Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • La CGT-Cheminots appelle à la grève le 17 septembre

    La CGT-Cheminots appelle à la grève le 17 septembre

    La CGT-Cheminots a annoncé le 28 août avoir déposé un préavis de grève, à partir du 16 septembre 20 h jusqu’au 18 septembre 7h55. La première organisation syndicale de la SNCF, qui s’inquiète de la situation de Fret SNCF, demande dans une lettre envoyée à François Nogué, DRH du groupe (et publiée sur Twitter) de prendre des mesures pour « la réalisation d’embauches » et de « stopper les réorganisations comme cela a été fait au cours du premier semestre« .

    Elle s’inscrit ainsi dans la journée d’action décidée par la confédération CGT, à laquelle se sont aussi associés la FSU, Solidaires, et des organisations de jeunesse (UNEF, UNL, MNL, FIDL).

  • Une série d’incidents électriques perturbe fortement le réseau dans le sud ouest

    Une série d’incidents électriques perturbe fortement le réseau dans le sud ouest

    Quatre TGV, dont deux en UM (unités multiples), effectuant le trajet entre le Pays-Basque et Paris, ont été très longuement retardés, les 30 et 31 août, après une série d’incidents d’alimentation électrique au nord de Dax.

    Le 30 août, une rame double, partie d’Hendaye avec près de 3 h de retard, a été stoppée à Dax environ 45 minutes, puis à Morcenx, avant de repartir pour atteindre Ychoux (une cinquantaine de kilomètres plus au nord), où elle s’est de nouveau arrêtée, à cause d’une caténaire arrachée. Bloqués à Ychoux, les deux TGV en UM ont dû rebrousser chemin jusqu’à Morcenx vers 1h du matin où les passagers ont dû attendre un train de secours venu de Bordeaux. Ils ont pu repartir vers 7 h du matin, le 31 août, pour arriver après 11h du matin à Paris-Montparnasse.

    Un autre TGV, le 8546, qui devait quitter Hendaye à 17 h 55 et arriver à Paris-Montparnasse à 22 heures, est finalement parti à 18 h 30 avant se retrouver bloqué à Biarritz. Là, il a été couplé à un autre TGV qui n’avait pas pu partir comme prévu à 15 h 45. Ainsi jumelés les deux TGV sont repartis vers Hendaye, puisque la ligne avait été interrompue. Pour ses «445 voyageurs qui ont été acheminés à la gare de Hendaye durant la nuit, des cars ont été affrétés pour les conduire à Bordeaux où des places dans des TGV [ont été] mis à leur disposition afin qu’ils puissent rejoindre Paris» a expliqué la SNCF dans un communiqué, en précisant que de l’eau, des plateau repas et des masques chirurgicaux avaient été distribués.

    Pour les voyageurs ayant vécu les retards les plus importants, la SNCF a décidé de rembourser leurs billets à hauteur de 300 % (sous forme d’avoir) ainsi que tous les frais annexes qui auraient pu être engagés dans de pareilles circonstances (hébergement, taxi…).

    Le trafic devait reprendre après une remise en service de l’ensemble des installations, envisagée pour le 1er septembre, à la reprise de service. « Les voies pourraient rouvrir mardi matin mais les travaux sont assez conséquents. Soixante kilomètres de voies ont été endommagés, notamment au niveau des caténaires », a précisé le 31 août sur BFM-TV le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari.

    La SNCF cherche désormais à déterminer les causes de ces défaillances. L’ensemble des trains ayant circulé sur la ligne vont être « auscultés » pour savoir si c’est un pantographe d’une des rames ou la caténaire qui est en cause.

  • Saint-Etienne Métropole étend son réseau vers l’ouest

    Saint-Etienne Métropole étend son réseau vers l’ouest

    Initiée l’année dernière, avec l’ouverture de son périmètre au nord, en direction des communes de Saint-Galmier, Andrézieux-Bouthéon et Veauche, l’extension du réseau de transports en commun de Saint-Etienne Métropole se poursuit depuis la fin du mois d’août. Mais vers l’ouest cette fois. Trois lignes ont ainsi été ouvertes en direction de Saint-Bonnet le Château, dans le cadre d’un accord de mutualisation avec le Département de la Loire, tandis qu’une quatrième a été créée au niveau métropolitain sur l’axe Firminy / Saint-Maurice.

    « Ces extensions correspondent à celle du périmètre de la Métropole. Il était naturel d’amener le réseau Stas (Société de Transports de l’Agglomération Stéphanoise) dans des communes qui font maintenant partie de la Métropole, explique Luc François, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge des Transports et des Mobilités. La question se pose maintenant de prolonger cette logique de coopération. C’est notamment le cas sur le secteur de Firminy, où nous pouvons sans doute engager un travail de coopération avec le Département limitrophe de la Haute-Loire. »

    Dans le même temps, Saint-Etienne Métropole en concertation avec Transdev, l’opérateur du réseau Stas, profite de la rentrée pour étoffer son offre de services. Après le lancement de Moovizy 1 en 2016, la collectivité ligérienne lancera une version plus complète de cette application à l’occasion de la semaine de la mobilité, du 16 au 22 septembre. « Il s’agit tout simplement du premier Maas complet de France, poursuit Luc François. Moovizzy 2 inclut désormais tous les modes de transport qui sont organisés sur la Métropole, y compris les taxis, le co-voiturage et l’autopartage. En fin de mois, les usagers recevront une seule facture de Transdev, qui regroupera toutes les sous-facturations. »

    Avant de déployer cette seconde version de Moovizy, Saint-Etienne Métropole et Transdev ont fait tourner une version beta entre juillet 2019 et janvier 2020. Quelque 200 beta testeurs se sont impliqués pour améliorer son ergonomie, débloquer des bugs et proposer des modifications. « Nous espérons élargir le public qui s’est déjà laissé séduire par Moovizy 1, avec 150 00 téléchargements et 25 000 utilisateurs actifs. »

    Enfin, Luc François a profité de son traditionnel point presse de rentrée pour dresser un premier bilan du déploiement des Trolleybus IMC (In Motion Charging). Après six mois d’activité, les 10 véhicules mis en service sur la ligne M7, au cœur de Saint-Etienne, semblent faire l’unanimité. « Confort, absence de nuisance sonore et réduction des émissions polluantes, tous les feux sont au vert. Nous attendons maintenant les 13 derniers véhicules que nous avons commandés, pour les mettre en service sur la ligne M3, qui va de Terrenoire à Saint-Étienne », conclut Luc François.

    Jacques Donnay

  • Nantes passe en zone 30

    Nantes passe en zone 30

    A partir du 31 août, la vitesse de circulation à Nantes passe à 30 km/h sur tout le territoire, hormis quelques axes accueillant notamment des lignes structurantes de transport en commun. Ce qui permettra de comptabiliser plus de 600 km de voies en « zone apaisée », souligne la ville.

    « Cette action est une étape importante du plan vélo-piéton annoncé en mai 2020 », explique-t-elle. L’objectif est de doubler le nombre de kilomètres de rues en zone piétonne, en section/zone 30 ou en zone de rencontre.

  • Marie-Ange Debon prend (enfin) les commandes de Keolis

    Marie-Ange Debon prend (enfin) les commandes de Keolis

    C’est la rentrée et Keolis a enfin une nouvelle patronne ! Depuis le 24 août, Marie-Ange Debon a en effet pris officiellement les commandes de Keolis, succédant à Patrick Jeantet évincé brutalement de son poste le 2 juin dernier.

    Si cette énarque et diplômée d’HEC n’est pas une spécialiste du secteur des transports publics, elle connaît bien en revanche le monde des collectivités locales, l’international et les mécanismes de contractualisation. Jusqu’en mars 2020, elle était en effet directrice générale adjointe du groupe Suez, où elle a successivement dirigé la division internationale et la division France. Auparavant, elle a été directrice financière adjointe puis secrétaire générale du groupe Thomson, devenu Technicolor.

    Son parcours professionnel l’a aussi conduit à France 3 où elle a été directrice générale adjointe, entre 1994 et 1998, après avoir été pendant quatre ans magistrate à la Cour des comptes. Enfin, elle est administratrice de sociétés cotées et vice-présidente du Medef International.

  • La SNCF affiche un bilan estival moins mauvais que prévu

    La SNCF affiche un bilan estival moins mauvais que prévu

    La politique de petits prix mise en place par la SNCF et la possibilité de se faire rembourser (ou échanger) gratuitement et sans condition son billet jusqu’à la fin août (un dispositif finalement prolongé jusqu’au 1er novembre, a-t-elle annoncé le 26 août) ont sans doute permis à la compagnie ferroviaire d’afficher un bilan estival moins mauvais que prévu : en juillet et en août, 16 millions de personnes auront été transportées par TGV –dont 4 millions les trains à bas coût Ouigo– et 2 millions avec les Intercités, a indiqué Christophe Fanichet dans un entretien à l’AFP. Selon le PDG de SNCF Voyageurs, la fréquentation est en baisse est de 15% par rapport à l’an dernier, quand la direction craignait plutôt -20%.

    Côté TER (qui ne comprennent pas les Transilien), entre 2 et 3 millions de personnes ont été transportées. « On a retrouvé trois voyageurs sur quatre dans les TER« , constate le dirigeant.

    Quant aux relations internationales, « on est entre -60 et -80% », l’Angleterre (avec Eurostar) étant la destination la plus touchée par la crise », déplore-t-il.

    Christophe Fanichet évoque aussi ses  « incertitudes » sur la rentrée. « Comment est-ce que les Français vont reprendre les transports du quotidien?« , interroge-t-il. « Aujourd’hui, je n’ai pas d’indicateur qui me permette de le voir« .

    La visibilité est également faible sur les voyages professionnels. « Sur le mois de septembre, les chiffres de réservation sont très bas alors qu’il y a beaucoup de place et que les trains circulent« , poursuit-il

    La SNCF réfléchit à de nouvelles formules d’abonnements pour les télétravailleurs qui ne prendraient le train que deux fois par semaine, comme la région PACA vient de le décider pour ses TER.

  • Le directeur général d’Eurostar retourne chez Arriva

    Le directeur général d’Eurostar retourne chez Arriva

    Mike Cooper a annoncé sa démission du poste de directeur général d’Eurostar, a indiqué aujourd’hui la SNCF dans un communiqué. Cette dernière, qui détient 55 % de la compagnie ferroviaire transmanche (aux côtés de Patina Rail LLP 40 % et de la SNCB 5 %) annonce avoir déjà « identifié un successeur ». Il sera nommé lors d’un conseil d’administration qui aura lieu dans les prochains jours, ajoute-t-elle.

    Mike Cooper, qui avait pris ses fonctions chez Eurostar en mars 2018 va rejoindre en octobre Arriva, une filiale de la Deutsche Bahn, pour en prendre la direction. Avant d’arriver à Eurostar, il avait déjà travaillé pour Arriva, où il avait occupé le poste de directeur général adjoint, chargé des Chemins de fer, bus et tramways de 13 pays.

    Eurostar a été particulièrement touchée par la crise du coronavirus et continue de subir de plein fouet ses effets, notamment après la décision de Londres d’imposer une quatorzaine aux voyageurs venant de France. « La compagnie a dû réduire son plan de transport presque de moitié et adapter ses circulations », a indiqué à l’AFP la SNCF. Elle n’offre plus en moyenne que quatre allers-retours quotidiens entre Londres et Paris et deux entre Londres et Bruxelles.

    Selon Les Echos, la crise a aussi eu pour effet de décaler le calendrier prévu pour fusionner Eurostar et Thalys, une société également contrôlée à hauteur de 60 % par la SNCF.

    M.-H. P. 

  • La région Sud lance un abonnement transport spécial télétravail

    La région Sud lance un abonnement transport spécial télétravail

    Tirant les enseignements des nouveaux comportements en cours depuis la crise sanitaire et souhaitant relancer la fréquentation dans ses TER, la région Sud a décidé de créer pour la rentrée un nouveau pass spécialement conçu pour les salariés qui recourent au télétravail. Elle propose un abonnement mensuel permettant d’effectuer au choix 20 ou 30 trajets entre son domicile et son travail. Pour 30 trajets le prix du « pass Zou Télétravail » est réduit de 70 % par rapport au plein tarif et pour 20 trajets de 60 %.

  • Keolis se renforce dans l’Etat de Virginie

    Keolis se renforce dans l’Etat de Virginie

    Keolis a remporté le contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de bus OmniRide, qui dessert plusieurs comtés dans l’Etat de Virginie, aux Etats-Unis. Ce réseau qui s’étend sur 26 lignes (166 bus) représente le transport annuel d’environ quatre millions de passagers.

    Le contrat d’une durée de cinq ans débutera le 1er novembre. Il devrait générer un chiffre d’affaires cumulé d’environ 110 M€.

    Le groupe français se renforce ainsi dans l’Etat de Virginie où il a récemment obtenu une prolongation de contrat pour l’exploitation du réseau ferroviaire Virginia Railway Express, qui dessert le Centre et le Nord de l’Etat de Virginie et la capitale américaine.

  • Keolis obtient le prolongement de son contrat de bus à Stockholm

    Keolis obtient le prolongement de son contrat de bus à Stockholm

    Keolis, qui exploite depuis 2003 le réseau de bus entre Stockholm et Lidingö, a vu son contrat être prolongé de quatre ans, jusqu’en août 2026. Cette extension de contrat générera un surcroît de chiffre d’affaires de 500 millions d’euros, note le groupe français. Dans ce cadre, l’opérateur, filiale de la SNCF, devra mettre en service à partir d’août 2022 quinze nouveaux bus électriques qui s’ajouteront à une flotte de 320 bus.