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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Les promesses de la route électrique
L’essentiel des déplacements et du transport de marchandises passant par la route, comment faire pour mieux l’utiliser et réduire son empreinte carbone? C’est l’une des questions que se posent les sociétés d’autoroutes. Parmi les idées expérimentées ou à venir figurent en bonne place des solutions de recharge dynamique pour les poids-lourds, reposant soit sur la technologie de l’induction, soit sur celle du rail conductif. L’induction a déjà été déployée sur une quinzaine de sites dans le monde, beaucoup aux Etats-Unis mais aussi en Suède, en Allemagne, en Italie ou encore en Israël.
En France, Vinci a le projet de tester avec des camions ces deux solutions sur l’autoroute A10. Une première au monde sur autoroute, selon l’industriel, les autres initiatives étant lancées en milieu urbain.
Recharge par induction et par rail conductif
Deux kilomètres de recharge par induction et deux kilomètres par rail conductif vont ainsi être aménagés au cours du premier semestre et testés à partir de l’année 2025, pendant un an et demi, sur une autoroute ouverte à la circulation. Les équipements se situeront en amont de la barrière de péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, dans le sens Paris-province.
Le projet est porté par un consortium piloté par Vinci Autoroutes avec des équipes de Vinci Construction, l’Université Gustave Eiffel, Electreon (spécialiste de l’induction dyna- mique), Hutchinson (équipementier automo- bile) et Elonroad (pour le rail conductif), avec le soutien du Cerema. Le budget total du projet s’élève à 26 millions d’euros sur trois ans. Il bénéficiera d’une aide financière de l’État dans le cadre du plan France 2030.
500 km de routes électriques attendues en 2030
Le projet sur l’A10 vise d’abord les poids lourds électriques. Mais d’autres types de véhicules électriques tels que des autocars, des utilitaires et un jour des voitures, pourraient aussi alimenter leurs batteries grâce à une recharge dynamique par induction ou par rail conductif. « Offrir la possibilité aux poids-lourds de recharger leurs batteries en roulant permet de les équiper de plus petites batteries. Ainsi, le coût global du système électrique revient moins cher », souligne Pierre Delaigue, le directeur des projets de mobilité autonome, connectée et électrique de Vinci Autoroutes. Et de rappeler que le ministère des Transports, dans une étude publiée en 2021, préconise d’installer 500 km de routes électriques en 2030, et 4000 de plus à l’horizon 2035.
On ne compte actuellement que quelques centaines de poids-lourds électriques en France. Mais le pari, c’est que leur nombre va se multiplier dans les prochaines années. « En 2030, les constructeurs de poids lourds devront baisser leurs émissions de CO2 de 45 % par rapport à 2019 », rappelle Pierre Delaigue. Selon lui, la promesse du système de route électrique (ERS) réside dans la réduction de la taille de la batterie, ce qui doit permettre de limiter les inconvénients liés aux véhicules électriques (coûts financiers mais aussi nuisances polluantes, métaux rares, recyclage des batteries…
Marie-Hélène Poingt

Snic Technologies se renforce dans la signalisation ferroviaire
Snic Technologies (ex- Rail Industries) a annoncé fin mars l’acquisition de l’activité Systèmes de Signalisation de Vossloh Cogifer, désormais rebaptisée Snic Signalisation. « Cette acquisition élargit considérablement les compétences du Groupe en matière d’études et de déploiement de signalisation ferroviaire, renforçant ainsi sa position en tant que partenaire de choix pour les gestionnaires d’infrastructures », indique la société en précisant que le chiffre d’affaires de l’activité systèmes dépassait 10 M€ l’année dernière.
Elle vient également d’acheter MFI (Maintenance Ferroviaire & Industrielle), une société spécialisée dans les équipements de signalisation ferroviaire qui a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires d’un peu plus de 2 M€. Ce rachat lui permettra de compléter sa gamme de produits, explique-t-elle.
« Ces nouvelles acquisitions nous positionnent comme un acteur de référence en Europe », soulignent dans un communiqué les dirigeants de l’entreprise, Xavier Payet et Vincent Menudier, qui envisagent « de nouvelles opportunités de croissance organique et externe ; une nouvelle opportunité d’acquisition basée en Europe est d’ailleurs en phase approfondie d’étude. »

Cinq mesures pour la ligne 8 du métro parisien
C’est l’une des lignes les plus en souffrance du métro parisien. Pas la 13, bien connue médiatiquement, mais la 8, la plus longue du réseau : 24 km, jalonnés de 38 arrêts de Balard à Créteil-Pointe du Lac, parcourus en 52 minutes. Et son principal centre de maintenance, l’atelier dit de Javel, se trouve en plein XVe arrondissement de Paris, presque à l’une des extrémités de cette ligne interminable. Reconstruit en souterrain en 1980, l’atelier de Javel est relativement exigu et son accès n’est pas des plus simples, avec rebroussement sur une voie en impasse à la station Lourmel ou au terminus Balard. Mais c’est ici que sont actuellement assurées l’essentiel des tâches de maintenance, partagées avec un deuxième atelier, à Créteil, à l’autre bout de la ligne.
Absentéisme
Et c’est ajustement dans ce centre de maintenance de Javel que se sont rendus Valérie Pécresse, présidente de région et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM, l’autorité organisatrice des transports) et Jean Castex, PDG de la RATP, pour exposer un plan d’actions en cinq mesures « à effet immédiat » pour améliorer la régularité de la ligne 8 et en soulager les usagers.
Car la régularité actuelle de la ligne 8 n’est pas bonne et ne répond pas aux objectifs contractuels fixés par Île-de-France Mobilités (88 % au global en janvier, jusqu’à 84 % en heure de pointe), malgré une augmentation du nombre de trains en circulation depuis 2022 : son parc atteint désormais 59 rames MF77, aujourd’hui largement quadragénaires, mais ne peut pas être utilisé dans son intégralité, car en une rénovation (sièges, vitres, sol, éclairage…) est en cours. Lancée plusieurs années après celle des MF77 des lignes 13 et 7, cette rénovation du parc de la ligne 8 a jusqu’à présent permis de rajeunir 12 rames.
Sa longueur et l’âge de son parc sont deux des caractéristiques qui rendent la ligne 8 peu attractive pour le personnel de la RATP, avec son atelier de Javel en sous-effectif et la surcharge des rames aux heures de pointe. Difficulté à laquelle vient s’ajouter l’absentéisme, selon IDFM et la RATP. « Les mesures pour favoriser le présentéisme commencent à porter leurs fruits en ce début d’année avec notamment la campagne de recrutements réalisés depuis plus d’un an », les difficultés de maintenance des trains et des infrastructures, « avec là encore des tensions sur les effectifs », ainsi que les incidents liés aux voyageurs, qui font d’elle l’une des lignes les plus en difficulté du métro en termes de régularité et de ponctualité.
Les cinq points du plan d’actions :
- Renforcement de la maintenance avec des plages de travail élargies, comme c’est le cas pour le Centre de dépannage des trains à Balard qui sera actif le samedi toute la journée, et mise en place d’une maintenance de niveau 1 à l’est à Créteil pour traiter les trains sur place et leur éviter de devoir traverser toute la ligne jusqu’à Javel ; présence d’un agent de maintenance du matériel roulant au poste de commande centralisé (PCC).
- Recrutement (déjà réalisé,) d’une trentaine de conducteurs supplémentaires pour éviter les suppressions de trains pour manque de conducteurs.
- Equipe cynotechnique supplémentaire dès mars 2024 au terminus de Balard.
- Déploiement d’agents supplémentaires sur les quais pour faciliter l’échange voyageurs, en particulier aux stations Opéra, République et Strasbourg-Saint-Denis.
- Mise en place d’un plan d’actions sur la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT) pour améliorer l’attractivité de la ligne 8 pour limiter les mouvements d’agents et réduire l’absentéisme, qui inclut des investissements pour rénover les locaux de travail des conducteurs.
Bagages oubliés
Des mesures qui devront être complétées, en particulier pour sensibiliser les usagers au problème des bagages oubliés, qui sont une vraie plaie sur la ligne 8. Comme l’a indiqué un des responsables de cette ligne, « nous allons relancer une campagne sur les colis abandonnés, car c’est comme si la ligne 8 était fermée tout le mois de décembre, et le phénomène a pris trois ou quatre fois plus d’ampleur ces dernières années ».
Et surtout, comme le reconnaît Jean Castex, « le saut qualitatif sera l’arrivée du MF19 », nouvelle génération de matériel roulant. Voire l’automatisation de la ligne, évoquée avec celle des lignes 7 et 9.
En plus de ces mesures spécifiques à la ligne 8, IDFM et la RATP indiquent qu’une nouvelle procédure sur la prise en charge des personnes malades dans les rames sera déployée progressivement, « avec des formations adaptées de nos agents, en lien avec le SAMU de Paris, les pompiers de Paris et les équipes de la RATP afin d’améliorer les conditions de prise en charge des voyageurs, pour garantir leur sécurité, et de faciliter la reprise de l’exploitation au bénéfice de l’ensemble de nos voyageurs ». Un bilan de ces actions devrait être effectué en mai, à l’occasion d’un prochain conseil d’administration d’IDFM, au cours duquel les opérateurs seront auditionnés.
P. L.

Matériel roulant MF77 de la ligne 8 aux ateliers RATP de Javel. A droite, une rame rénovée. - Renforcement de la maintenance avec des plages de travail élargies, comme c’est le cas pour le Centre de dépannage des trains à Balard qui sera actif le samedi toute la journée, et mise en place d’une maintenance de niveau 1 à l’est à Créteil pour traiter les trains sur place et leur éviter de devoir traverser toute la ligne jusqu’à Javel ; présence d’un agent de maintenance du matériel roulant au poste de commande centralisé (PCC).

Les comptes de la SNCF restent dans le vert, tirés par les TGV
Le groupe ferroviaire n’a pas terminé l’année sur la note record de 2022, mais il reste bénéficiaire. Le nombre de clients des TGV, et des trains en général, continuent de progresser, mais l’impact des grèves contre la réforme des retraites, la hausse des charges liées à l’inflation, le ralentissement économique et la baisse des taux de fret qui avaient gonflé les résultats de Geodis, ont rogné les marges.
2022 avait été une année exceptionnelle. En 2023, les résultats sont moins bons mais ils tiennent la route avec 1,3 milliard d’euros de bénéfices en 2023, contre 2,4 milliards un an avant. « La SNCF est dans le vert, les bénéfices vont vers le ferroviaire, on n’oublie pas les cheminots. Les chiffres sont là : + 1,5 milliard d’euros de masse salariale sur trois ans [+17% de hausses de salaires entre 2017 et 2024] et une prime de partage de la valeur de 800 euros. Ces euros sont allés dans la poche des cheminots », a insisté Jean-Pierre Farandou, se disant « chagriné que ça ne soit pas reconnu« . Le pdg de la SNCF, dont le mandat s’achève en mai 2024 et qui se dit prêt à rempiler, présentait le 28 février les résultats du groupe. Dix jours après la grève des contrôleurs, il annonce le déploiement d’une « plateforme de progrès social ». « Si l’entreprise enregistre des résultats positifs, cela doit bénéficier à l’ensemble des salariés qui contribuent tous à sa bonne santé« , avertissait il y a quelques jours le secrétaire général de l’Unsa Ferroviaire, Didier Mathis.
« La SNCF confirme sa capacité à être bénéficiaire, pour la troisième année consécutive, en dépit du contexte économique et social difficile en 2023″, a repris le directeur stratégie et finances, Laurent Trevisani. Le groupe réalise en 2023 41,8 milliards de chiffre d’affaires, en hausse de 5,4% « hors impact du retour à la normale des prix dans le secteur de la logistique« , précise-t-il.
SNCF Voyageurs continue de tirer la locomotive SNCF avec + 10,2 % de chiffre d’affaires. En attendant les 115 TGV nouvelle génération d’Alstom dont la livraison ne cesse d’être retardée (annoncée maintenant pour l’été 2025), les TGV France et Europe étaient pleins en 2023 avec 156 millions de voyageurs supplémentaires (+6%). Malgré des tarifs jugés trop élevés par les clients qui ne manqueront pas d’être irrités par les nouveaux bénéfices de la compagnie. Ce dont se défend la SNCF soulignant que la hausse a été limitée à 5 %, quand les coûts ont augmenté de 13 % sous l’effet de l’inflation. Le chiffre d’affaires de la grande vitesse progresse de plus de 10%, malgré les grèves du premier trimestre contre la réforme nationale des retraites. Dans les autres trains, TER, Intercités, Transilien, la hausse des trafics oscille entre 5% et 7%.
Et pour les premiers matchs d’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires régionales TER, la compagnie publique défend ses positions avec trois appels d’offres sur quatre remportés en 2023 (Hauts-de-France, Pays de la Loire, un sur deux dans la région Sud : lire ici). L’arrivée du concurrent italien Trenitalia sur l’axe à grande vitesse Paris-Lyon a créé du trafic plus qu’il n’en a pris à la SNCF, calcule Jean-Pierre Farandou.
En gares, les redevances des commerces rapportent de plus en plus de revenus (1,9 milliards d’euros, +9,6%) à SNCF Gares & Connexions. Keolis performe à l’international et en Ile-de-France où la filiale transport urbain et interurbain de la SNCF a gagné des contrats de bus, tram-train, et deux lignes du futur métro automatique Grand Paris Express. Son chiffre d’affaires progresse de 6,6%. En 2024, elle va devoir défendre le découpage en trois lots du gros contrat des transports publics de la métropole de Lyon. Que lui dispute notamment RATP Dev.
SNCF Réseau conforte ses marges
Avec l’engouement pour le train, SNCF Réseau, le gestionnaire d’infrastructure a vu ses recettes de péages progresser de 8% et ses marges de 23,5%. De quoi apporter du renfort de cash pour autofinancer les 5,5 milliards d’investissements sur le réseau ferré en 2023 (1 500 chantiers). Mais l’impact des grèves de l’hiver 2023 contre la réforme nationale des retraites sur les circulations s’est fait ressentir, et le fret ferroviaire est atone (+0,5%), touché par les grèves du premier trimestre 2023, le « brutal ralentissement » des activités dans le secteur de la sidérurgie et de la chimie, les éboulements sur la ligne de la Maurienne et la multiplication des travaux sur le réseau ferré «qui imposent des trains plus courts ou des trajets plus longs ». De quoi faire fuir les chargeurs. Enfin, le projet de transformation de Fret SNCF annoncé par le gouvernement en 2023 suite à l’enquête de la Commission européenne sur les aides d’Etat entre 2007 et 2019 ouvre des incertitudes. 2024 sera l’heure de vérité.
Trou d’air chez Geodis
De son côté, Geodis traverse un trou d’air. Boosté en 2022 par l’envolée des taux de fret aérien et maritime qui avaient contribué à gonfler considérablement son chiffre d’affaires en 2022, la société de logistique et de transport routier de marchandises de la SNCF a brutalement retouché terre pour voir son CA reculer de près de 15% en 2023 (-22% à périmètre et change constants), sous l’effet combiné de la baisse des volumes à cause du ralentissement de l’activité économique, et du retour à la normale des prix du transport. « Tout en continuant de progresser en profitabilité », insiste la SNCF qui a taillé dans les coûts et réalisé des acquisitions ciblées aux Etats-Unis et en Allemagne (Trans-O-Flex) notamment. Le contexte géopolitique international (Ukraine, Israël, attaques en Mer rouge) pourrait influencer l’activité de Geodis qui représente le tiers de l’activité du groupe ferroviaire.
A l’arrivée, le groupe préserve tout de même ses marges et absorbe l’effet de l’inflation : l’Ebitda atteint 6,4 milliards d’euros (un ratio Ebitda/CA de 15,4%, contre 16% en 2022), même si les grèves du premier trimestre 2023 lui ont coûté 350 millions d’euros d’Ebitda, dont 130 millions à SNCF Réseau. Résultat rendus possibles par les performances commerciales des activités voyageurs mais aussi les tailles dans les coûts de production : 700 millions d’euros d’économies ont encore été réalisées en 2023.
La reprise de la dette par l’État à hauteur de 35 milliards d’euros continue aussi de contribuer au bon résultat, le groupe n’ayant plus à supporter 1,2 à 1,3 milliard de frais financiers annuels. A 24,2 milliards d’euros, la dette reste à un niveau soutenable en 2023 (200 millions de plus qu’en 2022). Et pour la deuxième année consécutive, la SNCF affiche un flux de trésorerie positif (cash flow libre), conforme aux engagements pris auprès de l’Etat. Le niveau des investissements, 10,6 milliards d’euros, atteint « un niveau historique », relève Laurent Trevisani, un tiers en autofinancement, le reste financé par l’Etat, les régions et les collectivités locales. Principalement fléchés vers la rénovation et la modernisation du réseau ferré, et l’achat de matériel roulant. En 2023, le groupe a versé un milliard d’euros au fonds de concours que l’Etat a décidé d’affecter en totalité à la rénovation du réseau.
Plus de 25 000 recrutements
En 2023, le groupe public a recruté 25 300 personnes, dont 17 300 CDI. En espérant régler la pénurie de personnel pour certains postes, notamment les conducteurs et les mainteneurs. Avant les JO, « la pression sur les métiers est telle qu’elle peut conduire à une crise permanente« , estimait le 19 février dernier le secrétaire général de la CFDT Cheminots, Thomas Cavel, dans les colonnes de Ville, Rail & Transports (lire : ici)

Des trains à batteries Stadler pour la banlieue de Chicago
Metra, le réseau de trains de banlieue de Chicago, et Stadler ont signé un accord pour la fourniture d’un maximum de 16 automotrices électriques à batterie (Battery Electric Multiple Unit, BEMU), sont 8 rames bicaisses (avec module central, typique des rames Stadler) pour la commande initiale. Cette commande fait suite au premier appel d’offres passé aux États-Unis pour des trains à batterie. Vu par le constructeur suisse, cette commande, ainsi que celles de trains à hydrogène en Californie, renforce sa position sur le marché américain des matériels roulants ferroviaires offrant des alternatives au diesel.
Metra a l’intention de mettre en service ces trains à batteries sur la Rock Island Line, entre la gare de LaSalle Street, à Chicago, et l’Union Station de Joliet (Illinois), soit une distance de 40 miles (64 km) à parcourir dans chaque sens. Les huit rames de deux caisses concernées par la commande initiale pourront être rallongées à trois ou quatre caisses.
En application du Buy America Act, ces rames seront construits aux États-Unis et seront conformes à toutes les normes de l’Americans with Disabilities Act (ADA) et de la Federal Railroad Administration (FRA). De plus, les trains commandés par Metra seront « winterisés » pour être adaptés aux conditions hivernales rigoureuses de la région de Chicago. Outre une climatisation « efficace », ces trains proposeront un chauffage par le sol sous les espaces de montée et de descente, ainsi qu’une isolation renforcée des espaces étanches pour loger la chaîne de traction.
P. L.

Des noms et des couleurs pour les lignes de l’Overground londonien
Parmi les réseaux ferrés desservant l’agglomération londonienne, le plus récent est l’Overground, progressivement constitué depuis 2007 par l’assemblage de lignes orbitales ou radiales permettant une desserte fine de la proche périphérie de Londres. Jusqu’à présent, ces lignes d’origines parfois très diverses (l’une faisait partie du métro), et ne formant pas un réseau connexe (une des lignes est complètement isolée des autres) étaient identifiées sur le célèbre plan de Londres par une seule couleur : l’orange. Et si les noms historiques (East London Line, North London Line etc.) des tronçons repris par l’Overground sont connus des passionnés, ils ne correspondent pas toujours aux dessertes offertes aujourd’hui. D’où la décision prise par Transport for London (TfL), l’autorité organisatrice londonienne, de distinguer par des noms et des couleurs chacune de ces desserte.
C’est ainsi que d’ici la fin de l’année, les six lignes actuelles de l’Overground devraient chacune porter un nom. « Il y a tellement d’histoires fascinantes, et souvent oubliées, de notre ville qui devraient être racontées et dont on devrait se souvenir. Nommer les lignes contribuera non seulement à apprendre aux visiteurs de notre ville son histoire incroyable, mais elle permettra aussi aux personnes qui vivent, travaillent ou passent à Londres de se retrouver plus facilement dans la ville », justifie Sadiq Khan, maire de Londres. Des noms liés à l’histoire sociale de la ville, qui met l’accent sur le rôle des femmes et de l’immigration, choisis avec « des clients, communautés, historiens locaux, universitaires et spécialistes des transports ».

Dans le nord-ouest, la ligne de la gare d’Euston à Watford Junction (Watford DC Line), qui dessert le stade de Wembley, devient la Lioness Line, reprenant le surnom de l’équipe d’Angleterre féminine de football. Sa couleur sera un jaune orangé.
La desserte orbitale entre Richmond ou Clapham Junction à Stratford (North London Line et West London Line) devient la Mildmay Line, en l’honneur d’un petit hôpital de l’East End qui s’est spécialisé dans les épidémies, dont le sida depuis plus de trois décennies. Sa couleur sera un bleu gris.
La desserte orbitale entre Highbury & Islington et New Cross, Clapham Junction, Crystal Palace ou West Croydon (East London Line prolongée et South London Line) devient la Windrush Line. Un nom qui a été celui d’un navire, l’Empire Windrush, puis le surnom de ses passagers venus des Antilles britanniques après la Seconde Guerre mondiale, nombreux parmi les agents des transports londoniens à l’époque. Sa couleur sera le rouge.
Sans véritable connexion avec le reste du réseau Overground, les dessertes entre la gare de Liverpool Street et Enfield Town, Cheshunt ou Chingford, dans le nord-est, deviennent la Weaver Line, rappelant le rôle de la confection et de l’immigration huguenote, juive puis Bangladeshi dans les quartiers est de Londres. Sa couleur sera un marron tirant vers le violet.
Au nord, la ligne orbitale de Gospel Oak à Barking Riverside (Gospel Oak to Barking Line, d’où son surnom « Goblin »), devient la Suffragette Line. Annie Huggett, dirigeante clé du mouvement pour le droit de vote des femmes, a en effet vécu et milité à Barking. Le vert a été élu couleur de cette ligne.
Isolée au nord-est de Londres, mais portant aussi la marque Overground, la petite ligne de Romford à Upminster devient la Liberty Line, pour de nombreuses raisons, de l’esprit de liberté de Londres au fait que le Borough de Havering, desservi par la ligne, avait au moyen-âge un statut spécial de liberty. Sa couleur sera une nuance foncée de gris.
P. L.

Nouveau déraillement sur la Route du fer
Rouverte le 20 février, après deux mois d’interruption consécutifs à un déraillement survenu en décembre, la ligne de Kiruna à Narvik, principal itinéraire pour l’exportation du minerai de fer suédois, est à nouveau coupée depuis le 24 février. Et ce, pour la même cause… et au même endroit : les abords de la gare de Vassijaure, à 7 km de la frontière norvégienne. Cette fois, c’est un train vide, de retour du port de Narvik, qui a endommagé des traverses, des rails et des poteaux de caténaires sur un tronçon de six kilomètres, plus à l’ouest que la section reconstruite ces deux derniers mois.
Après ce nouveau déraillement, aucune date n’est donnée pour la réouverture de la ligne. Si la situation est difficile pour l’entreprise minière d’Etat LKAB, elle devient intenable pour Kaunis Iron, nouveau venu dans le secteur.
La Commission d’Etat suédoise des Accidents (Statens haverikommission) s’est rendue sur place pour décider si elle doit enquêter sur ce déraillement, comme sur le précédent. Toujours est-il que cette fois, la police a ouvert une enquête préliminaire, pour sabotage, mais « personne n’est soupçonné » à l’heure actuelle.
Plus que jamais, les acteurs de la vie économique de la Laponie suédoise et du nord de la Norvège, ainsi que les communes de Luleå, Kiruna et Narvik, font entendre leur voix et exigent une mise à double voie de la ligne la plus chargée de la région, par une lettre ouverte aux gouvernements suédois et norvégien, publiée le 21 février… trois jours avant le nouveau déraillement.
Transdev reprend à MTR les trains régionaux autour de Stockholm
Le devenir des trains régionaux Mälartåg, qui relient Stockholm aux principales destinations situées dans un rayon de 200 km, était la dernière question en suspens sur ce qu’il reste des activités de MTR en Suède après la perte du RER et du métro de Stockholm, puis la vente annoncée de l’activité open access MTRX. Finalement, c’est Transdev qui a été choisi pour remplacer le groupe hongkongais comme exploitant des trains Mälartåg, qui tirent leur nom du lac Mälaren, à l’ouest de Stockholm. Et cette fois, on peut dire que MTR quitte le paysage ferroviaire suédois.
Le changement est donc total depuis la reprise, en décembre 2021, des dessertes Mälartåg par le groupe de Hong-Kong, que rien ne semblait arrêter autour de Stockholm, où il exploitait déjà le métro et le RER. Sur les cinq lignes Mälartåg, quatre étaient auparavant exploitées par l’entreprise « historique » suédoise SJ, alors que celle la plus au nord avait eu Transdev pour opérateur de 2017 à 2022. Dès les premiers mois de 2022, l’exploitation a tourné au cauchemar pour MTR, avec des revenus moins élevés que prévu, et pour les voyageurs, confrontés à des retards, des trains annulés et des fréquences revues à la baisse. Malgré les mesures prises par MTR pour redresser la situation, la situation n’était pas satisfaisante pour l’autorité organisatrice Mälardalstrafik, qui regroupe les six régions desservies par les lignes Mälartåg (Stockholm, Sörmland, Uppsala, Västmanland, Örebro et Östergötland).
D’un commun accord entre l’autorité organisatrice et l’exploitant, la période contractuelle a été raccourcie, pour prendre fin le 16 juin prochain. Ce qui, dans le fond, arrange également MTR : « Nous avons fait tout notre possible pour développer le trafic de Mälartåg (…). Et surtout, nous avons formé un grand nombre de nouveaux agents qui assurent aujourd’hui la conduite des trains Mälartåg, ce qui sera d’un grand bénéfice pour les voyageurs pendant de nombreuses années. Cependant, dans le cadre du contrat actuel, il n’a pas été possible d’atteindre une situation financière tenable ni de fournir le niveau de trafic contractuel », a déclaré Caroline Åstrand, PDG de MTR Nordic.
Comme lors de la reprise des trains de l’Öresund, entre le sud de la Suède et Copenhague, c’est à Transdev qu’a été attribuée l’exploitation des trains Mälartåg, dans le cadre d’une mesure d’urgence définie par le règlement n° 1370/2007 du Parlement européen et du Conseil relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route. Signé pour une période de deux ans à partir du 16 juin, avec deux options d’un an chacune, le nouvel accord implique une reprise par Transdev des quelque 450 salariés de MTR qui conduisent ou assurent le contrôle à bord des trains Mälartåg actuellement. Parallèlement à cette attribution, Mälardalstrafik travaille depuis l’automne dernier sur la recherche d’un exploitant après 2026 et a publié à cette fin une annonce préalable sur la version en ligne du supplément au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE), en vue de lancer une procédure d’appel d’offres.
Malgré une exploitation laissant à désirer, la fréquentation des trains Mälartåg est en croissance et a atteint 12,5 millions de voyageurs en 2023. Les dessertes sont assurées par un parc de 62 trains, dont 53 rames Stadler ER1 à deux niveaux et 9 rames à caisse « large » Regina, construites par Adtranz, puis Bombardier.
P. L.

Un plan d’action pour la ligne Paris-Clermont
Comment limiter les dysfonctionnements sur une ligne ferroviaire malade en attendant la fin du traitement de choc? C’est l’objectif d’un nouveau plan présenté le 23 février à Clermont-Ferrand par la SNCF et l’Etat après l’incident survenu dans la nuit du 19 janvier sur l‘Intercité Paris-Clermont, qui a bloqué dans le froid pendant plusieurs heures les voyageurs et suscité une forte exaspération tant les retards sont fréquents sur cette liaison.
En attendant la réalisation du programme d’1,2 milliard d’euros pour moderniser les voies et le matériel, qui doit s’achever en 2026, de nouvelles mesures d’urgence sont donc lancées pour éviter ce type de situation. Une locomotive de secours va être mise en place à partir de mai à Nevers (au milieu de la ligne). Elle suivra les derniers trains du soir pour secourir les voyageurs au cas où… Elle s’ajoutera aux locomotives stationnées à Paris-Bercy et à Clermont.
A partir de septembre, une équipe d’intervention rapide localisée également à Nevers pourra être détachée et intervenir rapidement sur un train bloqué par un obstacle. En particulier sur la section Nevers-Montargis qui représente un point sensible. Pour l’heure, c’est l’équipe de Clermont qui intervient.
Pour faire face à la multiplication des « causes externes » (heurts avec des animaux sauvages, arbres tombés sur les voies… ), des grilles de clôture et des dispositifs anti-intrusion vont être mis en place le long des voies où des zones « sensibles » ont été identifiées. Et les opérations de débroussaillages vont être renforcées. Le budget consacré à ces actions côté SNCF Réseau augmentera de 20 % entre 2020 et 2024,
En cas de blocage, la SNCF s’engage à améliorer la prise en charge à bord via l’information voyageurs avec des équipes en 3X8 et en fournissant des boissons et des plateaux repas dès que le retard atteint deux heures. Les dédommagements atteindront 100 % du prix du billet si le retard dépasse les trois heures. Et pourra même aller dans certains cas jusqu’à 200 %.
MH P
Un investissement de plus de 1,2 milliard, dont 350 millions pour les nouvelles rames Oxygène (attendues à partir de la mi-2025), 760 millions pour la régénération des voies (630 millions engagés à la fin 2023) et une première convention signée fin 2023 sur un plan de modernisation de 130 millions d’euros.

La SNCF investit dans le numérique
La SNCF ne lésine pas avec le numérique. Chaque année, elle y consacre deux milliards d’euros, ce qui représente «5 % du chiffre d’affaires du groupe », précise Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, également directeur général adjoint Numérique du groupe SNCF. 4500 employés, toutes activités confondues, travaillent dans ce domaine. 700 recrutements sont prévus cette année.Passage en revue de quelques projets emblématiques.Une nouvelle génération de postes d’aiguillageCe projet, lancé en 2018, vise à développer la nouvelle génération de postes d’aiguillage informatiques avec l’aide d’entreprises partenaires. Un grand nombre d’anciens aiguillages utilisent des technologies électromécaniques, électriques, voire mécaniques, qui sont devenues obsolètes et doivent être renouvelées.Le développement de postes d’aiguillage informatiques Argos doivent permettre une communication en temps réel, une plus grande réactivité en cas d’incidents, une réduction de l’impact des pannes éventuelles et une maintenance plus aisée.Les solutions numériques développées permettent de supprimer les relais intermédiaires, de réduire les infrastructures et les câbles au sol. Les coûts d’installation et de maintenance sont donc moindres, explique Julien Nicolas, le directeur Numérique du groupe SNCF. Les premières installations sont prévues cette année.Des robots mobiles et autonomesL’équipement en 5G permet de nouveaux cas d’usage dans les technicentres. Grâce à sa grande capacité de transfert de données, la 5G ajoute des fonctionnalités aux robots AMR (robots mobiles autonome). En plus de leur capacité de manutention, en autonomie, ils pourraient, avec l’aide de l’IA, reconnaître la conformité de pièces, aidant ainsi les agents de maintenance dans leur travail.Un logiciel d’aide à la conduiteLe logiciel d’aide à l’éco-conduite, Opti’conduite, rassemble les paramètres liés à la circulation des trains (vitesse, position du train, type de train, profil de la voie, etc.) et indique en temps réel au conducteur, en cabine, la vitesse idéale à adopter pour réduire la consommation d’énergie du train tout en respectant les horaires d’un trajet. La baisse de consommation peut atteindre jusqu’à – 12 %.Développé avec l’aide d’un ancien conducteur de train, Didier Stewart, ce logiciel est installé dans la quasi-totalité des trains, et accessible aux 12 000 conducteurs de la SNCF.L’application fournit aussi un reporting associé permettant de mesurer la performance de l’outil, sa qualité de fonctionnement, les économies réalisées ainsi que la ponctualité en tout point du réseau.Une nouvelle interface du logiciel, encore plus facile à prendre en main, sera déployée d’ici la fin du premier trimestre 2024. Et de nouvelles fonctionnalités intégrant des cas complexes de gestion d’aléas seront aussi développées cette année.L’empreinte carbone suivie à la traceKeolis, la filiale de transport public de la SNCF, a développé en 2022 un outil informatique, Patterns CO2, qui permet de suivre en temps réel l’empreinte carbone des mobilités sur un territoire donné, tous modes de transport confondus, y compris la voiture individuelle, le vélo et la marche.L’interface s’appuie sur l’exploitation des données GPS, anonymisées, issues des smartphones du grand public.Patterns CO2 est destiné aux Autorités organisatrices de la mobilité (AOM), pour les aider à évaluer si elles atteignent leurs objectifs de réduction de gaz à effets de serre (GES), selon les seuils définis par la France et l’Union européenne.Un observatoire des émissions de GES a été réalisé en 2022, pour la Métropole du Grand Nancy et pour la ville de Rennes et la métropole.À terme, l’objectif est d’enrichir les sources par des données billettiques, des traces mobiles fournies par les opérateurs ou par des données collectées dans certains véhicules, pour devenir une référence dans la mesure de l’empreinte carbone des mobilités, aussi bien en France qu’à l’international.Un plan en 3D pour surveiller les garesFruit d’un partenariat entre SNCF Gares & Connexions et Engie Solutions lancé en 2020, Smart Station est un outil de supervision centralisée des équipements électriques d’une gare : ascenseurs, escaliers mécaniques, portes automatiques, compteurs énergie, sondes de température de locaux techniques. L’application reproduit le plan en 3D de la gare et signale leur état de fonctionnement en temps réel. Les agents peuvent ainsi intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement.Cet outil équipe déjà 650 gares en France. L’objectif est d’atteindre les 700, ce qui représentera 6 000 équipements connectés et 800 millions de données.En 2024, l’application Smart station permettra également le suivi des consommations d’eau, la télésurveillance et la télécommande centralisée de l’éclairage, du chauffage, de la ventilation et de la climatisation des gares.SDOT : le train du futur déjà bien présentSNCF Voyageurs propose aux régions organisatrices de mobilité, dans le cadre de la rénovation des rames TER, la plateforme SDOT pour Service Digital On Train, qui regroupe différents services à bord des trains, comme la vidéoprotection, la rétrovision (l’équivalent du rétroviseur sur un véhicule routier), l’information voyageur à bord ou encore le comptage des passagers. Le point commun est l’installation d’un réseau à bord et d’une liaison pour le transfert des données. Il est possible de retransmettre en direct des images de vidéosurveillance vers un PC de sécurité, de diffuser de l’information en temps réel ou de transférer en temps réel des mesures de fréquentation des trains afin que l’exploitant adapte son offre de transport.Plus de 100 rames TER sont déjà équipées de la solution SDOT, notamment dans le Grand Est. Le programme de rénovation concerne près d’un millier de rames qui circuleront dans 11 régions de France et au Luxembourg.Un outil pour comparer les émissions de CO2Captrain, une des sociétés de Rail logistics Europe du groupe SNCF, a développé pour ses clients un outil informatique, CapGreen pour analyser les données d’un trafic marchandises et de comparer les émissions de CO2 s’il emprunte la route ou le rail. En intégrant un calculateur nommé Ecotransit, CapGreen convertit notamment les données récoltées en équivalent CO2 économisées lorsqu’il passe par le fer.Le traitement des images passe par l’IALa SNCF s’est lancée en 2019 dans un projet de Traitement numérique des images (TNI). Après trois années de recherche entre la direction de l’innovation et la direction TER Grand Est, la SNCF a développé un outil destiné à exploiter éthiquement, en interne, les nombreux flux vidéo générés par les caméras présentes dans les gares, les trains et dans ses emprises.Toutes les données biométriques ou à caractère personnel sont effacées, remplacées par une forme humaine très imprécise qui empêche toute reconnaissance. Ainsi, les flux vidéo sont traités dans le respect de la vie privée des clients, conformément aux obligations imposées par la CNIL et le groupe SNCF.Même anonymisés, les flux vidéo peuvent être analysés pour produire notamment plusieurs statistiques telles que le nombre de personnes dans les trains, leur position dans le train, ou la dimension de leurs bagages. Cette analyse offre par exemple la possibilité d’adapter au mieux l’offre de train aux besoins des clients. C’est le cas des TER dans lesquels la fréquentation ne peut s’appuyer sur les réservations non obligatoires.L’analyse des images peut aussi servir à des fins de sûreté, notamment pour la détection de mouvement de foule sur un quai, ou dans une gare par exemple.NI est lauréat du programme d’accompagnement Propulse de l’Agence pour l’Innovation dans les Transports.Une appli d’IA générative par et pour la SNCFUne application d’IA Générative, baptisée SNCF Groupe GPT, a été lancée en septembre 2023, puis présentée à des dirigeants.Elle propose différents cas d’usage : lire, analyser ou générer des textes, interpréter et générer des images, intégrer des documents pour une analyse via l’IA, … etc.L’outil repose sur les avancées des derniers modèles de langage IA, notamment OpenIA, et permet d’explorer les possibilités infinies de l’IA générative. Il est actuellement en phase de test auprès d’un échantillon de collaborateurs. Des parcours de prise en main de l’outil sont également mis en place dans les Lab 574 (voir encadré) pour accompagner les salariés dans une meilleure utilisation de l’IA.L’amélioration de SNCF Groupe GPT doit permettre la réalisation de nouvelles tâches nécessitant le recours à la voix, à l’image, à la vidéo.Un nouveau bilan environnemental numérique pour sensibiliserMon e.Carbone est une application développée par e.SNCF Solutions, disponible sur ordinateur et sur mobile, destinée à sensibiliser les collaborateurs de la SNCF aux enjeux de leur bilan carbone. Pour établir ce bilan environnemental numérique, Mon e.Carbone s’appuie sur l’utilisation du matériel électronique (ordinateurs, tablettes, smartphones), le volume de données stockées en ligne (documents et mails) et les impressions effectuées.Si le coût environnemental des impressions est désormais bien connu, l’enjeu du stockage des données est moins bien intégré par les utilisateurs. Elles sont pourtant stockées dans des data centers très gourmands en énergie puisqu’ils nécessitent d’être refroidis en permanence. L’application propose notamment à l’utilisateur, la suppression de fichiers ou de mails en double.L’application Mon e.Carbone est également disponible en open source pour des entreprises extérieures qui souhaiteraient déployer cette solution pour leurs collaborateurs.Upply automatise la gestion du fretUpply est une solution numérique lancée en 2018 par Geodis pour mettre directement en relation les expéditeurs, principalement des TPE et des PME, avec les transporteurs. Upply facilite la vie des petites et moyennes entreprises qui n’ont pas de services ou d’équipes dédiées, en automatisant la gestion du transport de marchandises.Les clients ont accès à des milliers de transporteurs référencés et vérifiés par Upply. Pour les transporteurs, la plateforme offre la possibilité d’identifier facilement de nouveaux clients à leurs conditions (choix des lots et fixation du prix libre) et de sécuriser leur trésorerie (paiement à J+7 post livraison).Actuellement accessible en France, en Espagne, en Allemagne et en Belgique, la plateforme devrait également être déployée en Italie d’ici à avril 2024 puis dans d’autres pays européens d’ici la fin 2025.L’alerte train complet sur SNCF ConnectL’appli de vente de billets de la SNCF mais aussi des 30 réseaux urbains en France, et d’autres moyens de transport (VTC, taxis, vélo en libre-service) se dote régulièrement de nouvelles fonctionnalités.Parmi elles, l’alerte Train complet lancée en décembre 2023. En s’appuyant sur l’analyse des données et en utilisant des algorithmes dédiés, l’alerte Train complet permet aux voyageurs qui n’ont pas trouvé de place dans le train de leur choix, d’être informés lorsqu’une place se libère. Alerté, le voyageur dispose alors d’un créneau d’achat limité, entre dix minutes et deux heures en fonction de la date de départ de son train, pour finaliser la réservation. Depuis son lancement, près de 300 000 alertes ont été créées et 84 % des voyageurs inscrits ont eu l’opportunité d’acheter une place qui s’était libérée.La traduction automatique pour les JOComme son homologue d’Île-de-France la RATP, la SNCF a développé sa propre application de traduction. Testée pendant la coupe du monde de Rugby, Trad SNCF est un moteur de traduction automatique basé sur l’intelligence artificielle. Les agents peuvent le télécharger sur leur téléphone ou leur tablette afin d’informer les voyageurs ne parlant pas français.TradSNCF est capable de converser dans 130 langues. Le travail d’apprentissage renforcé avec l’aide de l’IA sera mené sur les principales langues de l’olympisme : anglais, espagnol, allemand, italien, néerlandais, portugais, japonais, arabe, chinois, indonésien.Les conversations ne sont pas enregistrées, et le traitement des données de traduction s’effectue à travers des plateformes installées au sein de l’Union Européenne, garantissant la protection des données personnelles des voyageurs et des collaborateurs.Yann GoubinSix Lab 574 pour tester
Les Lab 574 au nombre de six (Saint-Denis, Toulouse, Nantes, Lyon, Lille et Marseille) sont des lieux où les ingénieurs de la direction Numérique du groupe, testent, développent et inventent les technologies. de demain. Ce sont aussi des lieux de formation pour les salariés du groupe qui viennent découvrir ces nouvelles technologies.
Le nombre, 574, a été choisi en référence à la vitesse, en km/h (574,8 exactement), atteinte par un TGV lors du record de 2007.