Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Le premier « train-tram » espagnol voit le jour à Cádiz

    Le premier « train-tram » espagnol voit le jour à Cádiz

    Grande première le 26 octobre :  le « Tren-Tranvia de la Bahia de Cádiz » a été inauguré. Cette mise en service survient après 15 années de préparatifs et un investissement supérieur à 300 millions d’euros.

    S’étalant sur 24 km, ce tram-train se déploie au sud de la baie de Cádiz entre les villes de Chiclana de la Frontera, San Fernando, Puerto Real et Cádiz, ses 21 arrêts desservant une population de 234 000 habitants. Le parcours combine une section nouvelle de 14 km auxquels succèdent 10 km sur la ligne Séville-Cádiz du «réseau national » de Adif (l’équivalent espagnol de SNCF Réseau).

    Pour cette première espagnole, l’opérabilité est assurée par sept trains fournis par CAF, captant le 750 volts sur la partie tramway et le 3000 volts de la ligne Adif. Ces rames avaient été commandées en 2008 par la Junta ou Communauté autonome d’Andalousie qui a également pris en charge l’infrastructure nouvelle. Cette collectivité est en effet compétente pour les tramways andalous (Grenade, Séville, Málaga), mais l’exploitation globale du réseau de Cádiz a été confié en mars 2010 à l’opérateur Renfe.

    Durant presque 20 ans, ce projet de tram-train a vécu nombre de vicissitudes. Esquissé dès 2004 via un « Metrotren », il est d’abord pensé à écartement européen, avant d’être construit à 1,668 m afin d’atteindre Cádiz. Mais les quais hauts ou pas imposent deux types de portes, selon la partie de la ligne. Mêmes difficultés pour la signalisation, l’insertion dans le trafic banlieue etc. Si bien que l’homologation engagée en 2014 n’aboutit qu’en 2020, avant des essais en ligne. Et l’Union européenne s’est fait tirer l’oreille pour maintenir ses subventions.

    Mais ce n’est pas fini : à terme, la ligne Adif Séville-Cádiz devrait passer à grande vitesse avec conversion de la voie à écartement européen. Il faudra alors revoir et l’alimentation électrique (25kV alternatif) et les bogies des rames du tramway …

    A ce jour, aucun projet de tram-train n’est aussi achevé en Espagne : entre Alicante et Benidorm, des convois empruntent des tracés urbains puis périurbains, ce qui sera bientôt le cas à Bilbao. Ailleurs, León, Mallorca comme la Costa Brava catalane en sont toujours aux stade des cartons.

    Michel Garicoix

  • IDFM veut 1000 agents de sécurité en plus dans les transports

    IDFM veut 1000 agents de sécurité en plus dans les transports

    25 % de personnel en plus d’ici 2026 pour assurer la sécurité des voyageurs en Ile-de-France. C’est ce que souhaite Valérie Pécresse qui a indiqué, le 11 octobre dernier, vouloir « créer 1 000 postes supplémentaires dans les 5 prochaines années ». Ils s’ajouteront au 4000 emplois déjà déployés dans le réseau francilien, a ajouté la présidente d’Ile-de-France Mobilités.
    Plus précisément, l’élue prévoit 400 agents de sécurité privée affectés dans les bus de Paris, 300 agents supplémentaires déployés dans les bus de grande couronne, 100 agents de sécurité privée supplémentaires pour la RATP, 23 agents supplémentaires pour le GPSR (la police de la RATP), et 80 agents pour les lignes ferroviaires (dont 40 nouveaux agents de la Suge, la police ferroviaire de la SNCF, et 40 agents de sécurité privée), nécessaires notamment dans le cadre du prolongement du RER E.
    S’ajouteraient une centaine d’agents qualifiés, réunis au sein d’une Brigade régionale de sécurité que Valérie Pécresse veut aussi créer. Ces agents seraient « capables d’intervenir partout en Ile-de-France pour apporter un soutien temporaire aux effectifs de terrain en fonction des besoins », a souligné la patronne de l’Ile-de-France. « Les études juridiques et opérationnelles puis la mission de configuration devront préciser le fonctionnement et les modalités d’intervention de cette entité ».
    Pour former ce personnel, IDFM veut créer une formation d’agents de sécurité privée spécialisée dans les transports, avec des modules spécifiques, adaptés au secteur des transports en commun. Le dossier de demande de certification a été déposé en juillet 2022 et celui-ci vient d’être enregistré par France compétences, qui assure notamment la régulation de la formation professionnelle et de l’apprentissage. IDFM consacre 160 M€ chaque année à la sûreté dans les transports franciliens.
    Y. G. 
  • La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs

    La RATP distribue une prime de présence à ses conducteurs

    Confrontée à un manque de conducteurs de bus, la RATP cherche non seulement à attirer de nouveaux profils mais aussi à lutter contre la vague d’absentéisme qui la touche. Le renforcement des contrôles menés en interne a permis de relever 500 arrêts frauduleux concernant 230 salariés et a donné lieu à des révocations et des licenciements, a indiqué Alexandre Guyot, le DRH bus et tramways de la Régie, lors de la conférence sur « Le défi social dans les transports publics franciliens », organisée par VRT le 20 octobre à l’Espace Saint Martin dans le 3ème arrondissement de Paris, juste avant la cérémonie de remise des Grands Prix de la Région Capitale.

    Pour faciliter le retour à la normale, la RATP a mis en place une prime de présence. « Depuis octobre et au moins jusqu’à la fin de l’année, les conducteurs assidus toucheront entre 100 à 200 € mensuel», a annoncé Alexandre Guyot. Une initiative pas vraiment vue d’un bon oeil par les syndicats car les salariés ne sont pas forcément absents pour de mauvaises causes. La Régie, qui évalue ses besoins à 1500 conducteurs de bus cette année, en avait embauché 820 à fin septembre, a également indiqué le DRH au cours de cette table ronde.

    En cette période de tensions sur les métiers, les transporteurs recourent aussi aux primes pour attirer de nouvelles recrues. C’est le cas notamment de Transdev qui verse une prime aux salariés parrainant des candidats. «La situation s’est déjà améliorée. Nous avons connu une vraie difficulté au sortir de l’été, au moment où des salariés avaient prolongé leurs congés. Les efforts menés par l’entreprise ont permis de rétablir la situation. Nous sommes passés de 250 conducteurs manquants en septembre, à moitié moins, en recourant à l’intérim », a indiqué Pierre Talgorn, le directeur régional Transdev Ile-de-France. Et d’ajouter : « Pour assurer le service, chaque matin, nous réorganisons le planning en fonction des absences de dernière minute, en donnant priorité au scolaire et au transport à la demande dans des lieux où l’on est dépendant du service. Et nous effectuons des rotations, pour que ce ne soit pas toujours les mêmes usagers qui soient impactés ».

    Valérie Chrzavzez

    Retrouvez l’intégralité du compte-rendu de la conférence de nos Grands Prix de la Région Capitale dans le numéro de novembre de Ville, Rail & Transports.

  • L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    Pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants qui devront instaurer en 2025 des zones à faibles émissions (ZFE), le compte à rebours a commencé. Pour le moment, sur les 43 agglomérations concernées, seules 11 ont déjà sauté le pas et mis en place des zones où les véhicules les moins polluants sont acceptés en fonction de leur vignette Crit’Air.

    Le sujet est potentiellement explosif, rappelle Philippe Tabarot, sénateur LR des Alpes-Maritimes, et ancien rapporteur au Sénat du volet mobilités de la loi climat et résilience en 2021. Avec la mise en place de ces ZFE,  « ce serait alors près de 41% du parc automobile français actuel qui serait interdit de circuler dans les grandes villes« , écrit-il dans une tribune envoyée aux médias. Selon l’élu, le transport étant le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, il convient de le décarboner. « La zone à faible émission (ZFE) constitue, dans l’arsenal, un moyen pour atteindre cet objectif« , reconnaît-il, en insistant sur la nécessité de « l’acceptabilité sociale« , qui lui semble aujourd’hui mieux prise en compte qu’il y a un an.

    Toutefois, la Métropole du Grand Paris a décidé de reporter à partir de septembre 2024 l’interdiction des Crit’Air 3 dans la ZFE, a indiqué sur France Bleu Paris Patrick Ollier, son président, l’interdiction des Crit’Air 4 et 5 étant déjà en vigueur.

    Pour aider les automobilistes, l’État a décidé de mettre en place des aides à l’acquisition de véhicules non polluants, tels que le bonus écologique et la prime à la conversion. « Le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique sera porté à 7 000 euros pour les 50 % des Français qui gagnent le moins. Le dispositif de leasing pour les véhicules électrique sera ouvert aux précommandes au second semestre 2023« , a ainsi indiqué dans un communiqué le ministère de la Transition écologique après la tenue, le 25 octobre, du 1er comité ministériel sur les « zones à faibles émissions mobilité ». Au moins 150 millions d’euros issus du fonds vert viendront aussi en soutien des collectivités pour mettre en place ce dispositif.

    Enfin, l’Etat a promis de mettre un dispositif de contrôle et de sanction automatisé pour veiller à la mise en œuvre effective des ZFE-m. « Elle nécessitera le déploiement de dispositifs techniques. L’État y travaille d’ores et déjà aux côtés des collectivités afin d’aboutir d’ici 2024″, souligne le ministère sans donner plus de détails. Un comité de suivi se réunira tous les six mois pour suivre les avancées des futures ZFE. Et un groupe de travail sera lancé dans les prochaines semaine pour harmoniser les règles s’appliquant plus particulièrement aux professionnels.

    MH P

  • La SNCF reconnue seule coupable de la catastrophe de Brétigny

    La SNCF reconnue seule coupable de la catastrophe de Brétigny

    Neuf ans après le déraillement d’un Intercité à Brétigny-sur-Orge, qui avait tué 7 personnes et blessé plus de 200 autres, le verdict est tombé : la SNCF est seule reconnue coupable d’homicides et blessures involontaires, a jugé le 26 octobre le tribunal d’Evry. La compagnie a été condamnée à une amende de 300 000 euros, toutefois moins lourde que celle réclamée par le procureur Rodolphe Juy-Birmann. Lors du réquisitoire, ce dernier avait eu des mots très durs contre la SNCF (héritière pénale de l’Infra chargée de la maintenance des voies au moment des faits), estimant qu’elle avait « créé le contexte à l’origine de l’accident » par un « échec dans la chaîne de maintenance ». Selon lui, l’entreprise avait procédé à « beaucoup de renoncements dans la maintenance« au détriment de « toute une conception du service public«.

    La SNCF, qui a indiqué avoir déjà versé 11 millions d’euros aux victimes, devra encore les indemniser à hauteur de plus de 3,5 millions d’euros pour préjudices subies. Plusieurs de centaines de milliers d’euros doivent aussi revenir aux CPAM et autres associations s’étant portées partie civile, précise la CGT-Cheminots dans un communiqué.

    La présidente du tribunal Cécile Louis-Loyant a en revanche acté la relaxe des deux autres prévenus : un ancien cadre cheminot, qui avait effectué la dernière tournée de surveillance huit jours avant le drame, et le gestionnaire des voies SNCF Réseau (ex-Réseau Ferré de France).

    Sept années d’enquête, puis 8 semaines de procès, du 25 avril au 17 juin ont cherché à expliquer pourquoi, le 12 juillet 2013, peu après 17h, une éclisse, après avoir pivoté au début du passage du train, s’est retrouvée, à quelques dizaines de centimètres de son emplacement normal, retournée dans le cœur d’une traversée jonction double. C’est dans cet appareil de voie, qui permet aux trains de changer de voie ou aux voies de se croiser, que l’éclisse retournée a fait office de tremplin pour les roues de certaines voitures du train accidenté. Le train Corail Intercités 3657 Paris-Limoges circulait alors à 137 km/h.

    Ce retournement de l’éclisse a été causé par l’évolution d’une fissure dans le cœur de cette traversée jonction double, une fissure détectée en 2008 mais mal suivie les années suivantes par les équipes de surveillance de la SNCF, a jugé le tribunal. « Cette négligence du suivi du cœur est en lien certain avec le déraillement », a affirmé la présidente du tribunal, balayant la défense de la SNCF qui imputait l’accident à un défaut indécelable de l’acier. Si la SNCF avait correctement réalisé ces visites de contrôle, elle aurait, a estimé la magistrate, « constaté l’état avarié » du cœur « et procédé à son changement ».

    Les victimes ne sont pas complètement satisfaites. «On n’a pas l’apaisement qu’on serait en droit d’attendre », a expliqué à VRT Thierry Gomes, le président de l’association Entraide et défense des victimes de la catastrophe de Brétigny (EDVCB), partie civile dans le procès. L’Association compte une cinquantaine d’adhérents, victimes directes de la catastrophe, ou membres de leurs familles, comme Thierry Gomes dont les parents sont décédés dans l’accident. « On reconnaît que la présidente a condamné la SNCF, mais on regrette que la responsabilité de RFF n’ait pas été mise en évidence. C’est toute l’ambiguïté de la délégation. Bien, sûr la SNCF est responsable de la gestion, mais c’est RFF qui fixait les montants alloués aux travaux», estime-t-il.
    L’association regrette aussi l’attitude de la SNCF pendant l’instruction. « Il a tout de même fallu faire appel à des écoutes téléphoniques pour découvrir le fonctionnement de l’entreprise… », ajoute son président, faisant référence à un manque de transparence et à des directives pour freiner l’enquête.
    Mais, ajoute-t-il, « il faut reconnaître que le président Guillaume Pepy a toujours été très correct. Notamment lorsqu’il souhaitait aider financièrement les parties civiles pour leur défense ». Et Thierry Gomes de rappeler que l’ancien président de la SNCF « continue de venir aux cérémonies de commémoration ».
    Les membres de l’EDVCB devraient se réunir rapidement pour décider de faire, ou pas, appel du verdict. Ce qui supposerait alors la relance « d’une nouvelle procédure de 18 à 36 mois … »
    Marie-Hélène Poingt avec Yann Goubin

     

     

  • Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter l’un des plus grands opérateurs de transport public aux USA

    Transdev va acheter First Transit, « l’un des plus grands opérateurs privés de solutions de mobilité en Amérique du Nord« , précise le groupe français en a annonçant le 26 octobre avoir signé un accord d’acquisition. Le temps d’obtenir les approbations des autorités américaines et canadiennes de la concurrence, l’opération pourrait devenir effective d’ici la mi-2023.

    A ce moment-là, Transdev va considérablement grossir aux Etats-Unis, qui représentent à ce jour la troisième source de revenus pour le groupe, après la France et l’Allemagne. First Transit, Inc, réalise en effet globalement 1,3 milliard de dollars de chiffre d’affaire, avec 20 000 collaborateurs et une flotte de plus de 12 000 véhicules (détenus et exploités) en Amérique du Nord. L’entreprise américaine, également présente au Canada, réalise au total 300 millions de voyages chaque année, avec plus de 300 sites dans 41 Etats, 4 provinces canadiennes et Porto Rico, indique Transdev.

    La filiale de la Caisse des dépôts et consignations (66 %) et de l’allemand Rethmann (34 %) pourra ainsi proposer en Amérique du Nord une offre de transport et de services diversifiés : bus et cars, transport adapté, navettes, train, tramway mais aussi maintenance des flottes. « En s’associant à First Transit, Transdev ajoute de nouveaux services et une nouvelle expertise à ses activités aux États-Unis et au Canada. Cette acquisition est très complémentaire en termes de présence régionale et de services offerts« , a commenté Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur de transport public français. Au Canada en particulier, Transdev, présent qu’au Québec et dans l’Ontario, pourra étendre son champ d’intervention vers l’ouest du pays.

    En mai 2022, la Cour des Comptes avait publié un rapport pointant la situation contrastée de Transdev, en particulier en Amérique du Nord, où le groupe employait environ 17 000 salariés et réalisait 17 % des activités du groupe, avec un chiffre d’affaires marqué par une forte baisse en 2020 (- 16,2 %) à 1 145 M€. Le gardien des finances publics appelait alors « à une vigilance particulière » aux Etats-Unis… Un mouvement de désengagement des activités déficitaires avait déjà été engagé par Transdev dès 2018, soit bien avant la crise sanitaire, (avec les activités B2C, taxis, navettes d’aéroports, puis les cars longue distance Eurolines-Isilines) pour se recentrer sur le cœur de métier au service des collectivités locales et des entreprises. Une nouvelle page s’ouvre vraiment.

    MH P

     

  • Le gouvernement envisage une liaison de nuit entre Paris et Dax, Bayonne et Pau

    Le gouvernement envisage une liaison de nuit entre Paris et Dax, Bayonne et Pau

    Le gouvernement compte relancer, à partir de 2024, un train de nuit quotidien entre Paris, Bordeaux, Dax, Bayonne, Orthez et Pau, en plus de Lourdes et Tarbes. C’est ce qu’a indiqué le 25 octobre, devant le Sénat, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Bérangère Couillard, en réponse à une question de Max Brisson (LR, Pyrénées Atlantiques).

    Ce trajet par Bordeaux donnerait satisfaction aux défenseurs de la « Palombe bleue », qui réclament sa relance alors que cette liaison nocturne a été supprimée en 2011. Rappelons que l’Etat a rouvert en 2021 les liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes via Toulouse, cette ligne étant prolongée l’été jusqu’à la côte basque.  « Des décisions doivent être prochainement prises sur la consistance du futur réseau de trains de nuit, le renouvellement du matériel roulant, les modalités de financement, avec une perspective d’ouverture à la concurrence d’ici quelques années« , a ajouté la secrétaire d’Etat.

  • SNCF Voyageurs signe un contrat d’achat record d’électricité renouvelable

    SNCF Voyageurs signe un contrat d’achat record d’électricité renouvelable

    SNCF Voyageurs cherche à sécuriser son approvisionnement en électricité, en le rendant moins dépendant de la volatilité des prix du marché. Le 25 octobre, la compagnie ferroviaire a annoncé que sa filiale, SNCF Energie, avait conclu, avec la société Reden, « un contrat d’achat direct d’électricité renouvelable de très longue durée (Corporate PPA)« . C’est le plus gros contrat signé par SNCF Energie et l’un des plus importants PPA d’Europe, sur une durée de 25 ans, explique SNCF Voyageurs.
    « Ce contrat prévoit la création de 4 centrales photovoltaïques totalisant une puissance de 146 MW qui produiront 207 GWh par an à l’horizon 2025-2026« , précise la société. Ce qui représente l’équivalent de la consommation électrique annuelle du RER D en Ile-de-France.
    Les centrales, qui seront construites et exploitées Reden, un producteur d’énergie photovoltaïque, seront implantées en Haute-Garonne, dans l’Aude et en Gironde (pour deux d’entre elles) et mises en service entre 2024 et 2025.
    L’objectif de SNCF Voyageurs est de disposer de 1100 GWh d’électricité renouvelable issue de cPPA à l’horizon 2026-2027, soit 20 % de ses besoins électriques pour la traction de ses trains.
  • Le télétravail perturbe les transports publics franciliens

    Le télétravail perturbe les transports publics franciliens

    En Ile-de-France, le télétravail a un impact important sur les transports publics. C’est ce qui ressort de la troisième étude sur les habitudes de transport, menée de mars 2022 à septembre 2022 auprès d’un échantillon de 1500 actifs franciliens, par Transilien, la Mass Transit Academy (un centre de formation et d’expertises de la SNCF), Hove (ex-Kisio) et l’Institut Paris Région (ex-IAURIF).
    L’étude, présentée le 20 octobre, montre que 55 % des actifs voyageant sur les lignes Transilien SNCF télétravaillent au moins un jour par semaine. Ils n’étaient que 23 % en novembre 2019, mois de référence d’avant-crise sanitaire choisi par l’étude. Avec toutefois des disparités selon les départements : jusqu’à 64 % pour les actifs habitant les Yvelines, mais seulement 42 % pour les habitants de Seine-Saint-Denis. «Nous ne faisons pas moins de km/trains qu’en 2019 », précise Sylvie Charles, la  directrice de Transilien SNCF, même si la fréquentation atteint « entre 80 et 85 % de celle de 2019 ».
    L’étude révèle aussi un phénomène de “jours de pointe“ (le mardi et le jeudi), déjà observé précédemment. Mais le phénomène s’est « ancré« , voire renforcé depuis la crise sanitaire.
    Le jour le plus télétravaillé, le vendredi, est choisi par « 49 % des télétravailleurs usagers du mass transit [ndr : RER et trains Transilien], par rapport au mardi choisi par 31 % des télétravailleurs». Le deuxième jour le plus choisi pour télétravailler est le lundi. La tendance est la même chez l’ensemble des télétravailleurs d’Ile-de-France, quel que soit le mode de déplacement choisi : 44 % télétravaillent le vendredi, contre 29 % le mardi ou le jeudi. Cette même répartition se retrouve parmi ceux qui prennent leur voiture pour travailler : 38 % choisissent le vendredi pour télétravailler, et le mardi (26 %).
    C’est aussi vrai côté cyclistes : on remarque que la fréquentation des pistes cyclables à Paris le vendredi à l’heure de pointe du matin est de 30 % inférieure à celle du mardi.
    Parmi les raisons de leurs choix en faveur du vendredi, les salariés évoquent à 64 % des « contraintes liées à l’entreprise ou à l’environnement », 26 % avancent le « peu de collègues ou le peu de réunions en présentiel le vendredi ».
    Les salariés franciliens ne profitent pas du vendredi pour quitter leur domicile, ajoutent Sylvie Charles et Nicolas Bauquet, le  directeur général de l’Institut Paris Région, chiffres à l’appui. Leur étude fait appel aux données de la Sanef, la société d’autoroute qui exploite notamment l’A14 et l’A13. Les comptages à la barrière de péage de Buchelay n’ont « pas mis en évidence d’augmentation du trafic de Paris vers la Normandie, ni le jeudi soir, ni le vendredi matin. Au contraire, le trafic du jeudi soir est légèrement inférieur en 2022 par rapport à 2019, dans des proportions proches de celles observées le lundi ou le mardi soir ».  Même situation dans les trains. « En juin 2022, la fréquentation des trains vers les autres régions n’apparaissait pas significativement modifiée par les départs le jeudi soir pour télétravailler sur le lieu du week-end. » Pas non plus « de hausse des retours en Île-de-France le lundi soir, qui aurait pu expliquer le choix du lundi comme deuxième jour privilégié pour le télétravail » dit l’enquête.
    « Nous souhaiterions que le télétravail soit mieux réparti sur toute la semaine », indique  Sylvie Charles. Pour y parvenir, Transilien multiplie les interventions notamment auprès du du Medef Ile-de-France afin de convaincre les entreprises d’assouplir le télétravail. De son côté, Sylvie Charles a décidé d’organiser les comités de direction de Transilien le vendredi.
    Pour convaincre les télétravailleurs de changer leurs habitudes, la dirigeante compte sur la pédagogie. « Il faut expliquer les avantages notamment en termes de confort de voyages », puisque les actifs concernés passent beaucoup de temps dans les transports.
    Transilien veut aussi exploiter les arguments de la sobriété énergétique. Le ferroviaire « est le mode de transport motorisé le plus efficace sur le plan énergétique (il est cinq fois moins énergivore que la voiture thermique et 1,2 fois moins que la voiture électrique) et le moins émetteur de gaz à effet de serre (il émet 7 à 16 fois moins de gaz à effet de serre, selon la motorisation de la voiture – électrique ou thermique) », rappelle l’étude. La hausse des prix de l’essence pourrait avoir un effet de report modal. « Un point de report de la voiture vers le mass transit, c’est 170 GWh annuels économisés ». Cela correspond à « la consommation électrique de 80 000 personnes, comme Courbevoie ou La Rochelle ».  Reste « qu’un quart des répondants [à l’enquête] indiquent que rien ne peut les inciter à venir sur leur lieu de travail le vendredi »…
    Yann Goubin
  • Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Inflation, hausse de l’énergie, crise des approvisionnements… En Ile-de-France, l’autorité organisatrice des transports évalue à presque 1 milliard d’euros le surcoût de la facture énergétique alors que ses recettes tournent autour de 10 milliards. D’où la nécessité de trouver de nouvelles ressources (avec sans doute une hausse du tarif du Navigo) et l’urgence à agir. Valérie Pécresse prône « un juste partage de l’effort ».

    Mais déjà, au quotidien, les transporteurs sont engagés dans une démarche de réduction des coûts, de gains de productivité, sans oublier les efforts réalisés pour mieux informer les voyageurs et leur offrir de meilleurs services. C’est tout l’objet des Grands Prix de la Région Capitale : mettre en avant les initiatives qui contribuent à améliorer significativement les conditions de déplacements en Ile-de-France et primer celles, mises en œuvre au cours des 12 derniers mois, qui ont le plus séduit le jury. Jury constitué de la rédaction de VRT mais aussi, bien sûr, des premiers concernés, des représentants des usagers (Fnaut-IDF et Plus de Trains, cette année).

    Nous cherchons ainsi à récompenser l’innovation, les progrès faits en matière d’intermodalité, d’aménagement urbain, de modernisation, de gestion de projets, de transports périurbains, de logistique urbaine et de smart city. Il y aura peut-être des déçus, mais toutes les initiatives présentées dans ces pages sont avant tout la reconnaissance des savoir-faire et des efforts mis en œuvre chaque année par les acteurs des transports publics malgré la succession de périodes difficiles qu’ils traversent.

    Nous vous présentons ci-dessous les choix de notre jury constitué cette année de six personnes (Marc Pélissier, président de la Fnaut-Ile-de-France, Arnaud Bertrand, président de Plus de Trains, Bertrand Lambert, journaliste à France 3, et la rédaction de VRT représentée par Patrick Laval, Emilie Nasse et Marie-Hélène Poingt). La remise des prix a eu lieu le jeudi 20 octobre à l’Espace Saint-Martin dans le 3ème arrondissement de Paris. Pour retrouver l’intégralité du dossier, c’est ici.

     

    Prix Intermodalité

    Il s’agit des meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes de transport sont ici mises à l’honneur. Trois propositions étaient en lice.

    Parrainé par

    Lancement du tramway T13

    Le 6 juillet dernier, Transkeo T13 (filiale à 51 % de Keolis et à 49 % de SNCF) a débuté l’exploitation du tram T13, reliant en 30 minutes Saint-Germain-en-Laye et Saint-Cyr-l’Ecole. Ce nouveau tram, construit sous maîtrise d’ouvrage Ile-de-France Mobilités et de SNCF Réseau, compte 12 stations réparties sur 18,8 kilomètres de voies. Ce tram-train, accessible, doit simplifier la mobilité dans les Yvelines et s’intègre au réseau de transport existant. La ligne a en effet été pensée de façon à compléter le maillage de transport collectif et garantir de nombreuses correspondances avec d’autres moyens de transport pour faciliter les déplacements.

    Dès 2021, l’ensemble des étapes de la pré-exploitation et du lancement commercial du T13 ont été menées en étroite coordination avec l’ensemble des collectivités locales des acteurs impliqués dans le projet. Plus d’une centaine de personnes ont été recrutées pour assurer l’exploitation, la maintenance du matériel roulant et des infrastructures ainsi que la sûreté et la sécurité, la relation client et l’ensemble des fonctions support nécessaires au bon fonctionnement du tramway.

    Prix Gestion de projet

    Le prix couronne une réalisation qui a demandé à ses promoteurs, agilité, concertation et innovation pour le mener à bien. Le jury était appelé à départager trois candidatures.

    La nouvelle gare Montparnasse

    Après plusieurs années de travaux, durant lesquels les circulations de trains n’ont pas été perturbées, la nouvelle gare Montparnasse a été inaugurée le 30 septembre 2021. Une opération réalisée dans le cadre d’un partenariat avec le promoteur Altarea, et sans surcoûts, contrairement au projet de modernisation de la gare du Nord,

    Parmi les axes forts de la rénovation, il s’agissait d’ouvrir davantage la gare sur la ville et d’apporter plus de lumière. Résultat, la 4e plus grande gare du pays, qui relie Paris à l’ouest de la France, est devenue plus lumineuse, plus aérée et réaménagée de façon à la doter de plus commerces : la surface dédiée aux commerces et aux services a été multipliée par deux. La signalétique et les parcours ont été repensés pour qu’ils soient plus simples à comprendre pour les voyageurs. Ainsi, la gare compte désormais 102 écrans d’informations et une quinzaine d’escaliers mécaniques supplémentaires L’accès au métro (lignes 4, 6, 12 et 13) a été aussi été revu.

    Prix Aménagement urbain

    Le prix distingue les meilleures initiatives autour de deux notions indissociables que sont le transport et l’urbanisme. Les initiatives proposées cherchent à améliorer les conditions de vie des Franciliens.

    La transformation de la Porte de Clichy

    La Porte de Clichy, à la limite entre le nord-ouest de la capitale et la commune de Clichy, s’est transformée non seulement en devenant un vrai pôle multimodal mais aussi en redonnant vraiment plus de place aux piétons.

    Cette transformation s’est opérée progressivement avec l’installation, il y a trois ans, du nouveau Palais de justice, et par l’arrivée de nouveaux commerces dans ce quartier où le piéton ne se sentait pas le bienvenu, il y a quelques années encore, du fait de l’absence de logements (à part quelques hôtels) dans la bande de terrain située entre les boulevards maréchaux et le périphérique, dont le viaduc surplombe la limite intercommunale.

    Côté transports publics, la situation s’est améliorée avec le prolongement du tram T3b (2018) et surtout du métro automatique (2021), après le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Ouen (2020). Comme souvent, l’arrivée de la ligne 14 a été traitée avec beaucoup de soin en ce qui concerne l’aspect décoratif de la station du métro automatique, avec un clin d’œil à Guimard ! Enfin, côté bus, trois lignes parisiennes et deux lignes suburbaines viennent compléter le tableau intermodal.

    Reste toutefois toujours le problème des embouteillages… et de la discontinuité du réseau des pistes cyclable.

     Prix Modernisation

    Le prix récompense les initiatives de modernisation des gares ou des réseaux de transport existants, routiers ou ferroviaires. Trois bonnes idées à départager.

    Parrainé par

    L’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Nogent-sur-Seine

    Commencé fin 2018, le projet d’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Provins – Nogent-sur-Seine s’est achevé cet été avec la mise sous tension de la caténaire. Au total, ce sont 160 km de voies qui ont été électrifiées. En permettant aux trains de passer du diesel à l’électrique, il est emblématique du rôle des infrastructures ferroviaires dans la transition énergétique.

    Avec 3,7 millions de voyageurs par an, la ligne P Paris – Provins était la dernière grande ligne à électrifier de l’Ile-de-France. Un projet très attendu des voyageurs et des élus qui promet une amélioration significative de la ponctualité.

    Passer du diesel à l’électrique, signifie une diminution de l’utilisation des hydrocarbures grâce au remplacement (à terme) des trains diesel par des trains électriques, ainsi qu’une baisse des émissions des gaz à effet de serre et des pollutions atmosphériques (un train électrique émet 30 fois moins de CO2 qu’un train Corail diesel).

    Les travaux d’électrification entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine incluent une somme de travaux conséquents : près de 230 km de fil d’alimentation électrique déroulés, près de 160 km de voies ferrées équipées en caténaires, 3 200 poteaux posés et 600 ancrages réalisés, 22 ouvrages d’art modifiés dont 19 ponts-routes, deux passerelles et un tunnel démoli et remplacé par une tranchée ouverte.

    Prix Innovation

    Ce prix distingue les nouvelles idées ou réalisations et s’intéresse à tous les secteurs des transports, qu’il s’agisse de technologies de pointe, de services inédits ou de mesures concernant la politique des déplacements. Voici 4 propositions pour un prix très disputé.

    Parrainé par

    Le chien robot de la RATP

    Perceval, le chien-robot quasi tout-terrain, est utilisé par les experts de RATP Infrastructure pour inspecter les environnements de travail difficiles, de jour comme de nuit, par tous les temps. Inspection des éléments chauffants, avec notamment relevé de température, inspection des sous quais du RER A, aide à la surveillance caténaire, ronde sur des sites avec postes à haute tension… Parmi plus de 40 cas d’usages identifiés, les missions de Perceval ont un objectif majeur : assister les équipes dans les tâches répétitives en facilitant l’inspection d’éléments difficiles ou dangereux d’accès. Le groupe RATP est la première entreprise ferroviaire en Europe à utiliser le chien-robot, développé par Boston Dynamics.

    Prix Périurbain

    Ce prix salue une initiative, prise en grande couronne, favorisant la mobilité. Les initiatives en compétition sont très différentes mais permettent toutes d’améliorer l’irrigation des zones moins denses.

    Le réseau Randopolitain pour mieux relier les territoires aux gares

    Randopolitain représente l’ambition de superposer le réseau des transports en commun franciliens et celui des sentiers de grande randonnée de la Fédération française de la randonnée pédestre – GR® -, pour dessiner le plus important circuit au monde de balades accessibles en train. Une idée née pendant le premier confinement dans la tête des journalistes du média en ligne Enlarge your Paris, désireux de retrouver le chemin de la nature sans voiture, simplement avec leur abonnement de transport avec leur passe Navigo dézoné ou avec les tickets désormais à 4 € maximum. Outre le métro, l’Ile-de-France est desservie par les lignes de trains et RER Transilien et ses 390 gares. Elle est également traversée par douze GR®, balisés et entretenus par la Fédération française de randonnée pédestre.

    Jusqu’à présent, des milliers de kilomètres de sentiers balisés étaient à portée de train, sans qu’ils ne soient reliés au réseau ferré. C’est l’objectif de Randopolitain d’écrire cette histoire partagée.

    Randopolitain c’est le projet de relier ces sentiers directement aux gares en créant de nouvelles boucles et itinéraires. L’objectif : dessiner un réseau de 1 896 kilomètres de balades de gare à gare. Entre le 26 juin 2022 et le 22 septembre 2024, Enlarge your Paris et ses partenaires devaient proposer un cycle de 100 randonnées gratuites et ouvertes à tous en compagnie de botanistes, philosophes, forestiers, bibliothécaires, artistes, paysagistes…

    Prix Smart City

    Ce sont les initiatives en matière de gestion intelligente des ressources de la ville, en lien avec les transports qui sont ici primées. Trois idées pour construire une mobilité plus digitale.

    Parrainé par

    L’application PAM 75

    Depuis le 12 juillet 2022, Keolis a souhaité faire encore un pas en avant dans l’accessibilité et la facilité d’accès au service PAM 75, le service de transport à la demande des Parisiennes et Parisiens à mobilité réduite. Pour la première fois, les personnes inscrites à PAM 75 peuvent accéder à la réservation de leurs courses, le suivi en temps réel de l’arrivée de leur véhicule, les services et tarifs ou se mettre en relation avec un conseiller clientèle directement depuis leur smartphone Android ou iOS.

    Afin de proposer la meilleure expérience utilisateur possible, Keolis a sollicité l’Association Valentin Haüy, qui apporte une aide aux personnes déficientes visuelles et avec laquelle l’opérateur travaille activement, notamment à Versailles. Les acteurs de l’association ont apporté préconisations et recommandations lors de la confection de l’application afin que son accessibilité soit optimale et que l’utilisation de cette plateforme soit intuitive pour le plus grand nombre d’inscrits.

    En moins de deux mois, l’application a été téléchargée près de 600 fois.

    Prix Logistique urbaine

    Le prix récompense les meilleures initiatives et réalisations en matière de transport de marchandises en ville. Les deux projets en lice mettent l’accent sur l’importance du dernier km.

    La cyclologistique à Paris pour les derniers km

    Ils participent au maillage du dernier kilomètre : deux petits entrepôts en bois, conçus par la société Sogaris, ont été installés en juin Boulevard Beaumarchais et rue Réaumur. Dans ces modules, quatre compartiments permettent de stocker des marchandises, accessibles via un code à taper sur un clavier.

    Démontables, ces espaces de stockage sont installés sur des places de parkings. Des livreurs en vélo-cargo viennent y chercher les marchandises pour assurer les derniers km et les livrer à leurs destinataires finaux. Ces circuits courts vont être expérimentés avant un bilan dans un an. La redevance annuelle est fixée à 1 000 euros,

    La coopérative Olvo utilisera l’entrepôt de Beaumarchais (IIIe) et Ecolotrans celui de la rue Réaumur. En lançant cette expérimentation, la Ville de Paris veut développer la cyclologistique et les circuits courts. Dans le cadre d’une politique globale de lutte contre la pollution et la congestion, et du même coup en faveur du développement durable.