Auteur/autrice : Jean Didier HERAIL

  • Ile-de-France Mobilités va lancer une nouvelle plateforme de données

    Ile-de-France Mobilités va lancer une nouvelle plateforme de données

    Intervenant le 22 février devant le Club VR&T, Laurent Probst, le directeur général d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour construire une plateforme de données ouvertes à toutes les mobilités, du métro aux trottinettes.

    Cette plateforme intégrera le site d’open data déjà mis en place par IDFM (mais qui couvre surtout les données sur les métros, les bus et les trains), ainsi que Vianavigo, le calculateur d’itinéraires, qui doit devenir multimodal et prédictif.

    L’appel d’offres sera lancé en mars et l’attribution du marché interviendra à la fin de l’année.

    A partir de cette plateforme, il sera possible de créer une appli Maas (mobility as a Service) permettant aux voyageurs de disposer demain d’une offre de transport globale et de payer directement un trajet d’un point A à un point B sans se soucier de l’opérateur, a expliqué Laurent Probst.

  • 600 taxis devraient rouler à l’hydrogène fin 2020 à Paris

    600 taxis devraient rouler à l’hydrogène fin 2020 à Paris

    C’est un saut en avant pour Hype, la flotte de taxis fonctionnant à l’hydrogène, qui a été lancée à Paris en décembre 2015 par la Société du taxi électrique parisien (Step) en partenariat avec le groupe Air Liquide, rejoint en 2017 par la Caisse des Dépôts et consignations : le 21 février, Air Liquide, Idex, Step et Toyota ont lancé une nouvelle société baptisée HysetCo pour développer à la fois le nombre de véhicules électriques à hydrogène en circulation et l’infrastructure de recharge en Ile-de-France. Et permettre que 600 taxis à hydrogène puissent effectivement rouler à Paris fin 2020. Toyota prévoit de 500 Mirai supplémentaires d’ici fin 2020, qui viendront compléter la flotte existante de 100 véhicules Hype.

  • Une navette autonome à Val Thorens

    Une navette autonome à Val Thorens

     

    Val Thorens expérimente la navette autonome électrique. Le 19 février, elle a inauguré ce nouveau service qui permettra de desservir 9 arrêts. Dotée de 4 roues motrices et pouvant accueillir jusqu’à 16 passagers, la navette a été conçue par Navya avec les Autocars bertolami. Elle circulera jusqu’à la fin de la saison, prévue le 5 mai.

  • Nominations en série à SNCF Réseau… et jeu de chaises musicales

    Nominations en série à SNCF Réseau… et jeu de chaises musicales

    SNCF réseau a annoncé en février une série de nominations à différents niveaux de l’entreprise. Frédéric Michaud devient directeur général adjoint Industriel et Ingénierie et rejoint le Comex. Ce polytechnicien, qui s’est occupé de nombreux grands projets pour Réseau, était auparavant directeur général adjoint chargé de la maîtrise d’ouvrage.

    Kian Gavtache a été nommé directeur général adjoint délégué grands projets et maîtrise d’ouvrage. Entré à la SNCF en décembre 1993 au sein de la direction de l’Equipement et de l’Aménagement, il était depuis 2018 directeur du programme Robustesse.

    Vincent Teton devait prendre les commandes, le 1er mars, de la direction de la zone de production Sud-Est. Diplômé de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il était depuis 2016 directeur TER de la région Grand Est à SNCF Mobilités.

    Nathalie Darmendrail devient directrice territoriale Centre Val de Loire. Diplômée de l’IAR Bordeaux et de l’IEP de Paris, elle était depuis 2015 notamment directrice Aménagement au sein d’Espaces ferroviaires, filiale aménageur de la SNCF. Elle remplace à ce poste Jean-Luc Gary, qui lui-même prend le poste de directeur territorial Nouvelle-Aquitaine. Ce géographe de formation succède à Alain Autruffe qui est nommé directeur du programme passages à niveau. Diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées, il connaît également bien toutes les questions de maintenance de l’infrastructure, de signalisation et d’ouvrages d’art.

  • Une nouvelle autoroute ferroviaire au départ de l’Espagne

    Une nouvelle autoroute ferroviaire au départ de l’Espagne

    A peine plus de trois mois après avoir lancé une autoroute ferroviaire entre Calais et Turin-Orbassano , Lorry Rail, la filiale commune de la SNCF, des CFL et de Lohr Industries, a inauguré aujourd’hui une nouvelle ligne reliant le terminal intermodal de Barcelone-Can-Tunis au terminal intermodal de Bettembourg (Luxembourg). « Il s’agit de la cinquième autoroute ferroviaire opérée par VIIA et Lorry Rail en faveur du transport de semi-remorques non accompagnées », indique la société dans un communiqué, en ajoutant que c’est la première autoroute ferroviaire au départ d’Espagne. « Le maillage est complété par les lignes Calais – Le Boulou, inaugurée en 2016, Aiton (près de Chambéry) – Orbassano et Bettembourg – Le Boulou », précise de son côté VIIA (groupe SNCF) qui exploite les autoroutes ferroviaires.

    Cinq allers-retours hebdomadaires sont prévus dans un premier temps sur cette ligne longue de 1 219 km. Un sixième aller-retour sera ajouté en avril. « Le train sera complété d’un lot chargé à Perpignan pour profiter au maximum de la capacité des convois sur les réseaux français et luxembourgeois », souligne Lorry Rail. Le parcours sera effectué en 22 heures environ.

    Pour Reynald Nicolas, directeur général de Lorry Rail, « ce service qui s’ajoute à la liaison entre Bettembourg et Le Boulou, permet de renforcer significativement la présence de Lorry Rail sur un des axes majeurs reliant le Nord de l’Europe à l’Espagne ».

  • La Cour des comptes s’intéresse maintenant aux TER, à l’emploi à la SNCF et à la RATP…

    La Cour des comptes s’intéresse maintenant aux TER, à l’emploi à la SNCF et à la RATP…

    La Cour des comptes, qui a présenté début février son rapport sur les Intercités, n’en a pas fini avec la SNCF. Elle vient d’achever un « rapport sur la politique des ressources humaines à la SNCF », a indiqué un des conseillers à Ville, Rail & Transports. Mais elle n’a pas encore décidé s’il serait public ou pas. La question doit passer en délibéré cette semaine. Le rapport qui fait un tour d’horizon très large de la politique RH s’intéresse aux recrutements, aux déroulements de carrière, à la masse salariale, à la productivité ou encore aux dispositifs sociaux qui existent à la SNCF.
    Les sujets sur le groupe ferroviaire étant inépuisables, les Sages de la rue Cambon sont aussi en train de travailler sur les TER et sur la façon dont les régions et la SNCF se préparent à la concurrence. Le rapport est prévu en septembre ou octobre.

    Enfin, la RATP, dont les activités seront également progressivement soumises à la concurrence dans les prochaines années, fait aussi l’objet d’un examen sur « sa performance et la qualité du service économique pour évaluer son coût», précise ce même conseiller. Le résultat de travail, réalisé avec la Cour régionale des comptes d’Ile-de-France, devrait être publié cet automne.

    M.-H. P.

  • L’Auvergne-Rhône-Alpes « obtient » deux milliards d’euros pour le Lyon – Turin

    L’Auvergne-Rhône-Alpes « obtient » deux milliards d’euros pour le Lyon – Turin

    Pas de discours, mais de l’argent. Alors que le Lyon – Turin fait l’objet d’une polémique en Italie, côté français, la région Auvergne-Rhône-Alpes s’active pour (re)booster le projet de liaison ferroviaire. Considérant que l’argent est le nerf de la guerre, la région vient d’obtenir l’accord de l’Union Européenne pour financer 50 % des voies d’accès au tunnel de base international. Soit deux milliards d’euros sur les quatre milliards (revus à la baisse) nécessaires à l’aménagement des voies d’accès au tunnel de base international*.

    L’accord a été obtenu le 14 février à Bruxelles lors d’une réunion entre la DG Transports de la Commission Européenne et Etienne Blanc, 1er VP de la région en charge du dossier. Le 18 février, Laurent Wauquiez, président de région, a écrit à Elisabeth Borne pour porter officiellement la demande de financement auprès de l’UE. Jusqu’à présent, l’UE s’était engagée à financer la moitié environ du tunnel de base et de la section italienne. « C’est la première fois que l’Europe s’engage financièrement sur les accès au tunnel de base, c’est une décision fondamentale pour relancer le Lyon – Turin », se félicite Etienne Blanc. Alors que le rapport Duron repoussait la construction des voies d’accès « au-delà de 2030 », l’initiative régionale permettrait de démarrer plus tôt cette section française comprise entre l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry et Saint-Jean-de-Maurienne.

    Le projet nécessite quand même une révision du coût initial de 7,7 milliards d’euros à quatre milliards d’euros, rendue possible selon Etienne Blanc par un phasage décalé de la construction des quatre tunnels (Glandon, Belledonne, Chartreuse, L’Epine). Une étude approfondie devrait valider d’ici un an ce tour de force technique et financier. Outre l’aide européenne, la région, avec les départements et les grandes agglomérations, se fait fort d’apporter un milliard d’euros, en escomptant un milliard de l’Etat. Très optimiste?

    Claude Ferrero

    * Coût : 7,7 millions d’euros pour les voies d’accès/section française, 8,6 millions d’euros pour le tunnel transfrontalier, 1,7 million d’euros pour la section italienne.

  • La SNCF veut faire monter 200 000 voyageurs de plus dans ses TER

    La SNCF veut faire monter 200 000 voyageurs de plus dans ses TER

    Acte II pour le plan CAP TER 2020. Deux ans après le lancement de son programme visant à redresser la situation des TER confrontés à la baisse des voyageurs et à la grogne des régions, le directeur général de TER SNCF Mobilités estime avoir gagné la première manche : stopper la perte des voyageurs (le trafic TER a augmenté de 4,8 % en 2017 après cinq ans de baisse continue, et si la grève a plombé 2018, la reprise est ­tangible depuis novembre), améliorer la qualité de service (les retards du fait du transporteur ont reculé de 17 %), et ­réduire les coûts de production des TER. « Nos coûts de production sont orientés à la baisse, en ligne avec l’objectif d’une diminution de 20 % des coûts de structure », affirme Frank Lacroix. Après des années de tensions avec les régions, neuf conventions TER ont été négociées pour repartir sur de nouvelles bases (notamment la maîtrise des coûts). N’en manquent plus que deux (les Hauts-de-France et la Bretagne) qui devraient aboutir dans les mois qui viennent. « Je considère que nous sommes définitivement sortis de l’impasse », souligne Frank ­Lacroix.

    Même si les efforts doivent être poursuivis pour atteindre tous les objectifs, reconnaît le patron des TER, il est temps maintenant de passer à une nouvelle phase du programme : la conquête de nouveaux voyageurs. En allant notamment chercher les automobilistes.

    Frank Lacroix se fixe l’objectif de faire monter « au moins » 200 000 voyageurs de plus chaque jour dans les TER à l’horizon 2025. Alors que les trains régionaux vont s’ouvrir à la concurrence à partir de ­décembre 2019 (mais il faudra sans doute attendre au moins deux ans avant de voir arriver de nouveaux opérateurs, le temps de tout organiser), le ­patron de l’activité veut devenir « le meilleur partenaire des ­régions » et être « celui qui va faire monter à bord des transports ­publics le plus de voyageurs ».

    Dans ce but, l’activité TER va être complètement réorganisée. 44 directions de lignes ­dédiées aux territoires vont être créées. Avec à la tête de chacune, un directeur qui sera en contact direct avec les élus, les associations de voyageurs et l’ensemble du tissu local. « Il sera responsable du fonctionnement de ses lignes et dirigera lui-même tous les agents qui contribuent au ­service et à la production de trains, explique Frank Lacroix. On constitue des entités multi-­métiers responsables de l’attractivité », précise-t-il. Aujourd’hui, il existe déjà 11 directions de lignes. Cette année, 80 % seront lancées et toutes seront en place en 2020.

    Ces directions de lignes vont aider les régions à définir les services à mettre en place en fonction de leurs besoins, ­segmentés autour de trois offres : des trains Citi, fréquents et de grande capacité, pour désengorger l’accès aux villes ; des trains Krono, rapides et confortables, pour relier des pôles régionaux ; des trains Proxi, trains sur-mesure par exemple des matériels légers ou des navettes, pour desservir de façon plus fine le territoire. De nouvelles solutions pourront être proposées par le préfet ­Philizot qui s’est vu confier, en janvier par le ministère des Transports, une mission sur les dessertes fines du territoire.

    Pour faciliter l’accès aux trains, les voyageurs devront pouvoir acheter leurs billets « n’importe où et n’importe quand ». 100 % de l’offre est désormais disponible par voie digitale. Au printemps, l’appli SNCF évoluera pour ­devenir un assistant personnel de mobilité et en septembre, il sera possible d’acheter son ­billet de TER avec un smartphone via la solution NFC.

    Pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas passer par le digital, il sera possible, à partir d’avril, d’acheter son billet en téléphonant gratuitement à ­un des 11 centres de relations clients en région.

    Dans les petites gares en ­revanche, les guichetiers vont peu à peu disparaître. « Du fait des nouvelles pratiques digitales de nos clients, il arrive, dans certaines gares, qu’un agent au guichet vende moins de cinq billets par jour. Nous devons nous adapter : les agents ne doivent plus attendre sans rien faire derrière leur hygiaphone. Ils doivent aller chercher les clients », explique Frank Lacroix.

    D’où une série d’initiatives pour élargir les compétences des agents (travaillant pour l’escale, l’accompagnement mais aussi la vente) et faire en sorte que, ­demain, 50 % des agents soient capables de vendre des titres commerciaux contre 20 % aujourd’hui. Ils seront formés et, en plus d’assurer des heures de permanence dans les gares à certains moments identifiés de la journée, ils pourront aller vendre des billets sur les marchés, dans les entreprises ou les universités. Des boutiques ­mobiles (qui sont en fait des ­camionnettes boutiques, il y en a une quinzaine) sont en train d’être testées dans cinq régions.

    La SNCF développe aussi un réseau de partenaires (bureau de tabac, boutiques, bureaux de postes etc.) habilités à vendre des titres de transport. On en recense ­actuellement 130 sur le territoire. L’outil de vente dont ils disposent baptisé Mobileo Boutique leur permettra aussi de vendre des billets de TGV. « Progressivement, nous pourrons vendre des titres de transport multimodal », précise Frank Lacroix.

    Par ailleurs, dans les gares, où en moyenne 25 % des voyageurs utilisent des automates, des ­espaces « Visioservice » permettront d’entrer en contact avec des agents pour être aidé. Quatre expériences ont été lancées dans les Pays de la Loire et en Normandie.

    « Tout cela sera déployé gare par gare, site par site, territoire par territoire. Chaque voyageur saura où il peut aller acheter son billet », souligne encore le patron des TER. Cet ensemble de mesures vise à limiter autant que possible le nombre de voyageurs qui monteraient à bord du train sans billet. Dans ce cas, si le voyageur va se faire connaître auprès du contrôleur, la tarification à bord sera moins salée que pour un fraudeur, mais plus ­élevée que pour un voyageur prévoyant. Face aux protestations de la Fnaut et de certains élus à ce sujet, la SNCF a accepté de vendre les billets à bord au tarif normal dans les régions qui lui ont demandé. C’est le cas de la moitié d’entre elles.

    Marie-Hélène POINGT

  • Marc Papinutti remplace François Poupard à la DGITM

    Marc Papinutti remplace François Poupard à la DGITM

    Marc Papinutti a été nommé le 13 février, en conseil des ministres, à la tête de la Direction générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer (DGITM) au ministère de la Transition écologique et solidaire. Il succède à François Poupard qui occupait ce poste depuis 2014 et devient directeur général des Services de la région Nouvelle-Aquitaine.

    Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, Marc Papinutti est un fin connaisseur du secteur : après avoir travaillé à la direction régionale de l’équipement d’Ile-de-France, puis à la direction des transports terrestres du ministère, il a notamment été directeur des Infrastructures de transports en 2008, avant de prendre en charge deux ans plus tard la direction générale de Voies navigables de France (VNF), établissement public de 4 700 agents et salariés. Il était depuis 2017 directeur de cabinet d’Elisabeth Borne, la ministre des Transports.

    « Sous sa direction, la DGITM accompagnera d’importantes transformations portées par le gouvernement, en particulier liées au projet de loi d’orientation des mobilités (LOM), prochainement débattu au Parlement, et à la mise en œuvre de la réforme pour un nouveau pacte ferroviaire », indique notamment un communiqué du ministère.

    Un autre artisan de l’élaboration compliquée de la LOM, Cédric Grail, numéro 2 de la DGITM, a récemment quitté le ministère pour diriger le cabinet, depuis fin janvier, le cabinet de David Kimefeld, président de la Métropole de Lyon.

  • La RATP ouvre une nouvelle ligne de tramway à Florence

    La RATP ouvre une nouvelle ligne de tramway à Florence

    RATP Dev a inauguré le 11 février une nouvelle ligne de tramway, le T2 qui relie le centre-ville à l’aéroport de Florence-Peretola. Quelques mois après l’extension du T1, « c’est un véritable réseau de transport qui prend forme dans la capitale toscane », indique la filiale de la régie parisienne. Le réseau, qui compte désormais 38 stations et 16,8 km de voies, devrait accueillir 37 millions de passagers annuels (et non pas sept millions, comme nous l’avons écrit par erreur dans notre édition papier).