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  • RATP Dev retenue pour exploiter quatre lignes de bus à Rome

    RATP Dev retenue pour exploiter quatre lignes de bus à Rome

    Cilia Italia Srl, filiale italienne de RATP Dev, a été sélectionnée par Atac Spa pour exploiter quatre lignes de bus dans le nord-ouest de Rome à partir du 1er avril. Ce contrat, d’une durée de trois ans, pourra être prolongé jusqu’à la fin 2029.

    Ce réseau représente plus d’un million de kilomètres parcourus chaque année. La flotte, composée de 18 bus passera à 23 nouveaux bus hybrides d’ici janvier 2026.

    La filiale de la RATP exploite aussi des navettes touristiques dans les Jardins du Vatican et les Villas Pontificales de Castel Gandolfo avec des minibus au méthane. Par ailleurs, elle assure le transport des étudiants de l’Université Luiss et propose des navettes pour les centres commerciaux ainsi que pour les croisiéristes.

  • Tours : des perturbations pendant deux semaines après l’incendie d’un poste d’aiguillage

    Tours : des perturbations pendant deux semaines après l’incendie d’un poste d’aiguillage

    Un incendie survenu le 29 mars dans un poste d’aiguillage près de Tours (Indre-et-Loire) a causé des dégâts très importants avec des milliers de câbles électriques endommagés. Le trafic ferroviaire est très perturbé et la remise en état pourrait durer deux semaines. Quelque 170 trains quotidiens sont impactés, rappelle le journal La Montagne.

    Des bus de substitution sont mis en place ainsi qu’une navette ferroviaire quitte la gare de Tours chaque heure pour rejoindre la gare de Saint-Pierre-des-Corps.

  • Programme Ulysse Fret : la régénération, priorité pour développer le fret ferroviaire

    Programme Ulysse Fret : la régénération, priorité pour développer le fret ferroviaire

    Mener à la fois des actions « à gains rapides » et « des projets ambitieux ». Telles sont les conclusions du comité technique de la stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire qui vient de publier le résultat de dix-huit mois de travaux. Le document détaille le plan d’investissements qui devrait permettre d’atteindre le doublement de la part modale du fret ferroviaire prévu par la loi.

    Ce programme, baptisé Ulysse Fret, préconise à la fois une politique de régénération et de modernisation renforcée. Dans le cadre d’une enveloppe de 4 milliards d’euros sur dix ans, il préconise une répartition, pour un tiers, des projets de régénération des outils de production et, pour deux tiers, des investissements au profit de son développement.

    L’importance des petites lignes…

    Selon le comité technique, qui est composé de représentants du ministère de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, de l’Alliance Fret Français Ferroviaire du Futur (4F) et de SNCF Réseau, un des efforts doit porter sur « les petites lignes ». Le trafic issu des lignes dites « capillaires » est officiellement estimé à 16% du marché total du fret par SNCF Réseau, d’après les estimations de trafic fournies par l’autorité de régulation des transports. Cela représente environ 5,5 milliards de tonnes par kilomètre. Mais le taux réel serait bien supérieur les marchandises passant souvent d’un train à un autre dans une ou plusieurs gares de triage, avec parfois des distances importantes circulées à l’étranger.

    … et des wagons isolés

    Dans la quasi-totalité des cas, la pérennité de ces lignes capillaires n’excède pas dix ans (y compris pour celles qui ont fait l’objet de régénérations récentes). Or, elles demeurent un actif essentiel pour le fret. « Ne pas réaliser les investissements proposés aurait un impact négatif sur le trafic », relève le rapport qui insiste sur leur régénération.

    La deuxième grande priorité concerne le wagon isolé. Son marché aurait atteint 8,5 milliards de tonnes par km en 2022, soit près de 24% du fret transporté par train en France. Cette activité dépend des infrastructures de triage. Sur la cinquantaine d’installations réparties dans les territoires, la plupart ne permettent que le tri à plat. Quatre seulement permettent le tri à la gravité (Woippy, Sibelin, Miramas et Le Bourget), particulièrement adapté au traitement des gros volumes de wagons. « Renoncer à investir dans les installations de tri à la gravité entraînerait avec certitude la disparition de l’exploitation de ces sites à un horizon de cinq à dix ans », souligne le rapport.

  • Les circulations reprennent sur la ligne Paris-Milan

    Les circulations reprennent sur la ligne Paris-Milan

    Après 19 mois d’interruption, les trajets directs  Paris-Milan sont de nouveau possibles depuis le 31 mars. SNCF Voyageurs remet en service trois allers-retours quotidiens, soit 2000 places entre la France et l’Italie. « Nous avons enregistré 110 000 réservations entre maintenant et la fin août, ce qui représente une hausse de 8 % du nombre de voyageurs par rapport à 2023« , se réjouit Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. Les trains desservent également les villes de Mâcon, Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne, Modane, Oulx et Turin.

    Jusqu’alors, SNCF Voyageurs proposait des cars de substitution pour réaliser la totalité du trajet car la ligne était fermée entre la gare de Saint-Michel-Valloire et Modane suite à un éboulement en août 2023 dans la vallée de la Maurienne. 208 000 voyageurs ont utilisé cette possibilité entre le 10 janvier 2024 et le 30 mars 2025.

    De son côté, Trenitalia a relancé le 1er avril deux allers-retours quotidiens qui réalisent le trajet Paris-Milan entre 6h30 et 7h. Les trains italiens s’arrêtent aussi à Lyon, Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne, Modane, Oulx et Turin. La compagnie italienne affirme avoir perdu 900 000 clients durant l’interruption des circulations.

    La relance du fret ferroviaire va se faire plus progressivement. 10 000 trains de fret passaient annuellement sur la ligne avant l’éboulement. Il va falloir récupérer les marchandises qui ont pris la route pendant l’interruption du trafic ferroviaire. « Cela va prendre plusieurs mois car les chargeurs vont devoir se réorganiser. Cela dépendra aussi des contrats qu’ils ont passés« , souligne Solène Garcin-Berson, la déléguée générale de l’Afra, l’association qui regroupe les opérateurs concurrents de la SNCF. A cela s’ajoute une conjoncture économique difficile…

    Côté Hexafret (successeur de Fret SNCF), la reprise doit avoir lieu le 7 avril avec 23 rotations par semaine. Il y en avait une trentaine avant l’interruption. « Certains flux ont été détournés via d’autres lignes, notamment par Vintimille. Certains sont partis à la route. Mais nous devrions avoir tout récupéré en juillet« , indique un porte-parole.

    Paris-Milan: un chantier colossal

    Pour réparer la section ferroviaire endommagée, il a fallu dégager la voie ferrée, coupée lors de l’effondrement de 15 000 m3 de roche et sécuriser la falaise haute de 250 mètres. Un chantier colossal qui a coûté une quinzaine de millions d’euros selon SNCF Réseau à la manoeuvre.

    La SNCF recule à 2027 son projet de développement en Italie

    Christophe Fanichet a refusé de commenter l’enquête pour abus de position dominante menée par l’Autorité italienne de la concurrence à l’encontre du groupe ferroviaire Ferrovie dello Stato (FS, maison mère de Trenitalia). Mais il a reconnu connaître des « difficultés pour obtenir des sillons en Italie« .

    SNCF Voyageurs avait annoncé l’année dernière son intention d’élargir son offre en Italie à partir de 2026 avec l’ouverture de plusieurs liaisons intérieures sur la grande vitesse. Avec l’objectif d’atteindre 15% des parts de marché d’ici 2030. Avec neuf allers-retours par jour entre Turin, Milan, Rome et Naples et quatre allers-retours entre Turin et Venise exploités grâce à 15 TGV M commandés à Alstom. Le PDG de SNCF Voyageurs a indiqué que la compagnie n’arriverait pas en 2026 en Italie « mais plutôt début 2027″.

     

     

     

  • La troisième ligne de tramway de Dijon soumise à concertation

    La troisième ligne de tramway de Dijon soumise à concertation

    Les habitants de Dijon Métropole vont être invités à se prononcer sur la création d’une troisième ligne de tram lors d’une concertation, ouverte du 2 juin au 1er août prochains. La décision de consulter la population a été votée lors du dernier conseil métropolitain, le 27 mars, alors que le tracé de cette troisième ligne fait toujours l’objet de contestation de la part d’élus de l’opposition.

    Le projet d’une tramway de Dijon T3 intervient alors que les deux premières, mises en service il y a treize ans, enregistrent une hausse de fréquentation de 5% par an en moyenne. Ce succès provoque un engorgement aux heures de pointe et fait craindre, à terme, une saturation. Pour l’anticiper François Rebsamen, président de la métropole de Dijon, a donc souhaité lancer un chantier estimé à 200 millions d’euros pour une mise en service en 2030.

    Les contours du tracé de dix kilomètres ont déjà été révélés. La nouvelle ligne reliera Chenôve/Portes du Sud à Dijon/Cap Nord, en passant par la place Wilson, désengorgeant au passager les flux routiers, notamment sur la N74.

    Ce tracé suscite l’opposition de plusieurs élus. Le groupe LR propose la création de deux lignes T3a et T3b et l’utilisation des voies ferrées existantes pour permettre la couverture de nouveaux quartiers. Les élus Horizons souhaitent eux travailler sur des projets alternatifs ou promouvoir des transports en commun souples et moins coûteux comme les lignes de bus électriques à haute qualité de services.

  • La Normandie prête à attaquer les riverains des voies ferrées

    La Normandie prête à attaquer les riverains des voies ferrées

    Hervé Morin, président de la région Normandie, « ne supporte pas que des millions de passagers soient pris en otages chaque année en raison de retards occasionnés par des arbres tombés sur les voies à cause de gens qui n’assument pas leurs obligations ». Il vient d’annoncer que la région va engager des poursuites judiciaires « systématiques » à l’encontre des riverains et des communes qui n’effectuent pas le travail d’entretien nécessaire des abords des voies ferrées leur appartenant.

    Cette décision fait suite aux perturbations enregistrées mardi 25 mars sur le trafic ferroviaire après la chute d’un arbre appartenant à un riverain sur une caténaire à hauteur de Pavilly. Elle avait empêché la circulation dans les deux sens entre Motteville et Malaunay (ligne Rouen – Le Havre), après la suppression totale ou partielle de onze trains. Les passagers avaient été pris en charge, avec des trains détournés via la ligne Motteville – Montérolier/Buchy, ou par car.

    SNCF Réseau veut entamer les démarches auprès du riverain et de ses assurances pour être dédommagé de cet incident.

  • Le partenariat entre Synerail et SNCF Réseau pour la réalisation du GSM-Rail s’achève

    Le partenariat entre Synerail et SNCF Réseau pour la réalisation du GSM-Rail s’achève

    Quinze ans après son lancement, le partenariat public-privé entre SNCF Réseau et Synerail, pour la réalisation et l’exploitation du GSM-Rail, s’est achevé fin mars. Le réseau GSM-R couvre désormais 16 683 km de voies par lesquels transitent plus de 80 % des circulations ferroviaires en France.

    Le GSM-R pour Global System for Mobile communications – Railways, est un standard de communication sans fil développé pour le secteur ferroviaire. Il permet d’améliorer les communications vocales entre les conducteurs et les postes, grâce à la transmission d’appels voix, mais aussi les échanges de données avec le matériel roulant, essentielles à la sécurité des circulations ferroviaires.

    Le contrat confié à Synerail, filiale de Vinci Concessions (70 %) et de SFR (30 %), s’élevait à 1,5 milliard d’euros.

     

  • Le ministre des Transports convoque un comité de suivi sur la ligne Paris – Clermont

    Le ministre des Transports convoque un comité de suivi sur la ligne Paris – Clermont

    Opération déminage. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a annoncé la tenue, le 11 avril, d’un comité de suivi des dessertes ferroviaires (CSDF) de la ligne Paris – Clermont-Ferrand, le 11 avril, à Clermont-Ferrand. Il y participera ainsi que Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, de Matthieu Chabanel le PDG de SNCF Réseau et de Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs.

    « Au cours de ce comité, des mesures correctrices et de long terme pour améliorer la qualité de service de cette ligne structurante seront présentées », annonce le ministère dans un communiqué.

    la ligne souffre en effet de dysfonctionnements malgré « 760 millions d’euros engagés par SNCF Réseau pour la régénération de la plateforme ferroviaire, ainsi que 130 millions d’euros pour des opérations de modernisation, financées par l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes », rappelle le communiqué.
    Des nouvelles rames Oxygène ont été commandées et sont attendues à partir de 2027.
  • Approbation des NAO à la RATP : pas de hausse générale des salaires mais de nouvelles gratifications pour les agents

    Approbation des NAO à la RATP : pas de hausse générale des salaires mais de nouvelles gratifications pour les agents

    La date butoir est fixée au 31 mars mais la RATP sait déjà que les NAO (négociations annuelles obligatoires) qui ont eu lieu le 12 mars avec les quatre organisations syndicales représentatives de l’entreprise (CGT, FO, Unsa et CFE-CGC) sont approuvées. Il suffisait de la signature d’au moins deux syndicats parmi les trois plus importants, CGT, FO et Unsa. FO, Unsa et CFE-CGC se sont déjà prononcé pour.

    Originalité de la démarche, les augmentations proposées passent par des gratifications nouvelles ou déjà en place. Ainsi, la direction a décidé de créer une prime de travail le samedi « pour accompagner le renforcement de l’offre le week-end démandé par Île-de-France Mobilités pour répondre aux attentes des voyageurs « , explique-t-elle. A partir du 1er avril, chaque samedi travaillé rapportera aux agents 10 euros bruts. Une réponse à une demande syndicale face à l’augmentation de la fréquentation sur certaines lignes du métro parisien en fin de semaine. Quelque 30.000 salariés travaillent le samedi ou le dimanche plus de 20 week-ends par an.
    Les gratifications liées à l’ancienneté sont également revues à la hausse: les salariés qui recevront la médaille d’argent recevront 300 euros (+100 euros), la médaille vermeil 450 euros (+120 euros) et la médaille d’or 900 euros (+250 euros). Un argument sonnant et trébuchant de nature à contribuer à la fidélisation des agents.

    Des primes vont aussi être intégrées à partir du 1er juin aux « salaires statutaires « : par exemple la prime de responsabilité des agents de maitrise/techniciens supérieurs passe à 39,27€ brut mensuel. Et les agents de maitrise et les techniciens supérieurs vont voir leurs salaires statutaires augmenter de 3,76 points.

    Selon la RATP, l’ensemble de ces mesures se traduira par une augmentation moyenne des rémunérations de 2,1 % sur 2025. « Ces différentes mesures viennent compléter les mesures 2024 de 8 points pour tous au 1e juin 2024 et 7 points pour tous au 1e décembre 2024« , souligne la Régie.

  • Fraude : la RATP multiplie les démonstrations de force et veut augmenter le tarif des amendes

    Fraude : la RATP multiplie les démonstrations de force et veut augmenter le tarif des amendes

    « Tramway à l’approche, cinq agents par grandes portes, trois par petites portes, agissez avec discernement, professionnalisme et libérez rapidement la rame » : Christelle Chabane, « manager expérience clients » sur la ligne de tramway T3B s’adresse à la cinquantaine de contrôleurs postés au terminus de la ligne, l’une des plus fraudées du réseau de tram de la RATP, avec un taux de resquille de 17%. Devancée par la ligne du T1 à 21% !

    Il est 8h30, ce vendredi 28 mars Porte de Vincennes, le tramway déverse son flot de voyageurs en provenance du nord-est de la capitale. Les 48 contrôleurs de la Régie sont épaulés par neuf agents de sûreté GPSR, et trois membres de la Brigade régionale des transports. Une petite armée rassemblée pour cette « opération coup de poing » à laquelle Jean Castex, le patron de la Régie et Valérie Pécresse, la présidente de région et de l’autorité régionale des transports (IDFM), tous deux présents, entendent donner une certaine résonance. La presse était conviée.

    Depuis la crise sanitaire, la fraude a doublé, entraînant un manque à gagner de 700 millions d’euros par an pour l’ensemble du réseau des transports publics franciliens, calcule Valérie Pécresse qui a lancé mi-février un vaste plan anti-fraude. Sur le réseau géré par la RATP, c’est dans les bus (15%) et surtout dans les tramways qu’elle est la plus élevée : 16%, soit 170 000 voyages frauduleux par jour, calcule le transporteur. Contre près de 5% dans le métro et le RER, l’accès aux quais étant protégé par des portillons de validation. Elle atteint 9,5% dans les Transilien, avec des pointes à plus de 12% sur le RER B et D exploités par la SNCF. L’objectif d’IDFM est de revenir au niveau d’avant crise sanitaire.

    « La fraude coûte plusieurs centaines de milliers d’euros par an à la RATP », estime pour sa part le patron de la Régie qui est tenu par des objectifs dans le contrat signé avec IDFM, son donneur d’ordre, et paie donc des pénalités s’il ne les atteint pas. Tout comme la SNCF sur les lignes Transilien, la RATP applique le plan Pécresse à la lettre : contrôles continus et coups de filet. « En un mois, 60 000 voyageurs ont été contrôlés et près de 6 300 amendes dressées« , indique Jean Castex. Objectif affiché dans les tramways d’ici à 2027 : diminuer la fraude de 30% en doublant le nombre de contrôleurs, financés par la hausse des recettes commerciales.

    Prise de court par l’opération de communication de la RATP, SNCF Transilien n’a pas encore communiqué ses propres performances en matière de lutte contre la fraude.

    Augmenter le tarif des amendes

    Ce matin, plusieurs propriétaires de trottinettes qui ne les avaient pas pliées à bord du tram ont été verbalisés. Montant de l’amende : 150 euros s’ils la paient immédiatement, 200 euros s’ils paient en différé. Mais aussi des passagers qui n’avaient pas validé (5 euros d’amende), ou n’avaient pas de titre de transport (50 euros + 50 euros en différé). « Depuis un mois, 100 000 procès-verbaux ont été dressés sur l’ensemble des réseaux: métro, RER, bus et tramway [RATP et SNCF Transilien]. Soit 7 millions d’euros d’amendes« , calcule encore la présidente d’IDFM.

    La RATP entend augmenter avant l’été le tarif des amendes pour passer de 50 à 70 euros (et toujours 50 euros de plus si elle est payée en différé). « Le niveau des amendes est faible par rapport à la moyenne mondiale [116 dollars] », justifie Jean Castex qui attend le feu vert d’IDFM et de l’Etat. Une « contravention pédagogique » sera testée, donnant le choix entre payer une amende ou souscrire un abonnement. La RATP pousse aussi l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique pour détecter la fraude. Autrement dit, des caméras fonctionnant avec une intelligence artificielle pour repérer un comportement suspect, et qui enverraient une alerte aux agents GPSR afin qu’ils se rendent sur le lieu et au moment de l’infraction.

    La loi Tabarot récemment adoptée par le Parlement ne le permet pas. Et surtout, il faudrait des effectifs redoutables pour dépêcher en une fraction de minute des agents de sûreté. La RATP dispose de 1000 agents de contrôles dédiés et de 1 000 agents GPSR. Tous les jours, neuf millions de voyageurs empruntent les transports publics en Ile-de-France.

    Fiabiliser les adresses des fraudeurs

    Avec la nouvelle plateforme « Stop Fraude », en place depuis début de l’année, les contrôleurs peuvent théoriquement consulter un fichier des adresses, renseigné par le fisc. Cet été, ils devraient pourvoir y accéder en temps réel au moment du contrôle.