Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Accord de coopération dans la cybersécurité entre Airbus et Alstom

    Accord de coopération dans la cybersécurité entre Airbus et Alstom

    Airbus CyberSecurity et Alstom ont annoncé, le 8 septembre, la signature d’un accord de coopération dans le domaine de la cybersécurité du transport ferroviaire. Un premier accord avait déjà été signé entre les deux groupes en avril 2017.

    Cet accord « permettra de fournir aux compagnies ferroviaires des solutions alliant l’expérience et les solutions d’Alstom dans le domaine des systèmes d’information dédiés au transport par voie ferrée avec l’expertise et les services d’Airbus CyberSecurity dans le domaine de la cybersécurité des systèmes d’information industriels ». Ceci dans le contexte de l’augmentation des cybermenaces dans tous les secteurs, alors que le secteur ferroviaire fait de plus en plus appel au numérique, que ce soit dans les systèmes de contrôle-commande des trains, métros et tramways, la signalisation ou les postes d’aiguillage et de commande centralisée. Sans oublier les métros automatiques et des projets de trains autonomes.

    Airbus CyberSecurity « contribuera aux offres communes avec des services et solutions dans les domaines de la surveillance et détection d’attaques grâce à ses différents centres opérationnels de cybersécurité (SOC – security operations centers) et de la réponse sur incidents. Il offrira également des prestations d’audit de sécurité et des tests de pénétration et d’intrusion notamment grâce à sa plateforme de simulation et de test pour les systèmes industriels, CyberRange ».

    Alstom « apportera, au partenariat, ses connaissances en matière de conception, de fabrication, d’exploitation et de maintenance de systèmes ferroviaires. Le leader mondial du rail numérique s’appuiera également sur son expertise unique en matière de cybersécurité ferroviaire développée ces dernières années ». Alstom précise que plus de 13 000 de ses employés travaillent dans le monde sur la numérisation du secteur ferroviaire, notamment dans les domaines de la technologie de signalisation, de la mobilité intelligente et de la cybersécurité.

  • Le repreneur des TER Marseille – Nice, un opérateur ferroviaire expérimenté

    Le repreneur des TER Marseille – Nice, un opérateur ferroviaire expérimenté

    Si, en France, Transdev est souvent associé au transport urbain, c’est aussi un opérateur ferroviaire, qui possède une grande expérience dans ce domaine. Le groupe choisi pour exploiter les TER Marseille – Toulon – Nice est présent en Europe (France, Allemagne, Suède, Pays-Bas) mais aussi en Océanie (Nouvelle-Zélande). En effet, tel qu’il est connu aujourd’hui, le groupe Transdev est issu de plusieurs rapprochements entre entreprises de transport ayant déjà une expérience, plus ou moins longue, dans l’exploitation de trains régionaux ou en zone dense. En particulier, la fusion en 2011 avec Veolia Transport, héritier de Connex et de CGEA/CFTA, a apporté au nouvel ensemble de nombreux contrats à l’international… et quelques exploitations en France, dont celle des deux lignes TER de l’ancien réseau breton, Carhaix – Guingamp et Guingamp – Paimpol. Et le groupe n’est pas inconnu sur les rails dans la région Sud, où il était l’exploitant des Chemins de fer de Provence jusqu’en 2014. Toujours en France, Transdev est également présent dans les trains touristiques, tant « traditionnels » (Vapeur du Trieux) que « modernes » (Panoramique des Dômes).

    En Allemagne, Transdev est le premier opérateur privé ferroviaire, avec plus de 20 ans de présence. Le groupe emploie près de 7 350 cheminots répartis sur 11 entreprises exploitantes de trains régionaux ou de banlieue dans sept Länder.

    Aux Pays-Bas, Transdev est actionnaire de l’entreprise de transports publics Connexxion, présente, entre autres, dans les trains régionaux.

    En Suède, Transdev exploite plusieurs réseaux de trains régionaux pour le compte d’autorités organisatrices, mais aussi des trains grandes lignes en open access, dont le nouveau train de nuit Snälltåget entre Stockholm et Berlin.

    Et aux antipodes, Transdev exploite les trains desservant l’agglomération d’Auckland, où il a fallu, en particulier, gérer la phase d’électrification du réseau, terminée en 2015.

    Au total, Transdev exploite 70 lignes (urbaines denses, liaisons régionales ou petites lignes) totalisant 5 500 km, 820 trains et 80 millions de trains.km par an.

    Dans les 17 pays où il est présent, le groupe de transport opère aussi d’autres modes : bus, tramways, bus à haut niveau de service, vélos en libre-service, voire navettes maritimes dans la rade de Toulon, pour la Régie mixte des transports toulonnais.

    Détenu par la Caisse des Dépôts à 66 % et par le Groupe Rethmann à 34 %, Transdev a réalisé, en 2020, un chiffre d’affaires de 6,75 milliards d’euros.

    P. L.

  • Transdev exploitera des TER sur l’axe Marseille-Nice

    Transdev exploitera des TER sur l’axe Marseille-Nice

    La nouvelle, très attendue, a été notifiée le 7 septembre : la région Sud retient Transdev pour l’exploitation de ses TER sur l’axe Marseille – Toulon – Nice à partir de juillet 2025. Le contrat porte sur 50 millions d’euros annuels de chiffre d’affaires sur une durée de dix ans (avec deux années supplémentaires possibles). Il faut ajouter quelque 220 millions d’euros pour la création d’un centre de maintenance à Nice Ville, qui sera construit par NGE, partenaire de Transdev, ainsi que la commande de 16 rames Omneo Premium (conçues par Bombardier) qui sera passée auprès d’Alstom. Des évolutions, notamment, dans le domaine de distribution, de l’information voyageurs et de la billettique sont aussi prévues.

    Ce choix en faveur de Transdev était assez prévisible : la région, qui a souvent eu des relations difficiles avec la SNCF, son opérateur actuel, souhaite des changements et attend une nette amélioration de la qualité. Cela passe par une augmentation de l’offre sur l’axe Marseille – Nice, avec une quinzaine d’allers-retours, soit un doublement par rapport à la situation actuelle. L’organisation du travail devrait aussi changer pour les quelque 160 agents de la SNCF qui devront être transférés au nouvel opérateur quelques mois avant le lancement de la nouvelle offre.

    Lors de la campagne des régionales, Renaud Muselier, qui a été reconduit à la tête de la région, avait indiqué que la SNCF remporterait le lot des lignes de la Côte d’Azur, également ouvert à la concurrence. Un lot compliqué où il ne restait plus que l’opérateur historique en lice. Dans ces conditions, il aurait été étonnant que la SNCF gagne d’un coup les deux premiers lots de TER ouverts à la concurrence en France. Tout ça pour ça, aurait-on alors dit. Il était aussi difficile d’imaginer une victoire de Thello, également candidat pour le lot Marseille – Nice. D’autant que la filiale de Trenitalia proposait d’exploiter un matériel qui n’est pas français… Compliqué pour un élu local d’assumer un tel changement.

    Commentant les candidatures reçues par les régions, Renaud Muselier avait indiqué qu’elles étaient « canonissimes ». Il faudra encore attendre quelques années avant de pouvoir en juger.

    M.-H. P.

     

  • La défense des facilités de circulation, sujet majeur pour les syndicats de la SNCF

    La défense des facilités de circulation, sujet majeur pour les syndicats de la SNCF

    Les organisations syndicales de cheminots sont convoquées le 13 septembre à l’UTP pour discuter des droits transférables dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des TER. Parmi les thèmes évoqués, la défense des facilités de circulation fait consensus.Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF expliquent pourquoi elles défendent le statu quo.

    Laurent Brun« La gratuité pour les cheminots du public et du privé »

    Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots

    « Le rapport parle d’un « coût » de 404 euros par agent. Mais remettre à disposition des places de cheminot dans un train qui n’est pas plein, ça ne rapporte rien.

    En 2013, la direction évaluait le coût réel (gestion du système de réservation, distribution des FC) à moins de 10 millions par an et cette somme était largement couverte par les réservations acquittées par les cheminots. Donc on se focalise sur un coût de 404 euros supposés et 0 euro en coût réel !

    Le gouvernement annonce la gratuité pour les policiers car leur présence est intéressante en cas de problème. Certes. Mais la présence de cheminots est également intéressante en cas d’incident ou d’accident. Ils doivent se mettre à disposition du contrôleur et cela arrive régulièrement (par exemple transbordement des passagers en cas de panne). C’est aussi pour ça que nous proposons la gratuité pour les cheminots du public et du privé.

    Alors que le télétravail impacte les modes de transport, alors qu’on ne sait toujours pas répondre aux alertes du GIEC sur la pollution des transports… le gouvernement n’engage aucune concertation sur ces sujets. Sa seule préoccupation, c’est comment priver mamie d’un voyage gratuit en train tous les dix ans. C’est lamentable ».


    Thomas Clavel« Des facilités  de circulation universelles pour toute la branche »

    Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots  

    « Nous défendons depuis toujours le maintien des facilités de circulation universelles pour toute la branche. Donc le scénario A du rapport qui montre bien que ce n’est pas un avantage exorbitant par rapport à ce qui se fait dans d’autres entreprises : un coût de 404 euros par salarié.

    Les facilités de circulation participent aussi à l’organisation du travail, permettant d’acheminer les compétences d’une zone à une autre.

    Nous voyons bien que ce sujet arrive dans un contexte de communication politique : d’un côté le ministre des Transports dit qu’il faut en discuter, de l’autre, le ministre de l’Intérieur affirme qu’il faut l’étendre aux policiers. C’est un sujet d’une très haute importance pour les cheminots et c’est légitime. On estime que les cheminots doivent rendre service (ce qu’ils ont fait notamment pendant la crise Covid) mais on leur enlève des droits sociaux. Il en résulte de la grogne ».


    Didier Mathis« Un des marqueurs social les plus forts »

    Didier Mathis, secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire

    « Avec le statut, les facilités de circulation représentent un des marqueurs social les plus forts pour les cheminots. Nous défendons le statu quo pour les salariés transférés car les facilités de circulation font partie du sac à dos social.

    A terme, 25 000 salariés de la SNCF seront transférés vers de nouvelles sociétés, que la SNCF perde ou pas les appels d’offres qui seront lancés dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des TER. Je rappelle que la SNCF a décidé à chaque fois de faire acte de candidature via une filiale dédiée. Les salariés concernés seront donc transférés dans cette nouvelle structure.

    Les cheminots vont perdre beaucoup, que ce soit en termes de grades et en qualifications (allant de A à H) qui vont être remplacées par une grille avec des classes allant de un à neuf. Tous ces repères vieux d’un demi-siècle vont s’effacer ».


    Erik Meyer« Tout est réuni pour que ça pète »

    Erik Meyer, représentant Sud Rail

    « Depuis dix ans, on s’acharne sur les acquis sociaux des cheminots. On stigmatise l’entreprise. Il est temps d’arrêter.

    Aujourd’hui, les facilités de circulation sont un des derniers acquis après l’arrêt du statut en 2020. Notre position est claire : c’est le maintien intégral des droits acquis. On nous avait juré que les discussions autour des facilités de circulation n’impacteraient pas les cheminots.

    Or, le rapport évoque leur fiscalisation. Nous ne voulons pas en discuter car c’est aussi un levier qui permet à l’entreprise de ne pas augmenter les salaires. En octobre, la SNCF est prête à nous annoncer une huitième année blanche.

    Par ailleurs, on apprend que les policiers vont pouvoir bénéficier de la gratuité dans les trains. C’est une annonce malvenue. Aujourd’hui, tout est réuni pour que ça pète… »

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Pour la première fois, un train à hydrogène roule en France

    Pour la première fois, un train à hydrogène roule en France

    Après 18 mois de service en Allemagne, suivis de démonstrations aux Pays-Bas, en Autriche et, il y a deux semaines, en Suède, le train à hydrogène Coradia iLint d’Alstom a cette fois été présenté en France, le 6 septembre. C’était même la première fois qu’un train alimenté par pile à combustible roulait en France. Pour autant, l’élément bicaisse bleu, dont les extrémités avaient été redécorées pour lui donner un ton plus « tricolore », ne circulait pas sur le réseau ferré national, mais sur la voie de vitesse du centre d’essais ferroviaires (CEF) de Valenciennes.

    A bord du Coradia iLint, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports, et Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France, ont pu apprécier le niveau sonore en dynamique, comparable à celui d’une automotrice électrique alimentée par caténaire. Etaient également présents plusieurs décideurs gouvernementaux ou des autorités organisatrices de transport, ainsi que des sociétés d’ingénierie, des opérateurs ou de l’industrie, dont Louis Nègre.

    Quoique lancé en Allemagne en 2014, le Coradia iLint met en œuvre des éléments en provenance des sites Alstom français de Tarbes et d’Ornans dans sa chaîne de traction électrique. Pour le constructeur, la récente acquisition de la société Helion Hydrogen Power, basée à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), lui permet désormais de couvrir « l’ensemble de la chaîne de valeur des piles à combustible à forte puissance », ce qui « témoigne de l’engagement d’Alstom à constituer un pôle d’excellence hydrogène en France ». Ceci alors que l’Etat français a mis sur pied en 2018 son plan Hydrogène, afin de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et le bruit dans les transports, dans un contexte qui n’est pas le plus favorable à la poursuite des électrifications de voies ferrées. Alstom rappelle en outre que cette présentation du Coradia iLint au CEF s’inscrit également dans le cadre du plan de Relance et des Projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC) lancés par l’Union européenne en 2020.

    Après le CEF, il est prévu qu’une expérimentation du train Coradia iLint se tienne sur le réseau ferré national l’an prochain ; plus précisément sur la ligne de desserte fine du territoire entre Tours et Loches, dans la région Centre-Val de Loire. Toutefois, « des adaptations seront nécessaires pour [l’]homologuer selon le référentiel normatif français », suivant un processus en cours, qui « sera finalisé en cohérence avec les besoins des autorités organisatrices ». Pour autant, cette expérimentation ne préfigure pas exactement ce qui attend les usagers des lignes françaises sur lesquelles les trains à hydrogène sont attendus à partir de 2025, un autre type de train que le Coradia iLint ayant été commandé par la SNCF.

    Rappelons en effet qu’en dehors des deux premiers trains iLint à hydrogène, mis en service commercial en 2018 en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, 41 rames ont été commandées à ce jour dans deux Länder. Et alors que le Coradia iLint est destiné aux lignes non électrifiées, les autres trains à hydrogène commandés à Alstom seront bimodes, dans la mesure où ils seront également dotés de pantographes pour les sections de lignes électrifiées. En Italie, FNM a confirmé fin 2020 une telle commande de 14 rames et, cette année, la SNCF a commandé 12 rames Coradia Polyvalent bimodes pour le compte des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté, Grand Est et Occitanie.

    P. L.

  • Reprise des discussions sur les facilités de circulation SNCF

    Reprise des discussions sur les facilités de circulation SNCF

    Attention, sujet sensible ! Après la présentation d’un rapport commandé par le gouvernement sur les facilités de circulation accordées aux cheminots, les organisations syndicales étaient attendues le 13 septembre à l’UTP pour discuter des droits transférables dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des TER. Vendredi dernier, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a estimé qu’il convenait de « discuter » du périmètre des « facilités de circulation », les réductions tarifaires accordées par la SNCF à plus d’un million de cheminots et de membres de leurs familles, en cas de transfert à des concurrents.

    « Sur le principe, je suis d’accord à ce que les cheminots gardent des avantages en nature », a déclaré Jean-Baptiste Djebbari sur RMC. « Après le sujet, la spécificité de la SNCF, c’est que le périmètre est très large », a-t-il remarqué. Aujourd’hui, les bénéficiaires de ces billets gratuits ou à tarif réduit sont les agents actifs et retraités, leurs conjoints, leurs enfants de moins de 21 ans ou étudiants. Leurs ascendants et leurs beaux-parents ont également droit à quelques voyages à tarifs réduits. Le rapport estime à 105 millions d’euros par an la perte de chiffre d’affaires induite par les facilités de circulation accordées aux actifs et aux retraités, ainsi qu’à leurs ayants droit.

    La loi de réforme ferroviaire de 2018, qui organise notamment l’ouverture à la concurrence, a défini les garanties principales des salariés en cas de transfert à un concurrent, mais a confié aux partenaires sociaux la définition des garanties complémentaires, dont les facilités de circulation.

    Selon le dernier rapport sur les facilités de circulation, « pour un agent actif et ses ayants droits, cette perte est évaluée à 404 euros par an. Au regard de la valeur monétaire des avantages en nature accordés par d’autres entreprises à leurs salariés, ce montant ne paraît pas exorbitant », reconnaît-il. Le rapport pointe en revanche l’importance du périmètre d’application et « les réductions tarifaires pouvant aboutir à la gratuité totale du service ». Il propose quatre scénarios pour « éclairer » les futures négociations dans la branche, de l’extension du dispositif actuel à l’ensemble des entreprises ferroviaires à la compensation pour les agents transférés.

  • Bientôt la gratuité dans les trains pour les policiers

    Bientôt la gratuité dans les trains pour les policiers

    C’est une revendication de longue date des syndicats de policiers qui vient d’être satisfaite : les policiers pourront voyager gratuitement dans les trains du réseau SNCF à partir du 1er janvier 2022, selon un accord conclu cette semaine avec l’entreprise, a annoncé le 3 septembre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. L’accord conclu avec la SNCF prévoit que « le trajet domicile-travail soit gratuit pour les policiers, s’ils sont armés et s’ils se signalent au chef de bord », a détaillé l’entourage du ministre à l’AFP. Le prix du billet sera pris en charge par le ministère.

    Quant aux déplacements non professionnels, le policier n’aura plus qu’à s’acquitter de 25 % du prix du billet à partir de 2022, somme qui lui sera « compensée par des bons d’achat SNCF, utilisables pour sa famille par exemple », toujours selon la même source. A partir de 2023, ce type de trajet sera également complètement gratuit, à condition, là aussi, d’être armé et de se signaler au chef de bord.

    Le ministre s’est félicité sur Twitter d’un « partenariat gagnant/gagnant permettant de mieux sécuriser les trains et faciliter la vie de nos policiers ». Mais il fait réagir les organisations syndicales de la SNCF, pointant une annonce malvenue alors que le ministre des Tranports souhaite revoir le périmètre des facilités de circulation des cheminots.

  • Un train expo pour promouvoir le plan de relance

    Un train expo pour promouvoir le plan de relance

    Un « train de la relance » va sillonner la France pour promouvoir le plan de relance de 100 milliards d’euros d’aide publique lancé il y a un an, a annoncé le 5 septembre Matignon.

    Ce « train de la relance » devait partir le 6 septembre de la gare de l’Est à Paris en direction, d’abord, du nord pour un périple s’étendant jusqu’au 2 octobre. Il sera à Rennes les 13 et 14 septembre, au Mans les 15 et 16, à Limoges les 20 et 21, Toulouse les 22 et 23, ou encore Saint-Etienne les 27 et 28. Des dispositifs particuliers avec des plateaux TV seront adaptés pour la Corse et les Outremer.

    Ce « train-expo » doit « permettre aux Français de se saisir des opportunités offertes par France relance », notamment les dispositifs d’insertion professionnelle pour les jeunes, selon le gouvernement. Fin août, quelque 47 milliards d’euros avaient été « engagés » sur des projets concrets dans le cadre du plan France Relance. L’objectif du gouvernement est d’affecter « 70 milliards d’euros » d’ici « la fin de l’année », a indiqué le cabinet du Premier ministre Jean Castex.

  • La Suède trouve un exploitant pour un seul de ses deux futurs trains de nuit internationaux

    La Suède trouve un exploitant pour un seul de ses deux futurs trains de nuit internationaux

    Avec le retour en grâce des trains de nuit en Europe, le gouvernement suédois cherche depuis deux ans à redévelopper les relations nocturnes internationales vers les destinations situées plus au sud. Après avoir commencé par envisager un nouveau service Malmö – Bruxelles, le gouvernement suédois avait ajouté un Stockholm – Hambourg aux relations nocturnes pour lesquelles il avait chargé Trafikverket, l’administration nationale des Transports, d’organiser un appel d’offres afin de déterminer qui en exploiterait les trains à partir du 1er août 2022. Cette démarche, habituelle depuis un quart de siècle pour les trains de service public assurant la continuité territoriale à l’intérieur de la Suède, est appliquée ici pour la première fois à des dessertes comprenant de longs parcours à l’étranger.

    Rendu public fin août, le résultat de cet appel d’offres est une demi-déception. Car si d’un côté, Trafikverket a choisi l’entreprise ferroviaire historique SJ pour exploiter les trains de nuit de Stockholm à Hambourg, le deuxième train, Malmö – Bruxelles, n’a pas été attribué, aucune offre n’ayant été reçue… Ce qui peut s’expliquer du fait que pour le Stockholm – Hambourg, le risque commercial à la charge de l’exploitant se limite à une section relativement courte (180 km) entre la frontière germano-danoise et Hambourg, alors qu’entre Malmö et Bruxelles, le parcours en Allemagne et en Belgique, pays opposés à l’idée de subventionner un train international, atteint quelque 860 km. Trop long ! Même pour l’autrichien Nightjet, qui exploite pourtant ses trains de nuit sur des bases purement commerciales…

    S’il n’est pas contesté, le contrat avec SJ pourra être signé à partir du 10 septembre pour une période de quatre ans, avec possibilité de le proroger pour deux ans. Or, s’il en est un qui pourrait contester cette attribution, c’est Snälltåget, filiale suédoise de Transdev, qui vient de lancer fin juin son propre train de nuit saisonnier Stockholm – Malmö – Hambourg – Berlin, en insistant sur le fait que ce service est en open access, donc pas subventionné.

    Y aura-t-il concurrence frontale pour autant entre les deux trains de nuit Stockholm – Allemagne ? Pas si sûr ! Le train Snälltåget étant calé sur des heures « acceptables » à Berlin, alors que l’horaire du futur train SJ, qui devrait être rendu public cet automne, visera à offrir des correspondances à Hambourg. De plus, les dates de circulation du futur train et du train saisonnier, lancé cet été, devraient être complémentaires.

    P. L.

  • Première rentrée à « l’école du Rail » belge

    Première rentrée à « l’école du Rail » belge

    Sa construction s’est achevée il y a neuf mois, mais c’est ce 1er septembre que la nouvelle « école du rail » belge a organisé sa première rentrée, contexte sanitaire oblige… Edifiés à Molenbeek-Saint-Jean, à faible distance de la gare de Bruxelles-Ouest, les bâtiments de l’« Infrabel Academy » ont ouvert leurs portes en présence de Benoît Gilson (CEO Infrabel), Bernard Clerfayt (ministre bruxellois de l’Emploi et de la Formation), Rudi Vervoort (ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale) et Georges Gilkinet (ministre fédéral de la Mobilité).

    Sur 8 700 m² d’espaces intérieurs et 7 500 m² en extérieur, Infrabel Academy proposera quelque 300 formations et cours divers, menant à une quarantaine de métiers (poseur de voies, contrôleur de la circulation ferroviaire, soudeur, spécialiste des caténaires…) Le gestionnaire du réseau ferré belge ajoute qu’une « attention particulière sera aussi accordée à ce que l’on appelle les « softs skills », comme les formations en leadership ».

    A l’intérieur du bâtiment se trouvent 40 salles de cours, des bureaux flexibles, une salle de premiers secours, plusieurs espaces techniques et un auditoire d’une capacité de 200 places. « Chaque jour, près de 400 étudiants pourront suivre des cours à l’académie », mais « il va sans dire qu’avec les mesures sanitaires actuelles, il n’y aura pas de leçons à pleine capacité », précise Infrabel : « la distance sociale nécessaire sera toujours respectée ».

    Et à l’extérieur, dix installations ont été aménagées afin d’effectuer des formations « en toute sécurité ». Ces installations comprennent notamment un tracé de voie, une caténaire à hauteur d’homme, un équipement de signalisation, un mât GSM-R, des équipements ICT et un passage à niveau. A ces installations fixes s’ajoute un « train-école », qui permet de former le personnel, de manière didactique, aux différentes technologies « plus ou moins récentes » utilisées dans les cabines de signalisation.

    P. L.