Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Thomas Fontaine va prendre la direction générale de Keolis Lyon

    Thomas Fontaine va prendre la direction générale de Keolis Lyon

    Thomas Fontaine deviendra, en octobre, directeur général de Keolis Lyon, l’exploitant des TCL pour le compte de SYTRAL Mobilités, l’autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais. Il remplacera Laurence Eymieu qui occupait ce poste depuis deux ans et va quitter le groupe.

    Agé de 47 ans, Thomas Fontaine était depuis 2018 directeur général de Keolis Dijon Mobilités, où il a mis en œuvre « le premier contrat en Europe de “Mobilité globale”, intégrant l’ensemble des mobilités », rappelle Keolis.

  • La hausse du prix des billets SNCF à l’étude

    La hausse du prix des billets SNCF à l’étude

    Attention, sujet sensible! Auditionné ce matin au Sénat par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, Jean-Pierre Farandou a indiqué être toujours en réflexion sur une éventuelle augmentation du prix des billets de train liée à la hausse des prix de l’énergie. Cette année, la facture payée par la SNCF a augmenté de « seulement » 300 millions d’euros grâce à la politique d’achat d’électricité en avance à des prix « convenus« , a rappelé le PDG du groupe : 95 % de l’électricité pour 2022 a été négociée en avance. Cette politique protectrice a incité la compagnie à ne pas augmenter ses prix cette année.

    Pour 2023, le taux de couverture est moins élevé. Le groupe, qui représente le plus gros consommateur industriel d’électricité en France (10 % du total et entre 1 et 2 % de la consommation générale), s’attend à voir sa facture d’électricité s’envoler l’année prochaine, le surcoût étant évalué autour de 1,6 à 1,7 milliard d’euros. La moitié de ce surcoût correspond aux consommations des TER et de Transilien, l’autre moitié aux trains commerciaux (TGV). La première moitié donne lieu à des négociations compliquées avec les collectivités locales concernées via les contrats signés avec la SNCF. « Cela représente quelques dizaines de millions d’euros supplémentaires par an pour les régions« , souligne Jean-Pierre Farandou.

    La seconde moitié du surcoût est directement supportée par la SNCF. « Si on répercutait 100 % du surcoût de la facture d’électricité ( soit 700 ou 800 millions d’euros), il faudrait augmenter nos tarifs de 10 %« , indique Jean-Pierre Farandou. « Nous n’allons bien sûr pas le faire! Nous avons le sens de l’intérêt général. De plus, cela tuerait nos volumes : il y a une élasticité de la demande aux prix ». Et d’ajouter : « On va devoir décider si on augmente ou pas, à quel niveau, et selon quels modalités…Le gouvernement suit aussi la question de près ».

    M.-H. P.

  • « On est en train de devenir le mauvais élève européen », prévient Jean-Pierre Farandou

    « On est en train de devenir le mauvais élève européen », prévient Jean-Pierre Farandou

    Auditionné ce matin devant le Sénat, Jean-Pierre Farandou a estimé que le réseau ferroviaire français était « en train de prendre du retard » en matière de progrès technologique et de digitalisation. Et le PDG du groupe SNCF d’expliquer : « Partout en Europe de nouvelles technologies arrivent sur le réseau, avec plus d’efficacité grâce au digital. La Suisse est équipée, ainsi que la Belgique, l’Allemagne…  l’Italie est en train de le faire. Nous étions en première division, avec l’un des  meilleurs réseaux d’Europe et du monde, là, nous sommes en train de de passer en deuxième division. Si on ne fait pas les sauts technologiques nécessaires, la situation va se dégrader« .

    La digitalisation consiste notamment à installer des capteurs partout, sur les voies et les matériels roulants, ce qui permet d’intervenir avant qu’il y a ait une panne.  « La digitalisation est une condition absolument nécessaire pour rentrer dans l’ère moderne du ferroviaire avec la maintenance prédictive et le zéro panne. Si j’avais tout équipé en digital, je pourrais m’engager devant vous (une fois l’équipement réalisé, ce qui prendrait 10 ou 15 ans), à faire passer le taux de régularité des trains, à 92 % aujourd’hui à 95 %, 96 %, à 97%. En gros, il n’y aurait plus de panne technique (…). La technologie apporte de la régularité. A équipement constant, il n’y a pas de miracle », poursuit Jean-Pierre Farandou.

    En juillet, le patron du ferroviaire avait estimé à 10 milliards  d’euros l’investissement nécessaire à la modernisation des postes d’aiguillage, (plus de 2000 actuellement) qu’il faudrait faire passer à 15 grâce à un changement de technologie avec la commande centralisée du réseau (CCR).

    Il avait aussi regretté le retard pris pour équiper le réseau avec l’ERTMS, un système unifié européen de gestion de la circulation des trains, qui doit permettre aux trains de passer  facilement d’un pays à un autre. Devant les sénateurs, il a de nouveau évoqué ce retard « considérable » alors que les autres pays européens se sont déjà équipés ou s’y mettent. « On est en train de devenir le mauvais élève européen« , a-t-il averti en précisant qu’en 2040, tous les réseaux ferrés des pays européens seraient équipés avec l’ERTMS à l’exception de la Lituanie et de la France.  « Ca fait désordre quand on a un discours très européen… », commente le dirigeant, évoquant  « un problème de cohérence technologique » à l’heure d’un « nouvel élan en faveur du ferroviaire« .

    MH P

     

  • L’étoile ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise s’ouvre de nouveau au trafic

    L’étoile ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise s’ouvre de nouveau au trafic

    Et de trois ! La dernière branche de l’étoile ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise, vers Arras, en travaux depuis un an, a été rouverte le 12 septembre aux circulations ferroviaires. Les deux autres branches vers Étaples à l’ouest et Béthune au nord, avaient été remises en service en avril 2021. Au total, les travaux de l’étoile (qui dénombrait 460 passages de trains par jour en 2018) se sont déroulés sur 130 km de voies.
    Comme sur les autres branches, la voie, sur la partie Saint-Pol – Arras a dû être renouvelée. Les rails, les traverses et le ballast ont été changés. Il a fallu également renouveler les passages à niveau, moderniser les ponts ferroviaires et revoir les petits ouvrages hydrauliques qui permettent un bon écoulement des eaux sous les voies. Commencés en août 2021, les travaux se sont terminés un an plus tard. Mais la vitesse des circulations avait été réduite dès 2017, à cause de la vétusté de la voie.
    Le montant des travaux entre Saint-Pol et Arras s’élève à 19,9 millions d’euros sur un total de 98,1 millions d’euros, financés au titre du Contrat de plan État-Région 2015-2020 prolongé jusqu’en 2022, dont 71,5 % apportés par la Région, 20 % par l’État et 8,5 % par SNCF Réseau.
    Y. G.
  • Keolis aux commandes des transports de Senlis pour six ans

    Keolis aux commandes des transports de Senlis pour six ans

    Keolis a débuté le 1er septembre l’exploitation du réseau de transport de Senlis dans le cadre d’un contrat de 6 ans. « Composé d’une flotte de 10 véhicules (bus et minibus), le réseau TUS, accessible gratuitement pour ses voyageurs depuis 2000, est structuré autour de cinq lignes« , rappelle l’opérateur de transport public, filiale de la SNCF. « Keolis Oise aura pour mission principale d’améliorer la qualité de service du réseau et de déployer une information voyageurs dynamique« , poursuit-il.

    Le gain de ce contrat permet à Keolis de renforcer son implantation dans l’Oise, où le groupe rappelle exploiter « également les transports urbains de Chantilly, de Lamorlaye et de Pont-Sainte- Maxence et des services interurbains pour la Région Hauts-de-France« .

  • Dans les transports publics, la fréquentation retrouve un niveau « presque normal »

    Dans les transports publics, la fréquentation retrouve un niveau « presque normal »

    La fréquentation des transports publics évolue favorablement. « Les niveaux de fréquentation sont bien remontés : à plus de 95 %, on a presque retrouvé les niveaux d’avant-Covid« , a indiqué, lors de la présentation de la semaine de la mobilité à partir du 16 septembre, Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTP, également présidente du directoire de  Keolis. « C’est plutôt encourageant, même si le télétravail, qui est maintenu souvent à temps partiel dans de nombreuses entreprises franciliennes, freine le retour au taux de fréquentation de 2019 ». Au printemps dernier, la fréquentation était de seulement 80 % du niveau d’avant la crise en Ile-de-France, et avoisinait 85 % ailleurs.

    Par ailleurs, malgré la hausse des coûts de l’énergie qui renchérit les coûts des opérateurs et des collectivités locales, les responsables des transports publics affichent leur satisfaction à propos d’une autre bonne nouvelle survenue cet été via un amendement adopté dans la loi de finances rectificative : la possibilité pour les employeurs de prendre en charge 75 % de l’abonnement transport de leurs salariés contre 50 % jusqu’alors. Une mesure de nature à accroître l’attractivité des transports publics.

    A. J-L.

  • Stéphane Soreau devient DG de RATP Real Estate

    Stéphane Soreau devient DG de RATP Real Estate

    Jusqu’alors directeur d’exploitation de RATP Real Estate, Stéphane Soreau a été nommé le 5 septembre directeur général de la filiale de la RATP. Depuis 2020, ce diplômé d’un master en management immobilier de l’ESSEC, également architecte DPLG, était plus particulièrement chargé de l’offre Urban Station, spécialisée dans l’évènementiel et le corpoworking  (environ 21 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021). « RATP Real Estate gère et développe le patrimoine immobilier et foncier de clients publics et privés autour de projets tertiaires, industriels et mixtes d’insertion urbaine« , explique la RATP.

  • Match Jet-TGV : les arguments du PSG sont-ils fondés?

    Match Jet-TGV : les arguments du PSG sont-ils fondés?

    Après l’avalanche de critiques suscitées par l’ironie -complètement ratée- de Christophe Galtier, l’entraîneur du PSG, suite à la proposition de la SNCF de choisir le train lors des déplacements de l’équipe, l’heure des justifications est venue. Le PSG a tenté d’expliquer pourquoi il préfère le jet au train : il faut, a-t-il souligné, prendre en compte le coût du déplacement, le temps de trajet, le confort, l’accessibilité, la sécurité, les troubles potentiels à l’ordre public et l’aspect environnemental avant de trancher. Et tous ces critères seraient défavorables au train. Nous avons examiné point par point les critiques avancées pour voir si elles sont réellement fondées. Nous avons surtout débusqué des prétextes.

    – « Il n’est pas possible de rentrer la nuit en train, après les matchs ». Faux dans l’absolu, parfois vrai.

    Il n’y a pas d’impossibilité à la circulation des trains la nuit. Des exemples ? Les trains de fret et les quelques trains de nuit qui existent encore en France. Toutefois, il est exact que de nombreux chantiers sont menés la nuit pour réaliser des travaux de maintenance ou de renouvellement des voies, puisque le réseau est vieillissant et qu’il faut absolument le rajeunir. Mais comme les chantiers sont prévus des mois, voire des années en avance, et que les matchs en ligue 1 sont aussi programmés très en amont, SNCF Réseau peut rapidement dire si un trajet nocturne en train est possible, et peut même décider de reporter des travaux.

    – « Les gares ne sont pas accessibles ». Faux.

    Il existe de nombreuses gares sur le territoire, dont des gares périphériques qui peuvent représenter des solutions intéressantes pour des équipes sportives, en leur évitant d’entrer dans les centres villes, notamment dans le centre de Paris. Ainsi, la SNCF indique travailler avec la Fédération française de rugby, et parmi les options retenues lors des déplacements de l’équipe de France de rugby dont le camp de base est à Marcoussis (Essonne), il est souvent décidé de faire partir les joueurs de la gare de Massy-TGV au lieu de celle de Paris-Montparnasse.

    « Il est trop difficile d’assurer la sécurité des joueurs dans les gares et cela peut créer de graves dysfonctionnements en cas d’afflux de supporters ». Faux.

    Des cheminements courts existent dans certaines gares comme par exemple en gare de Paris-Lyon où, dans le hall 2, une voie à l’extérieur gauche donne un accès très rapide aux trains, y compris en arrivant en car. C’est aussi le cas en province, par exemple à Lille-Europe.

    A l’intérieur de la gare, la sécurité est assurée par la Suge (police ferroviaire) aidée des services de sécurité du club. C’est tout à fait gérable même si un club comme le PSG est composé de stars mondialement connues.  « Cela fait partie du catalogue de prestations proposées par la cellule commerciale TGV spéciaux, que nous pouvons assurer« , précise la direction TGV Intercités. « Ce n’est pas compliqué et cela arrive régulièrement. Même si le Club des Girondins de Bordeaux est passé en ligue 2, les joueurs ont pris un TGV commercial samedi dernier, sans problème. En février dernier, le stade rennais a pris un TGV Inoui et a communiqué sur son voyage« . Un club peut d’ailleurs rester discret sur les modalités de ses déplacements.

    – « Transporter 80 joueurs dans une rame de TGV  est moins rentable et moins écologique qu’un voyage en jet ».  Faux

    Il est possible d’affréter une rame complète ou bien simplement de privatiser une ou deux voitures dans un TGV commercial. Le coût d’affrètement d’un TGV entier représente quelques dizaines de milliers d’euros, se borne-t-on à indiquer du côté de la SNCF. De plus, ajoute-t-on, même quand un club se déplace en jet privé, un bus fait toujours aussi le voyage car tout le staff du club ne peut pas embarquer dans l’avion et il faut emporter du matériel.

    Du point de vue écologique, le TGV émet 0,69 kg de CO2 par passager et par trajet sur une distance de 400 km, contre plus de 50 kg par personne en avion. Le différentiel est conséquent.

    – « Le TGV ne permet pas aux joueurs de bien récupérer ». Faux

    La SNCF assure proposer un voyage sur-mesure, comme par exemple des repas spécifiques ou des espaces de soins. Reste à savoir si le siège d’une rame TGV est moins confortable qu’un siège de jet? Mais a priori, le train ne sera choisi que si la durée du voyage est relativement courte et compétitive face à la rapidité de l’avion.
    – Reste un point qui n’a pas été cité par la défense du PSG mais qui constitue pourtant sans doute le véritable point faible du ferroviaire : il y a plus de risques de retards lors d’un trajet en train qu’en avion. Vrai! 
    Peu de risques d’arriver en retard quand on prend un jet. En revanche, le transport ferroviaire reste tributaire d’un grand nombre de risques : heurts d’animaux, accidents de personnes, pannes…
    Si demain, le PSG change d’avis et décide de se montrer exemplaire, la SNCF n’aura pas droit à la moindre faute! On peut imaginer que rien ne sera laissé au hasard et que des trains pourraient être affrétés en amont et en aval pour vérifier que tout fonctionne. A la SNCF, on se souvient du train de nuit inaugural Paris-Nice le 20mai 2021 dans lequel Jean Castex, le Premier ministre, avait pris place. Au cours du trajet, le train avait pris du retard. Retard finalement rattrapé en arrivant à Nice car tout le monde était sur le pont et de nombreux trains avaient dû attendre pour lui laisser la priorité…
    Marie-Hélène Poingt
  • Des élus bretons, « choqués » par la suppression de la liaison Orly-Brest, obtiennent un sursis

    Des élus bretons, « choqués » par la suppression de la liaison Orly-Brest, obtiennent un sursis

    Air France a accordé le 8 septembre un sursis de cinq mois à la liaison Orly-Brest après avoir entendu la colère d’élus bretons estimant que la décision de la compagnie de supprimer cette ligne est « choquante » et « inacceptable« . En effet, ont expliqué dans un communiqué commun le président de région Loïg Chesnais-Girard (divers gauche), le maire de Brest, François Cuillandre (PS) et le président du département du Finistère, Maël de Calan (LR), « l’accessibilité » de leur territoire « et, en conséquence, son attractivité, est cruciale pour permettre le développement des entreprises, de l’emploi sur la pointe bretonne ». Et d’appeler « Air France et son actionnaire majoritaire, l’Etat français, à revoir cette position ».
    Dans un autre communiqué, dix parlementaires de la majorité pointaient aussi « une décision inacceptable en l’état », d’autant plus que l’objectif de ligne à grande vitesse vers l’ouest breton n’est toujours pas réalisé et reste supérieur à 3h30 dans le meilleur des cas ».

    Le message a donc été entendu. Air France a indiqué que la « suspension n’interviendra pas au 30 octobre« , comme précédemment décidé, cela afin « d’encourager des solutions alternatives pour Brest et le Finistère« .

    Quelques jours auparavant, dans un courriel daté du 5 septembre et consulté par l’AFP, la même compagnie expliquait aux élus bretons que « l’économie de la ligne s’est significativement dégradée  » et que « cette situation ne permet malheureusement pas de poursuivre l’exploitation de la ligne à la saison hiver 2022, après le 30 octobre ».

    La desserte entre Brest et Paris est pourtant toujours assurée par Air France à partir et vers l’aéroport de Paris-CDG avec plus de 20 fréquences par semaine (27 vols hebdomadaires cet hiver). Cette ligne « permet d’effectuer l’aller-retour dans la journée » et « connecte Brest à de nombreuses destinations françaises et internationales », précise Air France. Quant à Transavia, sa filiale, elle continuera donc à proposer jusqu’à 4 vols par semaine entre Brest et Paris-Orly, au plus tard jusqu’à la fin mars 2023.

    Réagissant à ce sursis, le porte-parole des écologistes brestois, Glen Dissaux, a dénoncé « le grand réflexe pavlovien » des « gens qui gueulent parce que l’on vient de leur enlever leurs privilèges« . Il a rappelé que  « le Paris-Brest, c’est 60 fois plus polluant  en avion qu’en train. A un moment, il va falloir prendre cette donnée en compte« .

    La SNCF n’a pas manqué non plus de s’inviter dans le débat en annonçant que les TGV Ouigo arriveront à Brest à partir de décembre. Et Stéphane Rapebach, le DG de Ouigo, de tweeter : « Rassurez-vous, il y aura toujours un train pour vous faire voyager entre Brest et Paris« …

  • Les transports publics en quête de citoyens écoresponsables

    Les transports publics en quête de citoyens écoresponsables

    C’est la rentrée de septembre et, traditionnellement, la période propice au renouvellement ou à l’achat d’abonnements aux transports en commun : bus, car, tramway, train… C’est aussi, à partir du 16 septembre prochain, la Semaine de la mobilité, un événement lancé conjointement par le Groupement des autorités responsables de transport (Gart), l’Union des transports publics (UTP) et le GIE Objectif transport public. Comme chaque année, il s’agit d’inciter le plus grand nombre de personnes – collégiens, lycéens, actifs et autres citoyens habitant en ville ou en zone rurale… –  à privilégier un mode de déplacement écoresponsable : les transports publics, bien sûr, mais aussi le vélo, la marche, l’autopartage.

    Cette année, la campagne, qui s’appuie sur le slogan « Quand vous prenez les transports publics, l’air de rien, vous faites beaucoup », est relayée par 142 réseaux de transports collectifs de toutes tailles : de la région (Auvergne-Rhône-Alpes, Paca…) et la grande métropole (Marseille, Lyon, Rennes…) à la ville moyenne (Annecy, Besançon, Brest…) et la commune à la population moindre (Fécamp, cognac…).

    « Il faut agir dès maintenant si nous voulons limiter le réchauffement climatique. Les actions dépendent, en partie, de nos comportements individuels. Choisir les transports publics, c’est réduire nos émissions [de gaz à effet de serre, GES], c’est choisir le climat», rappelle Marie-Ange Debon, présidente de l’UTP, également présidente du groupe Keolis. « Notre quotidien est aujourd’hui marqué simultanément par une nette augmentation du coût de l’énergie affectant le pouvoir d’achat [des Français] et un défi climatique auquel nous devons collectivement apporter des solutions innovantes et pérennes. La Rentrée du transport public représente une formidable opportunité pour sensibiliser [le grand public] aux bienfaits du transport public, tant pour la santé que pour l’environnement ».

    Anne Jeantet-Leclerc

    Pour en savoir plus : www.rentreedutransportpublic.fr