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  • A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    A Paris, un parking public transformé en site logistique du dernier kilomètre

    Le géant du stationnement Indigo qui gère 57 000 places (en délégation de service public ou non) dans Paris intra-muros, ferme un parking public parisien dont il est propriétaire, pour en faire une plateforme logistique du dernier kilomètre. Il s’est associé pour cela à l’opérateur immobilier Corsalis spécialisé dans la distribution urbaine. Le « Pressoir de Bercy », jusqu’alors dédié au stationnement de cars de tourisme et véhicules de gros gabarits, va devenir début 2025 une plateforme de logistique de plus de 2000 mètres carrés.

    Les marchandises arriveront en camion et repartiront en vélo cargo. Coût de la conversion de cet espace souterrain d’un peu plus de 2 000 mètres carrés : deux millions d’euros, en partenariat avec Corsalis. Cette première métamorphose s’inscrit dans un projet plus vaste, et deux autres parkings publics pourraient suivre à moyen terme.

  • Pourquoi l’arrivée des bus bi-articulés Tzen 4 en Ile-de-France va connaître un sérieux retard

    Pourquoi l’arrivée des bus bi-articulés Tzen 4 en Ile-de-France va connaître un sérieux retard

    Mauvaise surprise pour Ile-de-France Mobilités après la faillite au printemps dernier du constructeur de bus Van Hool : le repreneur, l’entreprise néerlandaise VDL, a décidé de délaisser l’activité bus pour ne reprendre que l’activité cars qui l’intéressait. Or, l’autorité organisatrice des transports franciliens avait commandé à Van Hool 30 bus Tzen 4 pour desservir, à partir de la fin de l’année, la ligne qui reliera Corbeil-Essonnes à Viry-Châtillon, en passant par Évry-Courcouronnes, Ris-Orangis et Grigny.

    Le constructeur belge était associé en groupement avec Alstom et Kiepe Electric pour la conception et la fabrication de ces bus biarticulés innovants de 24 mètres, 100% électriques, qui peuvent se recharger très rapidement. Mais il faudra encore attendre avant de les voir arriver. « Cinq bus sur trente ont déjà été livrés au centre bus de Corbeil-Essonnes. Les vingt-cinq bus restants sont actuellement à l’usine Van Hool de Lier (Belgique)« , indique à VRT Ile-de-France Mobilités.

    Île-de-France Mobilités a donc cherché un nouveau constructeur et trouvé un accord avec le suisse Hess pour lui faire réaliser les prestations qui relevaient de Van Hool. « Hess est en mesure de reprendre la production sans délai dès qu’il aura accès aux vingt-cinq bus« , assure IDFM, qui a négocié un accord avec les curateurs (désignés par la justice belge pour gérer la faillite) pour débloquer l’accès à l’usine et aux bus. « Celui-ci est en cours de formalisation et devrait permettre de débloquer la situation« , ajoute IDFM. Côté usagers, on espère au mieux une arrivée à la mi-2025 de ces nouveaux bus à haut niveau de service, pouvant transporter 140 passagers, pour remplacer la ligne 402, la plus fréquentée de l’Essonne avec quelque 26 000 voyageurs par jour.

    Marie-Hélène Poingt

     

     

     

     

     

  • Jean Castex rempile pour cinq ans à la tête de la RATP

    Jean Castex rempile pour cinq ans à la tête de la RATP

    Il se voyait bien en premier cheminot de France, à la tête du groupe SNCF pour succéder à Jean-Pierre Farandou. Il est finalement renouvelé pour cinq ans à la présidence du groupe RATP. Jean Castex a reçu ce matin la bénédiction des députés de la commission du développement durable, qui, après les sénateurs la semaine dernière (39 voix pour, une seule abstention), ont validé (30 voix pour, six contre, neuf abstentions) la proposition du chef de l’Etat de le reconduire à son poste jusqu’en 2029. « Au cours de ces quasi deux ans à la tête de la RATP [il avait été nommé en novembre 2022, six mois après son départ de Matignon, après un court passage à l’Agence de financement des infrastructures, ndlr], j’ai été, et je continue d’être, très heureux», a confié en préambule l’ancien Premier ministre.

    A son actif, des transports parisiens au rendez-vous des Jeux olympiques et paralympiques, une relative paix sociale et des recrutements massifs, notamment des conducteurs de bus et métro. Le défi, c’est de maintenir ce niveau de service au-delà de l’été des JO. « La RATP court toute l’année un marathon. Les Jeux olympiques, c’est un sprint. On peut faire un sprint sur 400 ou 500 mètres, mais c’est beaucoup plus difficile de le faire sur 50 kilomètres», a-t-il répondu aux parlementaires qui l’interrogeaient pour expliquer la difficulté de maintenir le même niveau d’exigence.

    D’autres défis sont devant Jean Castex : la modernisation du réseau métropolitain, l’ouverture à la concurrence, à commencer par celle des lignes de bus, et à le développement de la filiale RATP Dev sur les marchés étrangers. Il a insisté sur la nécessité que « la Maison France » arrive groupée à l’international.

    N.A

  • François Durovray veut créer un « comité de liaison » avec les régions sur la billettique et les achats de trains

    François Durovray veut créer un « comité de liaison » avec les régions sur la billettique et les achats de trains

    Zou, Aleop, liO… qui connaît ces marques ?, s’est interrogé le 8 octobre, lors d’un colloque de l’Afra (Association française du rail), François Delétraz, le président de la Fnaut, dans une charge contre la multiplication des marques de TER et la volonté des régions de prendre la main sur la distribution de billets de leurs TER. Ce qui morcelle l’offre ferroviaire et complique considérablement la vie des voyageurs, déplore la fédération des associations de défense des usagers.

    Auparavant, d’autres intervenants, notamment des représentants des constructeurs Caf et Siemens Mobility, avaient regretté des procédures d’homologation des matériels trop longues, des normes trop souvent changeantes et des « sur-spécifications » demandées par les régions pour avoir un matériel sur-mesure, générant une atomisation du marché et des risques pour l’industrie ferroviaire. Et de formuler le vœu que les régions regroupent leurs demandes pour avoir des trains « sur étagère« , alors que la demande pour des voyages en train est forte.

    Pour répondre à ces interpellations, François Durovray a clôturé les débats en annonçant son intention de créer « un club des autorités organisatrices des transports » qui pourrait aussi s’appeler « comité de liaison« . « Il me semble légitime que l’Etat prenne l’initiative d’organiser des réunions avec les autorités organisatrices pour traiter des questions d’acquisition du matériel roulant, de la billettique… et de tout un tas de sujets qui nécessitent une coordination compte tenu des demandes faites par les uns et les autres. L’ouverture à la concurrence justifient des enjeux de transparence« , a assuré le nouveau ministre des Transports.

    MH P

     

  • Keolis reste aux commandes du métro automatique des Docklands à Londres

    Keolis reste aux commandes du métro automatique des Docklands à Londres

    L’autorité organisatrice des transports de Londres, TfL, a renouvelé KeolisAmey, coentreprise du Français Keolis et de l’ingénieriste britannique Amey, pour exploiter et assurer la maintenance du métro des Docklands, le DLR, métro automatique qui relie la City à l’est de la capitale anglaise. Le contrat démarre le 1er avril 2025 . Le contrat de huit représente un chiffre d’affaires annuel de 140 millions d’euros.

    Inauguré en 1987, le DLR dessert notamment les Docklands, une ancienne zone portuaire de l’est de Londres. Il s’est
    progressivement étendu aux deux rives de la Tamise et relie aujourd’hui les quartiers d’habitat et d’affaires comme Canary Wharf, Greenwich ou Lewisham. Avec 40 km de ligne et 45 stations, c’est le réseau de métro le plus fréquenté du Royaume-Uni, transportant 100 millions de passagers chaque année.

  • A La Rochelle, une société d’économie mixte pour remplacer la régie des transports

    A La Rochelle, une société d’économie mixte pour remplacer la régie des transports

    En 2017, l’agglomération rochelaise (Charente-Maritime) avait délégué les transports urbains à la régie des transports communautaires rochelais, et à Transdev l’exploitation des transports périurbains, transports scolaires et à la demande. Suite à une étude révélant « un bilan contrasté des performances », les élus ont choisi de confier les deux activités à un seul opérateur. Le 26 septembre dernier, ils ont annoncé avoir retenu Transdev, seul en lice, pour assurer la nouvelle délégation de service public du réseau Yelo. La société agira via une société d’économe mixte à opération unique (Semop), à partir du 1er janvier 2025 et pour cinq ans.

    La nouvelle structure devra faire face à des objectifs ambitieux : un nouveau réseau, 20 % plus grand que l’actuel, doit voir le jour en juillet 2025. Et la collectivité locale souhaite que la fréquentation atteigne 13,8 millions de passagers par an d’ici à 2030, soit une progression de 38 %.

    J-S. T.

  • De nouveaux trams sur le T1 francilien en fin d’année

    De nouveaux trams sur le T1 francilien en fin d’année

    Le renouvellement du parc du T1, le plus ancien tramway francilien, se concrétise. C’est à partir de la fin de cette année que le TFS (tramway français standard), qui équipe depuis 32 ans la ligne de rocade actuellement exploitée entre Asnières Quatre Routes et Noisy-le-Sec (18 km), va progressivement être remplacé jusqu’à l’été prochain par 37 rames TW20 commandées à cette fin à Alstom par Île-de-France Mobilités (IDFM) en 2021. A cette tranche s’ajoutera une option sur 28 rames supplémentaires, récemment levée pour assurer les prolongements vers Rueil-Malmaison et Val-de-Fontenay d’ici la fin de la décennie. En ce début octobre, 6 rames ont été livrées et d’autres sont attendues avant la mise en service, qui se fera avec 4 éléments. Et en 2025, la livraison se fera au rythme de 3 par mois à partir de janvier.

    Pour son constructeur Alstom, qui le réalise sur huit de ses sites, le TW20 fait partie de la gamme Citadis X05 (305 pour être précis, le « 3 » donnant sa longueur en décamètres). Un type très similaire à celui du nouveau tramway de Nantes, si ce n’est qu’il est plus court, que quelques points diffèrent en matière de traction ou de freinage et que leurs faces avant respectives sont assez différentes, celle du TW20 ayant fait l’objet d’une consultation publique.

    Jusqu’à présent visible sur des photos publiées lors de l’arrivée de la première rame en mars dernier, le TW20 a reçu la visite de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’IDFM vendredi 4 octobre au site de maintenance et de remisage (SMR) de Villetaneuse. C’est sur ce site RATP, destiné en premier lieu au parc du T8, que sont garés et entretenus les nouveaux tramways en attendant leur mise en service sur le T1 (les deux lignes communiquent par un raccordement, à proximité de la gare de Saint-Denis). Après de premiers essais sur ce SMR, c’est sur le T8 et le T1 que le TW20 a entamé ses tests dynamiques en juin et juillet, en particulier pour s’assurer que le tram passe partout, y compris dans les parties basses du gabarit. La formation de quelque 300 agents concernés à différents titres a quant à elle débuté en septembre, alors que l’autorisation de circuler est attendue pour le 26 novembre… à temps pour sa mise en service commercial. Le SMR du T8 assure cette mise en service car le SMR du T1 à Bobigny est en travaux pour recevoir le TW20, alors qu’un nouveau SMR est en construction à Montreuil dans le cadre du prolongement à l’est.

    Plus largement, la prochaine arrivée du TW20 s’est traduite par deux ans et demi de travaux d’adaptation des infrastructures, en particulier au niveau des stations, alors qu’en ligne, les obstacles à la circulation des nouvelles rames, longues de 33 m (cinq modules) au lieu de 29 m pour les TFS, étant supprimés.  Le chantier le plus problématique restera sans doute celui qui occasionne une coupure de six mois jusqu’à fin mars prochain entre Bobigny et Noisy, afin d’y aménager une stations de régulation pouvant accueillir jusqu’à trois tramways.

    Par rapport au TFS, conçu il y a quatre décennies, le TW20 disposera d’une capacité supplémentaire de 15 %, soit 200 voyageurs, dont 50 assis. Côté accessibilité, les six portes par face (deux par module d’extrémité et sur le module central) sont plus larges et doubles partout, y compris aux extrémités, qui reposent sur des bogies moteurs placés sous les cabines de conduite. Avantages de cette configuration : le plancher bas est intégralement plat, sans « bosses » (les cabines étant d’une marche d’escalier plus en hauteur que les espaces destinés aux voyageurs) et l’accès est facilité pour les personnes à mobilité réduite, les modules du tram d’extrémité étant moins éloignés des nez de quai que sur les modèles franciliens précédents.

    A l’intérieur de nouvelles couleurs de sièges (vert et bleu foncé) apportent une variété bienvenue à la palette de couleurs. Au sol, deux nuances de gris distinguent les espaces où l’on stationne de ceux où l’on circule, alors que la visibilité par contraste des barres de préhension a fait l’objet de soins poussés. Comme tout matériel actuel, le TW20 est doté d’une climatisation, d’une vidéoprotection, d’un éclairage par LED (avec indication du côté de la sortie) et de ports USB répartis le long de chaque rame. Et pour plus de silence, les caisses d’extrémité reposent sur des bogies du type Magdebourg (développés en Allemagne pour les trams de cette ville au milieu des années 1990), pivotants et non motorisés.

    P. L.

  • Les pistes (démoralisantes) de François Durovray pour financer le transport public

    Les pistes (démoralisantes) de François Durovray pour financer le transport public

    Ne comptez plus sur l’Etat pour financer vos projets ! C’est en substance ce qu’a répondu le 3 octobre François Durovray aux représentants du secteur du transport public réunis à Strasbourg à l’occasion du salon européen des transports, EuMo Expo.

    Ceux-ci par les voix de Louis Nègre, le président du Gart, et Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTPF, avaient réclamé de l’argent pour faire face au « mur d’investissements » qui se dresse devant eux pour mener à bien le développement du secteur. Auquel s’ajoute, selon Louis Nègre, un autre « mur », celui des dépenses de fonctionnement.

    Le nouveau ministre des Transports a rappelé que personne n’a « vu les recettes permettant de financer le plan de 100 milliards d’euros » en faveur des transports publics, annoncés début 2023 par Elisabeth Borne, alors Première ministre. Ce plan reste « la feuille de route », a-t-il toutefois assuré. «Il faut réinventer un modèle de financement », a-t-il lancé, en ajoutant que cela nécessitera « un peu de temps ».

    Et il a évoqué quelques pistes. Dont le versement mobilité additionnel (VMA), qui existe déjà mais est peu utilisé. Pour cela, il faut, a-t-il expliqué, que les collectivités travaillent davantage ensemble et qu’elles se mettent d’accord (région, métropole, éventuellement départements) afin de créer un syndicat mixte comme le permet la loi SRU. C’est ce qu’a fait la Nouvelle-Aquitaine avec le syndicat NAM (Nouvelle-Aquitaine Mobilités), qui a décidé de mettre en place le VMA, « un outil qui permet d’agir ! », a souligné le ministre.

    Les certificats d’économie d’énergie (C2E), qui ne financent pas assez la mobilité, représentent une autre piste. Ou encore, comme le réclament l’UTPF et le Gart, le fléchage d’une fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émissions des gaz à effet de serre (ETS). Les ETS pourraient représenter une manne de 250 millions d’euros selon eux.

    « Evidemment le ministre des Transports est favorable à une affectation des recettes ! L’enjeu est de trouver des solutions sans être obligés à chaque fois de tendre la main vers l’Etat », a souligné François Durovray, avant de conclure :  « C’est une rupture, il va vraiment falloir m’accompagner ».

    Malgré le ton de son discours qui pourrait être jugé démoralisant, ce ministre très au fait des réalités du secteur reçoit pour le moment un très bon accueil. « On vous aime ! », ont assuré ensemble Louis Nègre, le président du Gart, et Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTPF.

    En revanche les transports « lourds » comme le ferroviaire ne semblent plus au coeur du projet. La conférence sur le financement des Serm, qui était attendue cet été, est repoussée à cet hiver, un « horizon «raisonnable ».

    Le ministre, qui reste président du département de l’Essonne, n’oublie pas la route qui « continuera à supporter la majorité des déplacements à l’avenir ». Et parie sur l’apport des cars express pour faciliter la mobilité en périphérie des métropoles. Ce qui inquiète des syndicalistes de la SNCF, persuadés que le ferroviaire va en faire les frais.

    Marie-Hélène Poingt

     

  • Katayoune Panahi de retour au cabinet du ministère des Transports

    Katayoune Panahi de retour au cabinet du ministère des Transports

    Katayoune Panahi est devenue fin septembre directrice de cabinet de François Durovray, le nouveau ministre des Transports. Cette ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts était depuis un an présidente de l’association des utilisateurs de La Défense, après avoir été directrice de SNCF Immobilier de 2021 à 2023.

    Elle signe aujourd’hui son retour au ministère des Transports puisqu’elle déjà été, entre autres, en 2008, conseillère chargée des infrastructures de transports au cabinet du ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance de l’économie. Dans ce cadre, elle avait piloté le financement des opérations d’infrastructures de transport et de renouvellement du matériel roulant de la SNCF et de la RATP.

  • Le succès du « ticket climat » en Autriche

    Le succès du « ticket climat » en Autriche

    Lancé en octobre 2021 sous l’impulsion des Verts, qui quittent le pouvoir après la victoire de l’extrême droite aux législatives en Autriche, le « Klimaticket », le pass rail autrichien, restera comme une avancée de la précédente législature dans la lutte contre le dérèglement climatique. Ce pass donne un accès illimité aux trains, bus et tram au prix de 1095 euros par an. Soit trois euros par jour.

    L’objectif de 100 000 utilisateurs a largement été dépassé : 300 000 personnes ont adopté ce ticket climat qui inclut tous les modes de transport collectif. Nouveauté, depuis juillet, les jeunes de 18 à 21 ans ont droit à un pass gratuit.

    Selon Leonore Gewessler, ex-ministre de l’Environnement, qui a accordé un entretien à l’AFP et s’appuie sur une étude de l’organisation VCÖ, l’incidence de ce pass est « réel » pour la planète car près de la moitié des abonnés affirment avoir délaissé leur voiture pour privilégier les transports en commun.