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Catégorie : Mobilités douces
Retrouvez toute l’actualité des mobilités douces: services de vélos et trotinettes en libre service, pietonisation, aménagements urbains…
La RATP investit dans Swiftly
Afin d’accélérer son expansion en Europe, la start-up californienne Swiftly, spécialiste de l’optimisation des transports urbains par la data, vient de lever 2,5 millions de dollars auprès de Via ID, de RATP Dev, du fonds Wind Capital et des géants Ford Smart Mobility et Samsung Next. Après avoir ouvert un bureau à San Francisco en 2016, l’accélérateur de start-up dans les nouvelles mobilités, Via ID, annonce sa première prise de participation aux Etats-Unis et son dixième investissement en un an.
Créée en 2014 par Jonathan Simkin, un serial entrepreneur, la start-up a développé une technologie pointue collectant, analysant, et traduisant simplement des données de trafic en temps réel pour améliorer l’efficacité opérationnelle des transports en commun, aider les villes à faire des investissements d’infrastructure plus intelligents, simplifier les déplacements des voyageurs. Déjà éprouvée dans 25 villes dont Chicago, Boston et Miami, la solution compte conquérir les métropoles européennes, confrontées aux mêmes problématiques d’urbanisation et ambitionne de devenir le Waze des transports publics.
« Avec 6 milliards d’urbains en 2050, il est crucial de penser dès aujourd’hui à l’avenir des transports. Via ID et RATP Dev, deux acteurs complémentaires et de référence dans la mobilité, vont nous permettre de mieux comprendre le marché européen et de développer des synergies », a déclaré Jonathan Simkin, CEO de Swiftly. De son côté, Laurence Batlle, présidente de RATP Dev, qui a déjà annoncé son souhait de collaborer avec des start-up, estime partager avec Swiftly « la même vision d’un transport innovant et durable, au service des villes et des voyageurs ».
Marché des Vélib, JCDecaux débouté
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Le juge des référés a confirmé la légalité de la procédure d’appel d’offres du syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole pour l’attribution du prochain contrat de gestion des VLS franciliens. La société JCDecaux, mandataire du groupement évincé dans la procédure de mise en concurrence avait engagé un référé précontractuel sur la régularité de la procédure. Dans une ordonnance datée du 4 mai, le juges des référés a rejeté sa requête. La décision va permettre à la présidente du syndicat, Marie-Pierre de la Gontrie, et au groupement Smoovengo de signer le contrat conformément au vote des élus métropolitains le 12 avril. Le groupement retenu pourra ainsi débuter la mise en place du service Vélib’ métropolitain, qui sera effectif à partir du 1er janvier 2018. Le syndicat précise dans un communiqué que « c’est également une nouvelle positive pour les salariés de l’actuel exploitant, qui étaient pour certains inquiets de leur devenir, puisque la signature du contrat va marquer le début du processus de recrutement par Smoovengo de ses futures équipes. »BlaBlaCar se lance sur le marché du court-voiturage
La société de covoiturage longue distance Blablacar élargit ses frontières : elle veut désormais aussi se développer sur le créneau de la courte distance en mettant en relation des automobilistes avec des passagers pour leurs trajets domicile-travail…
via une nouvelle application baptisée BlablaLines et lancée le 2 mai.
C’est un algorythme qui calcule le point d’arrêt le plus proche du passager et doit permettre à l’automobiliste d’éviter un détour. De plus, les trajets aller et retour indépendants l’un de l’autre pour « n’avoir pas besoin de calquer son agenda sur celui de quelqu’un d’autre », détaille Frédéric Mazzella, le président-fondateur de Blablacar. Le prix est de 5 euros, à remettre directement et en cash par le passager à l’automobiliste. Dans un premier temps, l’application va être proposée sur deux relations, Toulouse-Montauban et Reims-Châlons-en-Champagne et Blablacar ne prendra pas de commission.
Le temps de tester le projet avant de voir s’il peut être déployé. Car ce marché est difficile. On y trouve d’autres sociétés, telles Karos et IDVroom, la filiale de la SNCF, qui cherchent à résoudre une même équation économique : mettre sur pied un réseau suffisamment dense de conducteurs pour générer un trafic important, permettant d’assurer la rentabilité du système.
Aptis, bus électrique ou segment de tram ?
Le 27 avril, les invités d’Alstom ont pu se faire une première impression du confort et du silence d’Aptis lors d’un court parcours dans l’enceinte de La Cité du Cinéma, qui a permis de constater à quel point ce véhicule est différent des autres. Toutefois, Aptis reste dans les normes dimensionnelles imparties aux bus de 12 m, avec la bonne largeur et une hauteur qui est même un peu inférieure à l’enveloppe demandée. Alors que le rayon de braquage permis par ses deux essieux indépendants implantés le plus extérieurement possible, sans porte-à-faux, est inférieur à ses concurrents.
Pour Alstom et sa filiale NTL, qui l’ont lancé en mars dernier, Aptis est un « bus aux allures de tramway ». Comme si l’on avait pris un segment modulaire de Translohr, légèrement élargi pour être placé entre un poste de conduite et une plateforme arrière surélevée, sous laquelle se trouve un moteur électrique de tram Citadis. Du tram, on retrouve l’accès et le plancher bas, ainsi que la traction électrique. Mais ici avec des batteries, placées sur le toit comme dans un tram, d’où une meilleure répartition des masses, presque équilibrée entre les deux essieux, ce qui est loin d’être le cas sur les bus « classiques » de la concurrence. Différent profondément « des bus diesels dans lesquels on a remplacé le diesel par un moteur électrique », Aptis est « un véhicule repensé pour l’électromobilité », selon Henri Poupart-Lafarge. Et qui a bien l’intention de se placer comme ses concurrents sur le marché – considérable – des bus électriques que les villes européennes doivent commander par milliers d’ici moins de dix ans. Sur ce créneau, Alstom est convaincu que son bus électrique pour un maximum de 95 personnes « qui ont l’impression d’être dans un tramway », est un avantage concurrentiel. Surtout si l’objectif « qu’Aptis ne soit pas plus cher qu’un bus diesel sur sa durée de vie », évoqué par Henri Poupart-Lafarge est respecté, en se basant sur le fait qu’un tram a une durée de vie plus longue qu’un bus. Enfin, comme le rappelle le PDG d’Alstom, « nous ne souhaitons pas développer de batteries stricto sensu », ce qui permet à Aptis d’être « neutre par rapport aux différentes technologies de batterie ». De toute façon, comme ce véhicule doit durer vingt ans, il devra incorporer les technologies les plus efficaces à l’avenir, qui ne seront certainement pas celles d’aujourd’hui. Voire la pile à hydrogène, qui équipe le Coradia Lint présenté en Allemagne en mars dernier.
Patrick Laval
L’Unsa demande une indemnité kilométrique vélo pour les salariés de la SNCF
« Comme la SNCF se veut championne de l’écomobilité vis-à-vis de ses clients, nous souhaiterions qu’elle adopte le même type de démarche
à l’égard de ses salariés », explique Laurent Fauviau, le secrétaire fédéral au pôle communication de la fédération Unsa-Ferroviaire qui affirme avoir demandé dans ce but à la direction de la SNCF l’inscription à l’agenda social de deux mesures : la possibilité d’octroyer aux agents une indemnité kilométrique vélo (IKD) et la mise au point d’un plan de déplacements d’entreprise (PDE). Mais on nous a répondu « qu’en l’état, c’était trop compliqué à mettre en place », précise-t-il.
D’où la démarche initiée par le syndicat : s’associer avec le Club des villes et territoires cyclables ainsi qu’avec l’Ademe « pour présenter à la SNCF un dossier solide permettant de lancer une phase d’expérimentation d’ici la fin 2017 ou début 2018 ».
M.-H. P.
L’Unsa demande une indemnité kilométrique vélo pour les salariés de la SNCF
« Comme la SNCF se veut championne de l’écomobilité vis-à-vis de ses clients, nous souhaiterions qu’elle adopte le même type de démarche à l’égard de ses salariés », explique Laurent Fauviau, le secrétaire fédéral au pôle communication de la fédération UNSA-Ferroviaire qui affirme avoir demandé dans ce but à la direction de la SNCF l’inscription à l’agenda social de deux mesures : la possibilité d’octroyer aux agents une indemnité kilométrique vélo (IKD) et la mise au point d’un plan de déplacements d’entreprise (PDE). Mais on nous a répondu « qu’en l’état, c’était trop compliqué à mettre en place », précise-t-il.
D’où la démarche initiée par le syndicat : s’associer avec le club des villes et territoires cyclables ainsi qu’avec l’Ademe « pour présenter à la SNCF un dossier solide permettant de lancer une phase d’expérimentation d’ici la fin 2017 ou début 2018 ».
Keolis recense trois attentes universelles en matière de mobilité digitale
A l’occasion du forum Netexplo, événement annuel sur l’innovation digitale, Keolis a révélé les résultats de son premier Observatoire international des mobilités digitales. En partenariat avec l’observatoire placé sous l’égide des Nations-Unies, le groupe de transport a scruté les pratiques numériques dans 13 smart cities des 5 continents. Et ce dans la pure tradition des enquêtes de marketing territorial, les Keoscopies. « Notre secteur d’activité – pas seulement le transport collectif, mais tout l’écosystème de la mobilité individuelle et partagée – est fortement impacté par le numérique », a rappelé Jean-Pierre Farandou, président de Keolis. Soulignant que « l’innovation est dans l’ADN » du groupe, il estime : « Notre rôle est aussi de donner aux collectivités une compréhension fine des attentes des voyageurs en la matière ».
Cette démarche d’exploration internationale – passant par Hongkong, Dubaï, Hyderabad, Tokyo, Sao Paulo ou Lyon, notamment – a permis d’analyser 400 innovations et de constater qu’il existe trois attentes universelles, partout sur la planète. « L’impératif du temps réel, l’hyperpersonnalisation et le coaching pas à pas d’un bout à l’autre de son déplacement, a énuméré Bernard Tabary, directeur International de Keolis. On ne peut plus considérer un agrégat de voyageurs, géré comme un flux dans sa globalité parce qu’ils ont une attente d’un traitement individualisé ». Ces trois attentes, la filiale transports urbains de la SNCF estime qu’elles font partie des « dix fondamentaux de l’expérience client de la smart mobility », qui démarre par l’organisation du déplacement, et se poursuit lors du trajet que l’on souhaite réaliser en toute quiétude et de manière humanisée.
A cet égard, l’information en temps réel « est devenue un basique, estime Kara Livingstone, directrice marketing groupe. Elle se doit d’être sur des supports diversifiés, conceptualisés – indiquant par exemple “tournez devant le Mac Do“ plutôt que “dirigez-vous vers le nord“ et collaborative grâce au crowdsourcing ». 67 appli, allant de l’indispensable au plus disruptif ont été identifiées, dont « email my boss » au Cap en Afrique du Sud, qui permet d’envoyer automatiquement un message de retard à son patron ou sa nounou en cas d’imprévu.
En matière de sécurité, les 32 solutions examinées ont permis de remarquer la montée en puissance des fonctionnalités anti-agression et particulièrement du bouton “Help !“ qui géolocalise le voyageur et lui permet de dialoguer en visioconférence (à Hyderabad notamment) ou le shake my phone à Singapour qui permet d’appeler à l’aide en secouant le smartphone. « On a même vu à Netexplo, une application à Pékin qui utilise les poignées de bus comme détecteur de votre pouls, et de son évolution au fil des jours afin de faire de la prévention santé…», raconte encore Bernard Tabary
Troisième domaine, la collaboration. Ou « comment garder une mobilité humanisée à l’ère de la digitalisation, de la robotisation et de la désintermédiation ? » interroge Kara Livingstone. Cette fois, 59 solutions ont été recensées, avec par exemple le bouchomètre à Abidjan, « un Waze local qui s’est créé sans aucune cartographie », relate le directeur international. Ou encore Kappo à Santiago du Chili qui utilise les cyclistes volontaires pour analyser la qualité de l’air et dresser la carte de la pollution atmosphérique. Après avoir dressé un panorama mondial des attentes en matière de mobilité digitale, le groupe estime que ces outils permettent de « réussir la simplification, le sentiment de bien être, la personnalisation et l’humanisation », affirme la directrice marketing.
Face à la digitalisation croissante, on observe diverses attitudes dans les territoires. Allant de ceux qui ont leur application institutionnelle et propriétaire et souhaitent qu’elle soit une référence absolue – à l’instar de Dubaï ou Hong Kong qui ont des appli très riches – à ceux préférant déléguer aux “pure players“ via une politique d’open data, comme Londres, Montréal ou Melbroune. « Plus de 500 appli utilisent les données de TfL, souligne Bernard Tabary. D’où une confusion sur leur pertinence pour les voyageurs… ». Mais partout, un constat : « l’imagination est sans limite ».
C. N.

Le Stif teste des bus à impériale
Dans le cadre du Grand Paris des bus, le Stif et Albatrans (Transdev) ont décidé d’expérimenter pendant six mois l’utilisation de deux autocars à deux niveaux sur la ligne Express 91-03. Avec des temps de trajet de plusieurs dizaines de minutes sur les lignes express permettant de relier les pôles économiques régionaux, la qualité de service y est une priorité. Ces nouveaux véhicules sont climatisés, dotés d’un plafond de verre et disposent d’une vingtaine de sièges supplémentaires. La ligne 91-03 relie le Sud Essonne depuis Dourdan, à la gare de Massy-Palaiseau via l’autoroute A10 et la gare autoroutière de Bris-sous-Forges en 30 minutes, contre 1 heure 15 en train. Après trois semaines de test, l’opérateur a rendu compte des premiers retours positifs des voyageurs à Stéphane Beaudet, vice-président Transport de la région Ile-de-France en visite sur place le 20 avril.

CarPostal France renforce ses activités à Saint-Etienne
Et quatre ans de plus ! Les transports urbains de Saint-Etienne Métropole (Stas) viennent de renouveler le contrat de sous-traitance confié à CarPostal pour six lignes régulières du réseau. Créée en 2012 suite à la reprise du groupe Rochette
la filiale CarPostal Loire, qui opère des services de transport régulier, occasionnel et touristique dans la Loire, le Rhône et la Saône-et-Loire, affrète ses véhicules pour la Stas depuis cette même date, année du renouvellement de la DSP à Transdev pour neuf ans.
Suite à la consultation lancée fin 2016 pour la période allant de septembre 2017 au 30 juin 2021, la Stas a choisi CarPostal pour exploiter deux lots en saluant notamment la robustesse de l’exploitation proposée par le groupe suisse. Il s’agit du bus n° 5, ligne structurante de la métropole stéphanoise qui relie Rive-de-Gier et Saint-Chamond au centre-ville de Saint-Etienne (25 km), qui sera, comme auparavant, exploitée en partenariat avec Keolis. Ainsi que de cinq lignes régulières supplémentaires sur le secteur de Firminy.
Suite à ces gains, l’entreprise renouvellera une partie de son parc – l’acquisition de 11 véhicules portera à 20 le nombre de véhicules dédiés à la sous-traitance urbaine – et recrutera une dizaine de conducteurs supplémentaires. CarPostal Loire a réalisé 9,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016 avec 141 véhicules et 153 collaborateurs (ETP). Représentant un chiffre d’affaires de 2,7 millions d’euros par an, ces deux lots augmenteront de 20 % l’activité de son site stéphanois.
C. N.
EDF et Forsee Power veulent mettre la mobilité électrique à la portée de tous
Plusieurs industriels internationaux menés par EDF et Forsee Power (spécialiste français des systèmes de batteries intelligentes) viennent d’annoncer les naissances concomitantes d’une société dédiée à l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables réparties et de la mobilité électrique ainsi que d’un véhicule de financement en partenariat avec la Caisse des dépôts. Nom de la première : NEoT Capital pour « New Energy of Things ». Du second : NEoT Green Mobility.
La société et son outil de financement sont nés du constat d’un besoin de financements massifs pour accompagner le développement des énergies renouvelables et de la mobilité électrique. Or les industriels estiment que « ces solutions, énergies renouvelables réparties et mobilité électrique, deviennent aujourd’hui rentables sans aucune subvention, explique Pierre Devillard, directeur général de NEoT Capital. Elles nécessitent toutefois des investissements importants sur le long terme. Le rôle de NEoT Capital est de répondre à ces enjeux de financement ».
Avec NEoT Green Mobility, qui a pour vocation « d’investir jusqu’à plusieurs centaines de millions d’euros en actifs au cours des cinq prochaines années, en France et à l’international », précise le communiqué, municipalités et opérateurs pourront bénéficier de solutions de mobilité électrique clé en main. Une fois les autorisations réglementaires obtenues, elle devrait être opérationnelle au cours du deuxième trimestre de l’année.
Positionné sur l’ensemble de la gamme, allant des bus aux scooters, en passant par les camions, trains, bateaux, ou véhicules industriels, NEoT Green Mobility compte en effet intégrer à ses offres la mise à disposition de l’ensemble des équipements sur des périodes de trois à 20 ans : batteries, infrastructure de charge, véhicules. Ainsi que le service complet associé à des garanties de service sur toute la durée de vie du contrat : supervision, maintenance, support technique, gestion de la fin de vie et du recyclage. « Cette offre globale vise à accélérer le basculement vers la mobilité électrique. Notre objectif est d’apporter les capacités financières et l’expertise nécessaires pour lever tous les verrous identifiés », poursuit Pierre Devillard. Le prix de la batterie notamment ne devrait plus être un frein à la diffusion de la technologie.
C. N.