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  • Le Sytral veut lancer un BHNS en trolleybus IMC entre la Part-Dieu et Vaulx-en-Velin

    Le Sytral veut lancer un BHNS en trolleybus IMC entre la Part-Dieu et Vaulx-en-Velin

    Le Sytral a envoyé au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE) et au bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP) un avis d’appel à candidatures pour le marché de maîtrise d’œuvre générale d’une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) entre la Part-Dieu et la place des Sept-Chemins, à Vaulx-en-Velin.

    Cette ligne radiale entre l’est du centre-ville et la périphérie traversera le troisième arrondissement de Lyon, ainsi que les communes de Villeurbanne, Bron et Vaulx-en-Velin. « Ce projet de desserte en site propre a pour finalité de relier l’est de la métropole depuis Sept-Chemins à la Part-Dieu et s’accompagnera d’une requalification de façade à façade de la route de Genas en lien avec les services de la Métropole de Lyon et des villes concernées », indique le Sytral, qui a comme objectif de mettre en service cette ligne courant 2026.

    « Dans le cadre de la stratégie de transition énergétique du réseau de bus du Sytral », cette ligne mettra en œuvre des trolleybus IMC (in motion charging), avec autonomie sur batterie « suffisante pour fonctionner en toute autonomie avec une ligne aérienne de contact discontinue sur leur parcours ».

    P. L.

  • Getlink lance un service transmanche pour remorques non accompagnés

    Getlink lance un service transmanche pour remorques non accompagnés

    Alors que s’ouvrait à Paris la SITL, Getlink a annoncé le lancement, le 18 septembre, d’un nouveau service transmanche de fret non accompagné qui « sera ouvert aux clients transporteurs qui souhaitent faire passer des remorques non accompagnées de part et d’autre de la Manche et bénéficier de l’expertise douanière unique de Getlink pour le passage de la frontière ».

    Pour ce nouveau service, assuré 24h/24, 6j/7, entre les terminaux Eurotunnel de Calais et Folkestone, les équipes Le Shuttle Fret proposeront initialement une capacité de 8 300 remorques par an. Et pour faciliter le passage de la frontière, Eurotunnel met en œuvre son Border Pass, qui dématérialise les échanges administratifs avec les autorités et a reçu le prix de la Meilleure innovation lors de la SITL 2021.

    Pourquoi ce nouveau service ? Getlink met l’accent que le recours au mode ferroviaire pour traverser la Manche est « 40 fois moins émissif en CO2 que les ferries », en comparaison avec la nouvelle traversée Calais – Sheerness, offerte par DFDS depuis début juin aux remorques non accompagnées. Une traversée, il est vrai, plus longue qu’un simple Calais – Douvres, mais qui achemine les remorques plus près de Londres, dans le nord du Kent. De son côté, Getlink assure que « le report modal contribue aux objectifs du gouvernement français de doubler la part du ferroviaire dans les transports de marchandises d’ici 2030 ainsi qu’à l’ambition de décarbonation du fret présentée par le gouvernement britannique dans son plan de Révolution industrielle verte ». Par ailleurs, Christian Dufermont, directeur commercial fret d’Eurotunnel, ajoute que ce nouveau service « décarboné », est également « fiable et ultra-sécurisé ». Avec pour objectif d’être « le moyen de passage préféré pour les chaînes logistiques les plus exigeantes ».

    Mais deux autres facteurs expliquent le lancement de ce nouveau service pour remorques non accompagnées, alors que depuis des décennies, le transport de camions -avec leurs conducteurs- avait été privilégié : le Brexit et le Covid-19. D’une part, les nouveaux contrôles ne favorisent pas la fluidité du passage de la frontière, augmentant significativement les risques de retard. S’y ajoute un phénomène induit par le Brexit : la pénurie de chauffeurs routiers outre-Manche. L’un dans l’autre, on comprend que les entreprises britanniques de transport n’ont aucun intérêt à faire perdre son temps à un personnel difficile à recruter !

    P. L.

  • Les premières Assises nationales de la marche en ville se tiendront à Marseille

    Les premières Assises nationales de la marche en ville se tiendront à Marseille

    Il fait bon marcher à Acigné, à Cesson-Sévigné, mais aussi dans des villes moyennes comme Chambéry, Bourges ou Vannes, et même dans des cités de plus de 200 000 habitants comme Rennes ou Strasbourg. C’est ce qui ressort d’un sondage en ligne organisé entre le 7 décembre 2020 et le 15 mars 2021 par un collectif « Place aux piétons » réunissant des associations tournées vers la marche (la Fédération française de randonnée, Rue de l’Avenir, et 60 millions de piétons).

    Mais beaucoup de villes ne sont pas aussi accueillantes pour le piéton. Sur les 43 000 questionnaires exploitables, couvrant 200 communes, les personnes interrogées ont donné une note en dessous de la moyenne à leur ville : 9,2/20. 71 % d’entre elles attendent « des actions de promotion de la marche » ; 69 % « se plaignent des empiétements sur les espaces réservés aux piétons (terrasses, étalages…), d’obstacles (poubelles, poteaux…) » ; 67 % « se plaignent du stationnement des véhicules motorisés sur les cheminements piétons » ; et 70 % souhaitent « des aménagements qui améliorent le confort des piétons (toilettes, bancs de repos, lieux de sociabilité, distributeurs d’eau potable…) ».

    « Nous sommes tous piétons. Mais les pouvoirs publics ne savent qui sont les piétons, et ne s’adressent pas vraiment à eux », commente Denis Cheminade, chargé de mission Marche en ville à la Fédération française de randonnée. Il faut reconnaître que les besoins des uns et des autres diffèrent, entre le parent qui accompagne son enfant à l’école, celui qui veut aller au plus vite au travail, ou le flâneur qui change de trottoir pour éviter le soleil.

    60 % des sondés pensent qu’aller à pied à l’école est dangereux, 63 % estiment même que se déplacer à pied en général est dangereux. 60 % pointent la circulation des véhicules motorisés, « gênante » et 52 % se plaignent « du manque de respect des conducteurs d’engins motorisés à l’égard des piétons ». Les vélos peuvent être une source de conflit : 54 % pensent que « les aménagements cyclables constituent un facteur d’insécurité ».

    « Ce questionnaire n’a pas valeur de sondage, mais il doit permettre d’éclairer sur le sujet de la marche. C’est une mobilité active qui doit être prise en compte », poursuit Denis Cheminade.

    Les opérateurs de transports s’intéressent à la marche depuis plusieurs années et l’envisagent comme un mode complémentaire pouvant se substituer au bus pour des déplacements courts, mais à condition de le faire savoir, de le rendre attrayant et sécuritaire.

    Tous ces sujets seront débattus au cours des Premières assises nationales de la marche en ville, organisé par le collectif, le 17 septembre 2021 à Marseille (Bouches-du-Rhône), et qui seront retransmises sur les réseaux sociaux.

    Yann Goubin

  • Les rêves déçus du TGV à l’export

    Les rêves déçus du TGV à l’export

    Au milieu des années 1980, c’était évident : avec le succès du TGV entre Paris et Lyon, mais aussi vers toutes les autres destinations proposées dans le sud-est de la France, voire en Suisse, le TGV allait s’imposer dans le monde entier et prendre des parts de marché aux vols court à moyen-courrier, voire remplacer l’avion sur les relations dont les temps de parcours ne dépasseraient pas deux ou trois heures.

    Cette catégorie de relations, qui correspondent à des distances de l’ordre de 400 à 500 km, ne manque pas à travers le monde ; de longue date, ce sont même celles qui se classent aux premiers rangs des liaisons aériennes les plus fréquentées du monde. Et ce, non seulement en Europe (Paris – Lyon, Bordeaux ou Strasbourg, Madrid – Barcelone ou Séville, Londres – Birmingham, Liverpool ou Manchester, voire Glasgow ou Edimbourg, Rome – Naples, Milan ou Turin, Hambourg – Cologne ou Berlin, Francfort – Munich, Moscou – Léningrad…), mais aussi sur les autres continents : New York – Washington ou Boston, San Francisco – Los Angeles ou Seattle, Dallas – Houston, Rio – São Paulo, Tokyo – Osaka, Séoul – Busan…

    C’est ainsi que, parallèlement aux projets de LGV Atlantique et Nord, le secteur ferroviaire français a logiquement exploré les possibilités qui pouvaient s’offrir sur tous ces marchés qui, 15 ou 20 ans auparavant, auraient fait rêver les promoteurs d’aérotrains ou autres engins guidés aussi « futuristes ».

    D’emblée, deux nuages sont venus obscurcir ce tableau prometteur : d’une part, le train à grande vitesse « à la française », même s’il se veut compatible avec les réseaux ferrés existants de même écartement (électrifiés de préférence, mais on peut « faire avec » une locomotive diesel pour les prolongements), ne présente vraiment d’intérêt que si les trajets comprennent une part importante de lignes nouvelles à grande vitesse, d’où un investissement conséquent en infrastructures et la tentation pour les réseaux qui souhaitent accélérer leurs trains de recourir à des solutions moins coûteuses (aménagement des lignes classiques, pendulation).

    D’autre part, d’autres pays travaillent aussi sur les trains à (très) grande vitesse de longue date, en particulier le Japon (qui le maîtrise depuis 1964), l’Allemagne fédérale (avec quelques années de retard sur la France et une ligne nouvelle en construction pour ses ICE), ainsi que l’Italie, qui piano ma sano construit par étapes sa direttissima de Rome à Florence (avec une avance initiale sur la France). Et, atout supplémentaire pour les deux premiers de ces rivaux, ils étudient également des solutions à sustentation magnétique (Maglev et Transrapid), éventuellement « vendables » aux décideurs en mal de futurisme.

    En dépit de ces bémols, tout semblait aller bien il y a 30 ans. Face à la concurrence internationale, le TGV français, qui battait record sur record sur sa nouvelle ligne Atlantique, allait bientôt circuler pour la Renfe sur les premières lignes nouvelles en Espagne (1992), deux ans avant d’être choisi en Corée du Sud (1994). Et c’est le TMST, adaptation du TGV au tunnel sous la Manche et au réseau britannique, qui allait également assurer les liaisons Eurostar entre Paris ou Bruxelles et Londres (1994), voire plus au nord (les rames ont été construites, mais les relations n’ont jamais été ouvertes). Ceci alors que l’extension des dessertes TGV vers l’Italie (1995) ou le Benelux (Thalys, 1996) faisait, de facto, tomber les frontières.

    Hors de l’Europe de l’ouest, nombre de marchés étaient maintenant bien identifiés et déjà circulaient les images de synthèse de dérivés du TGV pour les corridors nord-américains, en particulier le corridor nord-est des Etats-Unis : la Floride (projet FOX, avec Bombardier) et le Texas. Le corridor Québec – Windsor (au Canada) ou celui d’Australie (où le projet Speedrail Sydney – Canberra, proposé en 1993 par un consortium comprenant GEC Alsthom et la SNCF, avait été déclaré vainqueur en 1998). Le corridor de la Russie : dossier Moscou – Saint-Pétersbourg remis en 1993. Face à la concurrence, le TGV se montre adaptable : son dérivé pendulaire proposé avec Bombardier est choisi par Amtrak en 1996 pour les dessertes Acela, des motorisations diesel, ou à turbines (projet RailJet de Bombardier), sont envisagées pour se connecter aux réseaux non électrifiés d’Amérique, et, pour le projet de Taïwan, les voitures de TGV Duplex se retrouvent encadrées par deux motrices du vieux rival ICE (rame Eurotrain) !

    Mis en service fin 2000 sur le corridor nord-est, l’Acela américain n’a pourtant pas fait le printemps. Avec le nouveau siècle pleuvent les désillusions. Quelques années après l’abandon du premier projet texan (1994) : le même sort est réservé aux projets Speedrail et FOX, alors que le projet taïwanais est « récupéré » par le Shinkansen japonais. Plus gênant : au TGV Duplex, la Renfe préfère en 2001 un dérivé de l’ICE 3 de Siemens, bientôt choisi par les Chemins de fer russes, turcs et chinois, alors que les Chemins de fer de Corée du Sud commencent en 2006 à commander à Hyundai Rotem de nouvelles rames obtenues par transfert de technologie du TGV. Et quand Eurostar décide en 2010 de renouveler son parc avec le Velaro de Siemens, l’affaire prend une tournure très politique.

    Le nouveau record de vitesse battu en 2007 par le TGV avait éveillé quelques espoirs en Californie, au Brésil ou en Argentine (Buenos Aires – Rosario – Córdoba), vite balayés par la crise financière de 2008. Une année qui était aussi celle du démarrage du spectaculaire développement de l’immense réseau chinois à grande vitesse. Un marché sur lequel Alstom a été très prudent et s’est contenté de vendre des dérivés du Pendolino, dont le constructeur a hérité lors de la reprise des activités ferroviaires de Fiat. A Bombardier, Kawasaki ou Siemens de livrer des trains à grande vitesse qui, tôt ou tard, finiront par être copiés ou améliorés par l’industrie chinoise.

    Pour autant, outre les dessertes assurées par la SNCF entre la France et les pays voisins ou en open access avec Ouigo en Espagne, les matériels dérivés du TGV finissent quand même par s’exporter, qu’il s’agisse du train à grande vitesse marocain (al Boraq de l’ONCF, qui est techniquement un TGV Euroduplex, ouvert en 2018) ou de la deuxième génération de l’Acela pour Amtrak (attendu pour l’an prochain et dont les motrices sont très proches de celles du futur TGV M). Mais la concurrence des autres trains à grande vitesse reste rude, y compris de la part de Talgo, qui s’impose en Arabie Saoudite sur la ligne Haramain (ouverte en 2018).

    Et à part quelques exceptions, le train à grande vitesse n’avait pas vraiment « tué » la concurrence aérienne avant la crise du Covid et les mesures proposées en France.

    Avec quelques succès à l’exportation et des espoirs qui restent permis, le TGV n’est certainement pas un « Concorde du rail » pour ce qui est de ses ventes hors SNCF et exploitants ferroviaires dont cette dernière est actionnaire. Mais en étant cruel, on pourrait garder cette analogie aérienne pour l’AGV, matériel fort réussi dérivé du TGV, mais qui n’a trouvé comme client que le « privé » italien NTV, qui en a acheté 25 rames.

    Patrick Laval

  • L’heure de la reconquête pour le TGV

    L’heure de la reconquête pour le TGV

    Oubliée un temps, la crise sanitaire. A la SNCF, l’heure est à la célébration du TGV. Il y a quarante ans en effet, la France découvrait ce train, alors le plus rapide du monde. D’abord au moment du record de vitesse, 380 km/h, enregistré le 26 février 1981. Puis, sept mois plus tard, le 22 septembre, avec l’inauguration en grande pompe par François Mitterrand du premier tronçon à grande vitesse entre Paris et Lyon, un projet validé sept ans plus tôt par Georges Pompidou, pourtant pas un fervent défenseur du train.

    40 ans plus tard, le succès commercial du TGV n’est plus à démontrer : il a transporté plus de deux milliards de passagers, réduisant les distances, facilitant les déplacements. Tant et si bien que les élus dont les territoires ne sont pas desservis par la grande vitesse crient à l’abandon.

    Il a aussi, sans doute, sauvé la SNCF à une époque où le réseau routier se maillait fortement, sous l’influence du lobbying automobile, du ministère de l’Equipement et de Bercy et où on pariait sur le développement de l’avion, tandis que le ferroviaire déclinait, des lignes étaient fermées et le trafic voyageurs reculait.

    Longtemps pourvoyeur de cash pour la SNCF, le TGV marque aujourd’hui le pas. La multiplication de lignes à grande vitesse de moins en moins rentables et le coût élevé des péages ont sapé sa marge opérationnelle. « Il faut avoir en tête que seulement une ligne de TGV sur deux est rentable », rappelait il y a un an dans une interview au quotidien Les Echos Jean-Pierre Farandou, le patron du groupe. D’où un débat récurrent sur la nécessité -ou pas- de continuer à faire rouler (à petite vitesse) le TGV sur des lignes classiques. Economiquement non optimal mais clairement en faveur de l’attractivité et de la simplicité d’utilisation du train.

    La crise sanitaire questionne à son tour le modèle économique du TGV. Si les voyages d’affaires ne repartent pas, alors qu’ils contribuent le plus au cash de l’activité, la SNCF devra trouver d’autres moteurs économiques. Elle a déjà fait un choix clair en faveur d’une politique de massification avec des petits prix. En dévoilant en juin dernier sa nouvelle politique tarifaire avec le lancement des cartes Avantages, l’opérateur historique cherche à reconquérir les voyageurs qui se sont détournés du train avec la pandémie et à les fidéliser avant l’arrivée de la concurrence sur ses lignes. L’objectif est de dépasser les 200 millions de voyageurs en 2030, ce qui représenterait alors une hausse de trafic de 50 % par rapport à 2019, selon Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs.

    Dans le même temps, une politique de maîtrise des coûts va être poursuivie. L’arrivée du TGV M, plus économique grâce à sa plus grande capacité d’emport, est attendue à partir de 2024. Il doit aussi contribuer à cette politique de reconquête. Dans son interview au journal Les Echos, Jean-Pierre Farandou reconnaissait que : « Pendant des années, la demande dépassait l’offre, mais aujourd’hui nous avons de la place dans les TGV, l’offre dépasse la demande. Le moment est venu de se remettre en question ». Et de souligner : « près de 40 ans après son lancement, il faut réinventer le modèle TGV ».

    Marie-Hélène Poingt

  • Bordeaux Métropole envisage un réseau de transport plus circulaire

    Bordeaux Métropole envisage un réseau de transport plus circulaire

    Trop coûteux, le tram n’a plus la cote. Dans son nouveau schéma des mobilités 2020-2030, Bordeaux Métropole mise sur le développement des bus, des cars express et des mobilités douces. Il sera soumis au vote des conseillers métropolitains fin septembre.

    « Il ne s’agit ni de faire table rase du passé, ni de promettre l’impossible », annonce d’emblée Alain Anziani, président (PS) de Bordeaux Métropole depuis juillet 2020. Le nouveau schéma des mobilités qui sera soumis au vote propose, malgré tout, une nouvelle approche. L’objectif est de passer d’un réseau en étoile à un réseau plus circulaire. De nouvelles liaisons structurantes privilégiant les liaisons de bus express (ex-bus à haut niveau de service) sont ainsi envisagées, de même que des cars express pour aller plus loin, l’idée étant d’intégrer les territoires voisins et les flux venant de l’extérieur de la métropole. « Il y aura 700 000 déplacements supplémentaires par jour en 2030 », prévient Clément Rossignol Puech, vice-président de Bordeaux Métropole délégué aux stratégies des mobilités et mobilités alternatives. Le RER métropolitain est donc toujours sur les rails. « Si ça marche, ce sera une vraie révolution », reconnaît Alain Anziani. Le nouveau schéma des mobilités (2020-2030) entend également favoriser le développement de la marche mais aussi du vélo avec la création d’un réseau express vélo (REVe) de 250 km. L’objectif, en dix ans, est de passer de 8 à 18 % de part modale pour le vélo, de 12 à 17 % pour les transports en commun et de 50 à 33 % pour la voiture.

    Schéma des mobilités de Bordeaux Métropole
    Schéma des mobilités de Bordeaux Métropole (septembre 2021)

    Trois critères scientifiques ont été utilisés pour analyser les projets de mobilité : le potentiel voyageur, le coût et le bilan carbone. Ainsi, les projets de tramway vers Gradignan et Parempuyre sont abandonnés. Celui de Saint-Médard-en-Jalles est, pour sa part, en sursis en attendant un premier bilan de l’arrivée des bus express. Avec les propositions du schéma des mobilités, le budget mobilité atteindrait près de 3,3 milliards d’euros pour la mandature, dont 1,6 milliard d’euros en investissement. Au total, une dépense prévisionnelle d’un milliard d’euros supplémentaire est envisagée par rapport à la mandature précédente.

    Hélène Lerivrain

  • L’Etat présente sa stratégie nationale pour le fret ferroviaire… et prolonge ses aides jusqu’en 2024

    L’Etat présente sa stratégie nationale pour le fret ferroviaire… et prolonge ses aides jusqu’en 2024

    Annoncée en juillet, la présentation de la Stratégie Nationale du Fret Ferroviaire du gouvernement était très attendue par les acteurs du fret ferroviaire français regroupés au sein de l’alliance 4F (Fret Ferroviaire Français du Futur). C’est chose faite depuis l’inauguration de la SITL à Paris, le 13 septembre, au cours de laquelle Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, a également signé le Pacte pour le développement du fret ferroviaire avec l’alliance 4F, SNCF Réseau et l’Association professionnelle des chargeurs (AUTF).

    En particulier, dans la continuité des mesures d’aide annoncées lors de l’été 2020, puis de celles inscrites dans la loi de finance 2021, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé le maintien jusqu’en 2024 d’une enveloppe additionnelle de 170 millions d’euros par an pour soutenir l’exploitation des services de fret ferroviaire et de transport combiné. Une mesure parmi 72, qui « visent à répondre à quatre enjeux majeurs : assurer la viabilité des services et la pérennité du modèle économique des opérateurs de fret ferroviaire ; améliorer la qualité de service fournie par SNCF Réseau ; renforcer la performance des infrastructures permettant le développement du fret ferroviaire ; développer la coordination avec le portuaire et le fluvial ». Et concrètement, l’objectif est de doubler d’ici 2030 la part modale du ferroviaire dans le fret en France, actuellement de 9 % (contre 14 % en Italie, 18 % en Allemagne ou 35 % en Suisse).

    « J’ai bien conscience que je ne suis pas le premier à annoncer des mesures », reconnaît le ministre délégué. Cela dit, « ce n’est pas un énième plan, mais un engagement », insiste Raphaël Doutrebente, porte-parole de 4F, qui veut « passer du pacte aux actes ». « Les planètes sont alignées », assure Denis Choumert, président de l’AUTF, selon qui « la progression de la part modale ne sera pas linéaire, mais plus faible au début ». Enfin, Luc Lallemand, PDG de SNCF Réseau, qualifie ce pacte d’historique, d’autant plus qu’il y a « du vrai argent derrière », en l’occurrence 1,6 milliard déjà versé au gestionnaire du réseau ferré national.

    P. L.

  • 30 km/h à Paris : ils demandent une exception pour les bus

    30 km/h à Paris : ils demandent une exception pour les bus

    Il n’y a pas que les chauffeurs de taxi, les artisans ou les automobilistes qui pointent du doigt la limitation à 30 km/heure dans quasiment tout Paris depuis le 30 août. Les défenseurs des transports publics s’inquiètent, eux, des conséquences de cette mesure sur les temps de parcours des bus. La Fnaut Ile-de-France devrait ainsi proposer demain un vœu, au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), demandant à la Ville de Paris de ne pas soumettre à cette obligation, pendant une période probatoire de six mois, les bus qui circulent dans des couloirs dédiés. Une demande à relativiser sachant que la vitesse moyenne des bus à Paris tourne autour de 10 km/h.

    Cette idée va dans le sens de la position soutenue par Valérie Pécresse qui critique une mauvaise anticipation de la Ville sur ce sujet. Dans un courrier envoyé le 2 août à David Belliard, l’adjoint à la maire chargé des Transports, (courrier que VRT a consulté), elle rappelle que les services d’IDFM ont déjà alerté la Ville, en expliquant que « ces modifications des temps de parcours entraîneraient une dégradation du service rendu aux usagers parisiens et de banlieue souvent captifs de ce mode de déplacement ». Le sujet concerne surtout les Noctiliens, ces bus de nuit qui, profitant d’une circulation allégée, pourraient rouler à des vitesses supérieures à 30 km/h. « Les résultats des premières analyses (…) montraient l’impact élevé sur le réseau Noctilien d’une limitation de la vitesse généralisée à 30 km/h », indique dans ce courrier la présidente d’IDFM, également présidente de la région.

    « Par ailleurs, le réseau parisien souffre d’un déficit d’attractivité et ce, malgré la restructuration d’avril 2019, qui a vu l’offre augmenter de 14 % sans que la fréquentation ne suive dans des proportions similaires », poursuit l’élue, regrettant que le 30 km/h « va pénaliser davantage le mode bus, alors que d’importants investissements sont réalisés pour la transition énergétique de ce mode vertueux pour l’environnement ». D’où sa demande « réitérée » d’une application « plus nuancée » de cette limitation de vitesse, en prévoyant notamment « un régime d’exception pour les Noctiliens » et des adaptations pour les bus empruntant des boulevards « très circulants se prêtant naturellement à des vitesses plus élevées ».

    Marie-Hélène Poingt

  • La pratique du vélo a progressé de 11 % en France entre 2019 et 2020

    La pratique du vélo a progressé de 11 % en France entre 2019 et 2020

    Les chiffres le confirment, les Français font de plus en plus de vélo. La pratique cyclable a progressé de 11 % entre 2019 et 2020, et même 28 % hors confinement, selon Vélo & territoires. Le coordinateur du réseau national cyclable collecte, sur la plateforme nationale des fréquentations (PNF) créée en 2013, les données de compteurs de passage de vélos implanté dans 107 collectivités. Le nombre de compteurs a d’ailleurs augmenté de 33 % entre 2019 et 2020, atteignant 1 095 appareils – même si les données de seulement 771 compteurs ont pu être exploitées (du fait de pannes ou d’incohérences). Ils sont installés dans des zones urbaines, périurbaines ou rurales afin d’avoir un éventail de la pratique cycliste.

    C’est en ville que le nombre de passage de cycliste est en plus forte augmentation, + 13 %, contre + 4 % en zones périurbaines et + 5 % en zones rurales. Sans surprise, ce sont les grèves des transports survenues en janvier et février 2020, puis la crise sanitaire, qui ont boosté la pratique du vélo (+ 58 % janvier et + 9 % en février), tout en la freinant, évidemment, au moment du confinement : – 36 % en avril et – 74 % en mai.

    A la sortie du premier confinement, les collectivités ont créé des pistes cyclables en urgence avant, parfois, de les pérenniser. Au total, 234 km avaient été réalisés à fin 2020 et plus de 600 km à mi-2021. L’Etat a également mis en place le « Coup de pouce vélo » pour remettre en état de rouler les bicyclettes oubliées dans les cours ou dans les caves.

    Durant l’hiver 2020, on constate à nouveau une baisse de la pratique en novembre (- 9 %) et en décembre (- 21 %), qui s’explique par le deuxième confinement, moins strict, entre le 29 octobre et le 15 décembre.

    Pour les premiers mois de 2021, Vélo & territoires note un léger recul de 5 % par rapport à 2020, hors périodes de confinement. Cette légère baisse s’explique par le mois de référence de janvier 2020, marqué par une forte circulation des vélos due à la grève des transports. Puis, début juillet, par le début des vacances scolaires et une météo peu favorable.

    La pratique cycliste reste toutefois meilleure qu’en 2019, avec + 25 % de passages de vélos, entre le 1er janvier et le 5 septembre 2021. De manière générale, on constate toujours un effet « météo » sur la pratique du vélo. Le nombre de passage peut grimper ou chuter (+ ou – 20 %) d’une semaine à l’autre, à la faveur d’un épisode de beau ou de mauvais temps.

    Y. G.

  • Le train de nuit Paris-Tarbes sera lancé le 10 décembre

    Le train de nuit Paris-Tarbes sera lancé le 10 décembre

    Le train de nuit reliant Paris à Tarbes via Toulouse reprendra du service à partir du 10 décembre, annoncé le 12 septembre le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, au cours de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Ce sera la seconde liaison de nuit à être relancée, après le Paris – Nice, remis en circulation depuis le 20 mai dans le cadre du plan de relance gouvernemental.

    L’Etat a consacré 100 millions d’euros pour le rafraîchissement des voitures et l’adaptation des ateliers, afin de relancer ces deux lignes. « Le Paris – Nice est un vrai succès, on est très heureux de l’avoir relancé à la demande du gouvernement (…). C’est 24 000 passagers, donc un vrai succès commercial », a indiqué Jean-Pierre Farandou.