
Le rapport pointe par ailleurs l »insuffisante » transparence des calculateurs d’itinéraires, « même si les acteurs identifiés se sont engagés à rendre plus clairs leurs critères de classement« .
Et enfin, « les critères environnementaux sont insuffisamment pris en compte : bien que les données sur l’impact écologique des déplacements soient accessibles, elles restent encore marginalement intégrées dans les calculateurs d’itinéraires« . Autrement dit, si un voyageur cherche à connaître l’impact environnemental de son trajet ou un classement en fonction de ce critère : seuls trois sur les 28 calculateurs passés à la loupe proposent cette fonctionnalité : Mappy, Pass Pass dans les Hauts-de-France et Tictactrip).
Contrôle renforcé en 2025
Dans sa campagne de contrôle 2025, l’ART compte s’intéresser plus particulièrement à l’intégration des données relatives aux perturbations, à l’autopartage, covoiturage, aux tarifs et à l’accessibilité des infrastructures. Comme celle des recharges de batterie, par exemple. Dans son communiqué, le gendarme des données manie la baguette en menaçant les détenteurs de données récalcitrants d’une mise en demeure en cas de manquement.
Et pour améliorer la qualité et l’interopérabilité des données, il promet donc « un contrôle renforcé sur le respect des formats réglementaires et la vérification des déclarations de conformité, afin d’assurer une meilleure réutilisation des données par les services de mobilité« . Ainsi qu’une « meilleure diffusion et prise en compte des impacts environnementaux dans les outils d’aide à la décision des usagers« .
L’ART contrôle de la qualité de l’ouverture et de l’utilisation des données de mobilité depuis le loi d’orientation des mobilités (Lom) de décembre 2019. Il s’agit de son troisième bilan sur le sujet.
Consulter l’infographie : ici

A Grenoble, M TAG cherche 150 conducteurs
Opération recrutement de grande ampleur pour M TAG : la société publique locale qui gère, depuis 2021, les transports publics de l’agglomération grenobloise. recherche 150 conducteurs et conductrices pour les bus et les trams.
« Un nombre jamais atteint depuis la création de l’entreprise », souligne l’entreprise dans un communiqué. Il s’agit, d’une part, d’avoir suffisamment d’effectifs pour desservir le réseau qui s’est agrandi en septembre dernier sous la houlette du Syndicat Mixte des Mobilités de l’Aire Grenobloise (SMMAG) qui a entrepris une démarche d’unification pour mieux desservir les territoires. Il faut, d’autre part, remplacer les départs à la retraite des agents de la génération « baby boom ».
Différentes opérations de communication vont être menées pour attirer les candidat(e)s, notamment une campagne avec des visuels, des journées portes ouvertes, des forums ou encore un job dating.