Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • La commission Transport vote la libéralisation des services d’autocars dans l’UE

    La commission Transport vote la libéralisation des services d’autocars dans l’UE

    La commission des Transports du Parlement européen a voté, le 22 janvier 2019, pour une libéralisation du marché des autocars interurbains dans l’Union européenne. Un texte qui divise puisqu’il a été adopté à 26 voix pour, 14 contre et une abstention (celle de la Française Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy). Il devra être confirmé à une prochaine session plénière, dont la date n’était confirmée au moment où nous écrivions ces lignes.

    La Commission européenne s’était inspirée des « cars Macron » pour proposer de protéger les liaisons couvrant moins de 100 km, en permettant leur limitation ou leur interdiction sur base d’un test d’équilibre économique d’un service public existant. Un principe de base que l’on retrouve dans le texte adopté par les députés, qui ont par ailleurs élargi cette protection aux services établis « dans une agglomération ou un centre urbain » ou qui satisfont « les besoins de transport entre cette agglomération ou ce centre et les zones environnantes ».

    Les députés établissent aussi clairement qu’une autorisation pourra être refusée si le service envisagé couvre une liaison soumise à un droit exclusif dans le cadre d’une obligation de service public. Les requêtes de limitation ou d’interdiction de liaison devront être instruites par un organisme de contrôle indépendant.

    Isabelle Smets, correspondante à Bruxelles

  • Lisea restructure sa dette

    Lisea restructure sa dette

    Lisea a annoncé mi-janvier avoir réalisé le bouclage de l’opération de refinancement de sa dette commerciale à hauteur de 2,2 milliards d’euros, dont 905 millions d’obligations vertes. Le groupe exploite depuis juillet 2017 la LGV entre Tours et Bordeaux qu’il a lui-même construit pour 7,8 milliards d’euros.

    Le projet qui prévoyait de restructurer une partie des 3,5 milliards d’euros de dettes d’ici à 2021, avait été lancé en 2011 dans un contexte défavorable en matière de crédit, immédiatement après la crise financière. Lisea a expliqué à l’AFP vouloir réorganiser sa dette dès ce début d’année pour profiter à la fois d’un marché beaucoup plus favorable et du bon démarrage de sa ligne avec 20 millions de passagers annuels.

    De leur côté, les banques impliquées dans l’opération ont indiqué que celle-ci avait attiré beaucoup plus d’acteurs qu’en 2011. « Cette opération est révélatrice de positionnement nouveau de crédit, qui sont à la recherche de produits d’investissement très longs et sécurisés mais ayant aussi une composante verte », a également indiqué à l’AFP un spécialiste des restructurations de dette chez Rothschild & Co.

  • Paca prépare la concurrence effective de ses TER pour fin 2022

    Paca prépare la concurrence effective de ses TER pour fin 2022

    La sortie de crise est actée. En signant le 17 janvier le protocole d’accord sur la nouvelle convention TER de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier et Guillaume Pepy ont mis fin à un grand flou juridique puisque la SNCF continuait à exploiter les TER de la région alors que celle-ci avait unilatéralement mis fin à la convention pendant ces deux dernières années, fustigeant les coûts pratiqués.

    La future convention, qui devrait être signée le 15 mars en assemblée plénière, permettra de repartir sur de nouvelles bases. D’une durée de cinq ans, elle représente 276,5 millions d’euros annuels les premiers temps, puis prévoit une trajectoire la ramenant à 255 millions d’euros en 2023. Selon le président de la région et le PDG de SNCF Mobilités, elle permettra de faire baisser de « 20 % la dépense de la région par voyageur transporté ».

    Ces économies proviendront pour une large part d’une meilleure utilisation des agents qui devraient devenir plus polyvalents. « Il s’agit d’augmenter les heures productives quand chacun crée du service public. Tout cela sans fermeture de ligne », a résumé Guillaume Pepy (lire aussi l’article : « des agents de plus en plus polyvalents et mobiles pour les TER»). Le PDG de SNCF Mobilités rappelle que, pour la SNCF, la région Paca est « cruciale » tant du point de vue économique que touristique, avec 560 TER et 150 000 voyageurs quotidiens. Mais il lui faut aujourd’hui rattraper le retard provoqué par « des décennies de sous-investissement » sur le réseau ferré régional. L’année dernière, 227 millions d’euros de travaux ont ainsi pu être réalisés.

    Parmi les nouveautés à venir, la SNCF s’engage à améliorer le taux de régularité des trains de 82 % à 90 % d’ici à 2020. Trois points de régularité ont déjà été gagnés en 2018, rappelle-t-elle. La compagnie ferroviaire s’engage aussi à réduire le nombre de trains supprimés à moins de 1 % pour causes internes.

    La convention prévoit également des pénalités en cas de retard ou de non propreté des rames, le bonus-malus pouvant aller jusqu’à quatre millions d’euros. « La collectivité ne paiera que pour le service effectivement réalisé. La SNCF s’est engagée à l’améliorer significativement» , précise Renaud Muselier.

    La SNCF va enfin accentuer ses efforts en matière de lutte contre la fraude. Celle-ci atteint 12,5 %. « C’est énorme mais on partait de 18,5 % ! » rappelle Guillaume Pepy. « En installant des portes antifraude, on va encore gagner des points », ajoute-t-il.

    L’accord permet de lever d’autres points de blocage, en particulier le futur projet d’atelier à Nice et la commande de rames Régiolis voulue par la région mais qui avait été gelée par la SNCF : cinq rames seront livrées d’ici à 2021, ont convenu les deux partenaires. « Ces trains neufs permettront de faire disparaître les vieilles rames en inox qui circulent encore sur l’Ouest-Provence », commente Guillaume Pepy.

    Pour Renaud Muselier, la nouvelle convention ne remet pas en cause la volonté régionale d’ouverture à la concurrence. « Nous lancerons un appel d’offres pour ouvrir nos TER à la concurrence fin 2022 », précise le patron de la région. Des propositions de lots à ouvrir à la concurrence lui seront présentées en février.

    La SNCF sera sur les rangs, annonce Guillaume Pepy. « Nous nous présenterons aux appels d’offres en nous appuyant sur les forces de l’entreprise : la compétence technique des cheminots, leur engagement, leur capacité d’adaptation, l’amélioration de la qualité de service et l’innovation », souligne-t-il. Renaud Muselier de son côté ne « conçoit pas l’avenir du réseau ferré dans le Sud sans que la SNCF soit là ».

    Malgré tous ces beaux engagements, le contentieux financier n’est toujours pas réglé. La SNCF réclame à la région 100 millions d’euros selon Guillaume Pepy, tandis que Renaud Muselier estime qu’elle ne lui doit rien ! Selon Guillaume Pepy, « il sera plus facile de régler ce conflit financier si on a un cadre ». A voir…

    M.-H. P.

  • Des agents de plus en plus polyvalents et mobiles pour les TER

    Des agents de plus en plus polyvalents et mobiles pour les TER

    A chaque signature de nouvelle convention TER, la SNCF traque les surcoûts ! Elle mise de plus en plus sur une meilleure utilisation de ses agents qui devraient devenir plus polyvalents. Ainsi, dans la future convention TER de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, « il est prévu d’utiliser les personnels là où on en a le plus besoin », explique Philippe Tabarot, le vice-président chargé des Transports à la région. D’où la menace qui pèse sur les plus petites gares ou les haltes ferroviaires, où les guichets sont appelés à disparaître. « Nous sommes en train de nous organiser pour qu’il soit possible de vendre des titres de transport dans des mairies ou dans des entreprises de service public comme La Poste. L’idée, c’est que des entreprises autres que la SNCF puissent vendre des titres de transport », poursuit l’élu régional.

    Frank Lacroix, le directeur des TER abonde : « Nous voulons avoir un réseau de partenaires donnant la possibilité d’acheter son billet dans un bureau de tabac, de poste, dans une mairie… », Plus généralement, le patron des trains régionaux souhaite que les agents soient plus mobiles. « Nous ne voulons pas mettre des agents en permanence dans des gares ou des haltes où il n’y a pas de voyageurs. Dans ces lieux, qui ne voient passer que quelques personnes chaque jour, il pourrait n’y avoir une présence humaine qu’au moment où des voyageurs embarquent ou débarquent des trains, explique-t-il. Cela pourrait passer par un programme de permanence dans les gares : un emploi du temps pourrait être affiché dans les gares indiquant les horaires de présence dans les gares. Des équipes passeraient de telle heure à telle heure dans une gare, puis dans une autre… ».

    Les Hauts-de-France expérimentent de leur côté la vente de billets à bord des trains pour pallier la diminution du nombre de guichetiers. « Nous ne voulons faire l’impasse sur aucun voyageur, surtout pas sur ceux qui n’ont pas de smartphone. souligne Frank Lacroix. La vente à bord doit être une des solutions pour l’achat un billet mais il faut bien en définir les contours », ajoute-t-il.

    Autre projet, la SNCF veut lancer «  la boutique mobile », qui sera testée notamment dans la région Sud. « Ce sont des agents qui pourront aller dans différents endroits, par exemple dans une université faire la promotion du TER et qui en profiteront pour vendre des billets », relate Frank Lacroix.

    Cette nouvelle démarche concerne plusieurs milliers d’agents : non seulement les guichetiers, mais aussi les agents d’escale et de contrôle. Tous sont appelés à devenir des « agents de la relation client » selon Frank Lacroix. En plus de réduire les coûts, cette « polycompétence » doit amener les agents à entrer davantage en contact avec les clients. « Dans les enquêtes, c’est ce que nous disent les clients : les agents passent à côté de nous mais ne nous parlent pas », affirme Frank Lacroix qui compte bien engager cette révolution culturelle. Cela passe par de la formation à la relation client et au digital autour du concept de l’engagement de services, indique le responsable des TER.

    « Dans le même temps, au lieu d’avoir des organisations par métier, nous aurons demain des directions de ligne rassemblant tous les métiers qui y contribuent. Chaque équipe de ligne devra définir douze engagements prioritaires de service qu’elle choisira elle-même», annonce encore Frank Lacroix. Les Pays de la Loire ont commencé à expérimenter cette solution, Centre-Val de Loire suivra. Toutes les régions seront concernées d’ici à 2020. Le bouleversement dans la marche des TER a déjà commencé.

    Marie-Hélène Poingt

  • La Fondation SNCF lance le baromètre du mécénat de compétences

    La Fondation SNCF lance le baromètre du mécénat de compétences

    Près de 3 Français sur 4 se déclarent prêts à s’engager de manière solidaire sur leur temps de travail : c’est l’un des enseignements majeurs du baromètre du mécénat de compétences lancé par la Fondation SNCF, avec l’Ifop, et réalisé auprès de 3 000 personnes. 63 % des salariés estiment légitime que l’entreprise favorise leur engagement citoyen auprès du monde associatif, en leur permettant d’y consacrer plusieurs jours par an, pris sur leur temps de travail. Ils y voient un double effet positif : cela renforce leur lien avec l’entreprise (65 %) et leur permet d’évoluer à travers des expériences humaines enrichissantes (57 %). Pour les salariés engagés, c’est un moyen de sortir de la routine (71 %) et d’acquérir de nouvelles compétences (64 %). Lancé en 2013 par la Fondation SNCF a ce dispositif compte aujourd’hui plus de 3 500 salariés du Groupe SNCF, de tous les métiers et de toutes les régions. « C’est une grande fierté de voir aujourd’hui cette impulsion partagée avec quinze dirigeants d’entreprises françaises grâce à la signature », ont déclaré Guillaume Pepy, président du directoire SNCF, et Patrick Jeantet, président de SNCF Réseau et président de la Fondation SNCF, le 16 janvier lors de la signature d’un manifeste en faveur du mécénat de compétences, avec notamment Vinci, La Poste, ADP, Total, Schneider Electric et Accenture, Manpower. «Cette dynamique collective apportera, j’en suis convaincue, un soutien inédit aux milliers d’associations qui se battent aujourd’hui pour plus de solidarité », souligne de son côté Marianne Eshet, déléguée générale de la fondation.

  • Indigo se renforce dans le stationnement

    Indigo se renforce dans le stationnement

    Indigo Group a annoncé le 17 janvier avoir conclu un accord en vue de l’acquisition du pôle stationnement de Spie batignolles concessions, opéré sous la marque Spie Autocité. « Cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie Goal 2025 annoncée en mars 2018 consistant à se concentrer sur les pays dans lesquels le groupe détient une position de leader ou de co-leader. Il fait suite au rachat de l’entreprise Besix Park en Belgique en juillet 2018, ainsi qu’à la cession des activités du groupe au Royaume-Uni, en Allemagne, en République Tchèque et en Slovaquie, finalisée en décembre 2018 », indique la société qui se présente comme un acteur global du stationnement et de la mobilité.

     

  • Une « garantie logement » pour les nouveaux embauchés de la SNCF en Ile-de-France

    Une « garantie logement » pour les nouveaux embauchés de la SNCF en Ile-de-France

    Comment attirer plus de candidats à l’embauche ? En liant emploi et logement, répond la SNCF en Ile-de-France où se font près de la moitié des 5 000 embauches annuelles de l’entreprise. Depuis le 1er janvier, SNCF propose en effet à tous les nouveaux embauchés, dans cette région où il est particulièrement difficile de se loger, une offre inédite d’accès au logement. Baptisé « garantie logement », le dispositif consiste en une offre à prix attractif pour les non-cadres et un accompagnement à la recherche d’un logement pour les cadres. SNCF s’engage à proposer un logement situé à 20 km maximum du lieu de travail, au plus tard dans les quatre mois suivant l’arrivée dans l’entreprise. Cette mesure représente un investissement de 20 millions d’euros par an.

    Cette année, la SNCF prévoit de recruter 2 000 personnes sur le territoire francilien, notamment pour des postes techniques tant côté SNCF Transilien que SNCF Réseau (conduite, aiguillage, maintenance…).

  • Wizway signe un partenariat avec Samsung

    Wizway signe un partenariat avec Samsung

    En signant un partenariat avec Samsung, Wizway Solutions, spécialiste de la dématérialisation des titres de transport sur smartphone à la norme NFC, franchit une étape décisive : jusqu’alors son offre n’était accessible qu’aux abonnés Orange (l’un de ses actionnaires aux côtés de la SNCF, de la RATP et de Gemalto) et excluait les possesseurs d’iPhone. Ce qui était extrêmement limitatif pour une société voulant faire du smartphone le passe de transport de demain, c’est-à-dire permettant grâce à une appli mobile de payer son titre de transport (abonnement, tickets ou carnets), de le valider et de le faire contrôler avec son seul téléphone, même éteint. Tout particulièrement en Ile-de-France où sa solution est actuellement testée pour remplacer le passe Navigo.

    Avec cet accord annoncé le 14 janvier, Wizway va accéder directement au composant sécurisé intégré dans les téléphones de marque Samsung Galaxy. La société française s’affranchit ainsi des opérateurs téléphoniques et espère que partenariat ouvrira la voie vers d’autres fabricants de téléphones. « Samsung s’appuie sur Wizway pour devenir le premier constructeur mobile à ouvrir sa technologie au monde des transports en Europe », indique la société française. « Ce partenariat, avec le premier constructeur mondial de smartphones, va permettre aux utilisateurs de Samsung Galaxy compatibles de bénéficier de ce service dès le premier trimestre 2019 sur d’importants réseaux de transport pour lesquels la solution de Wizway est déjà opérationnelle, à l’image de l’Ile-de-France, Lille et Strasbourg. Elles seront les premières villes à proposer un parcours sans contact 100 % mobile », ajoute-t-elle. Grâce à ce partenariat, Louis Brosse, le directeur général de Wizway, espère aussi développer son offre dans des villes européennes.

    M.-H. P.

  • Transdev retire l’un de ses recours contre CDG Express

    Selon nos informations, Transdev a retiré, début janvier, sa demande de mesure conservatoire déposée auprès à l’Autorité de la concurrence, afin d’empêcher l’attribution du contrat CDG Express au groupement Keolis-RATP Dev. Rappelons que le gouvernement avait retenu en novembre ce groupement à l’issue d’un appel d’offres lancé pour choisir l’exploitant des trains de CDG Express, cette liaison ferrée dédiée et directe entre l’aéroport de Roissy et la gare de Paris-Est.

    « C’est un beau projet auquel nous croyons. Nous ne voulons pas empêcher la signature du contrat », nous a expliqué un haut dirigeant de Transdev. L’Autorité de la Concurrence nous a confirmé de son côté ce désistement de la filiale de la Caisse des dépôts et Consignations.

    Reste encore toutefois un recours de Transdev sur le fond. Mais il est très possible que l’opérateur de transport public y renonce prochainement. « Nous regardons cette possibilité avec nos avocats. Si l’Autorité de la concurrence se prononce sur cette affaire dans deux ou trois ans, cela n’aura pas de sens… », ajoute ce même dirigeant.

    Alors que les dirigeants de Transdev n’avaient pas de mots assez durs pour qualifier la procédure d’attribution de ce contrat (qui a permis, en ajoutant un troisième tour, de repêcher la candidature du groupement Keolis-RATP en lui recommandant de remanier sensiblement son offre), ce revirement pourrait aussi s’expliquer par des pressions exercées par la maison mère de Transdev, groupe public toujours à l’écoute de l’Etat.

    Ce n’est donc plus le candidat malheureux qui s’opposera à la signature du contrat envisagé par l’Etat au plus tard le 2 février 2019. Mais ce sont maintenant d’autres incertitudes qui pèsent sur ce projet, après la demande d’élus parisiens et franciliens – Anne Hidalgo et Valérie Pécresse en tête –, de reporter le projet du fait de ses impacts redoutés sur le RER B. Le préfet Cadot a été chargé d’une concertation sur le sujet auprès de l’ensemble des élus concernés. Une mise en service de CDG Express au moment des JO en 2024, telle qu’elle est prévue dans le cahier des charges, paraît toujours plus que difficile.

    M.-H. P.

  • Les relations se normalisent entre SNCF et Paca

    Les relations se normalisent entre SNCF et Paca

    Après deux ans sans convention avec la SNCF pour l’exploitation de ses TER, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accepte de signer un nouveau contrat avec la compagnie ferroviaire. Le 17 janvier, Renaud Muselier, le président LR de la région, et Guillaume Pepy, le PDG de SNCF Mobilités devraient signer un protocole d’accord sur la future convention TER qui s’appliquera entre 2019 et 2023.

    « Ce contrat repose sur une maîtrise des coûts et même une diminution des coûts sur les deux dernières années du contrat, commente une source régionale. Il nous permettra aussi, le jour venu, de définir des lots pour les ouvrir à la concurrence », ajoute-t-elle.

    Toutefois, ce contrat ne met pas un terme au contentieux financier qui oppose la région à la SNCF. La première avait en effet décidé de diminuer unilatéralement sa facture de l’ordre de 250 millions d’euros pour le fonctionnement des TER, alors que la SNCF était en train de négocier avec elle sa convention pour 2017, nous avait alors expliqué Frank Lacroix, le directeur TER qui a inlassablement travaillé depuis pour faire revenir la région à la table des négociations. Le directeur des TER proposait d’arriver à une baisse de 5 à 10 % du coût voyageur-km, tout en augmentant la fréquentation de l’ordre de 7 %.