Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La SNCF s’associe à l’Onera pour développer ses drones de surveillance

    Le centre français de recherche aéronautique Onera et SNCF Réseau ont annoncé le 24 février, avoir noué un partenariat de recherche de cinq ans pour concevoir des drones destinés à la surveillance du réseau ferré. 

    Doté de plus de 4 millions d'euros, ce partenariat a pour objectif de « développer des technologies innovantes et de concevoir des systèmes de drones sur mesure pour des applications spécifiques aux besoins de SNCF Réseau ». 

    Les recherches porteront sur deux domaines prioritaires : la surveillance du réseau (voies ferrées, caténaires, abords…) sur de grandes distances et l'inspection d'ouvrages et d'installations (gares, technicentres ferroviaires, verrières, structures métalliques, ouvrages d'art, trains …). 

     

  • La SNCF aimerait diviser la fraude par deux en deux ans

    C’est l’image du radar automatique au bord des routes qu’Alain Le Vern, directeur général TER et Intercités, a choisie pour résumer l’esprit du plan de lutte contre la fraude…  

    que la SNCF engage le 2 mars. « Vous roulez à 51 km/h en ville, vous recevez le PV une semaine après. On veut le même type d’efficacité, 100 % des PV qui parviennent au destinataire, pas d’angélisme et des poursuite pénales », a-t-il dit. Voilà les resquilleurs prévenus. Avec le soutien des autorités de l’Etat – « un élément essentiel qui va changer la donne », estime-t-il encore – la SNCF engage un vaste plan impliquant ses 10 000 contrôleurs, mais aussi tous ses agents afin de faire planer la peur du gendarme et de la grosse amende dissuasive.

    Car la mesure-phare de ce plan n’est autre qu’une augmentation significative des amendes. Les tarifs, qui n'avaient pas été revalorisés depuis 2003, passent de 35 à 50 euros dans les TER (trajets de moins de 150 km) en cas de paiement immédiat et à 50 euros (au lieu de 25) plus le prix du billet initial pour un train grandes lignes. Quant au PV envoyé à domicile, il passe de 63 ou 73 € à 88 € dans tous les cas, à régler sous 2 mois. A défaut, le dossier est transféré au Trésor Public, qui réclamera, lui, 375 €. L'idée ? « Rendre les montants plus dissuasifs », a expliqué Maud Bailly, directrice des trains.

    Et que ce soit avant le voyage, pendant, ou même après, le voyageur sera susceptible d’être contrôlé. Il lui faudra donc prendre et garder une bonne habitude : ne pas se départir de son billet tant qu’il n’est pas sorti de sa gare d’arrivée.« Jusqu’à présent la fraude a été contenue, l’objectif c’est d’inverser la tendance et de casser la fraude organisée », a encore explicité Maud Bailly. Le taux de fraude est en effet de 3 % dans TGV et Intercités à réservation obligatoire, mais plus élevé dans les trains en open access : 10 % en moyenne et jusqu’à plus de 15 % en zone dense. La SNCF espère en fait la diviser par deux en deux ans, a finalement assuré Alain Le Vern, qui venait de mettre en avant le manque à gagner de 300 millions d’euros annuels, répartis grosso modo en trois tiers équivalents sur Transilien, les TER et les grandes lignes. L’équivalent d’ « une dizaine de TGV neufs, 30 TER, 15 km de voies nouvelles, ou 150 km de rénovation de ligne »,compare-t-il. Autre aspect, la sécurité : « les deux tiers des incivilités sont le fait des fraudeurs »,a-t-il insisté.

    Après une période de communication, la SNCF lancera l’offensive, avec par exemple des opérations dites de «  tolérance zéro » sur les lignes les plus sujettes à la gruge. « On a fait la cartographie de ces trains, on connaît les lignes sensibles, les horaires concernés, des équipes mobiles monteront en épaulées par la police ferroviaire cours de trajet »,prévient Maud Bailly. La SNCF mène parallèlement une réflexion pour développer des portiques de contrôles à l'entrée des quais des principales destinations TGV. Dans l’attente, elle envisage de multiplier les vérifications avant l’embarquement. Une mesure réclamée à 78 % par les clients, jure-t-elle.

    Sur les 2,5 millions de PV dressés chaque année, un million environ sont régularisés à bord des trains. Pour les autres, le taux de recouvrement reste désespérément bas : autour de 10 %. Le recours à un cabinet d’huissiers devrait aider à l’améliorer, mais c’est surtout du côté de l’accès aux fichiers de l’administration promis par les pouvoirs publics que la SNCF espère des progrès. Cela lui permettrait de vérifier les identités et les adresses. Un test de ce droit de communication réalisé avec 7 trésoreries aurait ainsi permis de multiplier par 4 le taux de recouvrement. Soit 40 %, Fraudeurs particulièrement dans le viseur : les multi-récidivistes. Ravie que le délit pour fraude d’habitude soit désormais constitué après 5 PV dans l’année au lieu de 10, la SNCF a dénombré « 22 000 multifraudeurs »en 2014. Contre eux, elle pratique depuis fin 2014, le dépôt de plainte systématique, et 2000 plaintes ont ainsi été enregistrées. Au final, ce plan qu’elle qualifie de « global et agile »doit faire entrer de l’argent dans les caisses de la SNCF, donc de l’Etat, donc du contribuable… Tant mieux. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est combien ? 150 millions dans deux ans ? On ne sait pas non plus combien ce plan antifraude coûtera à l’entreprise publique. Ni aux régions autorités organisatrices qui financent les nouveaux TER Regiolis et Régio 2N dotés de compteurs de voyageurs fiables, la billettique high-tech et sur mobile, etc.

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    Lire aussi notre dossier Fraude, la facture, publié dans le numéro de janvier de VR&T

    https://vrt.europechina.net/content/21169-Lutte-contre-la-fraude-Le-nouvel-enjeu-des-transports-publics

  • Réduction de chantiers pour 2015 : une petite victoire pour la SNCF

    Alain Vidalies a annoncé le 18 février qu’il allait proposer au Premier ministre de reporter d’environ deux ans plusieurs chantiers…  

    ferroviaires. Selon le secrétaire d’Etat aux Transports, «le constat sur le vieillissement du réseau ferré est partagé. Ce vieillissement ne signifie pas qu’il y a un danger. En revanche, si nous ne faisons pas un effort, alors nous pourrions passer d’un constat de vieillissement du réseau à un constat de problème de sécurité ».

    Seules sont concernées les opérations qui étaient programmées en 2015 ou 2016 et n’avaient pas encore été engagées. « Il s’agit soit de réaménagements de gares (15 à 20 sont concernés), soit de renforcements de signalisation (une demi-douzaine d’opérations concernées), qui sont des opérations plus lourdes permettant de réduire les écarts de circulation entre les trains et donc d’augmenter les fréquences», précise Jacques Rapoport, le président de SNCF Réseau. Par exemple, la modernisation de la ligne Cannes – Grasse va être décalée. Ou encore le chantier de la gare de Laval.

    « Il n’y a aucun arrêt de chantier », précise Jacques Rapoport. « Sur les 5 milliards d’euros d’investissements programmés, le report concerne 150 millions d’euros, soit 3 % du total », ajoute-t-il.

    La reprise de ces opérations en 2017 sera possible car, à cette date, les quatre LGV qui sont actuellement en construction seront mises en service. Or, ces quatre grands chantiers et la nécessité de raccorder les LGV au réseau existant mobilisent de nombreux spécialistes de la SNCF qui ne peuvent de ce fait intervenir ailleurs. « Pour les opérations de renforcement de signalisation, nous faisons appel à des experts qui ont des années d’expérience derrière eux, comme par exemple des « essayeurs » — nous en employons quelques dizaines — et on ne peut donc pas les remplacer du jour au lendemain. Nous employons aussi en priorité ces agents pour des questions de priorité donnée à la maintenance », explique Guillaume Pepy, le président de SNCF Mobilités, en rappelant que 2000 personnes seront recrutées cette année au sein du groupe. « L’encadrement opérationnel est également sous tension. Ils interviennent sur un réseau exploité et sont soumis à une pression très forte », ajoute Jacques Rapoport.

    Interrogé un peu plus tôt le même jour devant l'Assemblée nationale, Alain Vidalies avait déploré "les choix qui ont été faits ces dernières années notamment de lancer quatre LGV nouvelles en même temps (qui) se sont faits au détriment (…) de l'entretien des infrastructures existantes, et aujourd'hui (de) la fiabilité du réseau, en partie ».

    Devant quelques journalistes, il a ajouté : « La décision de reporter des opérations nouvelles n’était pas facile. Surtout en année électorale, réaliser de la maintenance, cela ne se voit pas, cela ne s’inaugure pas », souligne le secrétaire d’Etat. Une petite victoire pour la SNCF qui a trop souvent du mal à obtenir de telles décisions.

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  • Pierre Bédier : « Sur Eole, l’attitude de Paris est un peu cavalière »

    Le contrat de plan prévoit 1,750 milliard pour Eole. Suffisant selon les autorités régionales. Mais la SNCF considère qu’il faut dégager d’ici 2020 3 milliards de crédits..

    pour que le projet soit achevé sans phasage et, comme prévu, en 2022. Le 16 février, en signant le contrat de plan, le premier ministre a prononcé les mots qu’espérait la SNCF : « le RER E prolongé à l’ouest est un projet stratégique pour l’Île-de-France, y compris pour Paris et c’est pour cela qu’il doit être envisagé dans son ensemble » a dit Manuel Valls. Reste que, même si la SNCF comme elle le propose (si on l’y autorise) est prête à avancer la trésorerie du projet, l’affaire sera plus simple si les 500 millions demandés  à d’autres financeurs  que l’Etat, la Région, la SGP sont bel et bien apportés par eux : conseil général des Hauts de Seine, des Yvelines, Ville de Paris, Epadesa et SNCF Réseau.

    Entretien avec Pierre Bédier, président UMP du conseil général des Yvelines,

     

    Ville, Rail & Transports. 1,750 milliard sont inscrits pour le prolongement d’Eole au contrat de plan. A peine la moitié.  Est-ce assez ?

    Pierre Bédier. C’est une excellente nouvelle. Certains voient le verre à moitié vide, je suis de ceux qui le voient à moitié plein.

     

    VR&T. Dans le CPER, outre l’Etat, la région et la SGP, sont appelés à participer d’autres financeurs, pour 500 millions d’euros. Que pourraient apporter les Yvelines ?

    P. B. Le département n’a pas arrêté le montant de sa participation. Je rappelle que cette participation est facultative, le transport n’étant pas de la compétence du département. Cependant les Yvelines s’engageront sur un ordre de grandeur sensible. Je suis rétif à l’idée de donner un chiffre ou même une fourchette, les discussions sont en cours et je ne veux pas affaiblir la position du département.

     

    VR&T. Vous vous êtes réjoui dans un communiqué que les travaux commencent par la gare de Mantes. Egoisme départemental ?

    P. B. Pas du tout. Lors des discussions préparant le contrat de plan, il a été précisé que les travaux vont démarrer partout. Nous allons veiller à ne faire qu’un seul ensemble. On m’a demandé de m’engager sur le fait que les finances ne seront pas fléchées. L’apport du département concernera aussi bien le tunnel ou la gare de  la Porte Maillot, que la partie yvelinoise.

     

     

    VR&T. Votre contribution concernera donc Paris… mais Paris ne semble pas très partant pour une participation

    P. B. Je souhaite avoir de bons rapports avec Paris, mais je trouve cette attitude, disons, un peu cavalière. Paris représente 19% de la population d’Ile-de-France et 31% de l’emploi. Paris profite de cette manne. Paris vient d’annoncer des mesures qui empêcheront d’y venir en voiture, il faudra donc s’y rendre en transport en commun. A ma connaissance, on ne ne peut pas venir à pied ou en vélib’ à Paris depuis Mantes la Jolie. Cela fait tout de même 55km. Paris doit participer. Je  rappelle que les Yvelines représentent  12% de la population de l’Ile de France et 10% de l’emploi. Nous sommes bien obligés d’« exporter » nos habitants !

     

    Propos recueillis par François Dumont

     

    Voir aussi dans le numéro de mars de Ville, Rail & Transports, l’article sur Eole et le contrat de plan… avec quelques rapides  indications de Christophe Najdovski, adjoint EELV à la maire de Paris chargé des transports, sur la position de l’Hôtel de Ville.

  • Grand Paris : deux ans de retard pour la ligne 11

    Ce ne sera pas en 2020 comme prévu, mais en 2022 que la ligne 11 sera prolongée de Mairie-des-Lilas, son actuel terminus, jusqu’à…  

    Rosny-Bois-Perrier, 5 km plus loin. L’avant-projet, approuvé par le Stif le 10 décembre 2014 l’indique… même si cela ne saute pas aux yeux. Mais, quand on regarde le tableau figurant à la page 125 de l’avant-projet, aucun doute n’est possible, même si la date n’est pas affichée. Et la Fnaut s’en est rendu compte. Pas tout de suite, reconnaît Marc Pélissier, président de l’association en Ile-de-France, puisque, en décembre, l’attention s’est surtout portée sur le Pass Navigo unique à 70 euros.

    Le site officiel du projet mentionne toujours 2020. Mais l’article Wikipedia sur la ligne indique depuis peu un  « horizon 2021-2022», se référant à un article publié en janvier par 20 minutes, qui donne le nouveau calendrier sans signaler la dérive. Raisons du retard ? La Fnaut s’en est inquiétée sans avoir de retour convaincant de la part de la RATP, maître d’ouvrage. La RATP fait observer que les travaux vont être compliqués : il s’agit de prolonger une ligne en exploitation, d’en changer le matériel et de créer un nouveau dépôt. Marc Pélissier n’en doute pas, mais rappelle que «  tout cela était connu ». Ce retard s’ajoute à un premier glissement dans le calendrier, de 2019 à 2020, déjà entériné, dû à des complications dans la réalisation de la future station La Boissière, aux limites de Montreuil, de Noisy-le-Sec et de Rosny. 

    Ce glissement n’est pas le seul souci, puisque rappelle Marc Pélissier, tout « est sous réserve du bouclage du financement. Or, « la part de 163M€ demandée à la Seine-St-Denis dans le CPER pour ce projet ne semble pas acquise ».

    La 11 n’est pas la seule ligne à glisser.  Le prolongement au nord de la ligne 14 a lui aussi dérapé de deux ans : la mise en service du tronçon jusqu’à Mairie de Saint-Ouen a été annoncée en octobre dernier pour 2019 et non pour plus pour 2017. Interrogé sur ce point (et sur cette ligne), Pierre Mongin faisait récemment remarquer que la RATP avait toujours dit 2019… version que  confirme Marc Pélissier (« fin 2018 », précise-t-il simplement). Bref, ce sontles politiques qui ont annoncé 2017.

    Compte tenu d’un autre glissement progressif du déplaisir, affectant le prolongement de la ligne 12 de Front populaire à Mairie d’Aubervilliers, lui aussi repoussé de 2017 à 2019, un même « tarif » semble frapper les prolongements de métro : deux ans de retard. Ces deux années vont se répercuter sur le prolongement suivant de la 11, de Rosny-Bois-Perrier à Noisy-Champs, nouveau terminus où cette ligne doit retrouver la ligne 15 sud du Grand Paris Express. Ce tronçon de 33 km, Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs, doit être ouvert à « l’horizon 2020 ». Mais on peut se demander, comme le fait Marc Pélissier, si cet horizon ne va pas lui aussi être repoussé. De deux ans ? De quoi redonner une nouvelle jeunesse à la vieille phrase culte des Guignols de l’info : Putain, deux ans !

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  • Le rail britannique teste la solution batteries

    Du 12 janvier au 13 février, une rame automotrice alimentée par batteries a assuré une desserte régulière, pantographe baissé et sans recours…  

    au diesel. La ligne concernée, une antenne de 19 km reliant la bifurcation de Manningtree (au nord-est de Londres) et Harwich (sur la mer du Nord), est pourtant sous caténaires. Ces dernières ont eu pour seul rôle de recharger les batteries lorsque la rame circulait pantographe levé, c’est-à-dire la moitié du temps. Quant à la rame choisie pour cette démonstration, effectuée en conditions normales, c’était une Electrostar construite par Bombardier à Derby et prélevée sur le parc assurant la navette aéroportuaire Stansted Express. Une fois équipée de batteries lithium-fer-magnésium, fixées sous le châssis d’une de ses quatre caisses, cette rame Class 379 a été testée chez le constructeur à Derby, puis sur la voie d’essais d’Old Dalby, avant d’engager ses cinq semaines de service durant lesquelles elle a circulé pantographe alternativement levé et baissé. Ce qui n’est pas une nouveauté en soi : les matériels roulants ferroviaires à batteries existent depuis longtemps (par exemple les tracteurs à marche autonome du métro parisien ou le tram de Nice). Mais les progrès de l’électronique de puissance et du stockage d’énergie de freinage permettent d’en élargir le champ d’application, comme à une rame automotrice Class 379 dans sa version la plus « gourmande » (climatisation, chauffage, prises électriques, wifi à bord etc.), à l’heure où le bus électrique est un sujet d’actualité.

    Les enseignements du projet pilote sur la ligne de Harwich pourraient en outre être pris en compte pour l’élaboration, en mars, de la stratégie d’électrification du réseau ferré britannique dans les prochaines années. En effet, la mise en œuvre de batteries ouvre de nouvelles perspectives pour l’exploitation des lignes dont l’électrification n’est pas économiquement viable, sans avoir pour autant recours à la traction thermique. Car le projet a démontré que les batteries permettent d’effectuer des dessertes présentant des sections non-électrifiées de 30 à 50 km. Par ailleurs, les batteries permettent d’envisager des électrifications sur lesquelles la caténaire serait limitée aux sections « faciles » et absente sur des « gaps » de 50 à 200 m, lors du franchissement de points « problématiques » question gabarit (ponts, ponts-routes, tunnels…) ou sécurité (garages, centres de maintenance…) Et, en étant plus terre à terre, avoir des batteries à bord, permettrait au train de poursuivre sa route en cas de panne d’alimentation électrique.

    Ce projet pilote s’inscrit dans le programme de recherche IPEMU (Independently Powered Electrical Multiple Unit, soit « automotrice électrique à alimentation autonome »), qui regroupe Network Rail (gestionnaire du réseau ferré britannique, qui participe au financement), la direction ferroviaire du DfT (ministère des Transports), Bombardier (constructeur de la rame d’essais, qui envisage d’incorporer les batteries dans sa prochaine gamme d’automotrices Aventra), Valence Technology (batteries), Abellio Greater Anglia (exploitant de la ligne) et Future Railway (organisme de coopération transversal pour les projets ferroviaires britanniques).

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  • RATP. Une vingtaine de projets immobiliers à Paris

    Les travaux des Ateliers Jourdan-Corentin-Issoire ont été lancés le 19 février dans le 14ème arrondissement parisien. Sur cette parcelle …

    de 2 hectares, l’ancien équipement industriel de la RATP va être agrandi et modernisé. Le nouveau centre de bus réaménagé avec 50 places de remisage supplémentaires permettra d’accueillir 195 véhicules. Et, dessus du centre, 650 logements vont être construits. Le tout réalisé par trois agences d’architecture. C’est la première illustration du protocole d’accord signé à la fin de l’année dernière entre la RATP et la Ville en vue de construire 2000 logements à Paris dans les cinq ans.

    Ce programme est aussi un bon exemple de la politique de valorisation immobilière menée depuis vingt ans par la RATP pour moderniser ses sites industriels et valoriser le tissu urbain. Une politique infléchie dans les années 2000 pour mieux profiter de la manne immobilière.

    Principe fondateur : le transporteur a tout intérêt à rester en plein cœur de la ville. « Délocaliser coûterait cher car il faudrait ensuite payer nos salariés pour qu’ils conduisent les trains ou les bus plus loin, puis pour qu’ils les ramènent le matin pour la prise de service. C’est vrai pour nos ateliers ferrés comme pour nos dépôts de bus», explique Rémi Feredj, le directeur du département de la valorisation immobilière, des achats et de la logistique à la RATP. « Il nous faut limiter les circulations de nos bus à vide. Pour cela, nous disposons de deux leviers. D’une part nous sacralisons nos emprises industrielles en centre-ville : nous n’en vendons aucune. D’autre part, nous les développons quand c’est possible ».

    Les opérations immobilières lancées consistent en général à « enterrer » les bus et à construire au-dessus des anciens sites. Le plus souvent des logements, parfois des bureaux comme cela a été le cas dans la rue des Pyrénées à la demande de la mairie qui souhaitait un rééquilibrage de l’emploi dans l’est parisien. « Nous menons avant tout une politique industrielle, et non pas une politique de logements. Je réponds à la demande de mes collègues qui me demandent plus de place pour les bus », poursuit Rémi Feredj.

    Il faut savoir que plus de 4400 bus de la RATP circulent en Ile-de-France, dont 2200 à Paris. 1000 d’entre eux restent la nuit dans la capitale, dans des dépôts. La RATP tente d’en rapatrier davantage au sein de la capitale pour faire baisser ses coûts (pas de frais de carburant, moins d’usure des roues et de temps de conduite à vide) et garantir une meilleure exploitation puisqu’un bus localisé à Paris peut démarrer immédiatement son service, sans craindre les embouteillages et les retards qui s’ensuivent.

    Autre avantage de cette politique, les réalisations immobilières permettent de payer les modernisations des sites. Du moins à Paris où le prix du foncier est élevé. En banlieue, où il y a plus de place (et où 2000 logements sont également prévus dans les 5 ans à venir) l’équation économique n’est pas la même.

    Pour mener sa politique, la RATP s’appuie sur ses filiales Logis-Transports, qui gère les logements, et SEDP (aménageur). Au total, entre 1994 et 2014, près de 4000 logements dont 2000 logements sociaux ont été créés en Ile-de-France. A Paris, on en recense 2200, dont 1300 logements sociaux. Logis-Transports propose près de la moitié des logements sociaux aux salariés de la RATP, en particulier aux machinistes et agents de station, assujettis à des horaires très matinaux.

    Plus d’une vingtaine d’opérations immobilières sont ainsi prévues les prochaines années à Paris, dont le Centre bus Lagny, près de la Nation, deux dans le 15ème (rue Desnouettes et à Croix Nivert). Huit sites en tout  seront réaménagés dans le cadre du protocole logement signé entre la Ville de Paris et la RATP, dont les Ateliers Jourdan-Crentin-Issoire et l’Atelier Vaugirard. Une quinzaine de « micro-projets » (comportant de 15 à 20 de logements chacun seront lancés cette année

    Quant au Grand Paris, l’intervention de la RATP dans ce domaine est limitée : dans le cadre du prolongement de la ligne 14 jusqu’aux Docks de Saint-Ouen, la RATP a un projet de 100 logements privés et 510m2 de commerces au-dessus de la station mairie de Saint Ouen et de 1200 autres, dont 130 logements sociaux, à construire au-dessus de ses ateliers, un peu plus loin. «Nous sommes aussi en train de travailler avec la ville de Villejuif sur l’interconnexion entre le tram et la ligne 15. 150 à 200 logements seront réalisés », précise encore Rémi Feredj. Pour le reste — le développement urbain autour des gares du Grand Paris — , c’est la SGP qui a la main.

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  • Mitsubishi (avec Thales) remporte le métro de Doha

    Qatar Rail, la compagnie ferroviaire du Qatar, a confié au consortium emmené par Mitsubishi Heavy Industries…  

    la fourniture des systèmes du futur métro automatique sans conducteur de Doha. La construction d’une première étape, constituée par le début des trois lignes projetées, devrait s’achever en 2019. Le communiqué du consortium présente ce contrat comme « l’un des plus importants au monde pour un système de métro », mais  sans donner de chiffres. La presse avance 2,9 milliards d’euros. Thales ne communique pas sur sa part, mais on sait que ce contrat entre dans la catégorie des gros contrats du groupe, de plus de 100 millions d'euros. Le métro de Doha une fois achevé desservira l’ensemble de la ville et se composera de trois lignes : rouge, verte et or. Il couvrira une distance totale de 86 kilomètres, dont 52 kilomètres sous terre, et comprendra 32 stations.

    Mitsubishi Heavy Industries, chargé du pilotage global du projet et de l’intégration des systèmes, fournira le système de distribution d’électricité, les portes de quai, les rails, la ventilation des tunnels. Egalement membres du consortium, Mitsubishi Corporation et Kinki Sharyo seront conjointement responsables de la fourniture des 75 rames de trois voitures. Hitachi se chargera notamment de la maintenance des installations, que le consortium assurera pendant vingt ans. Thales déploiera tout son savoir faire  dans le domaine (signalisation, télécoms, sécurité, centre de contrôle, billettique), dont le CBTC, le système de contrôle-commande. Thales a déjà l’expérience d’une alliance avec Mitsubishi dans les métros automatiques et dans un pays du Golfe : c’est à Dubai, où Mitsubishi, qui avait reporté l’appel d’offres contre les favoris Alstom et Siemens, sans avoir leur savoir-faire en matière de métro automatique, s’était adjoint les compétences d’Alcatel, depuis repris par Thales.  Les deux groupes sont aussi partenaires dans la navette d'aéroport de Washington-Dulles, aux Etats-Unis.

    Ni Siemens ni Alstom , au départ intéressés par le métro de Doha n’ont finalement remis d’offres. Alstom estime que certains termes et conditions du contrat ne permettaient pas d’y répondre. Mitsubishi a été préféré à un seul autre compétiteur, un consortium Caf-Ansaldo STS.

    FD

  • 80

    C’est, en millions d’euros, ce qu’a coûté aux conseils généraux la réforme des rythmes scolaires en transport des élèves en 2014. Selon une étude publiée le 19 février du groupement des autorités responsables de transport (Gart)…  

    et de l'Association nationale pour les transports éducatifs de l'enseignement public (Anateep), cette réforme a engendré pour les conseils généraux un surcoût d'environ 157 euros par élève et par an.

    L’étude montre que « les départements ont dû faire face à une série de difficultés, au premier rang desquelles la question des enchevêtrements des temps scolaires et périscolaires. En effet, transporter un élève à l'issue des activités périscolaires, engage un transfert de responsabilités au niveau des conseils généraux, qui n'ont pas légalement compétence sur les activités périscolaires".

    Cette enquête révèle également que l'impact budgétaire moyen de la réforme pour un conseil général s'élève à 4% de son budget transports scolaires. Mais cette moyenne cache de fortes disparités selon les territoires, avec un minimum de 1% (Morbihan, Rhône, Haute-Savoie), voire 1,2% (Gard) jusqu'à 6% (Dordogne, Yonne), 7% (Creuse) et même 8% dans les Ardennes.

  • Le projet EOLE engagé en 2015

    Le projet de prolongement du RER à l’Ouest, baptisé EOLE, « devrait pouvoir être engagé dès 2015 dans son ensemble », grâce à « un protocole global de financement couvrant la totalité du projet sur sa période de réalisation et associant l’ensemble de leurs partenaires financiers, la Ville de Paris, le Conseil général des Hauts-de-Seine, le Conseil général des Yvelines, le groupe SNCF et les opérateurs économiques », selon un communiqué commun du 23 février du secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies et du président de la Région, Jean-Paul Huchon (PS).

    La mise en service de cet ouvrage est prévue entre 2020 et 2022.

    Rien que pour Eole, 1,750 milliard d’euros seront investis pour les six ans à venir, selon le projet de contrat de plan Etat-Région signé le 16 février par Manuel Valls et Jean-Paul Huchon, qui prévoit une enveloppe de 4,4 milliards d’euros pour les transports du Nouveau Grand Paris.