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  • Vélib’ passé au crible par la cour régionale des comptes

    Vélib’ passé au crible par la cour régionale des comptes

    Après plus d’un an d’analyses, la chambre régionale des comptes d’Ile-de- France vient de rendre public son rapport sur la gestion de l’Agence métropolitaine des mobilités partagées, l’Agemob, anciennement syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SAVM). Le document souligne « une situation financière sujette aux risques afférents aux activités gérées » et les « ambiguïtés » auxquelles n’échappent pas le syndicat mixte.

    Premier sujet abordé : la gestion du contentieux ouvert par Autolib’, suite à la résiliation de sa délégation de service public. L’arrêt anticipé du service d’autopartage et l’action en justice intentée contre la SAVM par la filiale du groupe Bolloré exposait à des pénalités de plus de 230 millions d’euros la centaine de collectivités publiques concernées. Dans son jugement du 21 février 2025, la cour administrative d’appel de Paris a finalement condamné le SAVM à verser « seulement » 66,1 millions d’euros à la société Autolib’.

    Ce montant, quatre fois inférieur à celui réclamé par l’ancien délégataire, a été débloqué début 2025 au moyen d’une provision de 32,5 millions d’euros constituée par l’Agemob de 2019 à 2023, complétée d’un emprunt de 43 millions d’euros. La Chambre considère que les intérêts des collectivités publiques ont été âprement défendues et que les conséquences financières sont relativement limitées. Reste que l’affaire Autolib’ va affecter son budget sur cinq exercices et que des opérations patrimoniales restent à accomplir.

    Vélib’, parmi les plus grands services au monde

    La chambre régionale des comptes s’est aussi intéressée au service Vélib’. Depuis 2018, il est entièrement géré par l’opérateur Smovengo, lié au syndicat par un marché public d’une durée de quinze ans. Avec plus de 780 000 utilisateurs annuels, dont 456 000 abonnés et un parc de 20 000 vélos, il constitue l’un des services les plus importants au monde. Ses 1 480 stations (dont un millier à Paris) sont réparties dans 64 collectivités de la Métropole du Grand Paris (MGP).

    La chambre relève que le choix d’une gestion en régie et non pas d’une délégation de service public, fait juridiquement assumer au syndicat le risque d’exploitation. En contrepartie, il lui permet de maintenir un contrôle direct sur le service, la tarification, les charges, la qualité. Si le risque de cessation d’activité de l’entreprise s’est réduit suite à sa recapitalisation et à la renégociation du modèle économique de Vélib’, ce nouvel équilibre se traduit à la fois par une hausse, depuis 2019, des participations versées par les collectivités membres du syndicat et celles des recettes perçues sur les usagers.

    Une approvisionnement homogène des stations

    Certains défis persistent, souligne la chambre. La maintenance des vélos, surtout électriques a progressé. Le nombre de stations a considérablement augmenté dans Paris et dans les communes avoisinantes. L’application mobile a elle-aussi évolué, avec une interface plus fluide. Cependant, l’approvisionnement homogène des stations reste problématique. Le syndicat doit donc arbitrer entre l’extension de son réseau, au risque de voir se dégrader sa rentabilité et sa fiabilisation. A ce sujet, le déploiement en 2025 de 1200 bornes réparties sur une trentaine de stations au quartier de la Défense, constitue un test grandeur nature.

    Un autre enjeu pour le syndicat réside dans la coordination et la connexion de son offre avec les réseaux de pistes cyclables et les différents modes de transports. Or, selon la chambre, « cet aspect multimodal ne se traduit pas par une relation formalisée avec les autres acteurs de la mobilité, à l’exception des services commerciaux de « Mobility as a Service » (MaaS) développés respectivement par Île-de-France mobilités (application IDFM) et par la RATP« .

    Conclusion: le modèle économique de Vélib’ reste fragile du fait de son exposition importante au vol et au vandalisme, aux coûts d’investissement et à la régulation des stations d’accueil des vélos. L’attractivité du service repose sur la disponibilité à tout moment des vélos, ce qui suppose de disposer d’une flotte atteignant rapidement la masse critique et un maillage suffisant de
    stations.

    Le rapport pointe aussi « les ambiguïtés » auxquelles n’échappe pas le syndicat mixte. La gestion de flotte de vélos en libre-service, qui constitue son activité principale, n’est pas l’objet originel du SAVM. En effet, son budget principal, consacré aux opérations relatives à son administration et à la fin de l’activité Autolib’, a une taille très inférieure à celle du budget de la régie Vélib’. En outre, la gouvernance fondée sur des clés de répartition de voix selon le nombre de stations Vélib’ ou Autolib’, assure à la Ville de Paris une majorité systématique. Elle reflète aussi la complexité de l’organisation administrative du territoire métropolitain. Le changement de nom du syndicat, fin 2024, en Agemob, ajoute à la confusion, en laissant entendre que le syndicat est rattaché à la métropole du Grand Paris et assume des compétences qu’il n’a pas.
    Côté Agemob, on retient des conclusions de l’analyse de la Chambre la bonne gestion du contentieux ouvert par la société Autolib’ et les efforts importants consacrés à l’amélioration de la qualité de service Vélib’.

  • SNCF Voyageurs remporte un deuxième lot de TER dans la Région Sud

    SNCF Voyageurs remporte un deuxième lot de TER dans la Région Sud

    Les élus de la région Sud ont approuvé le 17 octobre le choix de SNCF Voyageurs pour l’exploitation des lignes Marseille-Toulon-Hyères-Les Arcs et la ligne des Alpes*. Le contrat, d’une valeur d’1,8 milliard d’euros, débutera fin 2029 pour une durée de dix ans. D’ici là, 25 rames Regiolis vont être achetées par la région pour 328 millions d’euros et les sites de maintenance de Marseille-Blancarde et de Briançon seront modernisés pour 46 millions. Une société dédiée baptisée SNCF Voyageurs Sud Alpes Méditerranée va être créée. Près de 700 agents de SNCF Voyageurs devraient la rejoindre.

    Il est prévu que l’offre de transport augmente de 30 % pour un coût 30 % moins cher, souligne la région. Une évolution possible grâce à des économies réalisées notamment dans l’organisation des services, indique de son côté SNCF Voyageurs.

    La compagnie historique gagne ainsi un deuxième lot de TER dans le cadre de l’ouverture à la concurrence mise en place par la région Sud. Elle a auparavant remporté l’exploitation de l’Etoile de Nice, exploité depuis la fin 2024 par la société dédiée SNCF Voyageurs Sud Azur). Ce qui représente 30% du réseau ferré régional, auxquels s’ajouteront 35 % avec le nouveau lot. Son concurrent Transdev a été choisi de son côté pour faire rouler des TER sur la ligne Marseille-Toulon-Nice. Ne reste plus désormais à la région qu’à ouvrir un quatrième et dernier lot. Il concernera l’Interurbain-Marseille-Miramas, via Rognac et via la Côte Bleue; Marseille-Avignon, via Arles et via Cavaillon; Marseille-Avignon-Valence-Lyon; arseille-Nîmes-Montpellier; Avignon-Carpentras.

     

    • Le lot gagné par SNCF Voyageurs concerne plus précisément les liaisons Marseille – Aubagne – Toulon – Hyères ; Marseille – Toulon – Les Arcs Draguignan ; Marseille – Aix en Provence – Pertuis ; Marseille-Gap-Briançon – Briançon – Gap-Valence-Romans.

     

  • Un drone pour faire briller la bulle de la station Saint-Lazare

    Un drone pour faire briller la bulle de la station Saint-Lazare

    La RATP a expérimenté, le 10 octobre, une nouvelle manière de nettoyer la verrière en forme de lentille qui couvre l’entrée de la station de métro sur le parvis de la gare Saint-Lazare à Paris : l’opération a été effectuée à l’aide d’un drone, en soirée, pendant l’interruption du service de manière à ne pas perturber les accès au métro et à limiter les risques d’accidents.

    La solution de nettoyage, originale, proposée par l’entreprise CleanAlta, consiste à installer un pistolet à haute pression sur un drone, raccordé par un tuyau à la réserve d’eau et à la pompe qui restent au sol. Un câble relie également le drone, pour lui fournir l’électricité nécessaire au vol et pour le maintenir captif pour des raisons de sécurité.

    drone RATP
    La RATP teste le nettoyage de la “lentille“ à l’aide d’un drone. © Pierre Charlier – RATP

    Avant chaque vol et bien que les opérateurs sont des pilotes professionnels, il faut demander une autorisation à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). La RATP a également dû obtenir l’autorisation de la Préfecture de police de Paris et de la SNCF puisque la bulle de verre, également appelée lentille, est située sur le parvis de la gare.

    Trois opérations ont été réalisées : une première pulvérisation pour humidifier la surface de la lentille, une deuxième avec un produit nettoyant biodégradable et une dernière pour un rinçage à l’eau osmosée afin d’éviter les traces de calcaire. Le travail a pris entre deux et trois heures, incluant le nettoyage manuel assuré par des agents à l’aide de balais adaptés.

    Le nettoyage a pris trois fois moins de temps que la méthode actuelle nécessitant le déplacement d’un camion-grue et de toute une équipe pendant trois nuits consécutives. Une opération renouvelée tous les six mois environ. L’utilisation d’un drone est donc plus rapide et permet d’être plus précis, de s’attarder sur les points les plus sales et finalement de limiter la consommation d’eau.

    La RATP va plus précisément dresser le bilan de l’expérience. S’il est positif, elle pourrait appliquer cette méthode à d’autres sites, comme les gares aériennes des prolongements des lignes 11 ou 14.

     

  • Les lauréats 2025 des Grands Prix de la Région Capitale

    Les lauréats 2025 des Grands Prix de la Région Capitale

    Ce soir, le jury* de Ville, Rail & Transports (VRT) a remis les Grands Prix de la Région Capitale. La cérémonie s’est déroulée au conseil régional d’Ile-de France, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

    Les lauréats

    Prix Innovation Les « Safe place » Umay de la RATP

    Prix Smart City – L’appli StreetCo pour les personnes à mobilité réduite (Transdev)

    Prix Périurbain – La première ligne de covoiturage sans réservation (IDFM)

    Prix Gestion de projet  – Le deuxième appel à projets « Gares de demain » (Gares & Connexions)

    Prix Aménagement urbain – Le câble 1 (téléphérique urbain) entre Créteil et Villeneuve Saint-Georges en Val-de-Marne (IDFM)

    Prix Modernisation – Les travaux sur le réseau Nord de SNCF Réseau

    Prix Intermodalité –  La première année d’exploitation de la gare de Saint-Denis Pleyel (Keolis)

    Prix Développement durable – Le RER nouvelle génération change la vie des voyageurs sur le RER D (Transilien)

    Prix spécial du jury – L’application VeliBest développée par Thomas De Queiros (appli citoyenne)

    * Le jury est composé d’Olivier Chicheportiche, journaliste à BFM TV Eco, Marie-Hélène Poingt, rédactrice en chef de VRT, Marc Pélissier, président de la Fnaut Ile-de-France, Nathalie Arensonas, chef de rubrique VRT, Arnaud Bertrand, président de Plus de Trains, Sébastian Compagnon, journaliste au Parisien.

  • C’est parti pour le MF19 sur la ligne 10 du métro parisien

    C’est parti pour le MF19 sur la ligne 10 du métro parisien

    La toute première rame de métro MF19 a été inaugurée le 16 octobre au matin par Jean Castex, le pdg de la RATP sur le départ, et Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports de la région capitale. Le nouveau train aux formes carrées a été mis sur les rails de la ligne 10, à la station Porte d’Auteuil.

    Cette première rame destinée au service commercial ‑ trois rames d’essai circulent déjà sur la ligne depuis le début de l’année – était arrivée le 26 septembre, par le rail, à l’atelier de maintenance des infrastructures de la RATP situé Porte de la Villette, en provenance de l’usine d’Alstom de Valenciennes Petite-Forêt.

    Huit lignes de métro concernées

    Au total, Ile-de-France Mobilités a commandé au constructeur français 410 trains MF19 dans différentes longueurs et caractéristiques techniques. Ce nouveau matériel est destiné à remplacer le matériel roulant de huit lignes du métro parisien (10, 7bis, 3bis, 13, 12, 8, 3 et 7) qui sont aujourd’hui équipées de trains des années 70 et 80, le MF67, MF77 ou MF88

    Ile-de-France Mobilités a investi trois milliards d’euros dans ce matériel et quatre milliards supplémentaires dans la mise à niveau des infrastructures et des outils industriels de maintenance pour les adapter à ce nouveau matériel roulant.

    La prochaine rame MF19 sera livrée en janvier 2026, toujours sur la ligne 10. Alstom doit ensuite poursuivre les livraisons sur les lignes concernées jusqu’en 2033.

  • Achat de bus compatibles HVO : le plan B pour l’Ile-de-France

    Achat de bus compatibles HVO : le plan B pour l’Ile-de-France

    L’Association des usagers des transports en Ile-de-France (AUTF) présentera le 17 octobre au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) un vœu pour faire acheter en urgence des bus capables de carburer à l’huile végétale hydrogénée (HVO), moins émissifs en gaz à effet de serre que le gazole.

    Une solution d’attente, défend l’association, puisque les bus neufs électriques ou au biogaz tardent à être livrés. Le temps presse car l’autorité régionale des transports s’est engagée à décarboner la flotte de bus franciliens d’ici à la fin de l’année. Les retards des constructeurs ralentissent la transition, surtout en grande couronne, et certains dépôts ne sont de toutes les façons pas encore convertis à l’électricité ou au bioGNV. « Puisque le HVO permet d’éliminer le gasoil, nous demandons à IDFM un plan d’urgence pour l’achat de bus compatibles HVO pour les réseaux de grande couronne où les dépôts ne seront pas convertis à l’électrique ou au biométhane à court terme », insiste Marc Pélissier, son président. Aujourd’hui, les véhicules âgés de plus de 12 ans représentent un quart du parc roulant, calcule l’AUTF.

    Acheter hors du catalogue de la centrale d’achat

    Bernard Gobitz qui représente les associations des usagers des transports au conseil d’administration d’IDFM, demande par ailleurs d’accélérer l’achat de bus électriques et au biogaz « hors du catalogue de la centrale d’achat du transport public (CATP) ». Et d’autoriser les opérateurs, eux aussi, à le faire.

    « Il s’agit d’éviter de reproduire ce qui passe sur le réseau d’Evry dans l’Essonne, où l’offre de transport est réduite de plus 10% faute de bus en bon état « , prend pour exemple Marc Pélissier, qui indique que Keolis a finalement été autorisé à commander 20 bus diesel pour y remédier.

    Sur ce même sujet, lire notre dossier sur le plan Bus 2025 en Ile-de-France : ici

  • Stationnement sécurisé : La Ruche à Vélos et Diwio ne font plus qu’un

    Stationnement sécurisé : La Ruche à Vélos et Diwio ne font plus qu’un

    Pour permettre aux voyageurs de stationner facilement et de manière sécurisée leurs vélos à proximité des gares ou stations de métro, les deux opérateurs de stationnement de deux roues, Diwio et La Ruche à Vélos annoncent leur fusion. Ce qui élargit leur offre de places et leurs couverture géographique.

    A eux deux, et désormais, sous la marque unique Diwio, ils cumulent plus de 1 000 parkings vélos en exploitation, 15 000 places de stationnement sur 160 territoires dans cinq pays européens : France, Luxembourg, Belgique, Allemagne, Italie, France. Diwio est l’opérateur des parkings vélos aux abords des gares RER et stations de métro du réseau Ile-de-France Mobilités.

    Ensemble, les deux opérateurs proposent une solution tout en un : matériel, logiciel et services d’exploitation.

  • Lineas casse les prix sur le marché du fret ferroviaire

    Lineas casse les prix sur le marché du fret ferroviaire

    Le marché du fret ferroviaire en France résiste plutôt bien à la conjoncture avec des volumes qui se maintiennent et même de la croissance pour le transport combiné. Un acteur joue cependant les trouble-fête : le belge Lineas.

    La commission européenne vient d’être informée de pratiques anti-concurrentielles du Belge. Un courrier lui a été adressé témoignant que, sur plusieurs appels d’offres, la société cassait les prix.  « On ne peut plus faire n’importe quoi sur un marché qui doit s’assainir et sur lequel la plupart des acteurs sont en restructuration », estime un acteur du secteur.

    Lineas, principal transporteur logistique de fret ferroviaire belge, est un géant en Europe avec 486 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2100 employés, 250 locomotives et 6700 wagons. En 2015, le fonds d’investissement français Argos en devient l’actionnaire majoritaire et se lance dans un vaste programme d’acquisitions. En 2021, à l’occasion du rachat de l’opérateur néerlandais Independent Rail Partner, il confirme sa stratégie de « construire une véritable épine dorsale ferroviaire pour le transport de marchandise en Europe » et se présente comme « le premier acteur européen du secteur ». Si ces ambitions ne sont pas atteintes, il représente près de la moitié du fret ferroviaire belge, notamment grâce à sa présence autour du port d’Anvers, avec des clients dans la chimie, la sidérurgie et le matériel militaire.

    En 2022, ses résultats commencent à se détériorer. 60 millions d’euros sont injectés par les actionnaires en janvier 2024, puis 46 millions supplémentaires en mai de la même année, notamment via des prêts de la Wallonie et de la Flandre. L’Etat fédéral est à son tour appelé à la rescousse cet été. 61 pour éviter la faillite. Un plan de redressement court jusqu’en 2027.

    « Les prix pratiqués par Lineas en France sont inférieurs de 15 à 30% à ceux du marché. On voit bien que la société court après le chiffre d’affaires mais c’est une stratégie de la fuite en avant qui fait du mal à tout le secteur », s’énerve un concurrent français. Bruxelles est maintenant informée des pratiques de celui-là même qui avait dénoncé les aides d’Etat.

  • Trains de banlieue : pourquoi IDFM recule le calendrier d’ouverture à la concurrence

    Trains de banlieue : pourquoi IDFM recule le calendrier d’ouverture à la concurrence

    L’ouverture à la concurrence des trains de banlieue parisienne a déjà commencé avec l’attribution, en mai, à SNCF Voyageurs de la ligne L reliant la gare de Paris-Saint-Lazare à celles de Versailles-Rive-Droite, Saint-Nom-la-Bretèche et Cergy-le-Haut. La suite devrait prendre plus de temps que prévu. Ile-de-France Mobilités va en effet proposer au vote des élus, au cours du conseil d’administration du 17 octobre, de reculer le calendrier d’ouverture à la concurrence. Il s’agit, selon un proche du dossier, de réactualiser un calendrier qui datait de 2022 et de tenir compte des travaux en cours sur le réseau ferré mais aussi dans les ateliers de maintenance.

    Un recul pouvant aller jusqu’à sept ans …

    Le nouveau calendrier, dévoilé le 10 octobre par BFM et confirmé à VRT côté IDFM, repousse ainsi la signature des contrats d’exploitation qui seront confiés à de nouveaux opérateurs (SNCF Voyageurs via des filiales dédiées ou ses concurrents) de la mi-2026 à 2038. Ce qui représente des reculs allant d’une année à pas moins de sept années.

    Ainsi, la signature du futur contrat pour la ligne J devrait intervenir avec un an de retard :  elle était attendue en 2025, elle est désormais prévue mi-2026. Celle du lot comprenant les lignes N et V est programmée en 2027 au lieu de 2025, celle du lot de la ligne R et de l’Etoile de Corbeil est décalée au deuxième trimestre 2028 (au lieu de 2026). Enfin, la signature pour la ligne U est programmée en 2029, celle pour le lot incluant les D, H et K en 2030, tandis que celle concernant le lot des lignes P et E est annoncée au deuxième trimestre 2031. Enfin, l’ouverture à la concurrence de la ligne C affiche le plus grand recul puisque le contrat ne sera pas signé avant le second trimestre 2038. Cette fois, c’est le retard de livraison des nouveaux matériels roulants qui en est la cause.

    … et des changements dans le périmètre des lots

    Autre grand changement, IDFM a décidé de revoir le périmètre des lots à mettre en compétition. Ainsi, l’Etoile de Corbeil et la ligne R seront proposées ensemble au futur exploitant. IDFM a entendu les remarques d’opérateurs qui plaidaient pour une logique liant matériel roulant et atelier de maintenance, ce qui est le cas de ces deux lignes qui partagent le même atelier. De même, la ligne N est associée à la V alors que dans le schéma précédent elle était dans le même lot que la U. Enfin, les lignes D, H et K ont été mises dans la même corbeille, ce qui n’était pas le cas auparavant.

    L’histoire n’est pas finie car ce calendrier pourrait encore être retouché à l’avenir, affirme un bon connaisseur du marché. Mais en attendant et malgré les retards, le calendrier est encore dans les clous de la réglementation européenne, ajoute-t-il.

    Les lignes ferrées déjà attribuées

    Depuis le début de la mise en concurrence, deux lots de tram-trains et une ligne de trains ont déjà été attribués par Île-de-France Mobilités :

    –        Les lignes T4, T11 et T14 en octobre 2023 à l’opérateur Stretto, qui exploite ces lignes depuis mars 2025 ;

    –        Les lignes T12 et T13 en juin 2024 à l’opérateur RATP Cap Île-de-France, qui exploitera ces lignes dès décembre 2025 ;

    –        La ligne L, confiée à SNCF Voyageurs Cœur Ouest IDF en mai 2025, pour une exploitation à partir de décembre 2026.

    Deux procédures sont en cours pour les lots suivants :

    –        Lot ligne J, pour laquelle les offres remises sont en cours d’analyse

    –        Lot lignes N et V, pour lesquelles la phase de candidature est en cours.

     

  • Alain Resplandy-Bernard confirmé à la direction générale de Gares & Connexions

    Alain Resplandy-Bernard confirmé à la direction générale de Gares & Connexions

    Alain Resplandy-Bernard a été confirmé au poste de directeur général de SNCF Gares & Connexions lors du conseil d’administration du gestionnaire des gares, le 15 octobre. Il doit prendre ses fonctions le 20 octobre, succédant à Marlène Dolveck, partie rejoindre le géant du fret maritime CMA CGM en mai 2025.

    Au sein de la filiale de SNCF Réseau, Alain Resplandy-Bernard sera en charge de 3 000 gares, qui voient passer 10 millions de passagers et génèrent deux milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    Il dirigeait jusqu’à présent la direction de l’immobilier de l’Etat à Bercy.

    + d’informations sur son profil: ici