Auteur/autrice : admin_lvdr

  • 100 km de tramways ouverts en Ile-de-France

    Et deux de plus. Le T6, nouveau tram au sud sur un axe est – ouest, et le T8, nouveau tram au nord…  

    qui va plutôt du nord au sud sont présentés officiellement ce lundi 1er décembre, peu de temps avant leur ouverture, fixée le 13 décembre pour le T6 et le 16 décembrepour le T8. Depuis 1992, date de retour du tramway en Ile-de-France avec le T1 Saint-Denis- Bobigny, le réseau a crû et embelli. Il a fallu de la patience et de la ténacité. Lesréalisations prennent beaucoup de temps. Le projet de T6  a été lancé en 2000, les travaux ont commencé en 2007. Celui du T8, a été lancé aussi en 2000, les travaux ont commencé en 2010. Quatorze ans dans les deux cas. On voit donc aboutir en ce moment un effort qui remonte à loin. Et les récentes moissons ont été riches. En novembre 2012, ont été ouverts le prolongement  du T2 de La Défense à Pont-de-Bezons, celui du T1 de Saint-Denis aux Courtilles, la fin du T3a et le grand début du T3 b (le tramway des Maréchaux). En juillet 2013 a été ouvert le T5 (St Denis-Marché – Garges-Sarcelles) et, en novembre de la même année, la première phase du T7 (Villejuif – Porte de l’Essonne).

    Selon les chiffres du Stif, le réseau des tramways franciliens atteint maintenant 105 km de lignes desservant 187 stations. 810 000 voyageurs utilisent les lignes. A la mise en service des T9 (Porte de Choisy – Orly) et T10 (Place du Garde – Croix de Berny) ils seront un million.

    La RATP se frotte les mains. Seul le T4 lui a échappé et a été attribué à la SNCF (et, autre particularité, il est exploité avec des rames de tram-train Avanto de Siemens). Sinon, toutes les lignes lui sont revenues sans appel d’offre. Le T6 et le T8 ne feront pas exception. Avec sept lignes, le réseau tramway que la RATP exploite en Île-de-France deviendra en 2016 le premier réseau français en kilométrage avec près de 100 kilomètres et le troisième réseau européen en trafic voyageurs.

    Le T6 présenté ce lundi, Châtillon-Montrouge – Viroflay formera, une fois complété, une ligne de 14 km, dont 1,6 km en souterrain. La ligne traverse Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Meudon, Vélizy-Villacoublay et Viroflay. Elle compte 21 stations, dont 2 souterraines. Un tramway circulera dès décembre toutes les 4 minutes en heure de pointe. Il offrira des correspondances avec la ligne 13 du métro à Châtillon-Montrouge, avec le RER C et le Transilien à Viroflay rive-gauche, le Transilien à Viroflay rive-droite. C’est un tramway sur pneu STE6 de la société NewTL (ex Translohr, repris après dépôt de bilan par Alstom et le Fonds stratégique d’investissement), qui a été choisi, système retenu aussi pour le T5 (mais il s’agit en ce cas d’un modèle STE3).

    La mise en service de décembre concerne l’essentiel de la ligne mais pas sa totalité. Le tramway va aller de son terminus est, à Châtillon-Montrouge (Hauts-de-Seine), jusqu’à la station Robert Wagner à Vélizy-Villacoublay. Le tronçon souterrain allant jusqu’à Viroflay Rive Droite (Yvelines) sera, lui, ouvert en 2016.

    Le coût de l’infrastructure est estimé à 384 millions d’euros HT (Etat 16%, Région, 50%, Hauts de Seine, 20%, Yvelines, 13%, RATP, 1%), le matériel revenant à 134 millions (pour 28 rames) financé par le Stif. Extrêmement onéreux pour un système qu’on présentait comme une sorte de tramway léger… Rappelons que le choix d’un matériel sur pneu et, surtout, d’un système propriétaire proposé par une société en grandes difficultés a été vivement critiqué.

    Le T8, Saint-Denis Porte de Paris, — Epinay / Villetaneuse (Hauts-de-Seine) est une ligne en fourche. Il est de ce fait appelé aussi Tram’y. Long de 8,5 km, il comporte 17 stations dont 3 terminus. Il offrira aux heures de pointe un  tramway toutes les 3 minutes sur le tronçon commun, et toutes les 6 minutes sur chaque branche, l’une pour Epinay, l’autre pour Villetaneuse. Il sera en  correspondance avec la ligne de métro 13 à Saint-Denis, les RER D et C, la ligne de tramway T1, le Transilien SNCF comme avec la future tangentielle Nord, et avec plusieurs lignes d'autobus.

    Il relie trois communes, Saint-Denis, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse, soit un total de 143 000 habitants,  toutes trois dans la communauté d’agglomération Plaine-Commune  Plaine Commune est désormais riche en tramway, étant desservie par le T1, le T5 et maintenant le T8 qui la traverse de part en part.

    Ce sont des rames Citadis 302 d’Alstom qui ont été choisies pour cette nouvelle ligne. Le site de remisage et de maintenance de Villetaneuse a été inauguré en mai.

    L’infrastructure revient à 243 millions d’euros, pour l’essentiel financés par la région, le matériel roulant à 43 millions pour 20 rames (financées par le Stif).

     

     

    Prochaines étapes sur le réseau

     

    Outre les créations de T9 et T10 (pas de date arrêtée de mis en service), de nombreus prolongements de lignes sont engagés : 

    •  prolongement à l’ouest du T1 depuis son nouveau terminus, Asnières – Gennevilliers – Les Courtilles, à la station Gabriel Péri à Colombes, prévu « à l’horizon 2023».

    •  prolongement à l’est du même T1, de Noisy-le-Sec à Val de Fontenay. Mise en service prévue, 2019.

    • prolongement du T3B de la station Porte de la Chapelle à la station Porte d’Asnières. Mise en en service prévue, 2017.

    • nouvelle branche du T4 Aulnay- Bondy, perpendiculaire à l’axe existant, partant vers l’est, de la station Gargan à Montfermeil-hôpital ; fin des travaux d’infrastructure, 2018 : pas de date de mis en service encore annoncée ;

    • prolongement du T7 de Porte de l’Essonne à Juvisy-sur-Orge (pas de date de mis en servie annoncée) 

    Plus au large sous le nom de tram express, les tangentielles complèteront le nouveau  réseau structurant de surface.

  • Frédéric Saint-Geours au conseil de surveillance de la SNCF

    C'est le président de l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) qui a été désigné… par le gouvernement à la tête du conseil de surveillance de la future SNCF issue de la loi du 4 août dernier, selon le Journal Officiel du 30 novembre.

    Lors de la préparation du texte de loi ferroviaire, on évoquait la possibilité qu'un élu occupe ce poste. Cette option a été finalement écartée. Le futur président du conseil de surveillance, ancien directeur général des marques du groupe PSA Peugeot Citroën, vient du monde industriel. Ce qui est sans doute de nature à rassurer les dirigeants du groupe public confrontés à un contexte économique difficile.
    "Certains syndicats pourront considérer que St-Geours a tout pour déplaire : patron de la sulfureuse UIMM, membre éminent du MEDEF, ancien membre de cabinets ministériels proches de l'actuel pouvoir, néophyte ferroviaire…
    sauf que sa mission, à la tête du Conseil de Surveillance de la nouvelle SNCF, résidera essentiellement dans le traitement des litiges entre les EPIC qui composent la nouvelle SNCF. C'est sur ce point et lui seul que ce dirigeant devra faire ses preuves, en gardant à l'esprit l'intérêt de la nouvelle SNCF, de son personnel, de ses clients, et du service public
    ", commente Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat First.
    Frédéric Saint-Geours aura effectivement principalement le rôle de trancher en cas de différend entre les deux membres du directoire, donc entre Guillaume Pepy et Jacques Rapoport, respectivement président de SNCF Mobilités et SNCF Réseau.
      
           

  • TET. Les premières confidences de Philippe Duron

    A peine désigné président de la nouvelle commission sur l’avenir des  

    trains d’équilibre du territoire (TET) -une commission lancée le 19 novembre par le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies-,  Philippe Duron a donné quelques indications sur sa façon d’aborder le sujet. « La lettre de mission d’Alain Vidalies nous donne déjà quelques pistes. Le sujet principal, c’est comment perdre moins d’argent ? », explique le député socialiste du Calvados. « Il s’agit ensuite de savoir comment offrir aux usagers un service de transport moderne, robuste et confortable ».

    Selon lui, il faut résoudre le problème majeur des TET qui représentent en quelque sorte le chaînon manquant entre TGV et TER. « Le modèle économique des TGV ne peut être reproduit à l’infini sur tous les territoires. Mais tous les territoires ont droit à des transports modernes », affirme-t-il. Et il ajoute : "Il ne faudra sans doute plus les appeler TET demain mais, si l'on veut, trains modernes. Il faudra donc réfléchir à de nouveaux matériels. On peut imaginer des trains qui aillent un peu moins vite, qui soient assez confortables et qui circulent à côté des TGV ».

    Autre phénomène important à prendre en compte, poursuit Philippe Duron, « on remarque aujourd’hui que les voyageurs ne tranchent pas en fonction du temps passé dans les transports, mais en fonction du prix. La SNCF doit se battre contre les routes, contre les cars. On voit bien aussi qu’il y a parfois sur certaines lignes des doublons avec des TER, ou encore Transilien… ». L’élu précise qu’il a « commandé à Alain Le Vern (le patron des TER et des Intercités, ndlr) des monographies sur chacune des lignes ». Il est donc temps, conclut-il, de repenser les dessertes.

    Reste à savoir si l’ancien président de la commission mobilité 21, qui a réussi à obtenir un joli consensus sur ses conclusions concernant les infrastructures de transport à lancer dans les prochaines années, parviendra au même résultat sur la question des TET. Dans le passé, les régions ont déjà rejeté avec force la tentative de la SNCF de leur donner la responsabilité des liaisons déficitaires (pour ne garder que les plus rentables).

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  • Eric Ritter, prochain directeur général de Réunir

    Son départ a été annoncé lors du congrès de la FNTV… class= »MsoNormal »>
     

    (fédération nationale des transports de voyageurs) : Eric Ritter, le secrétaire général de la FNTV, va quitter cette fédération pour intégrer, le 5 janvier, l'équipe de Réunir, le groupement professionnel qui rassemble des PME indépendantes de transport de voyageurs. Au cours de l'année 2015, il deviendra le nouveau directeur général de Réunir Services et le délégué général de Réunir. Il remplacera Stéphane Duprey « qui a notamment été à l’origine de la création de Réunir », rappelle Eric Ritter. Et qui part à la retraite.

    « Je passe désormais du côté opérationnel », explique Eric Ritter. "Après une séquence de six années satisfaisantes à la FNTV, j’ai le sentiment d’avoir accompli ma mission », précise l’ancien avocat âgé de 50 ans. Il rappelle notamment que, sous sa houlette, la FNTV est passée en six ans de 150 à 650 personnes ou encore que l’association a réussi à porter « au plus haut niveau » le débat sur le développement des liaisons par autocar sur longue distance. 

    Côté FNTV, c’est Ingrid Mareschal qui va le remplacer. Cette jeune femme de 37 ans qui est notamment passé par le cabinet ministériel de Thierry Mariani épaulera donc Michel Seyt, le président de la FNTV qui devrait repartir pour un nouveau mandat le 10 décembre. C’est en effet ce jour là que la Fédération désignera son président. Michel Seyt est le seul candidat.

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  • Franck Gervais quitte Thalys pour VSC

    C’est aujourd’hui que l’ex-directeur général de Thalys International rejoint Voyages-sncf.com (VSC)… au poste de directeur général. Il remplace Yves Tyrode, qui a été nommé directeur général Digital et communication du groupe SNCF. Agé de 37 ans, Franck Gervais assure que c’est pour lui « tout autant une fierté qu’un défi. Fierté de piloter le leader français du e-commerce ; défi d’écrire les prochaines étapes de son développement et d’être à la hauteur des attentes de nos 500 000 visiteurs quotidiens ». Diplômé de l’Ecole Polytechnique et ingénieur du Corps des Ponts-et-Chaussées, il est également titulaire d’un MBA du Collège des Ingénieurs (CDI) et diplômé de la London Business School ainsi que de la Stanford Business School.

    Franck Gervais a rejoint la SNCF en 2006, en qualité de directeur du cabinet du président et de la direction générale. De janvier 2007 à décembre 2009, Franck Gervais prend, au sein de Transilien, la direction du réseau ferroviaire des secteurs Nord et Ouest de l’Ile-de-France avant de rejoindre le groupe Eiffage en janvier 2010 comme directeur des travaux maritimes et fluviaux. Il était DG de Thalys depuis mai 2011.

  • Stagecoach et Virgin remportent la franchise Londres-Edimbourg

    C'est une franchise prestigieuse mais réputée difficile. C'est pourquoi ce sont les autorités…. publiques britanniques qui exploitent la liaison Londres-Edimbourg, depuis que son précédent prestataire National Express y a renoncé en 2009. 

    Le gouvernement britannique, qui avait lancé un appel d'offres pour trouver un opérateur , a finalement attribué fin novembre l'exploitation de cette ligne ferroviaire  à Inter City Railways Ltd, une coentreprise britannique comprenant Stagecoach (qui en détient 90 %) Virgin (10 %).

    Parmi les autres postulants figurait le groupement associant le français Keolis, l’opérateur de transport public de la SNCF, et Eurostar, également détenu par la SNCF à hauteur de 55%. Côté français, on n'y croyait plus trop. Depuis quelque temps en effet, racontent certains cadres de Keolis, on constatait un "french bashing" contre l'entreprise qui a remporté récemment des contrats importants outre Manche.

    Inter City Railways exploitera dès le mois de mars prochain et pour huit ans cette ligne qui relie les capitales de l'Angleterre et de l'Ecosse. 20 millions de passagers y sont attendus chaque année.

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  • Un nouvel espoir pour la ligne franco-italienne de Tende

    Le financement des travaux de réfection des 47 km du parcours français de la…  

      « ligne de Tende », entre les villes italiennes de Cuneo et Vintimille, via Tende et Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), va être inscrit au contrat de plan Etat-Région (CPER) pour un montant de 91 millions d’euros, dont 29 millions d’euros votés par le parlement italien.

    Le montage financier et la répartition entre les différents partenaires comme l’Etat, la région Paca, la métropole Nice Côte d’Azur et RFF devra être finalisé avant le mois de février pour être présenté en assemblée plénière du conseil régional de Paca. Un décision « très importante » pour l’avenir de cette ligne, selon Jean-Yves Petit, vice-président du conseil régional Paca, qui a été actée lors d’une réunion le 26 novembre à Breil-sur-Roya entre les régions Paca, Ligurie et Piémont et les différents partenaires comme RFF et RFI (Rete Ferroviara Italiana).

    Le mois de novembre aura peut-être été capital pour la survie de cette voie ferrée franco-italienne lancée en 1928. Le 10 novembre, Jacques Frossard, directeur régional de RFF Paca a  rencontré à Turin ses homologues italiens de RFI pour finaliser une convention technique qui doit être conclue entre RFF, RFI et la région du Piémont avant la fin de l’année 2014. L’objectif est de fixer le planning des travaux et de lancer les appels d’offres avant juin 2015. Un comité de suivi doit également être mis en place.

    Alors que Jacques Rapoport, PDG de RFF, a reçu le 25 novembre une délégation d’élus de la région, une nouvelle réunion est prévue le 2 décembre entre techniciens français et italiens.

    Le parcours français de cette ligne de 100 km entre Cuneo, au nord, et Vintimille, au sud, permet aux quelque 6500 habitants de Tende, de Breil-sur-Roya et des communes intermédiaires de rejoindre les bassins d’emploi et de formation de Menton-Monaco et de Nice (via la ligne Breil-Nice). C’est aussi un axe touristique desservi par des TER (jusqu’à Tende) et des trains italiens qui « assurent une mission de service public sur le territoire français », comme le rappelle Jean-Yves Petit.

    Cette voie unique, non électrifiée, tracée sur un relief montagneux, comporte de nombreux ouvrages d’art, viaducs et tunnels dont plusieurs hélicoïdaux. Une convention signée en 1970 prévoyait (au nom des réparations de guerre !) le financement par l’Italie des pertes d’exploitation et des travaux d’entretien des 47 km de ligne sur le territoire français. Mais depuis 2011, l’Italie ne finance plus les travaux d’entretien. Fin 2013, pour « garantir la sécurité » et « freiner le vieillissement des installations ferroviaires », souligne Jacques Frossard, directeur régional de RFF, la vitesse a été réduite à 40 km/h, au lieu de 80 km/h sur le parcours français. Résultat, si la région Paca a augmenté le nombre de trains entre Breil et Tende (4 allers-retours par jour), les trains italiens n’assurent plus que 2 allers-retours quotidiens au lieu de 15 à 19.

    L’objectif des travaux est dans un premier temps de sécuriser la ligne et ses installations avant de lever totalement les limitations de vitesse d’exploitation et de rétablir le nombre de trains. Enfin, un autre objectif de la région Paca est que les TER puissent atteindre Limone, côté italien, d’où des correspondances sont possibles vers Cuneo et Turin.

    José SOTO

  • Uber : menace ou opportunité?

    Pour Alexandre Molla, le directeur du développement d’Uber, la société de VTC… américaine implantée en France depuis 2011, il y a une "vraie question à se poser : face à l'innovation, faut-il considérer qu'on a une menace ou bien une opportunité de se poser? Car dans ce que nous faisons, il y a sans doute des choses à prendre pour tout le monde…», assure-t-il. Victime de plusieurs recours en France depuis le lancement, en février dernier, de son offre Uber Pop, présentée comme du covoiturage – qualité que le tribunal correctionnel de Paris lui a déniée le 16 octobre en la condamnant à 100 000 euros d’amende, mais la start-up a fait appel  – Uber était cette fois devant le tribunal de commerce. Le 28 novembre, l’audience en référé était motivée par l’assignation pour « concurrence déloyale » de plusieurs syndicats de taxis et des entreprises de VTC dont une filiale de Transdev. Après plus de trois heures de débats, notamment autour de la récente loi Thévenoud qui empêche les VTC d’utiliser la géolocalisation, la décision a été mise en délibéré jusqu’au 12 décembre.

    « Ce délai confirme qu’il s’agit d’un sujet de droit très complexe, y compris de droit constitutionnel et de droit européen,en déduit Alexandre Molla. Et les enjeux vont au-delà du fait d’empêcher le leader mondial de se développer à Paris : il y aura un impact réglementaire sur tout le secteur du covoiturage et même de la location de véhicules entre particuliers. » Le géant californien présent dans six villes françaises et 230 dans le monde (45 pays) a un leitmotiv, celui de la solution très innovante, qui s’inscrit dans le mouvement de l’économie collaborative appliquée aux transports, qui n’est pas perçu comme une mode, mais comme une tendance de fond. « Les procédures sont le reflet d’un cadre réglementaire d’un autre âge », argumente encore le directeur du développement. « Je comprends que l’aspect disruptif dérange, mais nous avons confiance en l’avenir en raison d’une adhésion massive de la population à ce service pas cher, pratique, et fiable. »

    Elle aime aussi à rappeler que c’est précisément à Paris que le fondateur d’Uber, Travis Kalanick, a eu l’idée de créer son appli. En voyage dans la capitale française en décembre 2008, incapable de trouver un taxi, il a aperçu une file de chauffeurs privés stationnés devant le Ritz et s’est dit, « il faudrait leur permettre d’optimiser leur temps ». Ce qui se traduit par la possibilité pendant qu’ils attendent leur client habituel de réaliser quelques courses pour Uber. Après les USA – elle s’est créée en 2009 à San Francisco –, c’est d’ailleurs Paris que la société a choisi pour ouvrir sa première succursale européenne, en 2011. En 2013, elle s’implante à Lyon, en 2014 à Lille, Bordeaux, Toulouse et Nice. Elle aurait pu se contenter du classique VTC, mais avec sa volonté d’« innovation permanente », elle s’est intéressée à la voiture de Monsieur et Madame Tout-le-monde. « Une voiture particulière est utilisée en moyenne une heure par jour, c’est 5% du temps, on a eu l’idée de mettre en relation ceux qui ont besoin de se déplacer et ceux qui en ont une et veulent un petit complément de revenu », assure Franck Molla.

    C’est ainsi qu’est née l’offre UberPop de covoiturage sur courte distance, déclenchant les foudres de la profession des taxis et VTC. « Mais quelle est la différence avec Blablacar ? poursuit-il. C’est malhonnête intellectuellement parlant d’en voir une. Notre idée, c’est la mobilité partagée en ville et que demain, grâce à ce système fiable, les gens laissent puis vendent leur voiture, qu’ils changent de comportement de consommation du transport… ». Uber a calculé que si le succès est au rendez-vous, on peut espérer 800 000 voitures particulières en moins dans les rues franciliennes fin 2016. C’est d’ailleurs sur le même segment et avec un argumentaire pas si éloigné de ça que la SNCF s’apprête à lancer son service iDVroom de co-voiturage courte distance en Ile-de-France…

    Uber, qui revendique 160 000 utilisateurs en France pour son service Pop, veut toujours avoir un métro d’avance et a pour sa part lancé mi-novembre UberPool, en se défendant de vouloir ainsi contrer les arguments juridiques qui lui sont opposés. L’idée est la même qu’UberPop, mais avec plusieurs passagers dans le véhicule et donc à la clé une réduction tarifaire importante – et dans tous les cas d’au moins 10 % – pour chacun d’entre eux.  C’est l’algorithme de l’appli qui s’occupe de trouver le « match entre les différentes courses » et de calculer le trajet le plus court et en fonction des demandes des clients. La société assure qu’elle respectera la décision de justice attendue mi-décembre, « mais la vie d’une entreprise ne s’arrête pas à une décision de justice », enchaîne Alexandre Molla. Persuadé que le service « répond à une vraie demande, jusque-là non satisfaite », et ne fait pas concurrence aux taxis car « s’adresse à des gens qui ne le prenaient pas ou alors très sporadiquement », il affirme que les offres Uber « ne prennent de part du gâteau à qui que ce soit mais font plutôt croître le marché du transport de personnes. »

    Pourtant, partout où elle s’implante, l’entreprise Uber fait grincer des dents, y compris aux Etats-Unis et au Canada, elle est souvent attaquée en justice. « On a ouvert un marché avec une solution qui casse les codes sur un secteur extrêmement réglementé et protégé, analyse-t-il. Cela oblige tout le secteur à se pencher sur son business model ! ». A New York ou Chicago, la start-up a ouvert son appli aux taxis. Quand elle l’a fait à Paris, les taxis qui s’y sont inscrits se seraient trouvés menacés de radiation par certaines centrales radios. D’où cette réflexion : « sommes nous une menace ou  une opportunité pour tous ? » Bref le transport partagé, chez Uber, on y croit. Reste à savoir comment les juges consulaires interpréteront le droit le 12 décembre… Et il y a fort à parier qu’Uber fera appel. Les plaignants demandent l’interdiction d’UberPop et une astreinte de 250 000 euros par jour en cas de non-exécution. Relativement peu dissuasif pour une entreprise valorisée à 17 milliards de dollars en juin dernier et qui, selon l’agence Bloomberg, serait, après une nouvelle levée de fonds désormais valorisée entre 35 et 40 milliards de dollars…

    [email protected]

  • 9.2

    C'est, en pourcentage, le taux de fraude enregistré sur le réseau de transport public de Strasbourg. Un taux qui a sensiblement diminué puisqu'il s'élevait à 12,4 %  il y a cinq ans… Pour les responsables des transports publics urbains, ce résultat s'explique par les changements conduits dans les contrôles. Ceux-ci ont désormais lieu 7 jours sur 7 et sur toute toute l'amplitude horaire du service. Par ailleurs, le montant des amendes a été porté  à 49 euros, soit un tarif légèrement supérieur à celui d'un abonnement mensuel plein tarif. "Cette double action permet de recouvrer une partie du préjudice financier dû à la fraude. En 2013, la réduction du manque à gagner liée à la baisse du taux de fraude se chiffre à plus de 2 millions d'euros au bénéfice des comptes de la collectivité", précise Jean-Philippe Lally, le directeur général de la CTS. Selon la CTS, qui ne veut pas s'en tenir là, en passant sous la barre des 10 % de fraude, le réseau figure désormais parmi les bons élèves en France.

  • « Nous demandons à pouvoir répondre aux appels d’offres ferroviaires en France »

    « Nous demandons à pouvoir répondre aux appels d’offres ferroviaires en France »

    Directrice France de Transdev depuis début 2013, Laurence Broseta estime que le groupe a restauré la confiance avec ses clients. Après le choix de Bordeaux en faveur de Keolis – plus gros contrat français de l’année 2014 – elle rappelle que les perspectives en 2015 sont prometteuses : Transdev s’apprête à tripler le nombre de ses réponses à des appels d’offres.

    Ville, Rail & Transports. Quel bilan faites-vous presque deux ans après votre arrivée chez Transdev?

    Laurence Broseta. Le premier chantier important a porté sur la réorganisation des équipes de Transdev en France, pour répondre à nos enjeux forts de performance opérationnelle et commerciale. Notre structure précédente à deux niveaux (7 régions et 26 pôles) a été simplifiée avec un découpage territorial en 16 pôles régionaux, donnant une meilleure lisibilité en interne et une meilleure efficacité sur le terrain. Par ailleurs, nous avons stabilisé notre situation commerciale. Après une période d’incertitude sur notre actionnariat qui s’était ressentie en externe, et pendant laquelle nous avions perdu quelques beaux contrats, nous avons retrouvé la sérénité. Avec la montée programmée de la Caisse des dépôts au capital, qui nous assurera un soutien pérenne pour accompagner notre développement, et l’affichage d’une stratégie claire du Groupe Transdev, nos clients ont à nouveau confiance. En 2013, dans l’urbain, nous avons renouvelé 100 % de nos contrats : Grenoble, Toulon, Compiègne, Roanne, Bar-le-Duc, Villeneuve-sur-Lot.

     

    VR&T. Il y a un peu plus d’un an, Jean-Marc Janaillac évoquait le cas d’une dizaine de contrats déficitaires à redresser. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

    L. B. Nous avons en effet une dizaine de contrats importants en difficulté. Mais il faut souligner qu’il ne s’agit que d’une minorité dans l’ensemble de nos contrats urbains et que par ailleurs leur situation s’améliore peu à peu. La prise de risque est inhérente aux délégations de service public : l’opérateur assume le risque sur la maîtrise de ses coûts et un risque sur les recettes. Et cela dans un contexte de plus en plus concurrentiel.

    Les recettes sont particulièrement difficiles à évaluer, notamment lorsqu’il y a des effets externes tels que des baisses de la démographie, ou des effets tramways qui ont été très différents en fonction des tailles des agglomérations, des densités de population et des usages des réseaux antérieurs. Cela peut conduire à des pertes conséquentes, parfois sur des durées très longues.

    C’est le cas par exemple du réseau de Reims où la durée de la concession est de trente ans. Le groupe ne peut pas alors se permettre de rester en déséquilibre et des solutions doivent être recherchées avec la collectivité. A Reims, nous avons signé un avenant l’année dernière compensant, pour les années passées, les déséquilibres du contrat issus de causes externes. Pour cette année et les suivantes, des négociations sont en cours dans le cadre d’une clause contractuelle de revoyure. Nous souhaitons aboutir à un accord permettant de pérenniser ce contrat.

    A Besançon, nous avons mis en service avec succès, et en avance sur le planning initial, le tramway fin août. C’est une belle réussite opérationnelle de l’exploitant, qui fait suite à une gestion de projet remarquable par la collectivité qui a permis la construction du tramway le moins cher de France dans les meilleurs standards de performance. Par contre, notre contrat d’exploitation est fortement déficitaire en raison à la fois d’une estimation trop forte des recettes, et d’éléments imprévisibles ou mal évalués sur les coûts. Nous assumons les conséquences des ambitions peu réalistes de nos prédécesseurs, mais chacun doit faire des efforts pour revenir à une situation saine. Nous allons travailler avec notre client à des optimisations, afin d’atténuer l’écart entre le coût du réseau et la rémunération du contrat.

    Valenciennes, est un cas très différent. C’est le réseau exploité qui est fondamentalement différent du cahier des charges initial : un trolley devait être rapidement mis en service. A la place, et après une période de travaux bien sûr plus longue, ce fut un tramway. Nous avons eu beaucoup de difficultés à obtenir de notre client un avenant qui prenne légitimement en compte ces nouvelles dispositions. Nous avons finalement accepté un compromis financièrement désavantageux pour nous mais qui anticipe la fin de contrat, et nous permet donc de mettre fin à nos pertes. Nous regrettons de quitter ce réseau sur lequel nos équipes d’exploitation ont fait un travail remarquable et mis en service les deux lignes de tramway dans un contexte contractuel anormal, mais nous ne pouvons pas nous permettre de travailler à perte.

     

    VR&T. Transdev a répondu à l’appel d’offres de DSP à Bordeaux. Comment expliquez-vous le choix de la collectivité qui a finalement retenu Keolis ?

    L. B. Nous sommes forcément déçus, et d’autant plus que nous nous sommes beaucoup investis dans cette offre dont la Communauté urbaine de Bordeaux a d’ailleurs reconnu la qualité.

    La compétition a été particulièrement serrée après seulement 5 années de gestion du nouveau délégataire : notre offre a permis à la CUB de s’interroger sérieusement sur certaines de ses prestations. Nous n’avons pas encore les éléments d’évaluation, et nous les étudierons attentivement, mais il est certain qu’il était dans tous les cas difficile politiquement de changer d’opérateur après un seul contrat et avec la concomitance de la mise en service d’une nouvelle ligne de tram.

    De notre côté, le haut niveau d’engagement, la qualité des expertises, la maîtrise des solutions techniques proposées, l’innovation et la réactivité déployés tout au long du processus resteront comme un signal fort de l’esprit de conquête qui anime à nouveau notre groupe et nous rendent pleinement confiants dans notre capacité à gagner les grands appels d’offres urbains qui vont se présenter.

     

    VR&T. Malgré la crise des finances publiques, est-ce que vous avez revu vos prix à la hausse pour éviter les mauvaises surprises ?

    L. B. Nous ne pratiquons pas de prix à la hausse, mais nous abordons avec plus de prudence la prise de risques. Cela n’empêche pas d’être ambitieux, mais sans exagération : notre objectif n’est pas de planter des drapeaux, mais d’établir des relations de confiance de long terme avec les collectivités pour lesquelles nous travaillons. Nous souhaitons présenter au délégataire le juste prix avec une grande transparence. C’est fondamental pour cette relation de confiance. Nous ne souhaitons pas revenir ensuite à la table des négociations car le contrat aurait été mal équilibré, comme cela a été le cas pour nos concurrents avec la CUB ou avec la Communauté du pays d’Aix.

     

    VR&T. A Strasbourg, vous avez déposé une plainte devant l’autorité de la concurrence, où en est-elle ?

    L. B. C’est en cours. L’Autorité de la concurrence a décidé que la plainte méritait d’être jugée sur le fond. Mais les procédures sont très longues. Nous sommes parfois gênés par la proximité entre Keolis et la SNCF. A Strasbourg en particulier, la SNCF a apporté son appui à Keolis par l’intermédiaire d’un GIE associant Keolis, Effia et la SNCF: il y avait clairement un apport direct de la SNCF à Keolis. Il n’est pas normal d’utiliser la valeur ajoutée du monopole de la maison mère pour gagner des offres face aux concurrents privés. La SNCF a d’ailleurs décidé de dissoudre ce GIE avant même l’instruction sur le fond de l’Autorité de la concurrence.

     

    VR&T. D’ailleurs, les élus eux-mêmes ont mis en avant la synergie des deux entités pour justifier le choix de leur délégataire…

    L. B. Oui. Néanmoins, cela ne change pas fondamentalement le marché.

    Ce que nous souhaitons surtout, c’est obtenir la réciprocité sur le marché ferroviaire français.

    Le groupe Transdev a les savoir-faire et références pour se positionner sur le rail en France dès qu’il sera ouvert. Nous assurons un volume important de services ferroviaires dans le monde. En particulier en Allemagne où, nous exploitons actuellement l’équivalent des TER de plusieurs régions françaises. Nous sommes aussi présents dans le ferroviaire aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas…

    En France, du fait du monopole, notre expérience reste limitée. Elle est néanmoins réussie et significative. Nous gérons par exemple la ligne Carhaix-Guingamp-Paimpol où nous sommes sous-traitants de la SNCF, et Rhône Express, la desserte de l’aéroport Lyon-Saint-Exupery.

     

    VR&T. Vos relations avec Keolis sont-elles toujours aussi tendues qu’en début d’année suite à l’appel d’offres de Boston ?

    L. B. Elles ne sont pas mauvaises. Ce sont des relations de concurrents.

    Nous demandons simplement à pouvoir répondre aux appels d’offres ferroviaires en France afin que notre concurrent ne bénéficie pas, à l’étranger ou en France, contre nous, de la situation de monopole de sa maison mère.

     

    VR&T. Quels sont les autres appels d’offres importants à venir ?

    L. B. Nous aurons beaucoup de contrats en renouvellement et d’offres offensives dans les deux prochaines années. On se prépare à une période commercialement très active. En défensif ou offensif, nous triplons le nombre de réponses à des appels d’offre l’année prochaine. Nous avons une vingtaine de cibles dans l’urbain. Dans l’interurbain, le volume traité est plus régulier.

     

    VR&T. Et sur le Grand Paris, comment vous positionnez-vous ?

    L. B. Nous sommes clairement candidats pour toutes les lignes du Grand Paris. Nous l’avons dit au ministre en charge du Grand Paris, à la région, aux élus, au Stif. Et nous leur demandons que toutes les conditions nécessaires à une réelle ouverture du marché soient mises en œuvre : dès les phases d’études par la conception de lignes à exploitations indépendances, par un planning et un processus de mise en concurrence clair et anticipé, par un rôle cohérent et surtout limité du Gestionnaire technique pour qu’il n’interfère pas dans la performance au quotidien des futures lignes …

    Avant le métro automatique du Grand Paris, il y aura les tramways T9 et T10 dont les appels d’offres devraient intervenir d’ici deux ans et pour lesquels nous sommes candidats.

    Sur tous ces projets, nous tenons à ce que la RATP ne soit pas seule consultée, mais seulement au même titre que les autres opérateurs potentiels. Il faut aussi que les calendriers de mise en concurrence soient connus le plus tôt possible et les opérateurs choisis bien en amont pour participer aux validations des études détaillées, aux réceptions et essais.

     

    VR&T. Et sur le transport à la demande, et bientôt le VTC…

    L. B. Le transport à la demande est souvent inclus dans les DSP urbaines. Il n’y a presque plus de réseau urbain qui n’ait pas son offre TAD pour la desserte du périurbain. Nous avons sur le sujet une forte technicité, une organisation des centrales d’appel optimisée au niveau national, ou autonome et locale pour les clients qui le demandent. Nous avons une gamme complète de solutions pour ce type de service (délais de réservation, zonale/lignes virtuelles…) qui répond aux demandes spécifiques de chaque collectivité, et nous continuons à innover.

    En ce qui concerne les VTC, la loi vient d’être votée. Fondamentalement ces services répondent à des besoins complémentaires, en particulier à Paris, « ville-monde » aux besoins énormes non satisfaits. Les VTC ont une place à prendre, entre d’un côté les taxis, très protégés mais peu adaptables aux attentes nouvelles des usagers, et de l’autre, les services tels qu’Uber, uber-pop, sujets à polémiques, très innovants au contraire, mais aux limites des règles.

    Nous avons une grande expérience dans les VTC, très réussie à l’international, en particulier aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Angleterre.

    Nous la développons en France, en commençant par Paris, ou le service Green Tomato Cars démarre avec un haut niveau de service, très green avec ses véhicules hybrides. Nous vendons « Des prestations 100 % vitaminées » !

    A noter que notre service Supershuttle de VTC partagé est devenu n°1 du transfert partagé vers les aéroports parisiens, avec 250 000 clients en 2013.

     

    VR&T. Quelle est votre stratégie en matière de smart city ? Où en est la commercialisation de smarter mobility ?

    L. B. Le positionnement dans le numérique reste un enjeu essentiel pour Transdev, sur lequel nous avons une avance notable et « différentiante ». Notre partenariat Smarter mobility avec IBM nous a permis de développer des solutions innovantes au service des villes numériques. En particulier, pour le projet Optimod’Lyon nous avons lancé SmartMoov, la première application de mobilité au monde à intégrer dans ses calculs de temps de trajet, le temps réel et prédictif à une heure.

    Nous n’avons pas de commercialisation séparée sur les produits smart cities et mobilité numérique. Les outils numériques font partie intégrante de nos services. Transdev dispose d’une palette de solutions qui permettent de faciliter les déplacements, et réduire les incertitudes lors des trajets de nos voyageurs, facteurs essentiels de l’attractivité des transports publics. Nous les mettons à la disposition des collectivités, avec lesquelles nous concevons des offres numériques adaptées à leurs besoins, leurs territoires et leurs services de transport.

     

    VR&T. Quel pourrait être l’impact sur vos activités de la nouvelle loi de décentralisation?

    L. B. Le premier changement concerne les métropoles, qui auront la responsabilité de la gestion des transports sur des territoires étendus, intégrant des transports urbains, interurbains, scolaires aujourd’hui gérés par différentes autorités organisatrices. Nos contrats actuels seront dans un premier temps transférés aux nouvelles AO. On peut imaginer que cela conduira par la suite à des appels d’offres de transport public plus intégrés, regroupés. Les élus décideront de nouveaux modes de fonctionnement qui vont sans doute être assez différents d’une métropole à l’autre. C’est l’occasion pour un groupe comme le nôtre de les accompagner dans leur choix d’organisation de la mobilité sur les territoires, de leur offrir des services de coordination.

    Par ailleurs, les régions vont prendre le pas sur les départements pour l’organisation des transports interurbains et scolaires. Là aussi, c’est l’occasion de repenser le transport sur des territoires plus larges.

    Propos recueillis par Cécile NANGERONI et Marie-Hélène POINGT